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Jean Bonnefoy (Traducteur)
ISBN : 2253072109
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Un monde de l'avenir bardé de nano-technologies, d'univers virtuels, de réseaux neuronaux et d'intelligences qui s'efforcent d'être le plus artificiel possible. Une petite fille qui reçoit une éducation singulière grâce à un Livre Mentor qui raconte des histoires. Et tout cela dans une Chine de l'avenir partagée entre les territoires des sectes, les enclaves des multinationales et les espaces électroniques.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
ildibad
  10 février 2013
Je reste sur un sentiment fort mitigé par rapport à l'Âge de Diamant.
D'un côté, le roman est d'une richesse impressionante tant au niveau des personnages, de l'organisation de la société que des artefacts technologiques.
On y retrouve (en 1996) un journal préfigurant les tablettes, des nano-virus porteurs d'information, un réseau "organique" de tambourinnaires répliquant au travers de l' "échange de fluides corporels" une espèce d'internet de cher et d'os, des espèces d'imprimantes 3D fabricant à la demande tout ce dont on a besoin etc
Le livre met en avant aussi une réflexion sur les conséquences d'un tel mode de production et sur les dérives tant au niveau du fonctionnement des sociétés (joliment caricaturées) que d'un nouveau type de pollution en découlant.
Par contre, il est touffu, voire décousu et parfois difficile à suivre.
J'ai eu plusieurs fois envie de le laisser de côté, tout en y revenant sans cesse. C'est le livre qu'il m'a fallu le plus longtemps pour achever depuis des éons.
Le manuel Illustré interactif crée des passages entre réel et immaginaire, entre éducation, fantaisie et vie quotidienne. Toute l'histoire est construite comme un "pas de deux" entre le contenu du Manuel et la vie de Nell.
Il manque un fil conducteur un peu plus lisible pour en rendre la lecture vraiment agréable.
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Beatson
  19 juin 2016
D'une complexité époustouflante ! Lister l'ensemble des thèmes que l'on rencontre dans ce roman prendrait des pages.
Neal Stephenson nous embarque ici dans un futur où les technologies de l'information dopées par celles des nanotechnologies sont capables de choses assez incroyables comme de synthétiser des objets, de créer des brouillards de particules de surveillance ou de protection et même d'investir les corps humains pour en prendre possession. Il en résulte que les bases même de la société que nous connaissons sont remises en question.
J'ai vraiment failli me « noyer » dans ce roman. Par moment on se demande si on est en train de lire un livre de SF cyberpunk ou bien un livre de fantasy écrit par un Lewis Caroll du futur (sans doute que c'est volontaire de la part de l'auteur).
Du fait de toutes les inventions aussi bien technologiques que scénaristiques, la lecture est tout de même assez difficile ; par moment on a l'impression de perdre le fil de l'histoire et je dois dire que le livre m'est tombé des mains de nombreux soirs. Et finalement la curiosité l'emporte pour poursuivre le conte de fées le jour suivant.
C'était ma deuxième tentative de lecture – elle fut la bonne mais il m'a fallu trois bonnes semaines.
Pour ma prochaine lecture, je vais choisir un ouvrage plus « accessible » ; vous êtes prévenus, ce livre se mérite ;-).
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Charybde2
  18 mars 2013
En 1995, l'un des livres-clés du retour du politico-économique en SF, sans sacrifice de la qualité narrative.
Avec "Snow Crash" (1992) - désolé, j'ai toujours eu un mal de chien à adopter la bizarre traduction française du titre ("Le samouraï virtuel"), son troisième roman, Neal Stephenson, signait d'un coup de maître le dernier édifice «classique» de la tradition cyberpunk ouverte par Gibson et Sterling huit ans plus tôt, et laissait déjà présager l'avènement d'un genre modifié, où les préoccupations sociales et surtout politiques reviendraient en force, l'esthétique demeurant, aux côtés d'une thématique technologique mieux maîtrisée.
Dans "L'âge de diamant", en 1995, Stephenson déploie une évolution politico-économique forcenée, rendue digeste et pénétrante par le maniement de l'ironie subtile et le jeu habile des points de vue différents, notamment ceux d'une jeune fille dont l'apprentissage ne peut que résonner avec celui de l'Ender de Card.
Ses «tribus» pouvant atteindre l'échelle d'un pays voire d'un continent, ses micro-sociétés fondées sur des postulats sociaux ou économiques, intégrant mine de rien un bon morceau des développements de la sociologie des années 80, dans le cadre chargé d'histoire de Hong-Kong et en mettant en scène le développement industriel des nano-technologies, tout cela s'inscrit avec finesse et élégance dans un fort mouvement de «retour du politico-économique» en science-fiction
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jsgandalf
  14 mai 2012
Ce roman est un truc de fou. Nous sommes dans un univers ou les états nations on disparus faute de pouvoir percevoir des impôts. Deux histoire vont évoluer cote à cote : celle de Nell une petite fille pauvre qui reçoit de son frère un livre « le manuel d'éducation pour jeunes filles et celle de son concepteur qui c'est fait voler le livre.
Tout évolue dans un monde ou les nanotechnologies ont remplacé tout. Grâce à elle les vêtement peuvent changer. Elles peuvent circuler dans vous.
L'univers comme d'habitude chez Neal Stephenson est d'une folle inventivité. La fin manque d'un vrais dénouement.
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FrancoisK
  30 novembre 2012
Un futur pas trop lointain. Les nations sont remplacées par des tribus. Dans une Chine aussi parcellisée que durant la guerre de l'Opium une petite fille tombe sur un livre d'images...
Oui mais pour ce monde les nano technologies sont ce que l'électronique est au notre. Ce livre d'images s'adapte à la fillette et l'éduque. Tandis qu'autour d'elle le monde se déchire, lutte d'influence, la tribu victorienne contre les Hans ou...
Une écriture très cyber pub mais un chapitrage XIXème ("dans lequel notre héros...") ça ne vous rappelle rien ?
Un excellent livre, vibrant, intense, "vivid".
Et qui ouvre des perspectives hallucinantes sur ce que peuvent faire les nanotechnologies. Imaginez, des baguettes qui affichent la recette du plat que vous dégustez !
Titre français "L'age de diamant"
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BeatsonBeatson   19 juin 2016
La cour du château était une vaste place de marché ouverte, avec des milliers d’emplacements, encombrés de chariots et de quantité de coursiers portant des marchandises dans toutes les directions. Mais ni légumes, ni poissons, ni épices, ni fourrage n’étaient visibles ; les seuls produits étaient de l’information rédigée dans des livres. Les livres étaient transbahutés d’un endroit à l’autre dans des charrettes à bras, puis déplacés sur de longs tapis roulants faits de chanvre et de toile d’emballage. Les coursiers se cognaient les uns contre les autres, comparaient listes et destinations et s’échangeaient les livres qu’ils transportaient. Des piles d’ouvrages étaient bruyamment vendues aux enchères – et payées non pas en or mais en autres livres. Aux abords du marché, il y avait des stands où l’on troquait les livres contre de l’or et, plus loin encore, quelques allées où cet or pouvait enfin être échangé contre de la nourriture.
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kyoeldkyoeld   01 février 2013
Qu'est-ce qu'un jeu, sinon un exercice déguisé d'un costume bariolé ?

ed.poche -p237-
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BeatsonBeatson   19 juin 2016
Bientôt la cité devint plus sombre et plus calme – mais la foule restait toujours aussi dense – et ils longèrent plusieurs pâtés de maisons devant lesquels ils ne virent que des hommes bruns à moustache et des femmes réduites à l’aspect de colonnes d’étoffe noire.
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BeatsonBeatson   19 juin 2016
Madame Ping n’arrêtait pas de répéter que personne ne s’était jamais plaint d’avoir dû trop longtemps attendre un orgasme ; que les hommes pouvaient se faire ça tout seul quand bon leur semblait et que ce qu’ils payaient, c’était ce qui les amenait jusque-là.
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BeatsonBeatson   19 juin 2016
Ainsi vous encouragez la subversion parce que vous pensez qu’elle aura un effet opposé à celui que l’on pourrait naïvement supposer…
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Video de Neal Stephenson (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Neal Stephenson
Neal Stephenson au National Book Festival de 2011 (en anglais)
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