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EAN : 9782931080122
142 pages
Éditeur : Quadrature (05/04/2021)
4.25/5   8 notes
Résumé :
« Sandra doit arriver d’une minute à l’autre. Il faut qu’elle se dépêche car derrière la vitre, il y a le soleil bleu, la mer jaune et les étoiles violettes qui s’impatientent, il y a cette vie bourdonnante qui attend qu’on la libère, il y a ces rêves qui frappent au carreau et craignent de mourir emprisonnés. Alors épuisé mais heureux, je désigne la fenêtre. L’infirmière comprend et me sourit. Lorsqu’elle tourne la poignée, le vent impatient s’engouffre dans cette ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Frederic524
  04 juin 2021
« le bruit du rêve contre la vitre » d'Axel Sénéquier est un recueil de douze nouvelles publiées aux éditions Quadrature. Je suis tombé sous le charme de ces textes immédiatement et j'ai terminé d'une traite, en une seule soirée ce recueil. Dès la première nouvelle, je fus saisis par l'acuité psychologique d'Axel Sénéquier. Avec « les murs porteurs », il réussi à décrire l'emprise d'un poète raté Thibault, sur sa compagne, Pélagie, qu'il bat, régulièrement, parce que c'est forcément de sa faute s'il n'est pas édité. En quelques pages, l'auteur dans un style d'écriture limpide et en prenant le point de vue de Pélagie, nous décrit l'emprise du bourreau puis la prise de conscience de cette dernière. Il en faut du talent pour être aussi près de la réalité d'une situation, tragique au possible, sans tomber dans le sordide. La suite est du même acabit. Il y a une infinie tendresse dans la façon de décrire une réalité difficile mais avec des mots qui touchent au coeur, à l'âme. Ce recueil même s'il aborde des sujets variés, et parfois difficiles, autour du confinement et du Covid-19, ne tombe jamais dans la facilité qui consisterait à en faire quelque chose de larmoyant avec un pathos surchargé. N'ayez crainte, rien de cela ici. « le chemin de l'école » est une nouvelle pleine d'humour sur l'école à la maison en période de confinement. Une petite bulle pleine de légèreté et très drôle. Les nouvelles sont pleine d'esprit et Axel Sénéquier de dresser d'un trait de plume un tableau saisissant de notre époque durant la période du confinement. « le bruit du rêve contre la vitre », la nouvelle éponyme de ce recueil est sans aucun doute la plus belle. Elle nous conte le retour à la vie d'un homme de 39 ans, plongé dans le coma à cause du Covid-19. Là encore, nul pathos mais une nouvelle pleine d'espérance, de poésie, non pas une élégie mais au contraire une célébration de la vie. « Sauvage » nous parle d'une jeune SDF qui s'attache à une famille de renards dans un jardin public en plein confinement. A chaque fois l'auteur trouve le ton juste. Les nouvelles s'enchaînent sans aucune baisse de l'attention, de l'intérêt pour celles-ci. Un recueil sensible, généreux, plein de poésie et de tendresse. Lire Axel Sénéquier fait du bien à l'âme. On ri, on est ému, on s'interroge sur notre société, sur les maux qui la traverse, sur ces petits rien et ces grands tout presque existentiels. La solitude d'une personne âgée, le coming-out d'un jeune homme, l'amitié, la pression du travail et la question de la réussite, où tout du moins de celle que l'on nous vend comme tel. Un recueil de nouvelles profondément attachant et un auteur, Axel Sénéquier que je vous invite à lire d'urgence. « le Bruit du rêve contre la vitre », d'Axel Sénéquier, un recueil de nouvelles paru aux éditions Quadrature.
Je remercie très chaleureusement Axel Sénéquier et les éditions Quadrature pour cette lecture et leur confiance !


Lien : https://thedude524.com/2021/..
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manU17
  18 mai 2021
« En bâtissant des villes toujours plus imposantes, les hommes avaient écrasés la nature sous un tapis de pierres, de bitume, de goudron. Afin de ne pas oublier, ils avaient aménagé des espaces verts, sortes de zoos pour végétaux. Et voici que par un inouï clin d'oeil du destin, la vie animale réinvestissait les lieux. Si le confinement durait, peut-être que l'homme retrouverait sa juste place dans l'ordre du monde ? »

Un apprenti poète qui se défoule sur sa compagne quand tombent les refus des éditeurs. Un musicien confronté à l'horreur des EHPAD. Un père de famille découvre les « joies » de l'école à la maison. Les remords d'un couple qui fuit la grande ville pour se réfugier à la campane. Une influence mode intraitable jusqu'à ce qu'elle se retrouve prise à son propre piège. Un « risk manager » quadra tenté de changer radicalement de profession. Un patient entre deux mondes, entre la vie et la mort, entre rêve et réalité. Quand la nature reprend ses droits ou presque. Quand les mots envahissent les balcons pour atténuer les maux. Quand des fantômes allègent un peu la solitude. Quand fabriquer son pain devient une échappatoire puis l'instrument d'une vengeance. Un apéro zoom qui vire au règlement de compte.

« En décrétant le confinement, on avait comme retiré une bonde sous la ville et toute la vie s'y était échappée. Ce gamin président était un tocard, il aurait dû rester banquier. »

Il fallait bien Axel Sénéquier pour me donner envie de lire un recueil de nouvelles parlant du confinement. En même temps, ayant adoré son premier recueil de nouvelles Les Vrais héros ne portent pas de slip rouge, je savais que la qualité serait au rendez-vous. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne me suis pas ennuyé une seconde.

Style maitrisé, histoires variées, chutes surprenantes ou amusantes, petites touches d'humour et surtout aucun misérabilisme ni pathos dans ce recueil à savourer de la première à la dernière page.

Vous aussi, laissez-vous séduire par le Bruit du rêve contre la vitre

Lien : https://bouquins-de-poches-e..
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adtraviata
  31 mai 2021
Axel Sénéquier a été inspiré par le premier confinement, comme nous l'explique la quatrième de couverture. Les douze nouvelles mettent en scène des personnes ordinaires dans une situation extraordinaire et nous racontent des histoires que nous avons pu voir évoquer aux infos ou dans divers reportages. Les violences conjugales qui se sont multipliées, les Parisiens qui se sont précipités dans leur résidence secondaire, les apéros Zoom, le télétravail obligatoire, l'occasion rêvée de changer (ou pas) de vie, de métier, la situation catastrophique dans les maisons de retraite, les parents confrontés au travail scolaire et à leurs enfants toute la journée, l'isolement forcé, les applaudissements aux balcons tous les soirs pour le personnel soignant… Autant de scènes dont tout le monde a entendu parler ou a vécues de près, autant de tranches de vie finement observées et détournées par Axel Sénéquier qui rend compte des rêves, des angoisses, des ras-le-bol, de l'inventivité, de l'impuissance, des beautés ou des bêtises humaines. Comment les gens ont pris à bras-le-corps la situation ou l'ont subie, comment ils en ont profité positivement ou pas : un regard lucide et décalé, souvent teinté d'un humour salutaire, qui fait toujours mouche.
Des photographes ont décidé de rendre compte de cette étrange période en photographiant des rues vides ou ce qu'ils voyaient de leur fenêtre ou le retour de la nature en ville. Il fallait que le sujet soit traité par la fiction, pour garder une trace de nos vies confinées : Axel Sénéquier a fait une oeuvre utile tout autant qu'artistique. Merci, Monsieur.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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krol-franca
  31 mai 2021
Et on dirait bien que c'est ma quatrième participation au challenge Mai en nouvelles ! Je n'en ai jamais lu autant d'affilée…
Celui-ci, l'auteur me l'a fait envoyer parce que j'avais bien aimé son premier recueil Les vrais héros ne portent pas de slip rouge. J'avoue que j'ai hésité… parce que douze nouvelles sur le confinement, ça ne vend pas du rêve ! Non, mais sans blague, je ne souhaite qu'une chose, ne plus entendre parler de Covid, confinement, couvre-feu etc… Et là, bam ! Je m'enfile un recueil qui ne parle que de ça… Suis-je tombée sur la tête ?
Bref ! Et si j'en parlais de ce recueil ? Hein ?
D'abord, le titre. Magnifique. Vraiment. Rien que pour ça, il mérite le détour. La nouvelle ainsi nommée est superbe, malgré un thème à priori peu-porteur. Un mec intubé parce que covidé, et dans le coma, entend ce qui se dit autour de lui et dérive au-delà de la fenêtre de sa chambre. Finement vu.
Axel Sénéquier a saisi différentes situations que la crise sanitaire a mis en lumière : du père qui a du mal à faire « l'école à la maison », à la femme qui subit la violence de son mari, de la famille qui veut se confiner à la campagne, au musicien bénévole dans un EHPAD… Et puis il y a aussi ce quadragénaire qui aurait bien aimé changer de métier, de rythme de vie… il y croyait… Certaines nouvelles terminent en beauté, d'autres laissent un léger goût amer, il a su trouver le ton juste pour aborder ces histoires de l'ordinaire et les transformer en petites pépites confinées. Une dose d'humour, un regard parfois grinçant, parfois émouvant sur toi, sur moi, sur nous, des chutes réussies sans être spectaculaires, une écriture efficace, que demander de mieux ?
Dans Sauvage, Milou, une jeune femme « sans abri » observe la nature reprendre ses droits, les animaux reconquérir les espaces, grâce au confinement.
« Pourquoi toujours ce besoin de cueillir les fleurs ? »
Un petit moment de poésie avec Balcons fleuris : un vieil homme dépose des banderoles dans les boites aux lettres de ses voisins sur lesquelles des aphorismes sont écrits. Messages que les gens accrochent à leurs balcons.
« Prenez une aiguille et réparons le monde. »
Et puis, il y a Marée noire, qui évoque la terrible solitude, elle est particulièrement émouvante et bien construite. Elle m'a beaucoup touchée.
L'homme a-t-il appris de ses erreurs ? le confinement lui a-t-il permis de réfléchir, de poser un autre regard sur son monde ? Pas sûr, et même sûr que non… mais Axel Sénéquier, lui, aura su tirer parti de la situation pour nous présenter un recueil fort sympathique, et non dénué d'intérêt.
Lien : https://krolfranca.wordpress..
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YvPol
  31 mai 2021
Recueil de nouvelles qui ont en commun de se dérouler pendant le confinement de 2020 et d'avoir été écrites à la même période.
-Les murs porteurs : Thibaut est un poète incompris, mais aussi le compagnon violent de Pélagie. La période de confinement fut malheureusement propice à l'augmentation des violences faites aux femmes.
- Les somnambules : Mathieu, musicien de fait libre de tout engagement décide de se rapprocher d'une association pour offrir son aide
- Les chemins de l'école : Victor pensait qu'au vu de son niveau d'étude, il pourrait aisément faire l'école à ses trois enfants pendant le confinement.
- Intégration : Sigrid et Alex, parisiens, décident de prendre la route vers leur résidence secondaire. Sera-ce pour une longue période ? Seront-ils bien accueillis ?
- Fashion faux pas : lorsqu'Albertine doit accueillir une youtubeuse très influente dans son journal, elle le fait sous la contrainte, sachant très bien que la prochaine étape c'est son remplacement à elle par l'influenceuse.
- La crise de la quarantaine : Titouan, risk manager chez Total, la quarantaine, profite du confinement pour faire du rangement te redécouvre l'histoire de ses père et grand-père
- le bruit du rêve contre la vitre : l'homme qui témoigne est entre la vie et la mort, détresse respiratoire, il revoit sa vie et se sait en de bonnes mains, celles de soignants de l'hôpital.
- Sauvage : Milou, jeune femme SDF se fait virer de son squat, elle trouve refuge au jardin des plantes fermé pendant le confinement. La nature elle, n'est pas confinée, c'est même tout le contraire.
- Balcons fleuris : Pierre s'ennuie dans son appartement, aussi profite-t-il de ses journées pour fabriquer des guirlandes de mots et de ses nuits pour les distribuer incognito à ses voisins.
- Marée noire : Catherine se réveille ne pleine nuit, son conjoint, insomniaque regarde la télévisions, son fils récemment victime d'un accident ne dort pas lui non plus.
- Fermentation lente : Valentin, cavalièrement largué par son compagnon en tout début de confinement se prend de passion pour le pétrissage de la pâte à pain et la cuisson d'icelle.
- Verre solitaire : lorsque l'apéro Zoom entre amis fait naître tensions et frustrations.
Douze nouvelles tragi-comiques pour reprendre un mot souvent utilisé mais qui, ici, est à lire dans son sens littéral : de la tragédie naissent des situations comiques et vice-versa. Axel Sénéquier parvient en quelques phrases à décrire des scènes réalistes qui puisent dans le meilleur et le pire de ce que l'on a tous vécu ou entendu pendant ces mois de confinement. Sans en faire des tonnes, il va au coeur des personnages qu'il invente qui, se retrouvant face à eux-mêmes doivent où se questionner ou s'abrutir de télé ou vidéos. C'est forcément une période propice et favorable à la création littéraire ou autre, et sans doute pas mal de livres en parleront. J'en entends déjà venir avec leurs gros sabots de la rentrée de septembre. Axel Sénéquier évite les poncifs et préfère se décaler avec des personnages attachants, perdus, qui perdent pied et qui ne peuvent se rattraper à rien tant notre époque et nos sociétés trop sûres d'elles n'ont rien anticipé.
Lien : http://www.lyvres.fr/
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   30 avril 2021
Les réseaux ont ceci de tragiques qu'ils sont des trépanations virtuelles. Ils permettent d'ouvrir le crâne de ses amis et de voir ce qui se passe dans leur tête. Et parfois, c'est pas joli.
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manU17manU17   11 mai 2021
En décrétant le confinement, on avait comme retiré une bonde sous la ville et toute la vie s’y était échappée. Ce gamin président était un tocard, il aurait dû rester banquier.
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MatatouneMatatoune   24 mai 2021
Ce n'était pas le dévoilement de leur secret qui la heurtait,ni d'imaginer les hordes de passants qui allaient perturber la sérénité des animaux, c'était son exploitation, ce besoin de mettre les moments sous cloche.
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MatatouneMatatoune   23 mai 2021
Quand Victor inaugura la classe à la maison, au 118 rue de Vaugirard, le premier lundi du confinement, c'est bien simple, la logique plus ses affaires et partit sans dire au revoir.
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MatatouneMatatoune   23 mai 2021
Les réseaux sociaux ont ceci de tragique qu'ils sont des trépanations virtuelles. Ils permettent d'ouvrir le crâne de ses amis et de voir ce qui se passe dans leur vie. Et parfois, ce n'est pas joli.
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