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EAN : 9782918767336
256 pages
Éditeur : Asphalte (12/09/2013)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Margarita : un paradis caribéen pour touristes européens. Edeltraud Kreutzer, originaire de Düsseldorf, se rend sur cette île pour comprendre les circonstances de la mort de son fils, Wolfgang, retrouvé noyé sur la plage où il tenait un bar. Perdue dans cet environnement radicalement étranger, elle fait appel à José Alberto Benítez, un avocat local qui va l'aider dans ses démarches. Leurs recherches mettront au jour une autre île, bien éloignée des hôtels all-inclus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  17 octobre 2013
Le paradis est ailleurs et nombreux sont les touristes qui se risquent à poser définitivement leurs valises sous les tropiques pour commencer une nouvelle vie. L'Allemand Wolfgang Kreutzer est de ceux-là. Séduit par Margarita, la perle des Caraïbes, il décide d'y ouvrir un bar avec son épouse. On retrouvera son corps sur la plage. Sa mère Edeltraud qui ne croit pas à la thèse de la noyade charge l'avocat Jose Alberto Benitez de mener l'enquête.
La mort de Kreutzer est le point de départ d'une réflexion sur la géographie d'une île de carte postale, lorsque derrière ce décor se dissimule une autre réalité, perceptible par celui qui accepte de s'y perdre. L'île invisible de Suniaga s'ouvre sur la séduction exercée par ce "tercer mundo" tropical, malgré les différences d'abord évidentes entre lui et les pays occidentaux, entre ce morceau de Vénézuéla perdu au large des côtes et l'Allemagne.
Aux yeux des touristes de passage, la beauté de l'île séduit malgré les vérités vite perceptibles et dérangeantes, l'organisation du pays, le poids de la bureaucratie, la relation au temps qui passe, l'indolence, la sexualité... Les stéréotypes affluent, Dieter, Edeltraud, ne peuvent s'empêcher de mettre en balance l'ici et l'ailleurs... Mais l'étranger, puis le lecteur, perçoivent peu à peu une autre Margarita, tentaculaire, complexe, plurielle. Il y a celle qui différencie subtilement les îliens des Vénézuéliens du continent, celle qui porte le poids du militantisme et du communisme qui la rapproche et l'éloigne des "pays frères", celle curieuse du mode de vie des Européens et qui garde en mémoire une trace de leur passage et enfin, celle qui exerce une étrange et irrationnelle attraction sur les Occidentaux. Wolfgang happé par les combats de coqs, ne maîtrisera plus sa vie, sa femme Renata quant à elle se découvrira une nouvelle féminité...
Un souffle de réalisme magique passe au-dessus de Margarita, les rêves murmurent à l'oreille des hommes - avec en filigrane les mots de Conrad et de Rulfo- ne laissant aucune chance à celui qui s'y installe: "Ce qui l'en a empêché, c'est cette chance, le mécanisme magique de cette île, celui qui laisse la vie et la mort entre les mains de la fortune et qui semble se trouver derrière toute chose."
L'habile construction du roman, à partir d'un système d'isotopies, avec des personnages qui s'organisent et fonctionnent par couple, nous guide et nous perd tout à la fois. L'individu est lui-même et un autre que lui -même: Benitez, l'avocat plus intéressé par la littérature que par le Droit et Pedro Boada, le psychiatre qui ne peut exercer, l'Allemand Wolfgang, obsédé par l'entraînement des coqs de combat et son mentor Fucho... Suniaga ne créé aucun héros, aucun personnage salvateur ou omniscient pour nous dire toute la vérité sur l'affaire Wolgang Kreutzer.
Se greffent à cette structure narrative complexe de très belles pages sur les combats de coqs -qui nous rappellent le gouverneur des dés de Raphaël Confiant- et l'univers des parieurs au sein duquel l'agressivité est canalisée, ritualisée dans l'enceinte des gallodromes pour prévenir la violence latente.
Dans ce surprenant et remarquable premier roman, Francisco Suniaga montre habilement que l'île invisible est celle d'un peuple métissé dont la culture est née de toutes les cultures, et que pour comprendre la vérité de Margarita, il ne faut pas l'opposer à la vérité de l'Occident.
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jeranjou
  18 janvier 2014
Marguerite, margherita, Margarita…la mystérieuse perle des Caraïbes !
Dans notre belle langue française, hormis pour le sens premier de la fleur blanche au centre jaune si caractéristique, Marguerite évoque pour moi le nom de la vache dans le film avec Fernandel « La Vache et le Prisonnier ».
Ajouter un h et un i et vous obtiendrez en italien la pizza Margherita , simple mais savoureuse avec ses tomates, sa mozzarella et son basilic arrosée d'huile d'olive.
Dans la version espagnole, je pensais que seul le cocktail à base de téquila, la Margarita (1), portait ce joli nom d'origine mexicaine.
Eh bien, que nenni ! Margarita est également une île des Caraïbes proche des côtes du Venezuela située dans le sud des petites Antilles. Pour l'anecdote, dans le roman de Francisco Suniaga, le croissant des Antilles est appelé de manière beaucoup moins poétique « saucisse ». Comprenez, à chacun ses traditions culinaires !
Mais alors que se cache-t-il de si mystérieux dans cette île dite invisible ?
Serait-ce les circonstances de la mort de l'allemand Wolfgang Kreutzer, excellent nageur par ailleurs, retrouvé sans vie sur la plage de Playa El Agua alors qu'il se baignait seulement avec de l'eau jusqu'à la taille ?
Sinon, pourrait-il s'agir de l'enquête diligentée par Edeltraud Kreutzer, la mère de Wolfgang, et menée par Jose Alberto Benitez, avocat Vénézuélien plutôt curieux préférant la littérature au droit ?
Ou bien encore, faut-il aller chercher plus loin dans l'histoire de ce pays dont les dogmes communistes ont laminé le niveau de vie des habitants du Venezuela ?
Afin de garantir le suspense, je ne vous en dirai pas plus sur ce splendide roman de Francisco Suniaga, ancien avocat natif de Margarita, dont l'écriture est tout à fait remarquable.
Pour un premier roman de l'auteur, j'ai été fasciné par la progressivité du récit dévoilant par petites touches les tenants et aboutissants de la mort mystérieuse de cet allemand. Sans concession sur les difficultés de son pays, Suniaga livre un roman engagé et touchant sans s'enfermer dans un genre de littérature proprement dit.
Pour conclure, ce livre hispanique s'avère être un découverte passionnante et originale dont les dernières pages et le tout dernier paragraphe m'ont finalement convaincu d'attribuer la note maximale. Ouvrez grand les yeux et partez voyager (sans subir les onze d'avion) sur « l'île invisible » de Francisco Suniaga
Ps : Ayant eu la chance de découvrir durant les fêtes une autre île tropicale, j'ai été d'autant plus absorbé par la lecture de ce roman relativement courte.

(1) Ce cocktail aurait été créé en 1948 à Acapulco par une Américaine, Margaret Sames, dite « Margarita », et porte comme nom la traduction en espagnol du prénom Margaret.
Une autre version dit qu'il fut créé par Carlos « Danny » Herrera dans son restaurant au sud de Tijuana en hommage à une actrice américaine nommée Marjorie King
On évoque aussi le cocktail Tequila Daisy (« marguerite » en français, «margarita» en espagnol) comme source possible du nom.
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sandrine57
  27 septembre 2013
Si Edeltraud Kreutzer a quitté son vieux mari, trop fatigué pour voyager, et le froid hivernal de l'Allemagne, ce n'est pas pour profiter du climat tropical, des plages de sable blanc et des eaux transparentes de Margarita. Pour elle, la "perle des Caraïbes" n'est pas le paradis dont rêvent les touristes européens, mais le petit bout d'enfer où son fils Wolfgang est mort noyé. Et si elle a entrepris ce long voyage, c'est pour éclaircir les circonstances de ce décès. Wolfgang était jeune et bon nageur, comment a-t-il pu se noyer alors que, selon les témoins, il n'avait de l'eau que jusqu'à la taille ? A-t-il été éliminé par sa femme et son amant comme l'affirme la lettre anonyme qu'elle a reçue ? Pour pouvoir faire son deuil, Edeltraud a besoin de réponses mais, seule dans un pays auquel elle ne comprend rien, ses chances sont minces. Sur les conseils du vice-consul, elle engage José Alberto Benitez, avocat idéaliste et désargenté, qui va l'aider à voir, derrière l'image de carte postale, le vrai visage de l'île.

Une petite île des Caraïbes, rattachée au Vénézuela...Chacun vient y chercher le bonheur sur terre dans un décor de rêve. Pour Wolfgang Kreutzer, il s'agissait de suivre sa ravissante et ambitieuse épouse qui avait eu le coup de foudre pour le sable chaud, les palmiers et la douceur de vivre. Mais tandis que Renata s'épanouissait sous le soleil des tropiques, Wolfgang connaissait le doute. Margarita, incompatible avec son tempérament allemand, a causé sa perte. Derrière l'île paradisiaque, se cache une autre île, une île invisible faite de violence, de crimes et de sang. C'est cette île qui a perdu Wolfgang. le rêve de sa femme n'était pas le sien et il a eu besoin de se trouver un but, une passion et ce furent les coqs. D'abord réticent, il a fini par être englouti par ce monde brutal et cruel sans trouver le recul et l'indolence nécessaires pour s'impliquer sans se perdre. Les découvertes de l'avocat Benitez au fil de son enquête dévoilent un homme détruit par sa quête, celle de lui-même, celle de la perfection, celle de vivre à fond.
Si quelquefois, on se perd dans les considérations philosophiques et même psychiatriques de l'avocat-enquêteur, il n'en demeure pas moins que L'île invisible agit comme un envoûtement sur le lecteur. On se croirait dans les rues de Porlamar ou d'Asuncion, on en ressent la chaleur moite, on en découvre la violence derrière la nonchalance, les vices derrière les sourires. Une belle réflexion sur le sens de la vie, la recherche du bonheur confrontés à la réalité souvent cruelle. Un beau et grand roman.
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horline
  30 novembre 2013
Margarita, un nom qui sonne comme une caresse langoureuse et ensorcelante. Un nom qui ne peut être porté que par une île des Caraïbes où les rivages promènent une chaleur languissante et le doux parfum d'arbres tropicaux.
Amoureux de son île natale, Francisco Suniaga cherche néanmoins à creuser l'envers de cette vision idyllique dans son roman L'île invisible.
D'abord avec la mort brutale et incompréhensible d'un allemand incitant la mère de celui-ci à faire le voyage pour obtenir une explication convaincante, l'auteur remonte alors à travers un avocat local le fil de l'histoire avec abnégation et bienveillance. Mais aussi avec une lenteur teintée de mélancolie. Car ce roman est surtout une plongée dans la réalité quotidienne margaritaine faite d‘improvisation, de corruption et de nonchalance. Il y a une progression régulière, quelque chose de calme qui mène à une vérité floue. Et l'idée que les personnages sont bien impuissants face à elle.
L'auteur vénézuélien ne trace pas de trajectoire droite mais propose un récit à lacets dans cette île montagneuse, emprunte les chemins dans lesquels Wolfgang kreutzer s'est perdu avant de se noyer.
Le lecteur, loin de se sentir égaré, se laisse guider par la simplicité élégante et la lucidité intuitive de la plume de l'auteur qui maîtrise parfaitement les tensions et respirations. On est même quelque peu envoûté par ce récit et son atmosphère qui nous pénètre dés les premières pages et ne nous lâche pas. Au milieu des mysticismes et de quelques vestiges communistes, on est forcément saisi par une sorte de sensualité tantôt nostalgique tantôt féroce. A défaut de trahir la vérité, elle donne au récit une belle dimension.
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Commenter  J’apprécie          180
Shool
  08 août 2013
Entre psychiatrie , étude des rêves, meurtres, combats de coqs et recherche de la vérité, entrez dans un roman qui ne trouve d'égal que dans l'affolante réalité.
Edeltraud KREUTZER apprned la mort brutale de son fils, noyé, dans une petite île des Caraïbes. Île oubliée, île invisible, île dont on ne sait rien, pas même si elle est vraiment dans les Caraïbes, pas même si elle existe.
Suite à ce décès, la mère reçoit un courrier chez elle, en Allemagne, qui lui dit que tout est manigancé, que c'est un meurtre orchestré par la femme du défunt et son amant.
Dans le doute, elle décide de prendre l'avion, seule, pour la première fois, de braver les contrôles d'identités la tête haute, de ne jamais baisser les bras. Seulement elle ne pensait pas que ce serait si compliquer. L'île réserve beaucoup de surprises. le temps n'y est pas le même que dans sa bourgade, que dans le monde en général. Les montres n'existent pas, le temps est aléatoire, et il est bien souvent "entre 5 et 6h", ou alors "entre 19 et 20h". le soleil est la seule mesure de temps; tout le monde se connait, et personne ne se fait confiance. le trafic va bon train et si on n'est pas entre de mains experte, la difficulté de récolter des informations est forte.
C'est pourquoi, après avoir rencontré l'ambassadeur Edeltraud décide de faire appel à un avocat qui sera chargé de l'enquête.
C'est alors que commence un long périple vers la vérité au milieu des touristes allemands qui, malgré leurs sourires courtois, sont loin de toute sainteté.
Mais les touristes ne seront pas les seuls barrages. L'avocat fera des découvertes surprenante, notamment sur les passions et les paris du jeune garçon, devenu accro aux combats de coqs.
C'est alors plus qu'un périple qui débute. Au-delà d'un roman, c'est une immersion dans une réalité souvent inconnue, inimaginable et ponctuée de folie qui nous submerge.
En parallèle, l'histoire des rêves beaucoup moins terre à terre de l'avocat entre en jeu. Il a rêvé en anglais et il lui semble avoir entendu une voix au creux de son oreille pendant la nuit lui chuchoter comme de la poésie. Son ami psychiatre l'aidera a trouver une voie vers la paix en se servant de références comme Freud, Shakespeare ou même Conrad.


"De mes quatre coqs, le blanc a été me pire. Les autres ont prouvé qu'ils étaient de race et que s'ils devaient mourir ils le feraient avec courage. [...] On se moquait de moi et de mon coq. A ce moment, sans me rendre compte de ce que je faisais, j'ai laissé jaillir toute la rage que j'avais en moi. Je ne lui ai pas écrasé la tête contre une poutre, je ne lui pas tordu le cou avant de le jeter par terre et le regarder battre des ailes en agonisant, comme font les autres entraîneurs. Sans décoller le coq de ma poitrine, en immobilisant ses pattes et ses ailes avec mon avant-bras, je l'ai tenu par la tête et j'ai tiré dessus jusqu'à sentir les vertèbres de son cou se séparer l'une après l'autre, puis sa peau se déchirer, jusqu'à ce que sa tête ensanglantée me reste dans la main et que son sang chaud trempe ma chemise."

Vous l'aurez compris, L'île invisible est le roman à ne pas louper lors de cette rentrée littéraire. Les îles Caribéennes, la plage de sable fin, le courant qui peut être mortel… Pour vous souvenir de vos vacances passées, c'est au top.
L'écriture y est agréable, les yeux parcourent les pages, ils se promènent sans jamais se fatiguer et demandent à aller toujours plus loin.
Une intrigue forte qui pourrait avoir des airs de déjà vu mais ne ressemble en rien à ce que vous avez pu lire, une critique sociale d'une île oubliée qui passe son temps et son argent dans des jeux de combats de coq, qui regarde l'occident, le continent, comme une folie créée par les hommes.
De l'humanisme, de la pitié, du trafic mais aussi de l'honnêteté. Tous ces caractères qui font de l'humain un être si complexe sont ici mis sur scène parfois pour nous déranger, parfois pour nous faire prendre conscience, mais toujours avec goût, simplicité et de manière très fine.
C'est un dépaysement total dans un roman de fond qui tient en haleine au point d'empêcher de dormir…

Ouvrage disponible à partir du 12 Septembre 2013 aux excellentes éditions Asphalte.
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critiques presse (1)
Liberation   12 novembre 2013
Francisco Suniaga y est né en 1954 et ce premier roman traduit en français a été un best-seller dans son pays. Lui-même est un ancien avocat, ce qui ajoute sans doute à l’aspect documentaire du texte.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   18 janvier 2014
J’ai pensé à notre passé de militants communistes et je ne m’explique pas comment nous avons être si aveugles devant de tels actes.

Nous étions là, à acclamer l’URSS, car nous croyions que le communisme était le chemin vers une humanité plus juste alors que, là-bas, il se passait toutes ces choses inhumaines […] opposées aux valeurs que nous pensions défendre.
Commenter  J’apprécie          260
art-bsurdeart-bsurde   19 novembre 2016
C'était des images d'une esthétique inépuisable devant lesquelles il pouvait s'extasier sans craindre les conséquences indésirables de la violence qu'elles contenaient, comme on assiste à une tempête monumentale depuis un endroit protégé : le pouvoir magnifique des coqs de combat déchaîné sous ses yeux sans qu'une seule goutte de sang éclabousse la terre battue de l'arène ni que germe en lui une morale contraire, susceptible de le priver de cette inclination naissante. Les ergots bandés et les becs protégés par des étuis n'évitaient pas seulement aux coqs d'éventuelles blessures, ils épargnaient à Wolfgang de devoir choisir entre son histoire personnelle et une passion nouvelle, si étrange qu'elle semblait de ne pas lui appartenir.
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Jnc75Jnc75   24 septembre 2013
Sa poitrine de guerrière nordique, volumineuse et constellée de taches de rousseur, était soulignée par son maillot de bain jaune qui se rétrécissait au niveau de la ceinture et se perdait sous le paréo au couleur criardes qu’elle portait en guise de jupe. Sans le regarder, elle alla rapidement vers le bar d’une démarche athlétique et déterminée qui faisait danser ses fesses rebondies. Une femme bien pourvue, comme aurait dit son grand père, avec assez de ressources pour rendre heureux le plus pitoyable des hommes et, peut-être davantage, pour rendre pitoyable le plus heureux d’ entre eux
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Jnc75Jnc75   24 septembre 2013
Benitez se mit à contempler la plage, l’étendue de palmiers verts et de sable blancs baignée par une mer aux vagues impérieuses qui, aussi loin que le regard pouvait porter, exhibaient leurs crêtes d’écume. Enfant, Benitez faisait la même chose ; il les observait enchanté, essayant de déchiffrer le mystere de leur origine, et il se disait qu’elles devaient venir de très loin même s’il ne savait pas d’où. « Elles viennent d’Afrique, lui avait dit le pêcheur, un dimanche après-midi. En ligne droite, cette plage fait face au continent Africain, et les marées viennent de là-bas, après avoir traversé l’océan d’une côte à l’autre. C’est pourquoi cette plage est dangereuse » Benitez n’avait jamais partagé cette information avec personne et tant que son ignorance lui avait permis de rester fidèle a ce cours de géographie improvisé, il avait profité secrètement du plaisir de se plonger dans les mêmes vagues écumantes que celles où s’étaient déjà baignés les enfants africains.
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minette33minette33   16 avril 2014
recommandé par Manuel
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Video de Francisco Suniaga (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Francisco Suniaga
Francisco Suniaga - L'île invisible .Claire Duvivier et Estelle Durand vous présentent l'ouvrage de Francisco Suniaga "L'île invisible". Parution le 12 septembre 2013 aux éditions Asphalte. Rentrée littéraire 2013. Notes de Musique : "Fly Inverted Past a Jenny" by Chris Zabriskie (http://chriszabriskie.com)
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