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Note moyenne 3.67 /5 (sur 825 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Brooklyn , le 03/05/1954
Biographie :

Erik Larson est un journaliste et un écrivain, auteur de romans policiers historiques.

Il a étudié l'histoire, la culture et la langue russe à l'Université de Pennsylvanie et obtient son diplôme en 1976. Il est également titulaire d'un master en journalisme de Columbia University Graduate School of Journalism en 1978.

Après un bref passage au "Bucks County Courier Times", il devient journaliste pour le" Wall Street Journal", et contribue ensuite au "Time Magazine". Il a écrit des articles pour plusieurs journaux et magazines, notamment "The Atlantic Monthly", "Harper’s" et "The New Yorker".

Il enseigne la non-fiction à l'Université d'État de San Francisco et à l'université de l'Oregon. Il anime également de nombreuses conférences partout aux États-Unis.

En 1999, il publie "Issac's Storm", un livre qui, sous la forme d'un reportage romancé, raconte sur les expériences météorologiques d'Isaac Cline pendant le passage de l'ouragan de Galveston en 1900.

Erik Larson a publié trois best-sellers selon les critères du New York Times dont "Le Diable dans la ville blanche" ("The Devil in the White City", 2002) vendu à plus de deux millions d'exemplaires (son premier livre traduit en français). Le roman, qui se déroule durant l'exposition universelle de Chicago en 1893, relate le destin de H. H. Holmes, le premier tueur en série que les États-Unis ont connu.

Son ouvrage, "Dans le jardin de la bête" ("The Garden of Beast", 2011), une allusion transparente à Hitler, est également un reportage historique qui suit le destin singulier de la famille du premier ambassadeur américain dans l'Allemagne nazie.

Erik Larson vit à Seattle avec sa femme et ses trois filles.

son site : http://eriklarsonbooks.com/

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10 mai 1940. le jour où Churchill est nommé Premier ministre, Adolf Hitler envahit les Pays-Bas et la Belgique. Au cours de l'année qui suit, l'Allemagne nazie mène contre l'Angleterre une campagne de bombardement d'une intensité inédite. Acculé, le « Vieux Lion » doit préserver à tout prix le moral de son peuple… et convaincre le président Roosevelt d'entraîner les États-Unis dans la guerre. Si durant cette période la vie publique de Churchill est chaotique, sa vie privée ne l'est pas moins. Son épouse et lui doivent gérer leur fille qui se rebelle contre leur autorité, et leur fils, confronté à l'adultère de sa femme. À partir de nombreux documents inédits (depuis les journaux intimes des principaux protagonistes jusqu'aux documents confidentiels récemment déclassifiés), Erik Larson redonne ses lettres de noblesse à la politique en nous faisant vivre une année exceptionnelle aux côtés de Churchill. Que ce soit au 10 Downing Street ou à son domicile privé, cet homme aux ressources inépuisables, toujours surprenant, fera preuve d'un leadership hors du commun qui permettra à tout un pays – et à une famille – de rester unis. Aussi palpitant et addictif qu'une série, La Splendeur et l'Infamie s'est classé numéro un des ventes dès sa sortie en Angleterre et aux États-Unis. Il a été élu meilleur livre de l'année par le Washington Post et Barack Obama l'a désigné parmi ses livres préférés de l'année. « le genre de page-turner que l'on voudrait trouver plus souvent parmi les livres d'Histoire. Larson réussit véritablement à donner au lecteur l'impression “d'y être, de vivre aux côtés de Churchill. » Bill Gates. À propos d'Erik Larson : « Larson raconte comme on filme : au plus près des événements, des acteurs et des témoins. Hautement recommandable. » Jean-Christophe Buisson, Le Figaro En savoir plus : https://bit.ly/2VCE9W0 Où nous trouver ? Facebook : https://www.facebook.com/lecherchemidi.editeur Twitter : https://twitter.com/lecherchemidi/ Instagram : https://instagram.com/cherchemidiediteur

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Citations et extraits (148) Voir plus Ajouter une citation
latina   19 août 2012
Dans le jardin de la bête de Erik Larson
L'indicateur le plus visible de la mise au pas fut l'apparition brutale du salut hitlérien, ou "Hitlergruss".Il était suffisamment inédit aux yeux du monde extérieur pour que le consul général lui consacre une dépêche entière en date du 8 août 1933.

Le salut, écrit-il, n'avait aucun antécédent moderne, à l'exception du salut des soldats en présence d'un officier supérieur, plus conventionnel.

Ce qui distinguait particulièrement cette pratique, c'était que tout le monde était censé saluer, même dans les rencontres les plus banales. Les boutiquiers saluaient leurs clients. Il était exigé des enfants qu'ils saluent leurs maîtres plusieurs fois par jour. A la fin des représentations théâtrales, un rituel récent exigeait du public qu'il se lève et salue en chantant d'abord l'hymne national, puis l'hymne des SA (...).

Le public allemand pratiquait le salut avec tant d'empressement que sa répétition incessante le rendait presque comique, surtout dans les couloirs des bâtiments publics où tout le monde, du plus humble messager au plus haut fonctionnaire, se saluait en criant "Heil Hitler", transformant la moindre escapade aux toilettes en une expédition épuisante.
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mariech   15 décembre 2012
Dans le jardin de la bête de Erik Larson
Tout le monde n'est pas capable d'infliger un châtiment corporel , de sorte que , naturellement , nous n'étions que trop contents de pouvoir recruter des hommes disposés à ne montrer aucune sensiblerie dans les tâches à accomplir . Malheureusement , nous ne savions rien du côté freudien de cette affaire et ce n'est qu'après un certain nombre de flagellations et d'actes de cruauté inutiles que j'ai compris que mon organisation avait attiré tous les sadiques d'Allemagne et d' Autriche à mon insu , depuis un certain temps .
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PiertyM   01 mai 2016
Dans le jardin de la bête de Erik Larson
Elle savait peu de choses de la politique internationale et, de son propre aveu, ne se rendait pas compte de la gravité de ce qui se jouait en Allemagne. Elle voyait en Hitler "un clown qui ressemblait à Charlie Chaplin". Comme beaucoup d'autres à l'époque, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, elle ne pouvait imaginer qu'il resterait longtemps en place ni le prendre au sérieux.
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Ziliz   09 avril 2013
Dans le jardin de la bête de Erik Larson
Une étude des registres nazis a démontré que, sur un échantillon de 213 dénonciations, 37% relevaient non pas d'une conviction politique sincère mais de conflits privés, dont le déclencheur était souvent d'une insignifiance stupéfiante. Ainsi, en octobre 1933, le commis d'une épicerie dénonça à la police une cliente excentrique qui s'était entêtée à réclamer ses trois pfennigs de monnaie. Le commis l'accusa de n'avoir pas payé ses impôts. Les Allemands se dénonçaient les uns les autres avec un tel entrain que les cadres supérieurs du Parti pressèrent la population de faire preuve d'un plus grand discernement concernant les affaires à signaler à la police. Hitler le reconnut lui-même, dans une note au ministre de la Justice : "Nous vivons à présent dans un océan de dénonciations et de mesquinerie."

(p. 99-100)
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latina   20 août 2012
Dans le jardin de la bête de Erik Larson
« Il est certain que, à cette époque (1933), non seulement les Alliés auraient pu facilement battre l’Allemagne, mais une telle action aurait également écrasé dans l’œuf le Troisième Reich l’année même de sa naissance », analyse William Shirer.

Cependant, Hitler « avait jaugé le courage de ses adversaires étrangers d’une façon aussi experte et mystérieuse qu’il avait su évaluer celui de ses opposants de l’intérieur ».

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latina   20 août 2012
Dans le jardin de la bête de Erik Larson
« Les gouvernements qui s’exercent par le haut échouent aussi souvent que ceux qui s’exercent par le bas ; et tout grand échec provoque une réaction malheureuse de la société, des milliers et des millions d’hommes sans défense perdant la vie dans cette triste affaire.

Pourquoi les hommes d’Etat n’étudient-ils pas le passé pour éviter de tels désastres ? (…)

En conclusion, on peut dire sans risque qu’il serait souhaitable que les hommes d’Etat apprennent un peu d’histoire afin de comprendre qu’aucun système impliquant le contrôle de la société par des hommes avides de privilèges ne s’est jamais terminé autrement que par la chute. »

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latina   22 août 2012
Dans le jardin de la bête de Erik Larson
Leur vie était gagnée par les miasmes qui imprégnaient largement la ville au-delà des murs de leur jardin.

Une histoire avait commencé à circuler : un homme téléphone à un autre et, au cours de la conversation, demande : "Comment va l'oncle Adolf?" Peu après, la Gestapo débarque chez lui et exige qu'il prouve qu'il a réellement un oncle Adolf et que la question n'était pas une allusion codée à Hitler.

Les Allemands devenaient de plus en plus réticents à séjourner dans des refuges de montagne collectifs, de peur de parler dans leur sommeil.

Ils repoussaient les opérations chirurgicales à cause des effets secondaires de l'anesthésie qui dénouent la langue.(...)

Après avoir vécu dans l'Allemagne nazie, Thomas Wolfe écrivit : "il y avait là un peuple tout entier...infesté par la contagion d'une peur omniprésente. C'était une sorte de paralysie insidieuse qui déformait et dégradait toutes les relations humaines."

(...)

On s'attardait au coin de la rue pour vérifier si les visages qu'on avait aperçus au carrefour précédent venaient de tourner ici aussi.

Dans les situations les plus décontractées, on parlait avec prudence et on prêtait attention à qui vous entourait comme on ne l'avait jamais fait auparavant. Les Berlinois se mirent à pratiquer ce qu'on appelait "le coup d'oeil allemand" - der deutsche Blick - un regard rapide alentour quand on rencontre un ami ou une relation dans la rue.
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Ziliz   08 avril 2013
Dans le jardin de la bête de Erik Larson
Pour Roosevelt [en 1933, la "question juive"] était un terrain glissant. Même s'il était atterré par le comportement des nazis à l'égard des Juifs et qu'il n'ignorait pas la violence qui avait secoué l'Allemagne plus tôt cette année-là, il s'était abstenu de prononcer une condamnation explicite. Certains responsables juifs, comme le rabbin Wide, le juge Irving Lehman et Lewis L. Strauss, un associé de Kuhn, Loeb & Co., souhaitaient que Roosevelt sorte de sa réserve ; d'autres, comme Felix Warburg et le juge Joseph Proskauer, privilégiaient une approche plus discrète et poussaient le président à faciliter l'accueil des Juifs aux États-Unis. (p. 55-56)
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Eric75   17 septembre 2012
Dans le jardin de la bête de Erik Larson
Pour elle, cependant, la perspective de l'aventure qui les attendait balaya bientôt tout sentiment d'inquiétude. Elle savait peu de chose de la politique internationale et, de son propre aveu, ne se rendait pas compte de la gravité de ce qui se jouait en Allemagne. Elle voyait en Hitler "un clown qui ressemblait à Charlie Chaplin". Comme beaucoup d'autres à l'époque, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, elle ne pouvait imaginer qu'il resterait longtemps en place ni le prendre au sérieux. S'agissant de la situation des Juifs, elle était partagée. Inscrite à l'Université de Chicago, elle avait connu "la propagande subtile et sous-jacente parmi les étudiants en première année" qui prônait l'hostilité à l'égard des Juifs. Martha constata "que même beaucoup de professeurs supportaient mal l'intelligence brillante de certains de leurs collègues ou étudiants juifs". Elle précise pour elle-même : "J'étais légèrement antisémite en ce sens : j'acceptais l'idée que les Juifs n'étaient pas aussi séduisants physiquement que les gentils et étaient socialement moins intéressants." Elle adhérait également au cliché selon lequel si les Juifs étaient généralement brillants, ils étalaient leurs richesses et se mettaient trop en avant. En cela, elle reflétait l'opinion d'une proportion surprenante d'Américains, comme ce fut noté dans les années 1930 par des professionnels de l'art naissant des sondages.
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LUKE59   27 août 2012
Dans le jardin de la bête de Erik Larson
...il serait souhaitable que les hommes d' Etat apprennent un peu d' histoire afin de comprendre qu' aucun système impliquant le contrôle de la socièté par des hommes avides de privilèges ne s' est jamais terminé autrement que par la chute.(p230)
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