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ISBN : 2918719110
Éditeur : Editions du Riez (11/01/2011)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Londres, 1889. La guilde d'Ae protège les aethrynes depuis des siècles pour qu'elles se consacrent à leur tâche : garder piégés dans leur ombre de sinistres monstres avides de massacre, les gothans. Lorsque la secte des némésis s'attaque à ces prêtresses, l'organisation est ébranlée par la traîtrise de plusieurs agents d'importance. Les traqueurs William, Christopher et Heinrich, qui sont chargés de la protection de lady Eileen pour une nuit, n'imaginent pas les enj... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
BlackWolf
  20 juin 2015
En Résumé : J'ai passé un bon moment de lecture avec ce roman qui nous offre une histoire qui se révèle entrainante, pleine de révélation et de surprises, et surtout sans temps morts. On pourrait se sentir un peu perdu tant on se retrouve directement plongé dans son univers, mais c'est pour mieux pousser le lecteur à se poser des questions qui trouvent leurs réponses au fil des pages. L'univers développé est un des points forts du récit, passionnant à découvrir et surtout se révélant dense et soigné, principalement dans tout son aspect magique et mythologique. Les personnages ne manquent pas d'attrait et sont un minimum attachants, même si j'ai trouver les personnages féminins un peu en deçà de ce que laissait voir leurs potentiels. Alors j'avoue certains points m'ont dérangés, principalement concernant le dernier tiers du récit qui se révèle très riche en révélations et machinations, peut-être un peu trop, ce qui fait que c'est parfois traité un peu trop simplement, voir facilement, mais bon rien de non plus bloquant. La plume de l'auteur se révèle soignée, efficace et entrainante, même si parfois elle se laisse un peu trop aller. La fin ouverte laisse la possibilité à des suites qui, si elles sont publiées, je les lirai avec plaisir.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Tatooa
  12 septembre 2015
Je suis vraiment surprise par l'excellence de l'auteur que je ne connaissais pas il y a trois semaines. Certes ce livre a quelques défauts, surtout sur la fin. Mais mais mais, l'idée, déjà, est tellement énorme, surprenante et intrigante qu'elle vaut à elle toute seule 5 étoiles, facile. Mêlant adroitement quelques mythes, Syven nous livre une histoire vraiment originale, ce qui n'est pas donné à tous les auteurs. J'avais déjà éprouvé cette impression de "tiens, j'avais jamais lu un truc pareil" avec "Les chroniques de Siwès", bref, je salue cette imagination fertile du grand coup de chapeau qu'elle mérite !
Le style est agréable, se lit facilement. Comme avec Siwès, on entre de plein pied dans l'histoire, d'entrée de jeu, et les explications ne viennent qu'au fur et à mesure du roman. Du coup, au début, on est un peu paumé et on se demande où on va. Parfois c'est pénible, mais avec cet auteure, je commence à aimer ça, car elle me surprend !
Contrairement aux chroniques de Siwès (que j'ai préféré), ici les personnages principaux sont des hommes. Heinrich, William et Christopher forment un trio très attachant. Les femmes par contre sont de pures pestes, mais vu "à quoi elles servent", on comprend pourquoi. On a là un roman noir, vraiment très noir, qui m'a totalement happée à partir de la moitié, à peu près, là j'ai vraiment eu du mal à le lâcher.
J'avoue que la fin, par contre, m'a un peu déçue... Trop de révélations "vite faites", trop ouverte à mon goût, ça ne clôt rien du tout, ça ne finit rien, et on se retrouve plus ou moins le bec dans l'eau. Alors à moins qu'une suite ne soit prévue, il est vrai que c'est un brin énervant. Mais bon, on va dire que pour la note, c'est 4,5 au lieu de 5, et pas de coup de coeur, mais on n'était pas loin...
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Marly
  31 juillet 2013
J'étais assez curieuse de découvrir le livre de Syven, depuis sa sortie. Je ne savais pas "qui" était l'auteure mais la couverture et le résumé m'attiraient. Les mois ont passé, et j'ai enfin pu avoir l'occasion de découvrir ce livre qui n'avait pas quitté ma Wish List.
Je n'ai malheureusement pas été aussi emballée que je le pensais, parce que j'ai mis presque 3 semaines à le lire, par manque d'impatience (et d'envie), ce qui est.... énorme. Presque digne d'une panne de lecture ! Je savais que la noirceur du roman n'était pas exactement mon style de prédilection, mais j'ai adoré La maison de Londres, de Lydie Blaizot, et le secret de l'immortelle, d'Alma Katsu, qui ressemblent, ils me semblent, puisqu'ils décrivent un univers sombre et complexe, faits de magie et de complots.
Lorsqu'on découvre le récit, il est difficile de s'attacher aux personnages, nombreux, et peu avenants, surtout concernant Lady Eileen. Cependant la guilde d'Ae est intéressante, avec ses rouages, sa complexité et les différentes fonctions proposés à ses membres : on voit sa construction complexe avec la formation, les agents, les traqueurs, les prêtresses... J'ai aimé découvrir son fonctionnement, même sa compréhension était difficile à cause des multiples personnages, aux statuts différents, et des complots, dont ils faisaient parfois (souvent) partie... L'idée d'une Guilde où la force est donnée aux femmes est une idée qui marche toujours ! Difficile de ne pas y voir un effet d'échos à d'autres récits (Une célèbre chasseuse de vampires... et son conseil d'observateurs, hein !) mais Ae semble être plus complexe : on entrevoit dans la deuxième partie les jeunes prêtresses aspirantes et leurs professeurs, par exemple.
J'ai aimé l'idée du Gothan : cette créature du chaos qui vit prisonnière dans l'ombre de la prêtresse aethryne. le Gothan est terrifiant, il peut faire ressentir ses émotions et sa colère à la prêtresse, mais influe aussi sur son environnement en instillant la morosité parmi les personnes que croise la jeune femme. Enfermé dans son ombre et par sa volonté, cela la force à être forte afin de le retenir, et on semble entrevoir un supplice qui est une grande partie de l'enjeu du livre. Cette idée, autour du Gothan, je l'ai trouvée intéressante et innovante, mais trop dur à visualiser : on comprend plus ou moins que la créature est prisonnière et meurtrière, que le seuil est important (entre ombre et lumière, jour et nuit...) mais tous ces éléments sont difficilement expliqués, ce qui implique à faire des suppositions et, à vrai dire, je ne suis pas sure d'avoir très bien cernés les pouvoirs du Gothan, au final... Et ces suppositions m'ont gênée tout au long de ma lecture, car elles m'ont empêchée de comprendre pleinement ce que je lisais, et d'être plongée dans le récit, à cent pour cent.
Heureusement j'ai beaucoup aimé William, visiblement construit pour être apprécié : enfin un dresseur et ami des animaux dans un roman... Un nouveau type de héros qui n'est pas négligeable ! Il m'a semblé être le seul actif dans le trio de traqueurs, où William et Heinrich sont entre errance et papillonnage... J'ai trouvé que tous deux n'évoluaient pas et n'étaient pas surprenants. Et le récit, basé encore une fois sur un modèle de fuite perpétuelle de la part des héros, ne m'a pas laissé le temps de souffler et d'en apprendre plus, posément, et clairement, sur les héros et leur univers, ni sur les lieux qu'ils visitaient... Pourtant cette époque avait un tel potentiel ! Que j'ai visiblement raté.
Au final, ma petite déception est impliquée surtout par des goûts et des impressions personnels : je relève la qualité d'écriture de Syven et son imagination fantastique, mais je regrette sa mise en place trop sibylline. le roman était sans doute trop noir et abstrait pour moi ... avec sans doute un manque de présence féminine. Indispensable durant mes lectures, il me faut une personnalité forte à qui m'attacher, et Lady Eileen, trop froide et stoïque, rarement faible ou révélant ses failles, n'as pas été mon amie pour cela ! Toutes les femmes, ici, sont dures, hautaines et calculatrices, je n'ai pas trouvé qu'elles aidaient l'intrigue qu'une quelconque façon. Je regrette sincèrement de ne pas avoir réussi à rentrer dans le récit et de m'être trop souvent ennuyée, j'ai l'impression d'être passé à côté de quelque chose de plutôt bon, que j'ai effleuré dans le style et l'écriture, mais pas dans l'univers. Et c'est là que j'ai envie de dire, pour la première fois dans une chronique... chacun ses goûts !

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leinavaleski
  27 septembre 2015
Je vais commencer en évoquant le positif : l'univers et les personnages sont géniaux. Même si j'ai eu des difficultés au départ pour comprendre comment tout cela (les gothans, les prêtresses, la guilde, etc.) fonctionnait, j'ai très vite adhéré. C'est une mythologie riche et complexe, elle est passionnante et je l'ai adorée. Les personnages eux ont des histoires intéressantes et un grand charisme. C'est le genre d'histoire où j'ai l'impression que les actes et les pensées expriment mieux les caractères que de longues descriptions. Et quand l'auteure nous raconte un morceau de leur passé, elle se contente des faits et n'explique pas en quoi ça a fait d'eux ce qu'ils sont, on le comprend très bien tout seul. Bref, sur ces deux points, univers et personnages, je suis totalement conquise ! Malheureusement, une chose m'a beaucoup dérangée dans ce roman.

Je parle rarement du style de l'auteur parce qu'à moins d'être excellent ou catastrophique, je m'y adapte assez bien. Mais c'est la première fois que je rencontre un style aussi confus et c'est particulièrement visible dans les scènes d'action : on ne sait pas qui fait quoi ni qui devient quoi. A un moment, j'ai même cru qu'un ennemi était mort alors que non, puisqu'il refait parler de lui plus tard. Déjà à cause des enchainements d'action pas toujours clairs et ensuite à cause du manque de transition quand on change le personnage qui est au centre de la narration.
Et cette confusion déborde sur l'histoire, c'est-à-dire que je n'ai pas réussi à comprendre réellement les motivations personnelles des ennemis ou des traîtres ni à saisir le degré d'importance des sous intrigues. Donc, quand certaines révélations arrivent, elles le font un peu comme un cheveu sur la soupe et alors qu'elles devraient nous apparaître comme cruciales, elles sont vite mises de côté. Je pense notamment à la révélation de l'identité d'un traître qui prend à peine quelques pages : « ah tiens on nous trahi ! Ah oui ça doit être lui » et la page d'après, on a une confirmation. Je trouve ça dommage de ne pas nous faire languir un peu plus sur ce genre de choses ou de ne pas donner à certains événements l'importance qu'ils méritent.
Puisqu'on nous révèle tout au fur et à mesure, je ne peux pas dire que c'est l'auteure qui a tissé une toile complexe dont elle ne dit pas tout pour perdre volontairement le lecteur dans l'intrigue. Non, c'est vraiment le style confus qui m'a donné cette impression de brouillard dans lequel je me suis perdue. Et cette sensation est renforcée par les structures de phrases mal employées à plusieurs reprises dans le texte.

Pour conclure : j'ai adoré l'histoire mais je n'ai pas aimé la façon dont c'est raconté. Surtout que la confusion dont je parle plus haut empêche aussi de s'investir émotionnellement dans l'histoire et il est difficile, entre autres, de s'attacher aux personnages. Je ne sais pas si il s'agit du premier tome d'une série mais la fin me laisse dubitative à ce sujet car il y a de quoi faire une suite mais il se passe aussi une chose qui clôt définitivement une partie de l'histoire.
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nanet
  06 juin 2011
Vous raconter l'histoire serait la dévoiler, et cela ôterait vraiment beaucoup à ce livre. Je vais plutôt vous raconter le contexte, les personnages (mais pas trop) et l'ambiance qui règne au fil des pages de ce roman.
On entre dans le fil de l'histoire par un court prologue, un an avant les événements (octobre 1888) qui ont retenus l'attention de notre auteur. Une jeune femme, Eileen, se cache effrayée et transie, après ce que l'on suppose être une course folle pour échapper à un ou de tortionnaires...
Cette entrée en matière a eu sur moi l'effet escompté, j'ai voulu tout connaitre, tout savoir. Mais, je m'attendais à lire ce qui lui était arrivé, avant ce prologue. Non, cette partie de l'histoire n'a finalement pas grand intérêt et la suite nous dévoile d'autres secrets, d'autres course-poursuites, d'autres frayeurs.
Frayeur le mot est juste. La frayeur d'Eileen et des compagnons que nous rencontrons un an plus tard n'a rien à voir avec celle connue dans d'autres livres fantasy. Ce roman pourrait rivaliser avec de nombreux thriller ! L'auteure nous abreuve de sang, de morts, de violence tout au long des pages. On est loin des petits livres fantasy guillerets où les héros se débarrassent de leur adversaire d'un petit coup de baguette. Ici, la mort frappe et les corps saignent. Les esprits sont torturés par des actes d'une violence malsaine. Tout est noir. Sombre. Et les ombres qui rodent s'avèrent pire que nos cauchemars.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   06 septembre 2015
Tant que le Gothan demeure dans l'ombre, tel un spectre,
Lui le prisonnier oublié, Lui le damné éternel, Son obsession le consume. Aussi appelle-t-Il de Ses vœux maudits un sacrifice de grande ampleur, le massacre.
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TatooaTatooa   09 septembre 2015
- Il voulait enfoncer le mur qui Le séparait de nous. Il y a mis Ses forces, Son poids et Sa volonté. Imaginez une vague haute comme Lui s'abattant sur vous. L'eau vous plaquerait au sol. A la différence près que l'assaut du Gothan ne vous laisse pas trempé. Mais il ne s'est pas contenté de si peu. Il s'est encore nourri de la peur de la ville. Je veux rentrer à Londres au plus vite.
(Lady Eileen à Heinrich et Christopher)
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TatooaTatooa   08 septembre 2015
Comme les lois d'Ae, les lois de l'ombre sont au nombre de quatre.
En premier lieu, apprenez que la soif de sang est inextinguible. Si un Gothan ne massacre pas certaines personnes, ne vous figurez pas qu'il est repu. Il agit toujours à dessein. Sa soif ne l'aveugle pas. Au contraire.
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nanetnanet   06 juin 2011
Un rictus de mépris s'inscrivit sur la bouche veloutée de la prêtresse.
Une douleur physique ne lui inspirait aucune pitié quand elle savait combien la torture psychique était terrible à supporter.
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TatooaTatooa   07 septembre 2015
- Je me suis montré lâche. (Christopher Stace)
Pour un assassin avéré, il avait peu tué. A peine deux appelants avaient péri de sa main, et seulement parce qu'il n'avait pas eu d'alternative.
- Peu d'hommes reconnaissent leurs limites, dit William. Tu en fais partie. Cela te sauvera un jour ou l'autre.
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Videos de Lise Syven (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lise Syven
Avec James Morrow, Sylvie Lainé, Lise Syven et Andri Snaer Magnason Écoutez l'intégralité de la conférence sur : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2017-Recits-de-science.html
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