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ISBN : 1536859621
Éditeur : CreateSpace Independent Publishing Platform (02/08/2016)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Bagatelle a un léger problème : son cœur ne bat plus…
Pour guérir, une seule solution : retrouver l’envie de vivre.
Au fil de rencontres plus improbables les unes que les autres, errant à la recherche d’un bonheur capricieux, notre truculent héros voguera par monts et par vaux, traînant sa ronde silhouette dans les volutes de fumée et les vapeurs d’alcool, en quête de gloire, d’argent ou… d’amour…
Mais l’amour, lui, n’est jamais là où on l’atten... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Jolap
  19 juillet 2018
Une partition authentique de Mozart peut-elle changer une vie et faire en sorte que tout se passe le mieux du monde ?
C'est ce que pensait Bagatelle.
Bagatelle, qui, comme son nom l'indique vivait de trois fois rien, cherchait la lumière ou plutôt ne la cherchait pas puisqu'il ne savait pas qu'elle existait !
Tous les matins auraient pu commencer par un sempiternel refrain : j'ai pas envie.
Tous les soirs il se lamentait et disait à quoi bon ?
Le goût, l'envie l'avaient quitté et pire que ça ! son coeur ne battait plus…
Alors il cherche Bagatelle…. Il cherche désespérément de bonnes raisons de sourire, enfin d'être heureux quoi ! Il explore toutes les pistes d'une façon désordonnée, insolite, décalée maladroite.
Nous assistons incrédules à ce chemin de croix où, à chaque station rocambolesque Bagatelle se prend les pieds dans le tapis.
Il est plein de bonne volonté. Plus il cherche moins il trouve….Et nous rions parce qu'il n'y a que ça à faire…Pauvre Bagatelle ! il n'est pas bien fin, pas bien beau, pas bien costaud, pas bien adroit mais il y a une chose que l'on ne peut pas lui reprocher…. Il est plein de bonne volonté ! et parfois la persévérance peut payer….. Parfois, seulement ! Alors son coeur ? Il va battre , enfin ?

Le tour de force de l'auteur est d'avoir su tout le long du récit, respecter le profil de son personnage principal, en adaptant le contexte, les dialogues, les rencontres, les situations.
Bagatelle, ce franchouillard bedonnant rustre et inculte, habitué à boire des canons n'a rien d'enthousiasmant. Pas de quoi écrire un roman ! -Luca Tahtieazym nous prouve le contraire. Comme quoi à l'impossible nul n'est tenu, mai à coeur vaillant rien d'impossible….

*Un roman à lire un jour un peu couvert avec possibilité de fortes rafales. Il y a ça et là des particules très fines en suspension ne modifiant pas vraiment le sens des courants. Malgré tout le front atmosphérique provoque de nombreuses instabilités et nous voyons très nettement une ligne de grains signalant des nuages. Nous constatons tout de même que les gaz dont souffre Bagatelle risquent de modifier la couche d'ozone située dans la haute atmosphère. Pour résumer les courants ascendants peuvent se soulever à tout moment provoquant de nombreuses perturbations et une dépression caractérisée. En conclusion une réfraction significative entraîne la formation d'un arc en ciel du plus bel effet…..
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Yggdrasila
  28 mai 2018
Si l'envie de rire vous prend, ne passez pas à côté de ce roman !
Deuxième livre de Luca Tahtieazym que je lis et deuxième coup de coeur !
Cette histoire se passe au début des années 80. Nous faisons la connaissance d'un personnage peu ordinaire: plutôt rustre, râleur, alcoolique, médisant et tellement cynique qu'il en devient extrêmement drôle ! Bref, un anti-héros... j'ai nommé Bagatelle !
Un grave problème perturbe sa petite routine: son coeur ne bat plus.
Il va alors devoir faire preuve d'une immense remise en question pour trouver ce qui pourrait faire repartir son coeur.
Au hasard de ses rencontres, il va être guidé vers différentes pistes comme celles de la richesse, de la gloire, de l'amour... à lui de trouver la solution... et à nous de le suivre dans son périple hilarant.
Bagatelle s'adresse directement au lecteur. Personnage très sûr de lui, il raconte son histoire avec ses idées bien arrêtées et son esprit archaïque. On ne peut pas s'empêcher de rire à ses remarques personnelles !
Au fil de ses déambulations, on découvre son univers, notamment ses potes de bistrot, Régis, Gérard et Robert.
Avec son problème de coeur qui le taraude, il a droit à leurs conseils, avis et jugements... imaginez le comique de ces dialogues ! Et c'est ainsi avec tous les gens qu'il croise au fil de l'histoire.
Il fait des rencontres en pleine rue avec des personnages hauts en couleurs. Ce qui l'entraînera à vivre des situations peu communes et à sortir de sa zone de confort. Mais fidèle à lui-même, il garde ses comportements scabreux en toute circonstance !
À ma grande surprise, je me suis tout de même attachée à cet homme revêche.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir autant ri avec un livre !
Un roman tout en relief avec des personnages secondaires aussi mémorables.
La fin est surprenante et l'histoire se termine en style tragi-comique.
J'ai adoré !
C'est un roman encore peu connu et qui mérite vraiment de voir la lumière !
J'encourage encore une fois cet auteur indépendant qui possède un incontestable et énorme talent !
À lire.
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ange77
  18 septembre 2017
《 Donnez-moi de la lumière que je puisse voir en moi s'il fait jour. 》

Alerte O.L.N.I. !!
Une petite pépite d'humour - et d'amour, on peut le dire - , à lire ab-so-lu-ment et de toute urgence.

Si j'ai mis un temps fou à terminer ce surprenant récit (et je ne suis pas la seule...), n'allez pas imaginer qu'il s'agisse d'un caprice, ou pire, que le contenu du roman n'en vaille pas la peine. Bien au contraire ; toutes les 2 ou 3 pages - et je suis large ! - je devais stopper ma lecture dans le seul but d'essuyer mes larmes ... de rire bien entendu ^^
Pas un instant je ne me suis ennuyée !
《 Ma gueule de bois allait mieux - quelle constitution tout de même... Pour fêter ça, je commandait une bouteille de cognac. Le Gros Robert était proche du coma et fut moins enthousiaste. 》

J'ai ri ! J'en ai encore des crampes à l'estomac...
J'ai été comblée comme rarement en accompagnant ce personnage bourru peu ordinaire dans ses pérégrinations éthylo-misanthropiques et surtout existentielles...
Ah, Bagatelle et la chamade des coeurs perdus ! ... Toute une histoire ! Ou la quête du bonheur à la sauce Tahtieazym.

Burlesque, hilarant, jouissif, décapant.

Kesako ?
Projetés dans le kitsch des années 80, nous sommes invités à suivre les vicissitudes d'un sacré bonhomme (à l'abdominal unique - comprendra qui lira... -) à la recherche de ce qui fera à nouveau battre son coeur.
Un chabert, un bidochon, plein d'emphase, souvent bouché à l'émeri et possédant toutes les caractéristiques typiques du "beauf" de base, susceptibles de nous hérisser le poil à chaque fois qu'il ouvre la bouche. Mais malgré cela, ce "Jean-Claude Tergal" en puissance réussira - à l'instar du personnage de B.D. auquel il m'a fait un peu penser - à susciter une empathie réelle chez un lecteur de plus en plus sidéré, et conquis, au fil des pages.

En bref...
Notre "héros", polisson et folichon, se décide à consulter son médecin alors que son coeur ne bat plus depuis déjà deux semaines.
Si ce dernier approuve l'auto-médication que Bagatelle s'est administrée jusqu'ici - à savoir l'absorption relativement massive de whisky (en effet, rien de tel qu'un bon p'tit remontant dans ces cas-là!) - et s'il regrette en revanche que son patient ne souffrit point de gaz (mal qu'il semble particulièrement affectionner), il lui prodiguera tout de même un conseil, un seul... Fil rouge de notre histoire, ce que lui suggère son médecin n'est rien de moins que de trouver le bonheur... - Ben voyons !
Voilà donc le point de départ de ce truculent récit.
《 - le docteur a été formel : quand un coeur s'arrête, on peut en mourir. Il y a déjà eu des cas, figure-toi. 》

Bagatelle, oui... mais encore ?

Goujat, cynique, atrabilaire, mufle, et pourtant...
Le genre de personnage qu'on aime détester - à moins que ce soit l'inverse ? C'est qu'on s'y attache à notre illustre boute-en-train, avec sa panoplie de défauts, qui en feront finalement, un homme de qualité. Car derrière cet aspect d'ours mal léché, imbu et imbuvable (quoique...) se cache en vérité un chouïa de tendresse et beaucoup de justesse.
《 Ma stupidité me dépeçait vivant. Il y avait pire que d'être idiot : être lucide, savoir qu'on est un idiot. Ma bêtise était un coup de poignard dans des printemps inutiles. C'était terrible, tout d'un coup de comprendre.
J'étais superflu. 》

À qui destiner pareille lecture ? That is ze question !

Aux nostalgiques des années 80 ; aux amateurs de péripatéticiennes law cost, de Gitanes et de Suze ; aux fans d'ABBA, de Renault 12, de football... ?
Que vous réunissiez tous ces critères - ou pas ^^ - ce livre n'attend que vous !
Je vous garantis des fous rires à tire-larigot - sans bouger de chez vous ! ^^ - , à vous faire mal au bide et à vous décrocher les zygomatiques - même si vous préférez les manuelles... (je sors!)
Alors n'hésitez pas une seconde de plus : offrez-vous ce bouquin sans plus tarder.
Et profitez, votre palpitant vous en remerciera !
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Asterios
  25 février 2019
Pour les quarantenaires comme moi, ce retour sur l'ambiance des années 80 souffle comme un vent de nostalgie grâce à de nombreux petits rappels sur la vie quotidienne de l'époque qui passent par les Renault 12, les petits clins d’œil à l'actualité sociale et politique ou encore à la mode et à la musique. Car l'action se situe dans le début des années 1980 et on ne peut pas l'oublier.
Dans ce contexte nous évoluons avec des personnages en déshérence dont la vie consiste à picoler au café des sports toute la journée en se gorgeant d'idées reçues et de misogynie. Parmi ceux-ci Bagatelle, notre anti-héro.
Un jour chez le médecin on lui annonce que son cœur ne bat plus. Pris d'inquiétude, il se met en tête de trouver le moyen de le faire repartir, l'idée le prenant qu'il pourrait en mourir. D'où la question du sens de la vie comme fil rouge du roman. Qu'est ce qui fait battre le coeur des Hommes? L'argent? la gloire?
Même si la trame est un peu téléphonée il y a quelques passages assez cocasses qui donnent envie de continuer à suivre Bagatelle dans ses rencontres qui prennent des tournures délirantes et improbables jusqu'à la dernière ligne. On finirait presque par se prendre d'amitié pour ce gars pathétique qui semble être passé à côté de tout, figé dans ses stéréotypes (je parle pas des types avec leur walkman hein), mais qui se débat avec le sentiment quasi inconscient de faire mauvaise route sans vraiment vouloir l'admettre. Courage Bagatelle la réponse n'est pas si compliquée.
Une lecture distrayante sans prise de tête!
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laetitiarenaud82
  01 mai 2017
En voilà un roman qui sort du lot, amazon le considère comme un ONLI, et effectivement il est inclassable. Entre thèse philosophique et roman humoristique sur le thème de la recherche du bonheur, un peu à la façon de Candide. J'ai eu du mal à avancer dans cette lecture, ne vous méprenez pas, l'histoire est super et l'écriture est grandiose. Non, si j'ai eu du mal c'est pour une toute autre raison : Il m'a fallu à plusieurs reprises me reprendre car je n'arrivais plus à lire, la faute à mes crises de rires et aux larmes qui en ont découlé. Luca nous dépeint le Beauf dans toute sa splendeur, macho, facho, imbu de lui-même. Oh , il est cultivé Bagatelle, comme les pommes de terre !!! Les mots perdent tout leur sens, et on a le droit à des dialogues rocambolesques.
Amateur de cunniculture, de Renault 12 et d'alcool, ou pas, je vous encourage fortement à lire ce petit bijou.
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
YggdrasilaYggdrasila   05 mai 2018
(En découvrant sa chambre d’hôtel...) :

Dans mon lit, sous la couverture tâchée de sang et de sperme, une sublime colonie de punaises travaillait à se reproduire en silence – en silence, vous voyez que je ne vous mentais pas en affirmant que ma chambre n’était pas si mal que ça. Je cherchais l’interrupteur pour améliorer la visibilité – j’avais hâte de découvrir les trésors recelés par ce petit paradis – mais je ne le trouvai pas. Au milieu de la pièce, une ampoule nue pendait du plafond. J’évitai les fils dénudés et tirai sur la petite cordelette. Après la petite décharge électrique qui me ragaillardit – mieux qu’une douche un peu froide, cette petite électrocution bienvenue –, je pus enfin profiter du spectacle.
Les couleurs étaient apaisantes. 
[...]
Non, de sublimes teintes pastel : jaune pisse, vert kaki, et un dégradé de marron et de gris qui me rappelait les plus belles décharges municipales – un hommage, je suppose. J’étais ravi. Avec un bout du couvre-draps déchiré, j’essuyai les taches de sperme et m’aperçus avec bonheur qu’elles étaient bien sèches. Parfait.
[...]
Dans le coin, dissimulant en partie un petit tas de mouches mortes, deux mignonnes souris en dévoraient une troisième. Je prisai particulièrement cette petite touche pittoresque et toute campagnarde qui me rappelait ma jeunesse dans les champs.
[...]
J’ouvris la porte des cabinets. Je vomis puis me soulageai.
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YggdrasilaYggdrasila   25 avril 2018
«  Régis, lui avais-je un jour demandé, tu te rends bien compte que tout le monde se fout de ta gueule quand tu portes tes chemises fluorescentes, non ?
– Je ne sais pas. Moi, je les aime bien. C’est ce qui compte, non ? »
Non ! Bien sûr que non ! Ce n’est pas ce qui compte ! Comme si le regard des autres n’avait aucune importance. Ceux qui se conduisent de la sorte sont des égoïstes. Je vais vous dire la vérité, à vous. Pour ma part, si je ne me préoccupais aucunement du regard des autres, je ne me laverais plus et je porterais la même tenue chaque jour que l’autre couillon dans les nuages fait. Les vêtements de Régis ? Une insulte à l’humanité.
Et ses futals ! Il leur manquait toujours cinq centimètres, à ses futals ! Quand je pense à notre époque bénie, une époque où les pantalons pattes d’éléphant ont révolutionné la manière de se vêtir avec chic, et que je vois cet olibrius passer outre les codes de rigueur, je me dis que c’est du gâchis. C’est dur mais je l’admets : Régis ne mérite pas de vivre dans les années quatre-vingt.
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YggdrasilaYggdrasila   15 mai 2018
Quoi ? Moi, boire de l’eau ? Vous ne me croyez pas ? Je n’ai aucune raison de vous leurrer. Et je peux assumer mes déboires. Je vous donne ma parole que c’est bien de l’eau que j’ai avalée pour faire passer les cachets. J’étais dans mon bain, je mis dans ma bouche une poignée de ces cachets. Un peu pâteuse, cette bouche, si bien qu’ils restèrent collés sur ma langue et mon palais. Puis je m’endormis et je bus la tasse, c’est-à-dire l’eau sale de mon bain – je crois même que j’avais un peu vomi dedans. Donc mon aspirine, on peut dire que je l’ai bien bue avec de l’eau.
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ange77ange77   11 août 2017
Elle trottinait. Sans se presser.
(...)
Moi, je n'étais pas du genre à interpeller une femme dans la rue. Pas assez beau et pas assez sûr de moi pour ça. Même maintenant que j'étais riche. Alors, je bombai le torse et tentai d'inscrire sur ma face rubiconde un sourire bienveillant, une invite à la conversation. Hardi, j'osai même un petit "bonjour" balancé avec une voix enjouée.
Il y avait un pouvoir de séduction incroyable dissimulé sous mon abdominal - oui, moi, sur le ventre, je n'avais pas DES abdominaux mais UN abdominal ; un seul, c'est mieux que rien, non ? - et je sentis pour la première fois que j'étais un Cary Grant qui s'ignorait.
(...)
Elle ne me répondit même pas. Ce n'est pas qu'elle me dédaigna, non, elle ne m'entendit pas, ne me vit pas, ne me sentit pas - alors que pourtant, je devais exhaler un délicat parfum composé de fragrances de bière, cognac et vin blanc mélangées.
J'étais INVISIBLE, tout simplement.
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YggdrasilaYggdrasila   19 mai 2018
L’amour était un concept. Presque une idéologie. Les plus nobles des grands poètes – Charles Baudelaire, Alfred de Musset, Michel Sardou – avaient traité le délicat et épineux sujet de l’amour sans pouvoir établir un mode d’emploi. J’avais repris la collection complète des France Football depuis 1972 et il n’y avait pas l’ombre de la queue d’une piste. Je savais au moins que l’amour, le vrai, on ne le payait pas. Enfin, pas directement. Si je trouvais ma promise, celle qui ferait battre mon cœur, il me faudrait tout de même la loger, la vêtir, la nourrir, la laver, la coucher et lui payer du maquillage pour qu’elle eût l’air fraîche… L’amour n’était pas gratuit.
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