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Guy Abadia (Traducteur)
EAN : 9782253072218
569 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 161 notes)
Résumé :
« Il faudrait te décider. Ce Snow Crash, au juste, c'est un virus, une drogue ou une religion ? Elle hausse les épaules. Quelle différence ? demande-t-elle. »

Magnat d'une vaste entreprise de médias, L. Bob Rife a développé, à partir de découvertes dans des fouilles sumériennes, le Snow Crash, une drogue qui attaque le cerveau humain, désorganise le système nerveux et rend fou. Mais la particularité de celle-ci est d'agir également comme un virus dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  26 novembre 2014
Un récit bien rédigé .. bien construis .. idéal pour découvrir le cyberpunk.
Avec de grandes qualités de style pour ce qui est de la caractérisation , des dialogues et soliloques intérieurs fréquents qui sont de qualité , et de même pour ce qui est globalement de la matérialisation du contexte et du rythme dans la trame trame narrative .
C'est le roman idéal pour découvrir le cyberpunk à mon humble avis car presque toutes les thématiques de ce sous-genre de la SF y sont réunies .
On y trouve la dilution des pouvoirs politiques , la puissance des hyper-entreprises et autres trusts tout puissants et quasi souverains , la réalité virtuelle , les tensions sociales et les drames variés vécus par une main d'oeuvre réduite à des rapports de force terribles ( quasiment dramatiques ) avec les employeurs . Une main d'oeuvre livrée à une précarité sociale de chaque instant malgré les bénéfices certains d'un monde hyper technologique . On y retrouve aussi le libéralisme économique quasi anarchique , sauvage , violent et autorégulé avec , les enclaves privées quasi indépendantes et souveraines , avec les franchises .
Bref ... de la matière ... surtout quand c'est écrit avec brio et talent comme dans ce roman .
Du rythme donc ...
Le personnage principal est un livreur de pizza qui risque sa vie si il débarque en retard pour ses livraisons ( questions de vie ou de mort ) ou simplement si il tombe mal .
Le roman baigne dans une atmosphère en partie « onirique » du fait des drogues aux effets réels dans le monde réel et également dans le monde virtuel qui n'est pas moins réel que la réalité d'ailleurs .
Cette drogue est commercialisée par des dealers pas commodes du tout .
Un texte relativement bref mais Intense , très détaillé pour ce qui des aspects informatiques et pour la prospective autour de la réalité virtuelle , qui devient dans cet univers un environnement alternatif absolument palpable pour les personnages .
Tout cela sur fond de chaos personnel et social pour les personnages …. le tout en courant vite …
J'ai eu un peu de mal avec certains aspect " sumériens " de l'intrigue , une énigme dans le fil du récit …
Sinon je trouve que bouquin conserve malgré le temps qui passe tonus et validité et même une incontestable pertinence pour ce qui est de certaines extrapolations .
Surtout que le vocabulaire reste très actuel et que le texte ne vieillit pas à mon humble avis .
Un monde dangereux donc où il vaut mieux avoir la pèche et être malin , et avoir un goût certain pour l'action et l'activité physique , et surtout pour le lecteur : posséder une endurance certaine pour les concepts informatiques expliqués en long , en large et en travers.
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Pour info : le texte intitulé : le samouraï virtuel au livre poche est le même roman que Snow crash chez Braguelonne ...
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Luniver
  09 juin 2018
Dans cet univers futuriste, les mafias et milices privées se sont partagés le contrôle des quartiers des grandes villes, les humains se couvrent de gadgets technologiques dans la rue, ou se retrouvent dans un monde virtuel grandeur nature dans leur appartement de 3m², et des hackeurs fauchés récoltent toutes les informations qui leur tombent sous la main dans une gigantesque base de données dans l'espoir de les vendre à un client intéressé dans un avenir plus ou moins proche.
Dans ce monde résolument cyberpunk, Neal Stephenson n'hésite pourtant pas à introduire des éléments un peu délirants qui me ferait soupirer dans n'importe quel autre roman, mais qui fonctionnent à la perfection ici : ainsi, notre hackeur est aussi un maître dans le combat au sabre, la puissance de la mafia italienne tient dans sa capacité à livrer des pizzas en moins de trente minutes, et un mercenaire traîne toujours avec lui une bombe nucléaire prête à exploser s'il lui arrive quelque chose.
L'intrigue est également un melting-pot assez détonnant : on y mélange virus informatique, mythologie sumérienne, histoire des religions et linguistique. Et le pire, c'est que ça tient la route ! L'auteur apporte tellement de petits détails loufoques, et nous raconte son histoire sans se prendre trop au sérieux, qu'on accepte facilement de mettre de côté un esprit critique trop rigide pour se glisser douillettement dans l'univers qu'il nous propose.
Les protagonistes évoluent dans un monde brutal, dans lequel chacun ne survit que grâce à son ingéniosité, et où les pires salauds sont aussi vos meilleurs alliés. Il y a de l'action, de l'imagination, de la culture et de l'humour, un mélange un peu casse-gueule à première vue, mais que l'auteur maîtrise décidément dans tous ses livres.
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DocteurVeggie
  15 mai 2020
Le samouraï virtuel traînait depuis plusieurs mois dans ma PAL et finalement, je me suis décidé à la lire. La science-fiction n'étant pas mon genre de prédilection, je dois avouer que j'ai apprécié le sous genre cyberpunk et je ne regrette pas être sorti de ma zone de confort pour le coup. Une sacrée gueule de bois littéraire.
Pour commencer ma critique, j'ai déjà envie de commencer par la couverture que je trouve assez jolie et qui me fait penser à celle de Bienvenue à Night Vale. Probablement à cause des graphismes et ce coté chatoyant nimbé de couleurs dans sa structure.
Maintenant pour parler de l'histoire, nous nous retrouvons dans une énième lutte entre le bien et le mal dans un monde virtuel et réel qui ne ressemble en rien à notre monde actuel, même si on sent que le vernis commence à craquer lentement, mais surement. le conglomérat qui s'étale partout et les différentes classes sociales opposées. Un véritable marasme qui tourne aussi vite et y fout le tournis qu'un tour dans le grand huit après avoir mangé une pizza. J'ai souvent été décontenancé par les néologismes, les mots tirés d'une autre langue qui font que le lecteur est comme enfermé dans une boite qui ne fait que tourner et le cogne contre différentes parois au fil de sa lecture. Résultat, ma lecture m'est parue aussi futuriste que l'histoire et je pense avoir perdu mon avatar dans le Metavers. Je ne suis pas certain d'être là où je suis ni d'avoir tout capté, sauf que je t'aime fort gentil chien-chien.
Maintenant pour parler des personnages principaux, je les ai beaucoup appréciés tous les deux. Entre Hiro Protagoniste qui risque la mort si la pizza est froide et qui semble aussi rigide qu'une baguette de pain trop cuite et Y.T, jeune kourière qui n'a pas froid aux yeux. Ce jeune duo est détonnant et leur psychologie est assez intéressante. La façon de décrire les manières de Y..T et d'Hiro était particulièrement visuelle et m'ont permis de me projeter dans l'histoire comme si moi-même j'avais été projeté dans cet univers après une place libre laissé par le Snow Crash.
De manière globale, j'ai beaucoup apprécié cette histoire pour le fait d'avoir lu une histoire qui ne rentre pas dans ma zone d'habitudes et qui a accentué mon imagination débordante.
Bon, on sonne à la porte. Cela doit être le livreur de pizzas.
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PostTenebrasLire
  12 novembre 2013
Un livre palpitant ayant pour thème central le hacking dans un univers cyberpunk teinté de racines linguistiques anciennes.
569 pages en poche c'est pour moi la bonne longueur pour tel roman.
Au menu :
Des hackers :
C'est vraiment le thème central du roman.
Sujet très bien traité même si parfois un peu exagéré.
Un peu trop d'aspects sont vus par ce prisme.
Une société différente :
Cela se passe aux États-Unis et l'état fédéral a reculé dans tous les domaines.
le territoire est principalement aux mains de firme et franchises privées.
Vous pouvez acquérir leur "nationalité".
En fait, tous les aspects de la vie sont privatisés à l'extrême.
Les emplois sont tributaires de firmes puissantes. Elles ont droit de vie sur leurs employés pour les plus mafieuses.
Il y a bien sûr des religions perverties (pléonasme).
La sécurité prend des moyens bien extrêmes. Les "vigiles" sont bien plus musclés et armés.
Les groupes illégaux (en fin s'il y avait des lois) sont puissants.
C'est un monde cependant cohérent, mais qui demande de s'y plonger !
le multivers :
Un univers virtuel total accessible depuis presque partout.
Des scènes d'actions :
poursuites, traques, retournements de situation, combats réels et virtuels
Des apports anciens :
Au milieu de toute cette vitesse, une partie du livre relate les apports profonds et anciens de langues et de cultes oubliés.
Certains pourraient être clairement rebutés par ces passages d'un rythme très différents.
Je l'ai beaucoup apprécié : ils m'ont beaucoup appris sur d'anciennes langues.
Il est. hélas, impossible de différencier ce qui tient de la recherche de ce qui tient de la fiction.
Mais l'idée que notre langage puisse receler des moyens propres de hacking et de viralité est fascinant (même si l'auteur est parfois excessif).
Quelques faiblesses à signaler :
Il m'a été difficile de croire au début du roman. Hiro a pour métier celui de livreur de pizza extrême. Un peu dur à avaler. Accrochez-vous et vous une fois qu'Hiro retrouvera ses vraies qualifications le récit deviendra passionnant !
Lien : http://travels-notes.blogspo..
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Beatson
  28 mai 2016
Parler d'un tel monument n'est pas chose facile, tellement ce livre recèle de facettes. J'ai souvent des difficultés avec le cyberpunk mais la lecture de ce roman a été assez fluide malgré sa longueur.
Pour le décor, l'intrigue se passe dans les USA du futur où des firmes, la mafia ou d'autres groupes puissants ont créé leur propres nationalités. La terre n'est pas encore très différente de maintenant mais on sent que Neil Stephenson est déjà préoccupé par les problèmes écologiques que posent l'activité humaine. A part cela, les personnages utilisent des technologies que Stephenson présage comme l'extension des technologies existantes en 1992, date de l'écriture du roman. Pour tout ce concerne les technologies numériques ses prédictions sont assez justes pour certains aspects et, pour d'autres, la réalité a dépassé la fiction. Pour ce qui concerne d'autres technologies (tissus, skateboards, armes….) ce livre restera un livre de hard SF.
Un des aspects qui rend ce roman vraiment particulier ce sont des thèses sur l'histoire du langage et des religions mésopotamiennes et judéo-christo-islamiques…... reliées à la problématique des virus informatique – il fallait oser et pourtant, c'est assez réussi. Visiblement Stephenson s'est très bien documenté sur l'histoire des mythes et par moment on a presque du mal à deviner où se situe la frontière entre la réalité historique et l'imagination de l'auteur.
Le style est assez déjanté évidemment, avec pas mal d'humour, les scènes d'action sont relativement délirantes, les personnages crédibles (dans la mesure du possible) et tout cela n'a pas été sans me rappeler la prose de Norman Spinrad.
J'avais renoncé à lire l'âge de diamant du même auteur (trop de délires cyborg) mais je vais sans doute faire un nouvel essai car finalement, malgré des aspects très techno, cet auteur a sans doute des idées originales à exposer même s'il faut un peu s'accrocher.
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critiques presse (1)
Sceneario   04 mai 2017
Au delà de cet univers assez sombre, baigné de lumière, des éclairs et autres effets pyrotechniques, ce voyage littéraire m'a laissé sans voix. Une vrai expérience qui donne très envie de découvrir les autres livres de Stephenson !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   05 juin 2018
La livraison de pizzas à domicile est devenue une industrie majeure. Une industrie parfaitement bien gérée. Ses employés ont passé quatre ans à l'université Cosa-Nostra de la Pizza rien que pour apprendre le métier. Incapables d'écrire un mot d'anglais en entrant, originaires d'Abkhazie, du Rwanda, du Guanajuato ou du sud du Jersey, ils en ressortent plus calés sur la pizza qu'un Bédouin sur les sables du désert. Les chercheurs ont étudié le problème, mis en graphique la fréquence des contestations sur les temps de livraison à domicile, placé des enregistreurs sur les premiers Dépêcheurs pour analyser la tactique des contestataires, établir des histogrammes du stress vocal, relever les configurations lexicales typiques des résidents blancs de classe moyenne des banlises de type A qui, allez donc savoir pourquoi, avaient décidé que c'était là l'occasion de se venger de tout ce qu'il pouvait y avoir de stérile et de mortel dans leurs minables existences. Ils étaient prêts à n'importe quel mensonge, parfois même involontaire, sur l'heure à laquelle ils avaient téléphoné, pour avoir leur pizza gratuite. Ils s'arrogeaient le droit à cette putain de pizza gratuite au même titre que le droit à la vie, à la liberté et à la poursuite de tout ce qu'on peut tenir pour inaliénable.
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finitysendfinitysend   16 septembre 2012
Au moment où Hiro touche l'hypercarte , elle se transforme . Au lieu d'une vue de l'esprit tremblotante en deux dimentions , elle devient un bout de carton réaliste , couleur crème , finement texturé . Au recto , imprimé en lettres moins noires brillantes , il y a ces deux mots :
Babel
( apocalypse )
Le monde se fige et s'assombrit l'espace d'une seconde . Le soleil noir perd son animation régulière et fluctue par à-coups dans le flou . De toute évidence son ordinateur , vient d'encaisser un choc .
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mercuremercure   27 mai 2010
Même "bibliothèque" est une notion brumeuse. C'était, dans le temps, une endroit rempli de livres, surtout des vieux bouquins poussiéreux. Puis on a ajouté les bandes, les disques et les magazines. Ensuite, il y a eu toutes les informations converties sous une forme accessible aux machines, c'est-à-dire des zéros et des uns. Au fur et à mesure que le nombre des médias augmentait, les matériaux se sont mis au goût du jour et les méthodes d'exploration des données sont devenus plus élaborées. Au bout d'un moment, il n'y a plus eu de différence entre la Bibliothèque du Congrès et la CIA.
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LuniverLuniver   25 mai 2018
Il y a un bateau, comme ceux des trafiquants de drogue, qui se dirige vers nous, annonce Vic en regardant à travers son viseur magique. Cinq hommes à bord. (Il tire un coup.) Rectification. Quatre. (Bang.) Rectification. Ils ne viennent plus vers nous. (Boum.) Rectification. Il n'y a plus de bateau.
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AnnaLitAnnaLit   15 juillet 2016
Dans le temps, on descendait au café du coin prendre un sandwich avec un petit noir et on se sentait chez soi. Ça marchait surtout si on ne quittait jamais son patelin natal. Mais dès qu'on déménageait dans la ville voisine, on devenait le point de mire de tout le monde quand on passait la porte, et l'assiette garnie spéciale n'avait plus le même contenu ni la même saveur. Pour peu qu'on se déplace deux ou trois fois dans sa vie, on finissait par ne plus se sentir nulle part chez soi.
Quand un homme d'affaire du New Jersey va à Dubuque, cependant, il sait qu'il peut entrer dans un McDonald et que personne ne se retournera pour le dévisager. Il peut passer sa commande sans consulter le menu, et la nourriture aura exactement le même goût qu'ailleurs. Un McDonald, c'est du concentré de chez soi, une photocopie dans un classeur trois-anneaux.
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Video de Neal Stephenson (1) Voir plusAjouter une vidéo
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Neal Stephenson au National Book Festival de 2011 (en anglais)
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