AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782957999705
410 pages
MS Books Editions (15/11/2021)
4.46/5   12 notes
Résumé :
Le monde rend malade. A vingt-huit ans, Stanley Ellington se débat dans un océan de traumatismes. Il sort le nez de l’hôpital psychiatrique sans savoir s’il est prêt à affronter la vie, telle qu’elle l’attend. Au fond de son cerveau se tapissent toujours ses pires ennemies : sa dépression, et ses capacités médiumniques. Ce don qui n’en est pas un, cette malédiction qui suscite fascination, terreur ou envie.
Pour Allison Griggs, cette envie a depuis longtemps... >Voir plus
Acheter ce livre sur
LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique

Un résumé qui annonce bien la lecture !

J'ai apprécié l'avertissement au début. Vous pouvez d'ailleurs retrouver la liste des éléments sensibles soit par thème ou chapitre, personnellement je préfère par thème. Nous faisons la connaissance de Stanley Ellington, qui envoie un message à sa psy… juste avant l'enfer. Que peut-il lui arriver de pire que l'arrivée de Vicky, la nièce de Roxanne ? Croiser Freddy, discuter avec Chuck ou songer à Steph ? S'accrocher à la voix, peut-être bien. La Famille n'est pourtant jamais loin, et – no spoil c'est dans le résumé – Allison patiente. Préserve donc tes yeux bleus Stanley et fais attention à ta langue. Parlera-t-il ou pas ? Et que se passera-t-il si Allison lui met la main dessus ?

Côté univers, c'est sombre, peut-être angoissant pour certaines personnes, seulement les thèmes abordés, les lieux, les personnages nous transportent. Cet ouvrage est inclusif. Cela ne m'a posé aucun problème à la lecture. J'ai demandé à mon compagnon, DYS, même s'il préfère les apostrophes, les points, sur une page de lecture, n'ont pas posé de problème. Certains passages peuvent être difficiles, remonter certains souvenirs, et tout de suite, la scène d'après sera légèrement plus douce. Oui dans le sens des « hurlements noyés » quand même. Quand Allison torture on sait qui, on espère qu'elle ne tombe jamais sur Stanley, on espère presque que sa mort arrive. Pourtant, la « mort » que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur (petit clin d'oeil ) existe-t-elle vraiment ? Peut-être n'est-elle qu'une hallucination, une crise qui passera…

Côté personnage, je ne cache pas mon admiration et affection pour Stanley. Ce n'est pas possible de ne pas l'aimer. À moins que l'empathie soit derrière tout ça… J'ai eu un peu de mal finalement avec Allison, dont on se doute des plans, la prévisibilité ! Sally est fidèle à elle-même, l'évolution de Vicky est perceptible, bien que Nietzche soit présent avant aussi. J'ai détesté le personnage de Roxanne, hyper réaliste (oui c'est un compliment) ainsi que celui de Freddy (certain'e's diront peut-être caricatural, je ne suis pas d'accord, j'ai connu des Freddy, et entendu parler...). Je ne cite pas tout le monde, vous aurez l'occasion de croiser la famille, de savoir qui dirige tout ce petit monde et qui sera détrôné… oui. À un moment donné faut sortir du bar et affronter la meute.

Côté histoire, le fil rouge est dévoilé assez tôt, on se rend vite compte de qui est Allison, qui est la Lumière, quels sont les dons présents dans l'ouvrage, entre convoitise et verre sur planche… Ce n'est pas linéaire, peut-être prévisible à certains moments, par exemple Sally et Allison ou même avec Stanley. Non, il n'est pas mort, c'est le titre et j'ai dit no spoil ! Stanley peut-il fuir comme Chuck ? Va-t-il affronter pour de bon Freddy ? Ne parlons pas d'Allison, elle se régale des souffrances.

J'ai aimé, l'univers. Déjà, l'univers, quand on se pose pour le révéler, pour capter chaque élément, des yeux bleus aux chiens, à cet océan d'horreurs finalement qui vient balayer parfois le moindre soupçon d'espoir. Puis, on continue d'espérer. Stanley. Stanley c'est le protagoniste qu'il fallait, l'histoire n'aurait pas eu la même saveur avec Allison mise en avant ou même Freddy. Nope. Pas eux. Même Sally par exemple, vu son lien avec Allison. le fait qu'on suive Stanley, jusque dans ses réflexions, j'apprécie. Bien sûr les thèmes abordés, c'est d'une justesse impressionnante et je vous invite à regarder la liste d'ailleurs. C'est intéressant.

J'ai moins aimé, certaines phrases trop longues où je m'y perdais, et l'impersonnalité des ça en abondance.

La suite sur ma pageeeeee !


Lien : https://www.facebook.com/mar..
Commenter  J’apprécie          20

Une lecture unique.

Avant tout et si je ne devais résumer mon avis qu'à ça, Malone Silence a une des plumes les plus poignantes que j'ai pu lire. À travers ma lecture, j'ai senti tout l'amour et l'attachement de l'auteur envers ses personnages et, je le crois, aussi des personnages envers l'auteur.

.

Ensuite, je dois l'avouer, je ne suis pas immédiatement rentrée dans l'histoire au début. J'ai analysé et noté l'effet que cela m'a fait. Voilà : je suis rentrée dans Les Hurlements Noyés comme j'aurais atterri au milieu d'une conversation. Une conversation dans laquelle je n'avais pas été invitée et donc, je ne me suis pas imposée. Puis, je suis revenue. J'ai lu les Hurlements Noyés comme je me serais assise sur le canapé, dans un coin de la pièce, discrète, et j'ai écouté. À mon sens, on sent réellement ce "glissement de voix" à partir de la page 152. Dès lors, on est pris dans cette conversation entre le personnage principal et cette voix. le genre d'échange qui n'est pas vraiment une dispute, mais pas absolument amicale non plus. D'un coup, on prend conscience que ces personnes qui parlent entre elles se connaissent depuis si longtemps, depuis toujours, et d'une façon si intime, où l'essentiel de la conversation n'est pas dit parce que chacun sait, on sait très bien.

.

Je me suis attachée à Stanley malgré mon envie de le secouer. Je me suis rendue compte que j'avais envie de lui crier dessus parce que je voyais en lui ce que lui-même s'épuise à éviter. Stan, c'est une personne profondément gentille, et malheureuse. Son coeur énorme est tout à la fois sa force et son fardeau. du reste des personnages, ils sont tous cassés.

Et comme des os brisés, ils se sont réparés un peu n'importe comment, en créant un excès de cartilage par endroits et en restant fragiles par d'autres.

.

Enfin, Les Hurlements Noyés a aussi cette particularité de nous proposer des images très picturales. Quelques scènes décrites prennent des dimensions fantasmagoriques qui m'ont rappelé Lovecraft, ou des dimensions plus oniriques, étranges et sombres comme des peintures de Böcklin.

.

Pour ma part, Les Hurlements Noyés m'a appris et forcée à m'asseoir, à ne pas intervenir, à rester à l'écart, à ne pas intervenir, et à écouter.

Et j'ai hâte d'entendre la suite de cette histoire.

Commenter  J’apprécie          00

Un premier roman prometteur aux personnages complexes et attachants. L'histoire de Stanley vous prend aux tripes et les fils qui se déroulent tout au long de l'histoire n'ont pas fini de nous surprendre.

Dans la ville anglaise Sheffield, Stanley Ellington essaye de récupérer les bouts épars de sa vie en compagnie de sa psy, Roxane, et de la nièce de cette dernière, Vicky. le problème, c'est qu'en vrai Stanley essaye surtout de trouver une raison de s'accrocher à une vie qui l'écorche sans cesse. Parce qu'il a le malheur d'avoir un don, celui de ressentir les pensées des gens et aussi les émotions piégées dans l'environnement autour de lui. Autant dire que sa vie à Stanley, c'est juste génial. C'est ce qui le rend d'ailleurs attachant, cette sensibilité à fleur de peau et cette acharnement à essayer de se trouver une raison de rester quand il se sent un poids.

De l'autre côté, il y a Lumière et la Famille. Lumière est en chasse. Déjà elle cherche Chuck qui lui a échappé, comme, bien avant, Sally Parkins et sa soeur Ariane. Mais elle ne va pas s'arrêter là, parce que Lumière son truc c'est le pouvoir et le contrôle.

Le roman en lui même est sans concession, dans sa façon de vous entrainer dans les pensées et les ressentis des personnages et dans sa façon de nommer les choses. C'est de l'horreur psychologique, mais pas que. On sent que derrière ça parle aussi de résilience et de reconstruction et que les bases sont posées pour la suite. Stanley et les autres vous attrapent par la main et vous entrainent dans leurs pensées, ce qui rend le récit encore plus percutant et prenant. C'est aussi un texte qui a le mérite d'intégrer l'inclusivité dans son écriture sans jamais gâcher l'écriture ou gêner la lecture. le roman se lit rapidement, de façon fluide et il est assez difficile de décrocher avant la fin tellement on est entrainé par le récit et les personnages. Vivement le T2 !

En attendant, ne suivez pas la Lumière mais suivez les chiens (parce que oui, il y a des chiens, comme sur cette magnifique couverture. Des tas de chiens).

Commenter  J’apprécie          00

Ne suivez pas la Lumière. Ne soyez pas Lumière.

Stanley n'est pas (encore) mort. Stanley, Sally, Ariane, Allison, Chuck, Roxanne, Vicky… Tout.e.s racontent l'histoire. Ce premier tome immerge læ lecteurice. Les TW sont là pour læ préparer, et je vous assure qu'il n'y a aucune flutain de censure.

Au sujet des TW d'ailleurs et des « wokes », chaque fois que l'on hurlera à la cancel culture, la censure, les bisounours, je montrerai des romans comme celui de Malone.

Il en faut pour me retourner l'estomac et même me faire cauchemarder. Peu d'histoires peuvent se targuer de cela. Celui de Malone en fait partie. Les TW m'ont permis d'encaisser. Qui sait ce qui aurait pu se passer si je n'avais pas été préparée, en fait, d'autant plus que certains traumas abordés me concernent. Alors oui, là c'est annoncé d'office via la couverture et le résumé : on sait dans quoi on met les pieds. Cependant, il y a certains sujets qui ne sautent pas aux yeux tout de suite, et juste les annoncer via une liste ne tuera personne, en fait. Celleux à qui ça ne plaît pas, tournez la page, et basta.

La rédaction en écriture inclusive peut dérouter, c'est sûr. Après, comme d'autres l'ont dit, on s'y habitue au bout d'un moment. Après, je suis plus une partisane des formes neutres et épicènes, mais c'est une autre histoire.

Dans ce livre, on ne raconte pas seulement l'histoire de Stanley et des autres, on explique et on montre à la fois ce qu'est l'oppression, ce qu'il se cache derrière les termes gaslighting, whitewashing, culture du viol, patriarcat, etc. Et c'est de l'AE de quali. Je le dis et le redis vu à quel point on aime toujours autant tacler les AE, mais voilà.

Maintenant, j'attends la suite. Nous sommes Stanley, Steph, Vicky, Allison même.

Et les chiens sont là. Suivez-les.

Commenter  J’apprécie          10

C'est dur. Très dur. Et tellement réaliste, véridique. C'est dur... et c'est beau.

C'est un premier roman qui nous donne des coups de poing. Bien comme il faut, là où il faut. Et j'en suis presque à en redemander parce que Stanley il dit les choses.. Il ressent ce que certains d'entre nous ressentent. Et même s'il est presque mort dans l'histoire, s'il tient debout par je ne sais quel miracle, il est une part de nous tous. Il ne mourra jamais. Il est une étincelle d'amour, de beauté, même avec cette immensité de souffrance en lui.

C'est dur à lire, parfois à comprendre, mais pas dans le sens technique du terme. Dans le sens où ça fait réfléchir.

L'histoire de Stanley, comme dit dans le résumé, porte le lecteur loin dans les tréfonds de son âme. Il le porte là où il n'aurait jamais plus voulu entrer. le syndrome post-trauma, les violences psy, les violences sexuelles, les violences sociales, morales, amicales, parentales, raciales, médicales... toutes ces choses qui nous donnent des cicatrices au corps et au coeur, à tous... on les revit, mais pas dans le mal. du moins pas moi. J'dois avouer que ça m'a fait du bien de voir quelqu'un, même s'il est fictif, mettre de si jolis mots, de si jolies images, aussi noires soient-elles bien souvent, sur nos maux.

Malone a une sacrée plume. Une plume acérée, et pourtant douce. Une plume qui fait mal, et pourtant qui guérit. Une plume qui a bossé, durement, et qui offre au lecteur une p*****n de qualité.

Un livre écrit en mode inclusif, en police d'écriture adaptée aux dys'... voilà un.e auteurice qui a fait les choses, à fond. Et qu'on se doit de remercier. Et je me permets aussi de dire : Malone, tu es quelqu'un.e de génial.e.

Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
L'adolescence, c'était l'être humain dans toute son énergie, dans toute sa force, dans toute sa rébellion face à l'injustice généralisée. C'était la période où naissait ce qu'une personne pouvait avoir de meilleur en elle. C'était un éveil brutal, une claque dans la gueule, et chacune des réponses à ce choc prouvait que la foi en l'humanité avait une raison d'être. L'enfant grandissait et devait apprendre à se battre, ou bien rendre les armes et rentrer dans ce fameux et étouffant moule dont on avait cette conscience aiguë, quitte à se tordre en tous sens jusqu'à se broyer les os.
Commenter  J’apprécie          00
Le moral s'érodait sans doute moins sous les arbres dont le feuillage touffu vous protégeait des pleurs du ciel, mais il s'érodait tout de même. Le gris des nuages, ou cette teinte vide qui piquait les yeux lorsque le temps était si triste qu'il oubliait l'existence du bleu, coulait sur les feuilles. Leur vert cessait de briller, il pleurait, lui aussi, il virait au gris, gris foncé, gris vert.
Commenter  J’apprécie          00
- Ne te mêle pas de ça.
Elle ne dit pas "ce sont des affaires d'adultes", mais Vicky l'entendit, ou l'inventa. Petite Vicky, petite enfant, trop minuscule pour être une personne à part entière, œuvre inachevée, quantité négligeable.
Commenter  J’apprécie          00
Ils s'étaient dit leurs noms. Steph avait raconté son histoire - pourquoi pas ? - et Stanley avait tu la sienne, comme il aurait aimé la tuer - il n'avait pas dit cela non plus.
Commenter  J’apprécie          00
Les pensées avaient cette apparence inoffensive à côté des paroles. Elles condensaient si peu de réalité dans le cerveau, jusqu'à ce qu'elles tournent à l'obsession.
Commenter  J’apprécie          00

autres livres classés : horreurVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Acheter ce livre sur
LirekaFnacAmazonRakutenCultura




Quiz Voir plus

Ce film d'horreur et d'épouvante est (aussi) un roman

Jack Torrance, gardien d'un hôtel fermé l'hiver, sa femme et son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Ce film réalisé en 1980 par Stanley Kubrick avec Jack NIcholson et Shelley Duvall est adapté d'un roman de Stephen King publié en 1977

Le silence des agneaux
Psychose
Shinning
La nuit du chasseur
Les diaboliques
Rosemary's Baby
Frankenstein
The thing
La mouche
Les Yeux sans visage

10 questions
863 lecteurs ont répondu
Thèmes : cinema , horreur , epouvanteCréer un quiz sur ce livre