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ISBN : 9782234070097
Éditeur : Stock (01/08/2011)

Note moyenne : 2.59/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Commandant du camp d’extermination de Treblinka en 1942, Franz Stangl est arrêté en 1967 au Brésil puis extradé et condamné à perpétuité. L’homme pense n’avoir rien fait de mal car il s’est soumis aux ordres. Née 15 ans après la Shaoh, l’auteure interroge la façon dont sa génération a été confrontée à la conséquence de ces actes.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
argali
  15 novembre 2014
Qu'on la nomme « Seconde Guerre mondiale », Shoah (anéantissement), Khurban (destruction) holocauste (sacrifice) Poreimas (dévoration), ou werra (désordre, confusion, scandale) elle aura été le conflit le plus meurtrier de tous les temps et celui qui aura tué plus de civils que de militaires ! Pour l'auteure, la Shoah fut une vraie souffrance qu'elle découvrit dès l'enfance par des images des camps.
« Je n'ai plus d'espoir ». C'est par ces mots que commence la confession d'un homme qui est entré dans l'histoire par les portes de l'enfer.
Né en 1908, comme Oskar Schindler, Herbert von Karajan ou Szymon Wiesenthal, Franz Stangl fut d'abord maître tisserand puis policier en 1932 avant de devenir le commandant de Treblinka en 1942. Traqué par les chasseurs de nazis, il fut retrouvé alors qu'il avait 60 ans et ramené dans un pays voisin du sien. Ce récit se base en grande partie sur les 71h de conversation enregistrée par la journaliste Gitta Sereny Honeyman entre avril et juin 1971.
Dominique Sigaud mêle ici les faits, confiés par Stangl, la fiction et une réflexion personnelle sur la culpabilité, le pardon, le rachat. Nommant « le Dragon », le Mal qui sévit partout dans le monde et rampe insidieusement dans notre quotidien, elle tente d'en comprendre les mécanismes. La Shoah est donc un point de départ à un questionnement plus vaste.
Mais ces changements de nom (werra, le Dragon ou les « X » pour les nazis) sont-ils indispensables à l'entendement ? Sont-ils plus fort que la réalité elle-même ?
Malgré de beaux passages, j'ai trouvé la construction du récit brouillonne et difficile à suivre. Entre le dernier jour de Stangl, les faits qu'il révèle, les réflexions de l'auteure, ses souvenirs personnels et le mélange réalité et fiction, on finit par s'y perdre. Je m'attendais aussi à découvrir bien davantage, l'homme et son parcours mais finalement, Franz Stangl apparait comme un prétexte pour parler de soi
Bref, un ouvrage qui m'a déçue car il ne correspondait pas à mon attente. Il m'aura cependant permis de mieux connaitre le commandant de Treblinka dont on parle moins que d'autres tortionnaires.

Lien : http://argali.eklablog.fr/fr..
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Davd
  08 novembre 2012
Un livre âpre. Une réflexion sur la culpabilité, la redemption et l'éternelle question que se posent les Hommes devant leurs semblables capables d'en massacrer plus de 900 000 : pourquoi être devenu un tel "monstre" ? Existe-il réellement des "monstres" ? 900 000, c'est le nombre des victimes de Treblinka, le camp d'extermination que dirigea Franz Stangl.
Dominique Sigaud mêle réflexions, fiction et faits (terribles). La Shoah fut pour elle une blessure profonde dont elle souffrit dès l'enfance en découvrant les images "des squelettiques", ces rescapés des camps, où "les fils du Dragon" (ces serviteurs de la haine et de la destruction qu'elle rencontra sous d'autres noms, d'autres uniformes durant sa carrière de journaliste au Rwanda et ailleurs) avaient nié l'humanité de ces myriades d'enfants, de femmes et d'hommes.
Le choix narratif est exigeant, parfois dérangeant mais Sigaud pose les bonnes questions et cherchent des réponses qui ne seront jamais les bonnes, juste celles d'une femme qui cherche à comprendre ce qui est, trop facilement, qualifié "d'incompréhensible".
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Vermicelia
  29 janvier 2012
Ce roman n'est en fait abolument pas un roman mais s'apparente plutôt à un essai ou à une longue litanie sans queue ni tête. Moi qui, en lisant la quatrième de couverture, pensais découvrir l'histoire d'un nazi et comprendre comment des êtres humains ont pu faire ces atrocités et vivre avec, quelle ne fût pas ma déception. En fait on en sait plus sur la vie de Franz Stangl en lisant la quatrième de couverture que pendant tout le livre. de plus le style est très hachuré, ce ne sont que des suites d'expression mises les unes derrière les autres, des multitudes de questions et pas de réponses. Il y a en réalité très peu de paragraphes qui soient constitués de vrais phrases. Je l'ai lu jusqu'au bout mais n'ai trouvé aucun intérêt à ce livre que j'ai été ravie de refermer. Bref un livre à éviter!!!!!
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Chatoon
  01 juin 2014
« Frantz Stangl et moi » Dominique Sigaud
« J'ai ma part de culpabilité » : combien de temps aura-t-il fallu à Frantz Stangl pour le dire. Dominique Sigaud nous plonge ainsi dans la psychologie de ce commandant des camps d'extermination que la discipline bureaucratique a conduit à la fabrication démentielle de cadavres.
Roman puissant qui ne laisse pas indemne.
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stanlopillo
  23 septembre 2013
sans intérêt, j'ai eu du mal à arriver au bout.
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critiques presse (4)
Bibliobs   24 octobre 2011
Le malaise naît quand on lit: «Je voulais savoir ce que nous avions en commun. La proximité entre Franz Stangl et moi.» Que la bête humaine soit capable du pire, on le sait, mais là, on recule.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   09 septembre 2011
Le livre de Sigaud ne fait pas partie des livres qui consolent, ou même qui se souviennent, il fait partie des livres qui alertent. Pour aujourd'hui.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   09 septembre 2011
Dominique Sigaud a compris que la civilisation des temps modernes est achevée, et que l'humanité ne redeviendra jamais propre : son livre peut être lu comme une méditation sans concession sur le nihilisme planétaire.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   09 septembre 2011
Franz Stangl et moi est un dispositif complexe, qui mêle les éléments les plus disparates.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ZilizZiliz   25 mai 2013
[Franz Stangl, commandant nazi]
Sa femme lui avait posé la question quand elle était venue le rejoindre pour quelques jours de vacances avec les enfants, dans la campagne près [du camp d'extermination] de Sobibor. "Comment peux-tu ÊTRE LÀ et n'avoir rien à faire avec ça ?" Elle avait entendu dire ce qui se passait dans le camp et insisté pour qu'il réponde (...)
Il lui avait répondu que son travail était purement administratif, qu'elle n'avait rien à craindre pour son âme, puisque c'était le fond de sa question, et elle l'avait cru, s'en était tenue là. Le travail d'Adolf Eichman aussi était purement administratif. Il n'avait participé à l'organisation de la 'solution finale' que d'un point de vue purement administratif et logistique.
(p. 77-78)
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ZilizZiliz   23 mai 2013
La question des crimes commis pendant [la seconde Guerre mondiale] posa d'ailleurs à son tour de nombreux problèmes. Autant de crimes et de criminels, comment faire ? On établit à la hâte des tribunaux, on nomma des juges qui pour certains n'avaient jamais jugé, on dressa d'immenses camps de prisonniers et des listes interminables de criminels et de suspects par ordre alphabétique, soixante-six mille à la suite, mais qui allait s'en occuper et quel nom donner à leurs crimes ? De nouvelles catégories apparurent, au nombre de trois à nouveau : crime de guerre, de génocide, et crime contre l'humanité, dont on feignit de croire qu'il n'avait jamais existé, alors que trois cents ans plus tôt, le crime dit de lèse-humanité avait déjà vu le jour.
(p. 19-20)
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ivredelivresivredelivres   21 octobre 2019
La question des crimes commis pendant cette période, posa d’ailleurs à son tour de nombreux problèmes. Autant de crimes et de criminels, comment faire ? On établit à la hâte des tribunaux, on nomma des juges qui pour certains n’avaient jamais jugé, on dressa d’immenses camps de prisonniers et des listes interminables de criminels et de suspects par ordre alphabétique, soixante-six mille à la suite, mais qui allait s’en occuper et quel nom donner à leurs crimes ? De nouvelles catégories apparurent, au nombre de trois à nouveau : crime de guerre, de génocide, et crime contre l’humanité, dont on feignit de croire qu’il n’avait jamais existé
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mustangomustango   02 mai 2013
La fin de l'espoir était leur matière première, leur outil de production; ils en firent même deux grandes industries : celle de l'extermination par gaz et celle de l'extermination par le travail.
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VermiceliaVermicelia   04 février 2012
un homme responsable d'avoir laissé l'immonde envahir le monde devait pouvoir être jugé tant qu'il était en vie
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Videos de Dominique Sigaud (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Sigaud
A l'occasion du salon "Le livre sur la place" à Nancy, rencontre avec Dominique Sigaud autour de son ouvrage "La malédiction d'être fille" aux éditions Albin Michel. Rentrée littéraire Septembre 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2340671/dominique-sigaud-la-malediction-d-etre-fille
Notes de musique : Youtube Audio Library
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