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EAN : 9782915793482
352 pages
Les Moutons Electriques (20/06/2008)
4.58/5   30 notes
Résumé :
« Le visage des Cours est complexe.
Sans 'histoire écrite’ et tissé de secrets, de rites, de complots. Un lacis d’obligations contraires, de nasses, de pièges ; où le mensonge est une arme, et le mystère un bouclier.
Derrière son énigme, le Peuple de Féerie cache un cœur trouble, qu’il n’a cure de rendre intelligible. Au contraire. Ici, toujours, les routes servent davantage à perdre qu’à guider.
C’est déjà, en soi, un défi que de décrypter nos... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Après mes lectures de la sève et le givre, La glace et la nuit – Nigredo et Albédo et enfin Cauda Pavonis, je me suis plongée dans les à côtés de Vertigen.

On y retrouve notre barde Kélis, à travers ses carnets qui nous plongent dans le quotidien des clartés de Faërie. Plusieurs actes, et plusieurs scènes : on retrouve aussi l'aspect théâtral qui régissait les autres textes du cycle. Chaque scène ses personnages, son cadre, et sa discussion avec un grand du royaume. Ces différents textes sont des confidences recueillies patiemment par Kélis en sa qualité de barde, de mémoire et d'archiviste. L'atmosphère est feutrée, intime; l'écriture une prose toujours poétique. Ces récits nous aident à saisir la substantifique moëlle de Vertigen.

Avant l'hiver revient sur l'époque d'avant Angharad, donc tous les événements antérieurs à La sève et le givre et sa suite La glace et la nuit. le recueil nous apporte un contexte, une histoire, et un background hyper détaillé. L'occasion de donner de la consistance au royaume et aux personnages secondaires, et d'en comprendre les origines, le fonctionnement et les tensions. le recueil est d'ailleurs sous-titré « Architectonique des clartés ». Sous-entendant l'équilibre fragile du Royaume qui tangue dangereusement d'ailleurs plus tard. Avant l'hiver est donc un recueil historique, politique et géographique.

Fort passionnant pour tout lecteur de la Trame. Attention, le recueil s'adresse selon moi aux personnes qui ont déjà lu le cycle Vertigen. C'est l'occasion de nombreux « ahhhh », et « ohhhh » quand les fils tissés par Léa Silhol se rejoignent, que les astres s'alignent et que l'on comprend plein de choses… !
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Je ne critique pas mes livres.
Ceci est un 'insider'

Avant l'Hiver, c'est "l'Histoire de Faërie" (option cycle de Vertigen) narrée par ceux qui la vivent : les fées. le barde Kelis, rencontré dans "La Glace et la Nuit", s'y attache à dessiner les contours d'un monde déjà défunt, puisque ses rencontres avec les divers narrateurs prennent place à Seuil, après la conquête et à l'orée d'un nouveau bris à venir.
Relations et pactes avec Mortalité, arcanes de la royauté seelie en la haute Cour, amants maudits, vengeances et complots... mais aussi quelques clichés plus intimes de la psyché des Monarques des Dix-Neuf Cours, et en particulier de ceux d'Ombre.

Il ne s'agissait au final que de tracer, pièce à pièce, le socle sur lequel ont pris racine "La Sève et le Givre" et "La Glace et la Nuit" ; et de donner un aperçu, tout autant, de l'esprit des Faes tant avant qu'après la grande mutation opérée par la révolte de Seuil.
Amusante et... vicieuse opération, pour un auteur ! Je recommencerai.

Plus techniquement : cette édition est livrée sans les paratextes et photographies qui avaient accompagné les deux précédentes. On retrouvera ce matériel, empiré comme il se doit, dans la version collector, en fin d'année (si les Sluagh ne me mangent pas ! -- ceci n'es jamais garanti).
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Kelis le Barde écoute Angharad la Blanche, héroïne de « La Sève et le Givre », qui raconte en 4 actes et de nombreuses nouvelles l'histoire de la Faerie.

On retrouve des récits devenus cultes, comme « Frost », déjà présent dans les « Contes de la Tisseuse », ou « A l'Image de la Nuit ».

L'écriture merveilleuse de Silhol est toujours là, dans ce préquel qui ressuscite les temps où les fées se mêlaient aux hommes. La poésie des mots résonnent au travers des pages, et l'on est entraîné dans ces pays d'exil. Entre ombre et lumière, on retrouve avec plaisir des héros familiers et on découvre un peu plus de leurs secrets : on écoute par exemple les murmures du lointain Finstern et apprenons l'origine de la nef d'Amadan, le roi des fous…

Léa Silhol nous rend nostalgique d'un monde qui n'existe que dans nos rêves, et qui en est d'autant plus vrai, plus tangible. Sa plume est exceptionnelle.. et il est bien dommage qu'une telle artiste, et pas seulement auteure, ait cessé d'écrire. La fantasy française et nous autres pauvres lecteurs en sommes bien frustrés !
Lien : http://aubazartdesmots.wordp..
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Ce livre nous permet de mieux comprendre ce qui précède la sève et le givre. Toujours un régal de lecture féerique.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Les poètes souvent ont parlé des ténèbres. Ils en parleront toujours, et pour cause. Tout ce qui est tissé de l'ombre de la nuit est paré d'un charme inégalable aux être de Mortalité.
Pourquoi pas ? Nous aimons ce qui nous fait peur, êtres de chair et de sang dans un monde aux angles durs, êtres d'âme et d'esprit dans un univers sans lignes droites. Nous aimons ce qui nous détourne du chemin d'épines de nos vies rigides, la transgression et le doute ; et, oui, même cette douleur qui nous viens parfois de marcher sur les chemins escarpés de la noirceur de nos propres veines, nous l'aimons.
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Nous sommes peut-être moins des êtres que des fronts nuageux, des tempêtes soudaines, des éclairs, des coups de feu et de foudre. Le miroir et l'inspiration, pour les plus hauts d'entre nous, de ce qui fait la hauteur des montagnes, la profondeur des gouffres, les rigueurs et les langueurs du climat.
Il y a toujours des pieds qui veulent le flanc des montagnes, des plongeurs prêts à descendre au cœur du ventre de la mer ; et des enfants, ivres et joyeux, pour aller exposer leur visage à la pluie ; danser, peut-être, sous les averses et les déluges. Pour aller chercher l'extase sur les pics, malgré les terribles rugissements du vent.

[Dialectique des désirs]
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Comprends nos cœurs, Faìdh : nous paraissons insouciants, et épris de plaisir. Et en un sens c’est vrai. Nous sommes intoxiqués aux sensations que nous délivrent nos sens aiguisés. Notre plaisir est autre. Excessif, égoïste et violent. Nous désirons. Nous désirons continuellement. Rien ne nous apaise. Nous voulons, nous prenons, sans nous soucier de rien d’autre que de notre assouvissement. Les caprices des Seelie, en cela, ne sont déjà pas modestes. Mais Ombre… Ombre est pire. Elle se réjouit dans la guerre, se délecte de l’épreuve, s’enivre du conflit. Tout lui est duel, et confrontation à ses propres limites. Elle tend vers la Nuit.
Elle se justifie dans cet apex, cette extinction des lueurs des joies simples, ce refus de l’abondance. Elle préfèrera toujours le parfum lourd des jasmins au goût rond des pêches.

(Passing By)
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— N’as-tu pas entendu mon récit ? Nous sommes les jouets du destin, et les jouets les uns des autres. Des papillons. Voilà ce que nous sommes : des papillons, épinglés dans la collection de qui saura nous attraper. Un dieu, un enfant, qui nous voit comme des exemplaires, des pièces, des morceaux, dans une série de boîtes. Il ne regarde que le dessin final, pas les piqûres, si fines, de ses aiguilles dans nos ailes. De l’épingle elle-même, il ne contemple que la sûreté de son propre geste, tandis qu’il nous clouait, là, comme un parchemin à son mur. Pas le travail du métal qu’il a enfoncé dans notre matière vive. Pas les conséquences pour nous. L’importance de chaque papillon est très dérisoire, comparée à la réussite d’une collection.
(L'épingle)
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Le Jeu des Cours, qui fut la principale préoccupation de tant et tant de nos siècles, a des conséquences collectives, évidemment. Les manœuvres des Monarques entraînent les peuples, qui en payent les gabelles, génération après génération. Mais il a aussi des contrecoups hautement individuels. Pour bien des êtres, pris dans les tourbillons de "ces batailles pour du vent".
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Aperçu du processus de création pour la maquette de l'ouvrage Fo/vea
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