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Hélène Morita (Traducteur)
ISBN : 2842612132
Éditeur : Le Serpent à plumes (25/08/2000)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Une étrange mission marque pour Keitarô l'entrée dans le monde des adultes, du travail, des femmes, là où sont divulgués les secrets de l'existence, là où se rejoignent la fin et l'origine.
Au-delà de l'équinoxe, au-delà de l'éducation sentimentale d'un jeune homme naïf et curieux, l'auteur de " Botchan " et du " Mineur " pousse l'investigation de l'âme et des passions qui meuvent les êtres jusqu'à l'expérience ultime de l'amour et de la mort
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
som
  19 novembre 2018
Tout débute par une banale recherche de travail à Tokyo, au coeur des années 1920. Keitaro, jeune diplômé de l'Université, un poil naïf, un brin dilettante, se voit confier une étrange mission par un proche d'un de ses amis. Cet emploi de pseudo détective symbolisera son entrée dans l'âge adulte. Elle s'accompagnera d'une véritable éducation sentimentale, doublée d'une découverte des secrets et des divagations de l'âme humaine. Un jeu de miroir entre les principaux personnages dévoile peu à peu la complexité et l'absurdité d'une vie.
La plume de Soseki sait se faire tantôt sensuelle, tantôt alanguie et comique. Ce style décousu peut dérouter le lecteur. Il fait aussi son charme.
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jmb33320
  22 mai 2018
Beau roman psychologique, avec quelques longueurs. Keitaro, jeune homme en recherche d'emploi dans le japon des années 1920 relate ses rapports avec la famille d'un de ses amis, Suniga. Celui-ci, velléitaire, n'arrive pas à se résoudre à épouser une de ses cousines, qui lui a été promise, et pour qui il éprouve des sentiments mêlés d'amour et de rejet. Intrigue un peu en miroir, beaux moments, notamment la mort subite d'une petite fille mais quelques longueurs tout de même.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MaloneMalone   11 juin 2015
De mon point de vue, le fait de ne pas avoir peur est la caractéristique des poètes, mais c'est le destin des philosophes que d'êtres habités par la peur. Mon incapacité à me décider, mes tergiversations continuelles proviennent d'unr inquiétude excessive sur le résultat de mes actes. Chiyoko, elle, va et vient aussi libre que le vent : sa conduite émane d'un jaillissement d'elle-même et ses émotions sont si fortes qu'elles l'empêchent de voir l'avenir.
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MaloneMalone   11 juin 2015
A quoi bon acquérir une place en vue dans le monde s'il faut pour cela être dévoré d'inquiétude du matin au soir...? Je ne crois pas être destiné à me distinguer dans le monde. Peut-être que si j'avais suivi des études de botanique ou d'astronomie à la place du droit, le ciel m'aurait accordé de trouver une occupation qui aurait convenu à ma personnalité. Car malgré mon effacement par rapport à la société, lorsque les choses s'offrent à moi, je pense que je suis un homme extrêmement opiniâtre.
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LecturoirLecturoir   24 mai 2016
Ma tête me paraît avoir été faite pour maîtriser mon cœur. De ma conduite jusqu'à ce jour, il ne résulte pas que je doive éprouver beaucoup de regrets sur mon passé. Somme toute, je suis dans une situation normale. Pourtant, tout le monde l'a vécu, il est extrêmement douloureux que le cœur, à chacun de ses émois, soit bridé par la puissance d'une tête austère.
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Clio1989Clio1989   05 septembre 2018
Ce qui m'empêche de poursuivre plus avant une jolie femme, c'est cette tristesse solitaire qui suit la perte de l'ivresse. Lorsque ce sentiment m'envahit, je sombre dans un dégoût immense, comme si, moi qui suis jeune, j'étais soudain devenu un vieillard ou un bonze.
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somsom   19 novembre 2018
Page 227 : avant toute chose, un homme aussi occupé que lui, ça ne fonctionne pas : il n’a pas le loisir de pouvoir construire un système de pensée. Le cerveau de ce type, c’est tout à fait comme de la pâte de haricots fermentés qui est travaillée dans un mortier, tout au long de l’année, avec un pilon de bois. A force d’être sans cesse remuée et brassée, elle en devient totalement informe.
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Video de Natsume Soseki (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Natsume Soseki
Bonjour et bienvenue dans le monde de notre Vie Intérieure. Nous parlons aujourd?hui de la mort?
« Il cessa de pleurer, et, le visage tourné vers le mur, il se mit à réfléchir, l?esprit obsédé par cette unique pensée : Pourquoi, pourquoi cette chose épouvantable ? Mais quoi qu?il fît, il ne trouvait aucune réponse. Et quand l?idée qu?il n?avait pas vécu comme on doit vivre se dressait devant lui, il chassait cette idée bizarre en se rappelant aussitôt la parfaite correction de son existence. Presque toujours le visage tourné vers le mur, il souffrait, seul, de ses souffrances insolubles, il se plongeait, seul, dans ses pensées insolubles. « Qu?est-ce donc ? Est-ce vraiment la mort ? » Et la voix intérieure répondait : « Oui, c?est la mort ». ? « Mais pourquoi ces souffrances ? » Et la voix intérieure répondait : « Comme ça, pour rien. » Tolstoï, La mort d?Ivan Illitch.
Comme tous les êtres vivants, nous allons mourir un jour. Mais à la différence des autres êtres vivants, nous en sommes conscients. Ce qui fait dire à Woody Allen : « Depuis que les humains se savent mortels, ils ont du mal à être tout à fait décontractés ». Alors, pour nous décontracter, nous nous efforçons de ne pas trop y penser : « L?homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée », écrit Paul Valéry.
Mais la mort parfois nous tire par la manche. Nous sommes impliqués de loin, par la disparition d?une connaissance ou d?une célébrité ; nous sommes en présence du corps sans vie d?un ami, près d?un cercueil, à côté d?une tombe? Ou, plus déstabilisant encore, nous sommes impliqués dans notre propre chair, au travers d?une maladie menaçante diagnostiquée chez nous.
Alors, nos illusions s?envolent. le temps de l?insouciance et des fausses croyances est terminé : nous ne pouvons plus faire comme s?il nous restait un temps illimité à vivre. Non, le temps qu?il nous reste n?est pas illimité. Pire, il est incertain, et peut-être serons-nous morts demain.
Face à la mort et au cortège de peurs qu?elle pousse devant elle, c?est notre vie intérieure qui peut nous donner force et lucidité. Sans un salutaire travail de l?âme, notre crainte de la mort influence et parasite notre vie. Les recherches scientifiques ont montré qu?en activant la peur de la mort, on pousse les humains à plus de matérialisme, plus d?égoïsme, plus de rigidité psychologique. A l?inverse, s?entraîner à un abord lucide, apaisé et réaliste, de l?idée de sa mort apporte peu à peu une forme d?apaisement et d?équanimité, envers une perspective qui ne réjouit, tout de même, personne ! C?était le conseil de Montaigne : « Otons-lui l'étrangeté, pratiquons-la, accoutumons-la, n'ayons rien si souvent en la tête que la mort. »
Alors, de notre mieux, accueillons les irruptions de la mort dans nos vies : devant les faire-part de décès, à l?écoute du glas de l?église voisine? Immobilisons-nous, et laissons toutes les images, les pensées et les souvenirs liés à la mort se répandre en nous ; efforçons-nous, simplement, de rester reliés à notre respiration, au souffle de la vie en nous et autour de nous.
Rendons-nous, de temps en temps, dans les cimetières ; prenons le temps d?y marcher dans les allées, de nous y asseoir ; et là encore, sans rien chercher, sans rien poursuivre, laissons-nous habiter par ces instants, observons cet environnement de vie et de mort mêlés. Restons là, à écouter le chant des oiseaux, le pas des visiteurs sur le gravier? J?ai souvent fait cet exercice avec certains de mes patients qui souffraient d?une anxiété de la mort, et nous en avons gardé, eux et moi, des souvenirs d?expériences très fortes, et paradoxalement très douces.
Connaissez-vous ce haïku du poète japonais Natsume Sôseki ? « Sans savoir pourquoi / J?aime ce monde / Où nous venons pour mourir. ». le contraire de la mort, c?est la naissance. Nous sommes entrés, nous allons sortir. Et entre les deux il y a la vie. Vous ne trouvez pas qu?elle est belle ?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
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