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EAN : 9782070134601
256 pages
Gallimard (01/08/2011)
3.63/5   174 notes
Résumé :
"Je l'ai entendu comme un appel de l'au-delà : Va, retourne à la rue Darwin. J'en ai eu la chair de poule.

Jamais, au grand jamais, je n'avais envisagé une seule seconde de retourner un jour dans cette pauvre ruelle où s'était déroulée mon enfance".

Après la mort de sa mère, Yazid, le narrateur, décide de retourner rue Darwin dans le quartier Belcourt, à Alger. "Le temps de déterrer les morts et de les regarder en face" est venu.
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
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Boualem Sansal a écrit «Rue Darwin» suite à la mort de sa mère survenue trois mois auparavant. Yazid dit Yaz qui raconte ses recherches sur son origine réelle ou supposée lui ressemble fort.
Auprès du lit de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière où sa mère vient de rendre le dernier soupir, entourée de ses enfants hormis le plus jeune, alors qu'il l'embrasse une dernière fois une voix résonne dans sa tête «Va, retourne, à la rue Darwin». Et ce sont tous les visages du passé qui vont revivre et le mener à découvrir des choses tues qu'il ne soupçonnait pas ou qu'il avait préféré occulter, enfouir.
«M'avait-elle jamais parlé du village, de mon père, de sa vie et du reste ? Pas un mot, jamais, l'ombre absolue et mutilante, pas même un regard entendu, vite détourné, vite dissimulé. C'est un mur qu'elle avait dressé sur le chemin, pour elle et pour nous, aussi étanche que la barrière des espèces, ce qui est d'un monde ne peut passer dans l'autre.»

De cette rue du quartier Belcourt où s'est déroulée son enfance, vont revivre et resurgir par fragments l'histoire faite d'intrigues, d'amour et de cruauté, de dissimulation, l'histoire de la tribu des Kadri régentée par «la reine Djéda», la grand-mère de Yaz, qui n'avait pas dix-huit ans lorsqu'elle succéda à son père, le grand cheikh Makhlouf, le chef suprême de l'immense et puissante tribu.
Décédée à 82 ans le 11 août 1964, après 65 années de règne absolu, cette femme de pouvoir qui a fondé un empire et placé sa fortune en Suisse est une manipulatrice qui survit même aux changements politiques. Yazid en est l'héritier direct mais si Djéda a su conserver son «palais» malgré les évènements survenus en Algérie, lui va se retrouver spolier et rester seul avec sa mère, une fois partis ses jeunes frères et soeurs.
A travers l'histoire du clan Kadri et de sa place en son sein, Yazid nous fait traverser toute l'histoire de l'Algérie, de la colonisation à la guerre d'indépendance jusqu'à la guerre civile et l'emprise des Imams sur la jeunesse qu'il analyse d'un regard lucide. Une histoire pleine aussi de chaleur et de vie car la langue de Boualem Sansal est imagée et il parle sans détours en osant montrer sa colère mais aussi avec une grande sensibilité pour traduire sa souffrance et son amour de sa famille et de son pays tous les deux divisés, écartelés et qu'il aimerait voir réconciliés.
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Avant de mourir, la mère du narrateur Yazid Kadri a prononcé ces paroles: « Va, retourne à la rue Darwin. » Cette directive, ou plutôt ce souhait, il y obéira. Il laissera Paris et la France pour revenir sur les lieux de son enfance. Alger. Rue Darwin. Eh oui, cette artère qui a donné son titre au roman ! Cette prémisse, c'est un prétexte pour Boualem Sansal pour inventer une famille originale et aborder (de façon superficielle) l'histoire de l'Algérie. Et peut-être, par la bande, évoquer avec nostalgie quelques uns de ses propres souvenirs…

Je m'attendais à l'évocation d'un récit d'enfance, dont le point central aurait été cette rue Darwin, là où tous les enfants circulaient, dérobaient des fruits au marchants, jouaient à des jeux, braillaient, regarder les petites filles par des fentes secrètes, etc. Mais non. C'est-à-dire, il y a un peu de cela mais très peu. Cette rue Darwin, il ne s'y passe passe grand chose, c'est essentiellement là où se trouvait la maison de Lalla Sadia, la ‘'grand-mère'' du narrateur. Les souvenirs du narrateur se rapportent donc surtout à cette maison et à sa famille. L'aïeule, c'est une matriarche toute puissante, riche comme Crésus, qui tient d'une main de fer sa famille. Elle aura su naviguer habilement à travers les bouleversement du XXe siècle : colonisation, décolonisation, guerre d'Algérie, république, etc. Parfois, ces événements toucheront de façon plus personnelle la tribu de Yazid, dans tous les cas, ils marqueront le garçon qui essaiera de chercher l'amour maternel et de démêler sa généalogie compliquée, jusqu'au secret entourant sa naissance.

Ainsi, Rue Darwin est un roman ambitieux et c'est tout à l'honneur de Boualem Sansal. Malheureusement, j'arrivais difficilement à concilier les bouleversements de la société algérienne avec les aléas de Yazid, qui menait une existence somme toute plutôt extraordinaire. Je n'arrivais pas à m'identifier à lui. Pareillement pour les autres membres de son clan (même s'ils étaient colorés et intéressants). Leurs aventures étaient assez différentes de celles de la majorité d'Algériens, telle que je me l'imagine. Les Kadri me faisaient penser davantage à un clan à la Don Corléone ou quelconque famille de mafieux italiens…

Je l'admets, c'est un peu réducteur mais je n'y peux rien, cette idée a teinté toute ma lecture du roman. Ceci dit, d'autres éléments m'ont plu. J'ai trouvé assez réaliste et moderne l'idée de cette fratrie (Yazid a deux frères et deux soeurs, si je ne me trompe pas) disséminée à travers le monde mais qui n'hésite pas à tout laisser de côté pour se réunir à Paris au chevet de la mère mourante. Aussi, le retour du protagoniste au pays natal est une occasion pour l'auteur de parler d'identité ou la quête des origines. C'est un thème universel auquel il est difficile de ne pas sentir interpelé. Pareillement pour ce qui est de ressasser de vieux souvenirs. Ça marche à presque tous les coups. Donc, je n'ai pas détesté Rue Darwin. Disons que je m'attendais à autre chose, surtout après avoir et adoré plusieurs autres romans de Boualem Sansal.
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Alors que le narrateur Yazid a rassemblé ses frères et soeurs autour de sa mère mourante à Paris, une voix lui murmure de retourner rue Darwin. Rue Darwin à Alger c'est la rue de son enfance après qu'il a quitté le village et le clan de la grand-mère Djéda, maîtresse femme qui régnait sur des bordels aux quatre coins de l'Algérie et d'ailleurs et autour de laquelle grouillait tout une population de prostituées et de bâtards…A la fois mère maquerelle au grand coeur et femme d'affaire intraitable, elle avait bâti un empire menacé aujourd'hui par l'hypocrite religion…A Alger il a retrouvé une famille, sa mère adoptive, son beau-père et les petits. Mais le secret a été bien gardé, seules quelques paroles entendues ont fait leur chemin. Et devant cette femme qu'il est resté seul à soigner au pays, ses autres enfants étant parti en France, au Canada ou ayant cédé aux sirènes de l'islamisme, il s'interroge sur ses origines. Et se lance sur les traces du passé.

Et il va découvrir ce qu'au fond de lui il savait déjà…Issu de deux univers incompatibles que seule l'amitié de sa mère et de Farroudja a tenu unis par un fil ténu, né dans un monde disparu, il analyse avec amertume la dérive de son pays après l'indépendance. Loin de gagner en liberté, ce dernier s'est au contraire enlisé dans les voies du marxisme puis de la religion, la guerre civile en permanence, laissant partir ses enfants vers des destinations plus attractives et patauger les autres dans la misère et le ressentiment. Avec une lucidité non dépourvue d'humour, Boualem Sansal nous conte le périple de cette famille atypique mais révélateur de l'évolution d'une Algérie qui s'est peu à peu fermée à toute ouverture, toute forme de tolérance, se repliant sur ses archaïsmes et la corruption. Mais malgré un constat plutôt pessimiste, on sent son attachement pour cette terre qui possède une histoire plus riche et cosmopolite que certains voudraient le faire croire.
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La mère est à la porte de la mort, couchée sur un lit d'hôpital à Paris. Yazid est auprès d'elle ainsi que ses frères et soeurs qu'il n'a pas revus depuis des années. Contrairement à lui, ils ont tous quitté le berceau familial, l'Algérie, pour faire des études et de brillantes carrières ensuite.
La mort de la mère est pour eux l'occasion de reparler du passé, de l'enfance. Mais Yazid se rend compte que leurs souvenirs ne sont pas les mêmes, et surtout que ses frères et soeurs ne le connaissent pas. Comment leur expliquer ce qui n'existe plus, ce qu'ils n'ont pas connu depuis leur départ aux quatre coins du monde ?
Et surtout comment leur raconter son enfance et son adolescence tiraillées entre deux familles, l'une puissante et l'autre misérable ?

Boualem Sansal nous livre ici un excellent roman sur la quête des origines, et déroule l'histoire de l'Algérie des cinquante dernières années à travers les guerres et la montée des intégrismes. C'est un roman largement autobiographique dans lequel l'auteur n'hésite pas à dénoncer les faillites de son pays, la montée du fanatisme religieux. Mais c'est aussi un livre dans lequel on sent tout l'attachement de Boualem Sansal pour son pays, toute la tendresse pour les personnalités de son enfance.
Un beau partage...
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Rue Darwin est le récit nostalgique d'un homme qui cherche des réponses à ses questions et décident de les résoudre maintenant qu'il n'a plus à se sacrifier pour les autres. Dans un style millimétré Boualem Sansal nous offre un texte puissant sur les origines et la vérité :



« C'est peut-être une loi essentielle de la vie qui veut que l'homme efface son histoire première et la reconstitue de mémoire comme un puzzle impossible, dans le secret, à l'aune de son expérience et après bien des questionnements et des luttes, ainsi et seulement ainsi il peut faire le procès du bien et du mal, ces forces qui le portent dans la vie sur le chemin de son origine. Vire serait donc cela, retrouver le sens premier dans l'errance et la quête… et l'espoir qu'au bout est le fameux paradis perdu, la paix simplement. » (p. 225)



- Boualem Sansal est un écrivain censuré dans son pays pour ses opinions radicales sur l'islam et ses imams :



« La religion me paraît très dangereuse par son côté brutal, totalitaire. L'islam est devenu une loi terrifiante, qui n'édicte que des interdits, bannit le doute, et dont les zélateurs sont de plus en plus violents. Il faudrait qu'il retrouve sa spiritualité, sa force première. Il faut libérer, décoloniser, socialiser l'islam. »

« Finalement, aujourd'hui, je pense que c'est aux hommes du pouvoir de partir. On a trop cédé, il ne faut plus céder. » (Entretien avec Marianne PAYOT, l'Express, 24 août 2011)




Il évoque dans son roman ses prises de position ainsi que son rapport à la guerre :



« La guerre qui n'apporte pas une paix meilleure n'est pas une guerre, c'est une violence faite à l'humanité et à Dieu, appelée à recommencer encore et encore avec des buts plus sombres et des moyens plus lâches, ce ci pour punir ceux qui l'ont déclenchée de n'avoir pas su la conduire et la terminer comme doit s'achever une guerre : sur une paix meilleure. Aucune réconciliation, aucune repentance, aucun traité, n'y changerait rien, la finalité des guerres n'est pas de chialer en se frappant la poitrine et de se répandre en procès au pied du totem, mais de construire une paix meilleure pour tous et de la vivre ensemble. » (p. 108)




Il décrit notamment cette scène surréaliste durant laquelle Boumediene, en 1973 annonce dans un discours « plus il y a de morts, plus la victoire est belle. » Et en déduit : « Je découvrais que les grands criminels ne se contentent pas de tuer, comme ils s'y emploient tout le long de leur règne, ils aiment aussi se donner des raisons pressantes de tuer : elles font de leurs victimes des coupables qui méritaient leur châtiment. » (p. 117)



Plus qu'un simple roman familial, Rue Darwin est un roman sur l'identité d'un être dans un monde difficilement habitable.



Ce que j'ai moins aimé :



Je ne saurais dire exactement pourquoi je n'ai pas été emportée par ce roman, mais il m'a manqué quelque chose, peut-être tout simplement un intérêt pour le sujet évoqué, je ne sais pas, un rien sans doute, qui fait que j'ai avancé péniblement dans cette lecture et que au final je ne m'y retrouve pas.

Ce qui ne m'empêche pas d'insister sur ses qualités indéniables...


Lien : http://lecturissime.over-blo..
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critiques presse (3)
Lexpress
15 mars 2013
Comme à son habitude, Boualem Sansal met en lumière, avec courage et talent, les travers de l'Algérie postcoloniale, des folies langagières de Boumediene aux interdits terrifiants des islamistes.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress
27 septembre 2011
À travers un héros à la recherche de ses origines, Boualem Sansal déroule cinquante ans d'histoire avec révolte et tendresse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress
25 août 2011
Dans Rue Darwin, le romancier algérien brosse le formidable portrait d'une famille et d'un pays aux prises avec la fureur des hommes.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
Une fois écrite, l'histoire est comme un arbre coupé de sa terre, ébranché, écorcé, rectifié, débarrassé de ses noeuds et rangé dans un coin. C'est une grume lisse et propre qu'on peut emporter aisément. En me relisant, je constate qu'il reste tant de questions sans réponses et d'ombres que je ne peux dissiper. Autour de l'histoire il y a une histoire et dans l'histoire il y a l'histoire de chacun de ceux qui s'y sont trouvés mêlés, tout se tient. L'arbre est aussi dans ses branches et ses racines, et dans la sylve qui l'entoure.
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Je me demande si on peut connaître la mort. La question me turlupine tant. C'est une telle réalité pourtant, terrible, irréfragable, une complexité effroyable, une somme incalculable de souffrances, de destructions, une plaie et de pénibles cauchemars pour tous les temps à venir, mais c'est aussi une histoire que l'on se raconte, et au bout du compte, de bouche à oreille, d'arrangement en arrangement, l'histoire transcende la réalité et arrive le stade suprême proprement orwellien où il n'y a plus que l'Histoire, souveraine, une pure abstraction, la réalité ayant disparu dans les limbes et les musées, et avec elle les survivants, éléments égarés d'un monde devenu hypothétique. Affranchis du réel, nous ne sommes que le reflet de nos rêves. C'est peut-être une forme de bonheur que d'exister sans avoir à vivre.
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[ Incipit ]

Nous sommes faits de plusieurs vies.
Mais nous n’en connaissons qu’une.
Nous la vivons sur la scène de l’existence.
Elle est notre peau, notre identité officielle.
Mais les autres ?
Ah, il vaut mieux ne pas y toucher !
Elles se déroulent sur d’autres plans.
Ce sont nos vies cachées, nos identités secrètes,
Nos cauchemars.
Ce peut être un immense drame que de seulement y songer.
Se raconter est un suicide.
Les identités ne s’additionnent pas, elles se dominent,
Et se détruisent.
L’oeuf, la larve et la chenille velue doivent mourir pour que le papillon naisse
Et meure à son tour.


Première partie.

Tout est certain dans la vie, le bien, le mal, Dieu, la mort, le temps, et tout le reste, sauf la Vérité. Mais qu’est-ce que la Vérité ? La chose au monde dont on ne doute pas, dont on ne douterait pas un instant si on la savait. Hum... Ce serait donc une chose qui s’accomplit en nous et nous accomplit en même temps ? Elle serait alors plus forte que Dieu, la mort, le bien, le mal, le temps et le reste ?... Mais devenant certitude, est-elle toujours la Vérité ? N’est-elle pas alors qu’un mythe, un message indéchiffré indéchiffrable, le souvenir de quelque monde d’une vie antérieure, une voix de l’au-delà ?
C’est de cela que nous allons parler, c’est notre histoire, nous la savons sans la savoir.
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Je crois bien en définitive que j'ai seulement aidé maman à porter l'immense amour qu'elle vouait à ses enfants. J'ai dû sentir, à un moment ou à un autre, que ce poids était en train de l'écraser. Alors j'ai aimé mes frères et soeurs d'un amour de forçat, si fort que j'en ai oublié de vivre.
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Je fis ainsi cette découverte que la guerre n'est connue que par la paix qu'elle engendre, comme l'arbre se reconnaît à ses fruits. La guerre qui n'apporte pas une paix meilleure n'est pas une guerre, c'est une violence faite à l'humanité et à Dieu, appelée à recommencer encore et encore avec des buts plus sombres et des moyens plus lâches, ceci pour punir ceux qui l'ont déclenchée de n'avoir pas su la conduire et la terminer comme doit s'achever une guerre : sur une paix meilleure.
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Cette année ont été récompensés l'écrivain algérien Boualem Sansal et Delphine Minoui, grand reporter, correspondante à Istanbul pour Le Figaro. Ils sont les invités de Guillaume Erner.
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