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Éditeur : Editions Paulsen (07/01/2016)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 13 notes)
Résumé :
"Au mois de décembre 2014, il m'a été permis de prendre part à une expédition au Venezuela, dans l'Etat de Bolívar, plus précisément dans la municipalité de la Gran Sabana, pour y écrire un livre. Il était question de gravir la montagne de l'Auyantepuy, de la traverser et de la redescendre en rappel par la gorge du Diable, où se situe la cascade la plus haute du monde, le Kerepakupai Venà. Nous avons vécu pendant quinze jours au milieu d'un paysage fait de torrents ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
23 mars 2016
"Jungle" est l'histoire d'une expédition que l'auteur fait au Venezuela,dans l'Etat de Bolivar,pour y écrire un livre.Il est question de gravir la montagne de l'Auyantepuy, de la traverser et de la redescendre en rappel par la gorge du Diable ,où se situe la cascade la plus haute du monde,Angel Falls, dans le Parc National de Canaima,au sud du pays. Un voyage au coeur de la jungle, de sa faune,de ses hommes, de ses lois ,de ses esprits,....un périple au-delà de toute imagination....
"Qui sont les Kanaimas?"c'est quoi le kumi? Un rabipelado? les tepuys? l'histoire de Salto Angel, de son vrai nom Kerekapukai Venà, ce territoire inconnu et fascinant,naquit d'une mésaventure ?...une jungle où la survie n'est possible, que si l'on en connaît et respecte les lois et les règles, une jungle où les livres sont écrits au ciel, au fond des lacs,au bord des précipices,au coeur des savanes....,
L'écrivain nous entraîne à sa suite dans cette aventure , avec un "léger"frisson dans le dos à sa descente sur 1000 métres dans le vide, qu'il nous régale avec des petits détails croustillants ("un nid de faucons était construit au-dessus de la tête,dans un renforcement protégé du soleil.Trois petits oiseaux se penchèrent et me regardèrent depuis le bord avec une curiosité enfantine.Ils n'avaient pas peur") , et les piques d'humour de ses compagnons "cools".
"Nul récit ne peut donner comme la jungle la mesure des grandes entreprises humaines....en repensant au chemin parcouru, à la forêt dévorante, à la voix de la cascade,je fus envahi par quelque chose de plus grand que moi...", il est subjugué par cette nature foisonnante,le paradis comme il l'appelle, qui lui dicte ce magnifique récit, nous aussi !!!
Un récit simple, beau et sincère. J'avais adoré son premier roman " le voyage d'Octavio", ce second voyage, le sien, me confirme son grand talent d'écrivain.




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igolenerougier
15 novembre 2016
« Jungle » est le récit d'une expédition de montagne menée au Vénézuéla et qui consistait à franchir la fameuse chaîne de l'Auyantepuy, célèbre notamment par l'immense descente en rappel qui en constitue la dernière étape. Miguel Bonnefoy avait été convié à y prendre part en tant qu'écrivain, de même qu'était convié un cinéaste. Quatorze hommes au total. Miguel Bonnefoy n'avait pas une grande expérience de la montagne, et surtout n'avait jamais pratiqué le rappel.
« Ce livre, écrit-il en introduction, n'est pas celui d'un anthropologue. J'oserais même dire qu'il n'est pas celui d'un romancier ni celui d'un aventurier. Ce livre est celui d'un homme qui a voulu raconter le voyage dans sa vérité. J'ai livré une bataille entre fatigue et émerveillement C'est de cette rencontre que je souhaite faire le récit ».
Les cent-vingt pages du récit à le première personne embarquent le lecteur dans cette aventure de la montagne, avec les paysages grandioses, la faune, la flore, les ciels, les étapes, les dangers, les fatigues, tout ce qui constitue une expédition de haut niveau. Grande randonneuse, j'ai fait l'expédition à mon niveau, prenant part aux émerveillements et aux fatigues.
Mais ce qui m'a surtout intéressée, c'est le rapport que cette nature grandiose et exigeante à l'extrême entretient avec l'écrivain dont elle bouleverse le rapport avec les mots.
« Je sortis mon carnet, mais je ne parvins pas à écrire. Nul récit ne peut donner comme la jungle la mesure des grandes entreprises humaines. J'aurais voulu que mon livre ne tienne qu'une seule ligne, pour ne rien rajouter à ce qui était déjà écrit ». ( page 102).
Cela commence page 27 avec la « première leçon de littérature », en croquant un fruit qui porte « toute la plénitude du voyage ». Un voyage dans lequel la nature écrit elle-même ce qu'elle a à dire :
« Il n'y avait pas de gras dans ce poème végétal. Ici la rhétorique était vieille de plusieurs milliards d'années. Faute de li
La fonction du livre projeté apparaît à l'auteur en contemplant le fleuve de l'Orinoco :
« Rien ne parle plus à un homme que la paix d'un fleuve. Toutes les inquiétudes se réduisent, toutes les passions s'élargissent. Je cherchais des mots liquides, des accents écumeux. Je me disais que la grande tâche de ce livre n'était pas de décrire la nature mais de la servir. Il s'agissait de contribuer à un travail de sauvetage collectif, politique, et de rendre au pays ce qui devait lui revenir ». ( page 56)
Et c'est la force de la nature, celle des oiseaux qui s'y déploient, qui, lorsque s'achève l'expédition, qui ouvrira la voie à l'écriture :
« Ce n'était pas de l'écriture, c''était une dictée. le récit semblait modelé par les épreuves affrontées, Ce récit était le résultat d'un autre récit, écrit par parcelles, jour après jour. Un aveu dont chaque ligne porte une confidence ». ( page 119).
Ce livre me dit tout simplement que l'on ne ressort pas indemne de la rencontre avec la Grande Nature quand on a l'audace de la rencontrer. J'y lis une beau témoignage de vie .
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nezauvent
04 février 2016
Ce n'est pas une randonnée ordinaire que Miguel Bonnefoy entreprend : en pleine jungle du Venezuela avec à la clef, la descente en rappel de la plus haute cascade du monde, presque un kilomètre de dénivelé. Impressionnant, me direz-vous, et si c'était moi, et si c'était vous ? parce que ce jeune homme ne connaît rien à la jungle, pas plus qu'à l'escalade d'ailleurs. Il est juste là en tant qu'écrivain pour relater l'expédition.
Et c'est un merveilleux conteur : je voudrais souligner la qualité de l'écriture, la richesse du vocabulaire, le soin apporté dans le choix des mots ; c'est à l'évidence essentiel pour lui : « La tâche du livre n'est pas de décrire la nature mais de la servir ». Et de se demander comment tailler un adjectif en forme de racine ! Cette approche restitue une image et une atmosphère qui donnent au récit toute son épaisseur et son parfum. Assis devant sa feuille blanche à une étape, l'un de ses compagnons lui dit : « Il faut du temps à un arbre pour faire un fruit. » Et notre écrivain comprend qu'il lui faut laisser mûrir ses mots pour nous raconter, avec une poésie non dénuée d'humour, son périple.
Son inexpérience lui vaut nombre de mésaventures évidemment ; l'environnement est aussi fascinant que menaçant. Il s'était pourtant longuement documenté avant le départ, en vain : « Aucun texte sur la jungle ne peut rendre la sensation de la jungle ». Mais si, mais si ! il y arrive fort bien ; nous pénétrons avec lui dans la forêt, nous nous enlisons dans les marais, nous ressentons sa peur, nous partageons ses rencontres, nous découvrons les légendes, l'histoire et la vie des gens de ce pays : « Hier comme aujourd'hui, la richesse des uns se bâtit sur la misère des autres ». Nous sommes bien loin du seul exploit sportif.
J'espère vous avoir donné envie de lire « Jungle » et de découvrir l'écriture magique de Miguel Bonnefoy. Quant à moi, je vais de ce pas me précipiter sur son premier roman « le voyage d'Octavio »…
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KarineS92
15 septembre 2017
Miguel Bonnefoy nous emporte avec lui dans son expédition au Vénézuéla.
Son écriture poétique nous fait voir et vivre tout ce qu'il y a autours de lui. La flore y est particulièrement bien écrite.
C'est une petite parenthèse lecture qui nous fait rapidement voyager, peut importe le lieu ou nous sommes.
J'ai eu un peu l'impression de m'être rendue au Vénézuéla et d'avoir vécu son aventure avec lui.
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blamblinou
04 avril 2016
L'auteur est franco-vénézuélien, et c'est certainement pour cette raison qu'on (à savoir les éditions Paulsen, qui si j'ai bien compris proposent souvent des voyages à des auteurs pour qu'ils écrivent un livre) lui a proposé un voyage un peu fou... Il a pris part à une expédition d'une quinzaine de jours dans la jungle vénézuélienne, expédition durant laquelle il a gravi l'Auyantepuy, ou la montagne du Diable, puis l'a redescendu en rappel (le long d'une cascade). Lui qui n'avait jamais fait de rappel auparavant, il s'est ici attaqué au plus grand rappel du monde : près de 1000 mètres ! Vu les photos qu'on en trouve sur internet, et les infos, on imagine la peur qui a pu le saisir avant de se lancer dans le vide...
Pour en revenir au livre en lui-même, il faut dire que c'est une lecture magnifique ! Il n'est pas très long, et se lit assez vite, mais on passe un moment superbe. Grâce à la plume si poétique et à la fois si simple de Miguel Bonnefoy, on se retrouve soi-même plongé au coeur de la jungle luxuriante. Je l'avais déjà remarqué dans son roman le Voyage d'Octavio : cet auteur sait parler de la nature avec une finesse à couper le souffle. Il arrive à retranscrire la simplicité avec laquelle la nature nous entoure, et en même temps, toute sa profondeur et son pouvoir. Il a du se sentir tout petit, enfant avide de découvertes, au sein de ces paysages, et on le ressent réellement à travers son écriture.
Le livre est pour beaucoup composé de descriptions de paysages. Et ces paysages, on a l'impression de les voir, d'y être. En lisant ce livre, j'ai eu la sensation d'être un petit oiseau accroché sur l'épaule de Miguel Bonnefoy, et de profiter de la beauté de son pays. Et au milieu de cette beauté, l'auteur ne nous cache rien des difficultés du voyage. Il nous parle avec délectation de son enthousiasme face à cette beauté naturelle, mais il nous en évoque aussi les mauvais moments : sa peur du saut en rappel, sa mauvaise humeur lors d'une journée de traversée de marécages... On apprend également un tas de choses sur les moeurs des autochtones qui les accompagnent dans cette aventure.
En reposant ce livre, on a la sensation d'avoir réellement voyagé. On a pu ressentir le caractère un peu oppressant de la jungle, la sensation de vertige au sommet de la montagne, le soulagement et la fierté à la fin de l'expédition... Plus qu'un récit de voyage, c'est une véritable aventure humaine qui, même si on ne la vit qu'à travers le papier, nous rappelle que, malgré tous les livres et toutes les informations auxquels nous avons accès, nous ne savons rien du monde dans lequel nous vivons, et finalement nous ne sommes que de toutes petites parties d'un monde dont nous ignorons même la variété des pièces...
Une belle leçon de vie, un magnifique voyage donc... Comme quoi les récits de voyage valent vraiment le détour ! Note à moi-même : je devrais en lire plus souvent !
Lien : http://chroniqueetudiantelet..
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Les critiques presse (1)
Actualitte25 octobre 2016
Une narration hachée qui ne donne aucun relief à ce trek.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky22 mars 2016
-Dans ce pays, un manguier est comme un membre de la famille, déclare-t--il en me faisant signe de traduire.Il n'est pas autochtone.Il est venu avec l'olive,l'orange et la datte, dans des bateaux chargés d'épices.Pourtant aujourd'hui ,c'est l'élément principal de l'alimentation vénézuélienne .Il représente notre identité nationale.Il est planté avec la maison,donne l'ombre pendant les saisons sèches et abrite pendant celles des pluies.On dit que l'écorce lutte contre le cholestérol et son jus contre le cancer.On pourrait écrire l'histoire du Venezuela en écrivant celle de la mangue. P.11
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BookycookyBookycooky23 mars 2016
Dans cette misére ,il s'était mis à écrire ses désirs sur des carnets et à formuler son bonheur pour en attirer la réalisation.S'il écrivait qu'il allait gagner de l'argent, le lendemain un boulot se présentait.Sil écrivait qu'il rencontrerait une femme,en quelques jours la chance lui souriait.Il me répéta avec beaucoup de sérieux:
-Le poids des mots , hermano.J'ai vécu tout ce que j'ai écrit.... P.29
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missmolko1missmolko120 janvier 2016
Ainsi, la montagne a sculpté ce livre. Il était là, au bord des précipices, au fond des lacs, au cœur des savanes. Il a fallu l’écrire comme on marche. Tout m'a été dicté. Nulle référence littéraire, nulle réécriture. Pas de noms latins, pas d'antiquités. Seulement la saveur de la terre première, rouge comme la papaye. Je n'ai rien eu à imaginer. J'ai essayé de lire dans le chemin de la forêt celui, caché, du récit. Les mots sont nés avec le vent qui taille les brèches, le nid du colibri, la langue de la pluie. J'ai voulu rendre la profondeur à ceux qui l'habitent de leurs racines et de leurs mystères.
Ce livre n'est pas celui d'un anthropologue, ni celui d'un historien. J'oserai même dire qu'il n'est pas celui d'un romancier, ni celui d'un aventurier. Ce livre est celui d'un homme qui, n'ayant pas encore dépassé les 30 ans, à l'aube de sa plume, a voulu raconter un voyage dans sa vérité.
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BookycookyBookycooky23 mars 2016
Près de la table, une araignée à dos argenté, grosse comme un poing, dormait entre deux feuilles d'aloés.Sa toile avait une forme en X. On m'expliqua que ses filaments étaient cinq fois plus résistants que l'acier. Impressionné, je passai toute l'après-midi à regarder cette créature comme un tableau qu'on ne comprend pas et, précisément pour cela, qu'on cherche sans cesse à revoir. José Camino m'avait soulagé, en pointant l'araignée:
-C'est Roberta. Rien à craindre. Elle ne te mordra pas. Elle a horreur des lundis.
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres19 mars 2016
Je pensai à la jungle comme écriture. Je m’interrogeai s’il existait, entre la sève et l’encre, le même apprentissage qui lie le doute et la certitude. Emerveillé de tout, enivré de rien, là explosait la respiration des feuilles, la couleur des pastèques, les pages de la jungle qui n’ont pas de grammaire et qu’on cherche, pourtant, sans cesse à traduire.
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Videos de Miguel Bonnefoy (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Miguel Bonnefoy
Je vous parle de trois romans contemporains lus dernièrement et que j'ai beaucoup (beaucoup) aimé : le Voyage d'Octavio de Miguel Bonnefoy, Douleur de Zeruya Shalev et Les échoués de Pascal Manoukian.
Longing by Joakim Karud https://soundcloud.com/joakimkarud Music provided by Audio Library https://youtu.be/wSL0sGLTgLQ
_________________________________________________________________
? Blog : http://ulostcontrol.com/
On reste en contact ? ? Facebook : https://www.facebook.com/ulostcontrol/ ? Twitter : https://twitter.com/ulostcontrol ? Instagram : https://www.instagram.com/ulostcontrol/
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