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Jean Demanuelli (Traducteur)Claude Demanuelli (Traducteur)
EAN : 9782290003299
285 pages
J'ai lu (03/05/2007)
3.7/5   113 notes
Résumé :
Si Ramchand n'est aux yeux de ses clientes, qu'un simple vendeur de saris, il dissimule pourtant une moralité et une sensibilité rares. Son ignorance, source d'une immense honte, face à l'éducation d'une riche cliente change la donne : désormais, il veut prendre sa vie en main. L'acquisition de deux grammaires anglaises marque le début d'une quête, celle d'un avenir meilleur et d'une existence plus juste. Mais si les horizons du jeune vendeur sont désormais élargis,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
3,7

sur 113 notes
Plongée profonde au coeur de l'Inde. Direction Amritsar au nord-ouest du Pendjab.
C'est dépaysant. Très.
De plus c'est très facile à lire, on plonge rapidement dans la culture et l'atmosphère de ce magnifique pays.
Ramchand est un petit vendeur dans un magasin de fringues. Peu motivé par son travail il y arrive toujours en retard, jusqu'au jour où son patron l'envoie présenter des saris chez des clientes aisées. Là il prendra conscience de sa condition et essaiera de s'émanciper.
Une très très belle histoire, toute simple, mais la richesse des descriptions des personnages et les rapports qu'ils entretiennent entre eux donne à ce livre toute sa saveur.
Je me suis pris de compassion pour le personnage principal qui essaie de sortir de sa condition ou qui se propose d'aider les autres. Mais nous sommes en Inde ou tout semble figé pour l'éternité.
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Un roman dépaysant, dont l'auteur a su nous faire sentir les odeurs, entendre et écouter les bruits de la rue, avoir le goût des saveurs.
Ramchand, orphelin depuis l'âge de six ans, vit dans une très modeste chambre où il a vu sur la cour intérieur et peut épier sa voisine. Il est vendeur de saris, seuls distractions, aller au cinema avec ses collègues et réapprendre à lire et apprendre seul l'anglais, il y passe tout son temps libre. Un jour, il doit aller présenter des modèles à des dames de la haute société, un nouvel univers qu'il découvre.
Une histoire simple, une chronique de la vie quotidienne, un roman social dont la tragédie donne une dimension psychologique très intéressante, la prise de conscience des abus du système, un personnage attachant qui essaie seul de se sortir de sa condition dans un pays si cloisonné.
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Un premier roman fort bien réussi, agréable à lire et loin des livres types de ce pays. Ici on part en voyage en Inde certes mais plus particulièrement au pays des saris. Étalage de soie, couleurs et également étalage des conditions humaines dans ce pays. Ramchand, vendeur de saris dans une boutique renommée, ne connait rien de la vie hormis le magasin, son petit logement, travaillant 6 jours sur 7 du matin au soir, son paysage est bien restreint. Orphelin très alors que ses parents avaient de l'ambition pour son avenir, promu à faire des études, il se retrouve entre les mains de son oncle qui le dépouille du peu qu'il aurait pu espérer avoir et même son dû. Pour autant, Ramchand s'en sort tant bien que mal, mis à la porte par son oncle à la fin de son certificat d'études, il trouve rapidement un emploi en tant que vendeur, le train-train se met en place. Mais Ramchand, souhaite s'élever, et achète des livres pour étudier seul avec acharnement. Cela suffira-t-il à monter les marches de l'ascension sociale ?
Un roman qui sonde l'humain, et les coutumes de ce pays, simplement sans tralala, très intéressant et instructif, je n'ai jamais été en Inde mais j'ai été propulsé au coeur de cette vie difficile pour ces démunis, travail, servitude, condition des femmes, etc... puis nous avons l'autre face du miroir, les familles riches avec leurs exigences, et caprices.
Un livre à lire sans prise de tête agréable et sympathique notamment le personnage principal.
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Ramchand travaille dans un magasin de saris. Là, au milieu des cotonnades du Bangladesh et des soieries de Bénarès, Ramchand et les autres employés passent leurs journées à rouler et à dérouler des kilomètres d'étoffe à l'intention des femmes aisées de la ville. Une course chez une cliente offre un jour à Ramchand l'occasion de sortir de la routine. Il découvre alors un autre univers, et se prend à rêver d'une vie meilleure. J'ai trouvé ce petit roman bouleversant, car malgré sa volonté de se sortir d'une condition difficile et des intentions honnêtes, notre pauvre héros se verra confronté à bien des difficultés.
En Inde, il n'est pas si simple de lutter contre le destin.
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J'ai lu ce roman en rentrant d'un voyage en Inde. Ce n'était pas la même région mais peu importe. L'intérêt de ce texte est de voir ce qui se passe derrière ce que l'on voit quand on est sur place et d'une autre culture. La peinture sociale révèle un pays où les pesanteurs freinent l'évolution, où l'inertie et le fatalisme occupent une place prépondérante. Etre"bien" né est fondamental, toute tentative de sortir de sa condition demande des efforts surhumains. Tout est facile pour certains, tout est difficile pour les autres, l'immense majorité. Les passerelles existent, la chance aussi qui reste la seule porte de sortie vers un monde meilleur. Notre héros a cumulé les coups du sort. On sent confusément qu'il avait sa chance, une volonté, mais non, ce n'est pas pour lui, la fin du livre, à cet égard, est terrifiante. Ce qui sauve, c'est l'extraordinaire vitalité de ce pays dont les habitants, habitués à des conditions de vie difficiles, sauront saisir leur chance, pour peu que les gouvernants leur en donnent l'opportunité.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
C'était le premier étage, avec ses rayons où s'entassaient cotonnades du Bangladesh, kajeevarams scintillants, soieries de Bénarès, crêpes, mousselines, satins, qui vibrait d'une vie entêtante et riche de couleurs et de soies...
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« L’aptitude n’est rien si elle n’a pas l’occasion de s’exercer. » Napoléon

Comme c’était vrai, pense tristement Ramchand, tout en se demandant qui pouvait bien être ce Napoléon. Un poète étranger peut-être. L’occasion, tout était là !
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Une femme doit savoir se tenir à sa place. Celle-là apeut-être eu des ennuis ou des problèmes, mais il reste que le devoir d’une femme, c’est d’abord de s’occuper de son mari et de sa maison, ensuite d’elle-même, si elle en a le temps.
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Et puis, une nuit, elle en eut assez de s'inquiéter. De toute façon, elle n'y pouvait rien. Les filles n'avaient pas le choix : il fallait qu'elles s'adaptent.
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