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Michel Brottier (Traducteur)Benoît Lemay (Préfacier, etc.)
ISBN : 2818500117
Éditeur : Fayard (06/04/2011)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture :

C'est le récit d'un homme dont le destin fut, douze années durant, lié à celui de Hitler. Occupant des situations très différentes mais toujours exceptionnelles, il fut tour à tour l'architecte de la métropole germanique, l'ami fidèle des réunions nocturnes à la Chancellerie du Reich et au Berghof, le technocrate et l'organisateur qui obtint, dans la production d'armements, des résultats qui étonnèrent le monde, l'opposant e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Yumiko
  18 décembre 2015
Pourquoi avoir décidé de lire ce livre? Simplement car je l'avais en stock et que j'avais besoin pour un challenge de lire des mémoires... Mais bon, franchement, si j'étais intriguée par la teneur de cette autobiographie, j'ai eu beaucoup de peine à la terminer... Non pas qu'elle soit mal écrite ou pas intéressante, je n'ai tout simplement pas réussi à me faire à la personnalité autocentrée et arriviste de Albert Speer...
Cet ouvrage amène des éléments intéressants sur ce qu'il se passait au sein du pouvoir au coeur du Troisième Reich, mais avoir Albert Speer comme narrateur a été pour moi un supplice. Déjà moi et l'architecture cela fait deux, donc bon je me suis vite lassée des descriptions à rallonge des commandes qui lui sont passées et des lieux qu'il visite ou construit... Ensuite, si ces descriptions prennent beaucoup de place, les relations et les discussions entre les personnages sont mises clairement au second plan, pour n'avoir que les réflexions et les théories de notre narrateur... Autant vous dire qu'il sait ce qu'il veut et que seule sa réussite compte, le reste n'étant que secondaire.
Alors bon avoir l'archétype même des gens que j'ai de la peine à supporter m'a rendu ce livre difficilement lisible et j'ai clairement ramé pour arriver au bout. le côté historique n'en reste pas moins intéressant, car vivre de l'intérieur certaines scènes ou décisions s'avère très intéressant. Albert Speer a quand même fermé les yeux sur bien des événements pour orienter sa carrière comme il le souhaitait et cet élément amène une réflexion et une analyse différenciée de certains faits. Finalement nous nous rendons vite compte que tous poursuivaient leurs propres objectifs, pour leur propre gloire, de quoi glacer le sang à la vue des événements qui en ont découlé...
En bref, ces mémoires sont intéressants et un atout historiquement parlant. Maintenant il vaut mieux aimer l'architecture et les personnes autocentrées pour réussir à les lire jusqu'au bout...
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yann-frat
  11 février 2014
En gros ça parle de :
Et bien c'est l'autobiographie de Albert Speer, personnage le plus énigmatique du troisième Reich qui a collaboré étroitement avec Hitler tout en n'appartenant pas au NSDAP. En fait Hitler l'a contacté pour ses talents d'architecte et de metteur en scène (notamment des premier rassemblements nazis de Nuremberg, ceux filmés par Leni Riefenstahl dans le triomphe de la volonté) puis en gagnant les grâces du führer il a fini deuxième personnage le l'état en charge notamment des industries de l'armement (et donc accessoirement de l'organsisation Todt et du STO). Il passera au procès de Nuremberg et s'en sortira quasiment indemne après 20 ans de réclusion. Il prendra alors une vie de conférencier avant de mourir en 1981 d'un simple arrêt du coeur.
Mon avis à moi que j'ai :
Ce livre pose un problème à l'image de son auteur. Il a été écrit après la défaite et Speer se donne clairement le beau rôle, anticipant à chaque fois la suite dans le "bon" sens et tentant de rendre le système nazi le moins violent possible (notamment en empêchant -dit-il- la destruction systématique au retrait des troupes nazis). En fait Speer est une anguille, une énigme et son esprit tordu, insaisissable me met profondément mal à l'aise (ce qui explique pourquoi j'ai laissé tomber ce livre plus d'un an). Pour être un peu grossier je crois que les mémoires de goebbels seront plus faciles à lire si je m'y met un jour parce qu'au moins le personnage fait preuve d'une logique, d'une direction. Là Speer avance sans avancer toujours sur la pointe des pieds, toujours absent et pourtant toujours présent , toujours par hasard. Une seule phrase lui échappe enfin suite à l'attentat raté de l'opération Walkyrie je cite (p 550) " Naturellement je me suis demandé à l'époque ce que j'aurais fait, si le putsch du 20 juillet avait réussi et si on m'avait prié d'exercer mes fonctions. je l'aurais fait sans doute provisoirement, mais non sans me poser des questions". Quand on sait qu'il s'agit de participer à un gouvernement qui se serait bâti sur le meurtre de la personne qui vous a porté au pouvoir, le portrait du non politique qui se retrouve au pouvoir "par hasard" en prends un sale coup il me semble. de même, plus tard, quand il a l'occasion de s'opposer à un Hitler affaiblit et enfermé dans son bunker pour lui demander de ne pas détruire l'Allemagne en se retirant alors qu'il se dit absolument prêt à s'opposer et à en assumer les conséquences, "malgré lui" il renouvelle sa confiance totale au führer....
En clair Speer me met profondément mal à l'aise parce qu'il est l'archétype de l'ambition pure, de la conviction profonde d'être essentiel à la marche d'un État, tout ce qui est bon pour lui personnellement suffit et il n'a strictement aucune limite morale des conséquences de ses actes. Et il me gêne d'autant plus que si on croise rarement d'antisémites ou de raciste notoires, on croise des centaines de speers en puissance, tous les jours, qui seront toujours prêts à vous humilier et à ruiner votre vie pour se faire bien voir de la hiérarchie en place. Quitte à jurer la main sur le coeur ensuite (dés que le vent aura tourné) qu'ils ne connaissaient pas les conséquences de leurs actes et qu'ils les regrettent. Des Speer en fait, j'en croise tous les jours et c'est bien ça le problème, le profond malaise.
Lien : http://yannfrat.com/blog/?p=..
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akhesa
  08 mars 2016
Je trouve qu'Albert Speer n'est pas objectif lorsqu'il dit"ne pas se soucier","ne pas avoir ete mis au courant","ne s'est pas senti concerne par...".Il elude et evite les evenements embarassants.Ces descriptions architecturales occupent une bonne partie de l'ouvrage.
Je le trouve faux!Et pour moi peu probable!Je trouve qu'il critique beaucoup les grands pontes qu'il cotoyaitaupres d'Hitler,mais n'a pour sa part aucune auto-critique.
Ce n'est pas parce qu'il "semble" se justifier en ecrivant ce livre qu'il faut tout prendre pour argent comptant.Il n'est pas pour moi revelateur du IIIe Reich.Il se defend d'ignorer les holocaustes,camps de concentration...alors qu'il se dit intime et privilegie d'Hitler.Pour moi,il ne me convainct pas,il ne peut pas ne pas savoir et ignorer.Je ne suis pas dupe!Et pour finir,je n'aime pas la facon qu'il a de denigrer Rudolf Hess,enferme a Spandau,ou ils n'avaient aucun contact et ne pouvaient donc pas parler"du bon vieux temps"
Par rapport aux camps de concentration et l'exploitation des hommes comme esclaves,etaient connus de lui mais se defend en disant qu'il n'a pas chercher a savoir;fermer les yeux ne le disculpe en rien!!!
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MH001
  09 février 2017
Parler, écrire sur le, ou, du, IIIe Reich est parfois un exercice délicat, voire périlleux tant cet "empire" de pacotille mu par la plus repoussante noirceur humaine, restera à jamais gravé dans l'histoire de l'humanité comme le synonyme du mal absolu. Albert Speer, qui en fut l'un de ses acteurs les plus actifs en sa qualité d'Architecte en chef retrace ici son parcours personnel, son adhésion, au propre comme au figuré, à l'idéologie nationale-socialiste et décrit par le menu la folie constructive mais éphémère d'Adolf Hitler qui se voyait lui-même comme un bâtisseur. L Histoire sait ce qu'il en adviendra....Ce n'est pas un ouvrage expiratoire ou exonératoire de la vie d'Albert Speer pas plus qu'un dithyrambe de ses réalisations architecturales, mais un récit historique, autobiographique qui nous permet de comprendre un peu plus cette idéologie mortifère vécue et supportée par l'un de ses "piliers" même si nous n'échappons pas à une tentative, maladroite, de justification.
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Jcequejelis
  05 avril 2012
Albert Speer, a été condamné à vingt ans de prison à Nuremberg. Sa mère était membre du parti nazi bien avant lui. Ses mémoires sont donc à prendre avec des pincettes. Il a cotoyé durant douze ans le dictateur mais comme la plupart des nazis il ne savait pas ou il obéissait aux ordres.
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critiques presse (1)
Lexpress   05 juillet 2011
Dans un style enlevé, Speer décrit les interminables dédales bureaucratiques, l'effroyable vie mondaine et la paranoïa générale entourant Hitler.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   31 juillet 2013
(26 juin 1940) ... je quittai le quartier général pour aller à Reims visiter la cathédrale. Une ville fantomatique m'attendait, presque déserte, bouclée par la Feldgendarmerie à cause de ses caves. Des volets battaient au vent qui chassait dans les rues les journaux, vieux de plusieurs jours; des portes ouvertes laissaient voir l'intérieur des maisons. Comme si la vie s'était arrêtée de manière absurde, on voyait encore sur la table des verres, de la vaisselle, des repas commencés. En chemin, nous rencontrâmes sur les routes d'innombrables réfugiés se traînant sur les bas-côtés, tandis que les colonnes de formations militaires allemandes occupaient le milieu de la chaussée. Ces fières unités formaient un étrange contraste avec ces gens harassés, qui emportaient leurs pauvres biens dans des voitures d'enfants, dans des brouettes ou dans tout autre véhicule de fortune. Trois ans et demi plus tard, je devais revoir le même tableau, en Allemagne cette fois.

930 - [Le Livre de pohce n° 3471, p. 232]
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akhesaakhesa   02 mars 2016
On avait inculque aux petits militants que la grande politique etait beaucoup trop compliquee pour qu'ils puissent en juger.En consequence,on se sentait constamment pris en charge,jamais personne n'etait invite a prendre ses propres responsabilites.Toute la structure du systeme tendait a empecher quiconque de se poser des cas de conscience.Le resultat etait que les conversations et toutes les controverses qui pouvaient avoir entre eux les tenants de notre cause etaient parfaitement steriles.Il n'y avait aucun interet a se confirmer reciproquement des opinions d'une totale uniformite
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akhesaakhesa   06 mars 2016
Nous n'eprouvions reellement aucun scrupule de conscience.L'univers ou nous vivons nous avait rendus insensibles.Pourtant les decisions d'Hitler etaient lourdes de consequences;nos soldats se trouvaient parfois encercles dans une poche uniquement par la faute de Hitler qui,par ses atermoiements,avait sans cesse recule le moment d'ordonner le repli conformement a la proposition de l'etat-major general.Mais ce que signifiaient les decisions de Hitler;les combats,les morts,tout cela nous laissait indifferents
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akhesaakhesa   07 mars 2016
Je m'apercois que la vue de la souffrance des hommes a eu une influence sur mes sentiments,mais non sur ma conduite.Au plan affectif,je n'eus que des reactions empreintes de sentimentalisme;au niveau des decisions par contre,les principes de finalite rationnelle continuaient a me dominer
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akhesaakhesa   04 mars 2016
Apparamment,Hitler n'etait guere enchante a la pensee que sous son regne,la terre put etre un jour transformee en un astre de feu.Il lui arrivait neanmoins de plaisanter sur les hommes de science qui,disait-il,dans leur desir ingenu de devoiler tous les secrets de la terre,risquaient de mettre un jour le feu a la planete;d'ici la,il se passerait certainement beaucoup de temps,et il ne serait surement plus la pour voir cela
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Videos de Albert Speer (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Albert Speer
Cette année encore, Gérard Collard et les libraires de la Griffe Noire vous proposent à l'apporche des fêtes de fin d'année, plusieurs idées cadeaux sous forme de coffrets :
COFFRET DE NOEL
Coffret Histoire
Speer de Martin Kitchen et Martine Devillers-Argouarc'h aux éditions Perrin
Une remise en cause totale de la personnalité et du rôle du confident d'Hitler et ministre de l'armement du III Reich : derrière le technocrate affable et courtois se cache en réalité un meurtrier totalement dépourvu de sens moral. Albert Speer, confident d'Hitler, ministre de l'Armement et acteur majeur de l'administration du Troisième Reich, a toujours insisté sur sa méconnaissance des crimes du régime et dissimulé la centralité de son rôle dans l'Etat nazi, notamment à travers ses célèbres Mémoires, Au c?ur du Troisième Reich et Journal de Spandau. Cette version mensongère lui a permis de duper ces juges à Nuremberg comme ses précédents biographes et s'est imposée aussi bien en Allemagne qu'à l'étranger. Jusqu'à ce livre. Martin Kitchen conteste cette déformation des faits opérée de bout en bout par le principal intéressé. Il montre que ce qui rend Albert Speer particulièrement effrayant, et intéressant, c'est que cet homme creux et résolument bourgeois, d'une grande intelligence mais manquant totalement de vision morale, incapable de s'interroger sur les conséquences de ses actes et dépourvu de tout scrupule, est loin d'être un marginal. Représentant typique de sa classe sociale et de sa génération, voix des intérêts économiques et des barons de l'industrie, il appartient à cette catégorie d'hommes, au sein des ministères, des associations et cercles professionnels, qui ont permis l'enracinement du national-socialisme. le Troisième Reich, en effet, n'aurait jamais été aussi dangereux et efficace s'il avait uniquement pris appui sur des aventuriers, idéologues à moitié fous et fanatiques racistes, qui finissent par créer un nuage de fumée. A la fois technocrate, expert et courtisan considérablement enrichi sous le régime, Speer, en réalité, représente bien mieux le type de personnalité qui a favorisé l'établissement et le fonctionnement de l'Etat nazi, y compris dans sa dimension génocidaire.
https://www.lagriffenoire.com/94858-encyclopedie-speer--l-architecte-d-hitler.html

Je suis Jeanne Hebuterne de Olivia Elkaim aux éditions Stock
Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. de quinze ans son aîné, il est un artiste « maudit », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s?émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. de Paris à Nice - où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale ?, ils bravent les bonnes m?urs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie.
https://www.lagriffenoire.com/89143-divers-litterature-je-suis-jeanne-hebuterne.html

Liberia de Christophe Naigeon aux éditions Tallandier
1807. Westport, Massachussetts. Julius Washington est un jeune Noir, grouillot au New Bedford Mercury. Né libre en 1789 d?une ex-esclave éduquée et d?un marin africain de passage, il rêve de liberté, d?écriture et de navigation. Quand les États abolitionnistes du Nord autorisent ceux qui le veulent de retourner sur le continent d?où ils ont été arrachés pour y créer une colonie américaine, le garçon n?hésite pas une seconde et s?embarque pour un voyage qui durera 60 ans? Negroland est bien sûr construit autour de Julius et de ses aventures, mais aussi autour des personnages qu?il va rencontrer tout au long de sa vie : le capitaine Paul Cuffee, plus riche Noir d?Amérique, premier et généreux promoteur du «retour» ; Théodore Canot, le négrier français, cynique au grand c?ur ; Augustus Vossa, autre capitaine noir, dandy anglais qui milite dans les antichambres de la royauté ; Sinoe Kruman, Africain qui trafique pour la cause de la Suprématie Noire en Amérique ; George Hartwell Cocke, planteur du Sud pour qui l?esclavage est un piège mortel pour les Blancs ; enfin, trois femmes ? Liza sa mère, Diana son épous
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