AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782020812436
144 pages
Seuil (01/03/2012)
4.07/5   48 notes
Résumé :
La guerre d'Algérie fut le grand épisode traumatique de l'histoire de la France des Trente Glorieuses. Et les blessures ouvertes alors ne sont pas encore refermées, comme en témoignent les polémiques mémorielles récurrentes qu'elle continue de soulever.

Né à Constantine en Algérie, l'historien Benjamin Stora raconte ici cette guerre longtemps restée " sans nom ", ses épisodes majeurs (des massacres du Constantinois à la politique de la " terre brûlée ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
4,07

sur 48 notes
5
3 avis
4
7 avis
3
1 avis
2
1 avis
1
0 avis

La guerre d'Algérie fut le plus grand episode traumatique des 30 glorineuses. Je suis né deux ans après Stora. Je n'ai jamais été en Algérie. Mon père oui, mon oncle aussi. Des amis sont nés la-bas. En juin 1962, j'avais 10 ans pas encore je suis né en octobre. le massacre de Setif en 1945 est un phénomène que j'ai découvert. Cette inégalité est à l'origine de tout. c'est le 2eme livre de cet auteur que je lis

Commenter  J’apprécie          460

L'histoire a toujours été mon talon d'Achille, et j'ai regretté bien des fois mon indifférence à son endroit…. Je suis contente d'être tombée sur ce petit livre qui est venu combler mes lacunes sur cette guerre à propos de laquelle je m'étais souvent interrogée sans pour autant faire le moindre effort de recherche pour en comprendre l'histoire.

Pourtant, elle est dans un coin de ma mémoire, cette guerre… dans un souvenir que je revois, comme aurait dit ma grand-mère « comme si c'était hier » ; j'avais une douzaine d'années et mon plus jeune oncle maternel était tout juste revenu de cette guerre d'Algérie dont je ne savais rien mais à propos de laquelle on entendait les adultes parler avec anxiété : FLN, OAS, Ben Bella et tout ça….. Cet oncle, célibataire, qui était tout juste revenu chez sa mère, ma grand-mère donc, m'avait un jour attirée dans sa chambre pour me montrer des photos qu'il avait ramenées de là-bas, je me souviens seulement d'une où il était juché sur une jeep dans son treillis militaire de circonstance ; Il me racontait des trucs que je ne comprenais pas.... J'étais perplexe, interrogative, mais toute gamine que j'étais, je compris qu'il avait besoin d'en parler… mais quand je sortis, ma grand-mère me fit comprendre que je ne devais pas me prêter à ces confidences, et dans son regard désespéré il m'a semblé comprendre qu'elle n'avait pas retrouvé tout à fait son fils d'avant…..

Voilà Voilà ! Quoi qu'il en soit, ce livre a répondu à mon attente, comprendre le contexte et les événements, sans parti pris. D'aucuns pourront l'estimer insuffisant. Pour ma part il a répondu à mon attente. Et, pour qui sait lire, il ne manque pas de laisser percevoir toutes les complexités de ce conflit, et les blessures profondes qui en ont résulté de part et d'autre, les pistes de réflexion ne manquent pas.

Pour aller plus loin, l'auteur indique d'autres ouvrages.

Commenter  J’apprécie          185

C'est tout un art d'être capable d'expliquer simplement, sans manichéisme, des faits historiques, surtout lorsqu'ils sont encore très contemporains.

La mode est plutôt à la simplification nécessitée par l'endoctrinement de nos jeunes générations. L'histoire est de plus en plus souvent dictée par le politique via la Loi.

Ici, c'est un ton juste, des questions anodines, pertinentes et simples qui permettent à l'historien de tisser en finesse la trame de ce drame que, je parie, quasiment aucun élève du primaire au Lycée, n'est capable de situer dans le temps et dans l'enchaînement.

Cet ouvrage s'adresse à eux.

Il peut réparer efficacement ce déficit pour ceux de nos jeunes adultes en devenir qui veulent construire le futur sur l'acceptation du passé.

Commenter  J’apprécie          100

Une petite soixantaine de pages pour nous expliquer une guerre qui n'a pas dit son nom pendant longtemps: c'est peu c'est très peu. On se demande bien pourquoi Stora a pondu ce petit texte qui en fait explique quelque chose qui est connu depuis belle lurette, du moins pour celui qui s'intéresse à son environnement, car ces explications sont bien succinctes et simplistes surtout au format question simplistes de Jean-Baptiste Péretié

pour réponses brèves Il est vrai que Stora précise plusieurs fois que les choses en fait sont bien plus complexes mais bon la réponse va être simple pour ne pas embrouiller le lecteur. Il en a écrit bien d'autres que vous trouverez chez les libraires. Par contre si c'est pour informer les plus jeunes qui n'ont pas connu cette guerre à mon sens c'est raté.

Je n'ai donc pas appris grand-chose pour ne pas dire rien. C'est la doxa de l'après-guerre d'Algérie où on reste bien dans un problème uniquement franco algérien avec tous les grands poncifs « Je vous ai compris » l'OAS, le petit Clamart, Charonne, la gégène, Ben Bella et j'en passe

Avec beaucoup de tact pour ne pas braquer personne , pardon quelqu'un On renvoie tout le monde dos à dos et termine son petit fascicule par un « ...qui n'empêche pas le dialogue et la compréhension entre Français et Algériens »

On se demande bien quelle est l'utilité de pondre ce petit résumé « pour les nuls» mise à part son petit prix (et encore) de 8.90 € TTC chez Seuil

Certes sa bibliographie sur l'Algérie est plutôt fournie donc ce qu'on ne trouve pas ici on peut le trouver par là .Et au moins les faits sont généralement admis, ils ne posent pas de problème d'interprétation polémique. C'est tellement neutre que personne ne pourra s'en irriter et c'est de l'histoire propre certifiée conforme.

Pas terrible

Commenter  J’apprécie          30

La série "expliqué à" au Seuil donne l'impression d'être destinée aux enfants, mais en fait elle est vraiment à mettre entre toutes les mains et elle est d'une qualité historique remarquable.

Chaque thème est traité par un spécialiste (ici, Benjamin Stora pour le guerre d'Algérie) et donne des explications très claires à partir de questions simples.

Benjamin Stora nous offre ici une description claire et limpide des événements qui ont conduits à la Guerre d'Algérie, puis de ceux qui se sont déroulés ensuite.

Il permet de comprendre ce qui s'est passé et réalise une excellente synthèse de toutes les dimensions du sujet.

Je vous recommande vivement ce court ouvrage éclairant et passionnant.

Commenter  J’apprécie          70


critiques presse (2)
Liberation
16 avril 2012
Dans ce texte concis et lumineux, [Stora] restitue, à travers des faits précis, la densité des «mémoires blessées», toujours «en conflit les unes avec les autres».
Lire la critique sur le site : Liberation
LeFigaro
29 mars 2012
Benjamin Stora réussit à expliquer clairement une période très complexe.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation

- Des Algériens musulmans appartiennent à l'armée française et participent à la guerre ?

- Oui, ce sont ceux que l'on nomme généralement les "harkis".

- Qu'est-ce que cela veut dire, "harkis" ?

- "Harki" est un mot arabe qui veut dire "mouvement". Il est utilisé à partir du début de la guerre d'Algérie pour désigner les soldats musulmans qui font la guerre du côté de la puissance coloniale.

La présence de ces harkis (on emploie aussi le terme "supplétifs") dans l'armée française prouve bien que les paysans algériens n'étaient pas tous unis derrière le FLN.

- Les harkis étaient pour l'Algérie française ?

- C'est une question délicate. Se sont-ils portés volontaires pour défendre la France et sa présence en Algérie ? Ou bien ont-ils été poussés, voire forcés, à rejoindre l'armée par des officiers français ?

En fait, pour beaucoup d'entre eux, les raisons de leur engagement sont avant tout matérielles : ils cherchaient à échapper à la misère. Avec l'espoir, pour ces nombreux paysans, de sauver leur terre.

Parfois, avec les mêmes motivations, certains ont fait le choix de l'ALN, d'autres celui de l'armée française.

D'autres sont sincèrement convaincus de la nécessaire présence française en Algérie.

Commenter  J’apprécie          270

- Savait-on pendant la guerre d'Algérie que la torture était utilisée par l'armée française ou est-ce quelque chose qui a été découvert après ?

- Dès le mois de janvier 1955, c'est-à-dire deux mois seulement après le début de la guerre, la torture est dénoncée publiquement.

L'écrivain François Mauriac publie un article à ce sujet dans le journal L'Express.

Toujours en 1955, des rapports sont rédigés et adressés aux plus hauts responsables politiques. La torture est donc connue. Elle n'est pas employée pour la première fois, loin de là, au moment de la "bataille d'Alger".

Mais son utilisation courante durant cette année 1957, va provoquer une prise se conscience.

Plusieurs soldats font paraître leur témoignage. Je cite l'un d'eux :" Nous sommes désespérés de voir jusqu'à quel point peut s'abaisser la nature humaine et de voir les Français employer des procédés qui relèvent de la barbarie nazie."

- La comparaison avec les méthodes nazies est-elle juste ?

- Infliger des souffrances physiques insupportables pour "faire parler" était une pratique de la Gestapo.

Paul Teitgen, secrétaire général de la police d'Alger, qui démissionne pour protester contre les pratiques du général Massu et des parachutistes, écrit ainsi :"En visitant les centres d'hébergement, j'ai reconnu sur certains assignés les traces profondes des sévices ou des tortures qu'il y a quatorze ans je subissais personnellement dans les caves de la Gestapo à Nancy."

Mais la Seconde Guerre mondiale - notamment l'ampleur de la machine exterminatrice nazie - ne peut être comparée à la guerre d'Algérie.

- Était-il possible, lorsque l'on appartenait à l'armée française qui faisait la guerre en Algérie, de s'opposer à la torture ?

- Oui, mais il fallait accepter d'en payer les conséquences. Il est important de citer à ce propos le cas du général Bollardière.

En mars 1957, ce général demande à être relevé de son commandement en Algérie car il refuse l'utilisation de la torture, qu'il a, lui aussi, connue sous l'occupation nazie.

Il sera enfermé pendant deux mois et on ne lui confiera ensuite plus aucune responsabilité.

En 2007, un carrefour Général-de-Bollardière a été inauguré à Paris. C'est une façon d'honorer sa mémoire et de rendre hommage à son courage.

Commenter  J’apprécie          130

– Dès le mois de janvier 1955, c'est-à-dire deux mois seulement après le

début de la guerre, la torture est dénoncée publiquement. L'écrivain

François Mauriac publie un article à ce sujet dans le journal L'Express.

Toujours en 1955, des rapports sont rédigés et adressés aux plus hauts

responsables politiques. La torture est donc connue. Elle n'est pas employée

pour la première fois, loin de là, au moment de la bataille d'Alger. Mais son utilisation courante durant cette année 1957 va provoquer une prise de conscience. Plusieurs soldats font paraître leur témoignage. Je cite l'un d’eux :

«Nous sommes désespérés de voir jusqu'à quel point peut s'abaisser la nature humaine et de voir des Français employer des procédés qui relèvent de

la barbarie nazie.».

– La comparaison avec les méthodes nazies

est-elle juste?

– Infliger des souffrances physiques insupportables

pour faire parler était une pratique

de la Gestapo. Paul Teitgen, secrétaire

général de la police d'Alger, qui démissionne

pour protester contre les pratiques

du général Massu et des parachutistes, écrit

ainsi :«En visitant les centres d'hébergement,

j'ai reconnu sur certains assignés les

traces profondes des sévices ou des tortures

qu'il y a quatorze ans je subissais personnellement

dans les caves de la Gestapo à

Nancy.»

Mais la Seconde Guerre mondiale

– notamment l'ampleur de la machine exterminatrice

nazie – ne peut être comparée

à la guerre d'Algérie.

Commenter  J’apprécie          80

– Il est difficile de généraliser autant de cas individuels.

Tous les appelés ne vivent pas la même guerre, selon

l'époque à laquelle ils sont mobilisés, le lieu où ils sont

affectés, ou encore la fonction qu'ils occupent. Mais on

peut tenter de trouver des points communs et ainsi cerner

des expériences partagées. Pour beaucoup de soldats

venus de la métropole, la guerre d'Algérie commence

par une épreuve pénible: la traversée de la Méditerranée,

entassés dans un paquebot, parfois dans les cales. Cette

traversée représente pour eux un saut vers l'inconnu –

c'est généralement la première fois qu'ils voyagent hors

de l'Hexagone. Une fois sur le sol algérien, ils suivent

une période d'instruction. Ils apprennent à tirer mais

surtout à marcher, à «crapahuter». Ils doivent aussi apprendre

à supporter l'éloignement, l'absence de femmes,

la répétition des tâches, l'ennui... (…)

– Mais comment se passe la guerre, pour eux, au quotidien?

– Ils mènent des opérations de surveillance, par exemple

dans une rue ou près d'une ferme. Ils arrêtent des «suspects

» au hasard, lors d'opérations de «ratissage». Ils

doivent faire face à un ennemi le plus souvent invisible,

qui connaît beaucoup mieux le terrain qu'eux. Leur entraînement

est médiocre, ils sont éparpillés sur de vastes

étendues, ce qui les rend vulnérables.

Ainsi, le 18 mai 1956, à Palestro (l'actuelle Lakhdaria),

une commune située au nord de l'Algérie, 21 soldats

tombent dans une embuscade de l'ALN. Un seul survit,

délivré cinq jours plus tard par des parachutistes. Les cadavres

des autres jeunes Français sont retrouvés mutilés.

En métropole, la nouvelle provoque une très grande

émotion. Comme si elle suscitait une soudaine prise de

conscience.

Pour le public, cette embuscade réveille en quelque sorte

la vraie nature du conflit qui se déroule en Algérie: une

guerre où de jeunes Français meurent dans des conditions

atroces. Palestro n'est pas la seule attaque de ce

type contre des soldats du contingent mais, pour ces derniers,

elle devient l'exemple par excellence de ce qu'ils

redoutent: tomber dans un guet-apens, se trouver dans

l'incapacité de se défendre, être tués puis mutilés. L'embuscade

de Palestro nourrit les récits qu'ils se racontent

entre eux. Elle alimente leurs angoisses quotidiennes.

Car, en Algérie, les soldats font l'expérience de l'attente

inquiète, de la peur, de la violence.

Commenter  J’apprécie          40

– Tu avais quel âge au moment de la guerre

d'Algérie? En as-tu des souvenirs?

– Je suis né en Algérie en 1950. J'ai donc grandi

pendant cette guerre. Elle s'est déroulée quand

j'avais entre 4 et 11 ans. J'ai beaucoup de souvenirs

de cette période, certains très vifs, d'autres plus

flous, comme le sont parfois les souvenirs d'enfance.

Je garde en mémoire des sensations, des émotions ,

des odeurs, la délicieuse tfina (le plat des Juifs de

Constantine, ma ville de naissance), les pique-niques

sur la plage de Stora... Mais aussi des souvenirs plus

douloureux, comme les drames qui ont touché ma famille.

Je me souviens particulièrement du moment où nous

avons quitté l'Algérie avec mes parents et ma soeur, en juin 1962. (…)

Moi, j'étais un enfant et je savais que c'était un exil sans retour,

que je laissais derrière moi le pays qui m'avait vu naître.

Mais aujourd'hui, mon travail d'historien, c'est de prendre de la

distance par rapport à mes souvenirs personnels, mon cas individuel,

pour raconter une histoire beaucoup plus large. Une histoire qui concerne

les peuples de France et d'Algérie, et qui a encore de fortes répercussions

aujourd'hui. J'essaye de comprendre, et de faire partager mes connaissances

sur cette guerre, qui a arraché des gens à leur terre natale et qui a permis

aux Algériens d'arracher leur indépendance. Je pense que ce mot "arrachement"

est l'un de ceux qui permettent de définir la guerre d'Algérie.

Commenter  J’apprécie          70

Videos de Benjamin Stora (47) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benjamin Stora
150 journalistes, 300 photographes, 128 numéros, 3 700 pages de reportages spectaculaires, d'entretiens décisifs, de portraits fouillés mêlant les grandes figures et les témoins anonymes, de tribunes et de commentaires de tous bords, superbement choisis et illustrés : telle est la collection spéciale que la revue Historia commande, en 1971, à Yves Courrière dont le quatrième tome de la Guerre d'Algérie vient d'être couronné par l'Académie française. le prix Albert-Londres s'entoure d'experts français et algériens. Ensemble, sur quatre ans, ils vont bâtir une somme inégalée.
Récits, photos, paroles, visages, lieux, faits, quotidiennetés, événements, destinées : à chaque page, c'est le choc. Un monument dont, sous la forme d'une suite chronologique et thématique, La Guerre d'Algérie en direct offre le meilleur.
Si l'Amérique a produit une profusion d'albums et de films sur le Vietnam, en France, sur l'Algérie, les études abondent mais les récits et les images manquent. L'hypermnésie des acteurs ou de leurs héritiers rivalise avec l'amnésie dans la conscience collective et populaire. L'absence de représentation commune nourrit l'oubli des événements, creuse l'ignorance de l'histoire, nuit à l'apaisement des nouvelles générations. C'est ce vide que comble cet album sans précédent.
Écrivain, journaliste, cinéaste et observateur capital de notre temps, Philippe Labro présente cet album. En 1959, à l'âge de 22 ans, il est appelé en Algérie où il servira pendant 730 jours. Affecté à la revue Bled puis à la radio F5, il connaît entretemps la violence des combats. En 1967, il publie son deuxième roman, Des feux mal éteints, bréviaire de toute une génération. Un récit sans concession de la terreur, de la torture et de la mort. Mais aussi un chant d'amour nostalgique célébrant Alger, la mer, le soleil.

Historien, spécialiste internationalement reconnu de la guerre d'Algérie, Tramor Quemeneur a édité cet album. Enseignant aux universités Paris-VIII et CY-Cergy Paris, il est membre de la Commission mémoires et vérité instaurée à la suite du « Rapport Stora », ainsi que du Conseil d'orientation du Musée national d'histoire de l'immigration. Il est l'auteur entre autres, avec Benjamin Stora, de Lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre (prix des lectrices de Elle 2011) et, avec Slimane Zeghidour, de L'Algérie en couleurs. 1954-1962.
+ Lire la suite
autres livres classés : algérieVoir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2762 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre