AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 9791096772124
Éditeur : Amazon Media EU S.à r.l. (09/08/2017)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Quatre murs ont été érigés autour d’elle par son geôlier. Tout ce que connaît Élise, elle le tire de ses nombreuses lectures. Et l’épilogue est proche. Voici l’histoire de celle qui voyageait avec les mots.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  01 septembre 2018
Je me suis plongée dans ce roman suite aux superbes avis de mes amies Angie et Sia.
Mais personnellement je n'ai pas du tout aimé ce roman. Et ce pour plusieurs raisons.
Tout d'abord je l'ai trouvé très peu crédible. Je n'arrive pas du tout à comprendre comment une gamine de 8 - 10ans, non scolarisée de plus, arrive à lire, à comprendre et à assimiler des romans tel que les piliers de la terre, le procès de Kafka ou encore la tour sombre de King. Je suis pourtant fan de SFFF et l'extraordinaire ne me fait pas peur quand on est dans cette atmosphère, par contre quand on est dans le réel, je n'arrive pas à extrapoler.
J'ai aussi émis peu de crédibilité fasse a l'évasion de Elise numéro 2.
L'histoire en générale ne m'a pas plu, d'autant que dès le deuxième chapitre j'avais cerné les tenants et les aboutissants ,même si l'auteur fait un grand détour pour revenir au même point (les relations entre les 2 Elises).
Il faut que je reconnaisse aussi que je n'aime pas les violences sexuelles dans les romans et encore moins sur enfants. de ce fait c'était déjà une évidence que l'accroche serait difficile. Il faut que je reconnaisse un point positif (il y en quand même plus d'un malgré tout) c'est que l'auteur ne rentre pas dans des descriptions détaillées de ces violences. Il reste dans une vision plus psychologique.
Il faut aussi reconnaître que l'auteur a une belle plume, mais je n'ai eu aucune empathie pour les personnages. Les Elise n'ont pas réussi à me toucher , ni même Achille a me dégouter.
Pour revenir sur la façon d'écrire, comme j'ai trouvé que l'écriture de l'auteur était agréable je pense que je lui donnerais sa chance dans un autre roman.

Ce que je trouve "marrant" et ce que démontre involontairement ce roman, c'est que même en ayant des affinités, les mêmes centre d'intérêts, nous pouvons malgré tout avoir des ressentis et des opinions différentes sur des oeuvres ou sur le monde. C'est ce qui, pour moi , fait tout l'intérêt d'échanges constructifs et entre autre l'utilité des sites comme babelio.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          618
Siabelle
  12 janvier 2018
«Un adulte créatif est un enfant, qui a survécut.»
C'est décidément avec ma copilote Angie, que je découvre à mon tour, pour la première fois, Luca Tahtieazym. Je choisis avec mon amie «Elise», c'est mon premier thriller de lui. Il nous offre une plume efficace, avec une grande histoire, qui habite des personnages, hors du commun. À mes yeux, ce n'est pas juste un thriller, mais c'est un grand livre. Je suis encore très chavirée, bouleversée et admirative.
«La folie, c'est d'attendre la même chose, et d'en attendre un résultat différent.»
Grandiose, Majestueux, Époustouflant
Après la dernière page tournée, je suis très ébranlée, secouée et troublée. Je me sens envahie également des émotions fortes. Je suis tout simplement sans mot : Elise m'a touchée en plein coeur. Je suis très émue, très triste et très nostalgique, de quitter, cet univers, en compagnie d'Élise.
«Pour pouvoir contempler un arc-en-ciel, il faut d'abord endurer la pluie.»
Envoûtant, Désappointant, Ravageur
Je ne sais pas à quoi m'attendre, en ouvrant mon livre. À ma grande surprise, je me laisse totalement happer par cet environnement étrange, violent et irréel. Dès les premières pages, la noirceur, l'obscurité et le froid sont au coeur du décor. Il faut avoir le coeur, bien accroché. Je me laisse aussitôt subjuguer par la narration du roman. Elle permet avoir une vue de l'ensemble et on comprend mieux, chaque personnage concerné, comme Achille, Mama Sim ainsi que Simone.
Au fil des chapitres, l'histoire progresse, au fur et à mesure, qu'Élise grandit. L'autorité, la violence et la brutalité, s'imprègnent peu à peu des lieux et ton coeur bat toujours de plus en plus fort. L'atmosphère est de plus en plus malsaine, on ressent que la tension est palpable dans son huis-clos. Tu ressens la peur au ventre, car tu sens, qu'au moindre faux pas, les événements peuvent prendre une autre tournure. Je ressens toujours, dans mon coeur, cette solitude, cette soif de vivre et cette résilience, qu'entoure Élise. Elle se fait discrète, mais elle est très présente. Seule, le lecteur invisible, peut percevoir cette nuance.
«Tout ce que je sais, c'est par les livres (…)»
Au cours de ma lecture, je passe par toutes sortes d'émotions. Grâce à Mama Sim, mais surtout aux livres, Élise s'éduque et elle se pose des questions. Elle sait qu'elle est captive, mais que ce n'est pas normal. Elle garde une grande lucidité, même si parfois elle la perd, on ressent qu'elle est toujours là, en elle. Elle distingue également qu'elle est en danger, chaque jour qui passe. Je suis toujours très inquiète, angoissée et terrifiée. Je me demande ce qui va se passer et l'adrénaline monte vite en puissante. Je suis toujours sur le qui-vive et je me sens également impuissante, devant cet enfer, qu'elle vit. On ressent qu'Élise essaie de s'accrocher, coûte que coûte. Luca Tahtieazym malmène très bien ses protagonistes et il est loin de nous ménager, nous le lecteur.
«C'est long et fastidieux, mais je parviens dorénavant à démêler les fils du noeud du monde, sans l'aide de Maman Sim.»
Je constate, qu'aussitôt, qu'on plonge, au coeur, de l'histoire d'Élise, on n'en ressort pas indem-ne. Luca Tahtieazym nous livre une plume, qui sait s'imposer à nous, qui arrive très bien à nous submerger. Tu ne peux plus lâcher ton livre, tu veux suivre le déroulement, tu t'immerges toi aussi dans le quotidien d'Élise et des deux geôliers. Tu parviens même à ressentir une sorte de compassion, quand on comprend leurs raisons, mais ça ne pardonne pas leurs actes. Pour cela, l'auteur Luca Tahtieazym est très fort.
Lorsque je termine ma lecture, je suis très secouée, très perplexe et vraiment songeuse. À mes yeux, Luca Tahtieazym est un des maîtres de la littérature. J'affirme donc, qu'il est un conteur exceptionnel, d'un talent incroyable. Il possède une plume très vigoureuse, à la fois très imagée et vraiment cohérente. Après avoir vu les critiques, qu'applaudit Élise, partout sur les réseaux, je comprends maintenant le succès de ce roman. Détrompez-vous, ce n'est pas juste un thriller excellent, c'est plus que ça. Il fait également appel, à la survie, au courage et à la détermination, qui sont en chacun de nous. C'est une histoire, qui te hante et même si l'espoir brille très peu, elle résiste en ses lieux.
«Là où se trouve une volonté, il existe un chemin.»
Pour terminer, je déclare sincèrement, que le roman Élise, il est plus qu'un coup de coeur, c'est un coup de foudre. Je remercie Angie, de partager cette lecture, avec moi. Je crois qu'on se rejoint beaucoup sur nos ressentis. Je sais qu'Élise possède une petite place, spéciale, dans mon coeur. C'est tout simplement inimaginable, comment cette lecture, te transporte, va te chercher profondément.
Luca Tahtieazym fait partie de mes auteurs préférés et je vais lire tout bientôt le thriller «Ver-sus», si je comprends bien, c'est l'histoire d'Achille.
C'est une très belle découverte, c'est une pépite. Je revois encore toute l'histoire défilée devant mes yeux et l'auteur sait te manipuler avec brio. Je recommande d'aller voir la superbe critique de mon amie Angie, je te remercie pour nos échanges et notre amitié. Tu peux également retrouver l'auteur sur Facebook, pour en savoir plus. Il vient de gagner le prix des lecteurs. Il est facile d'approche et il est très sympathique. Je mets ses liens :
Facebook :
- https://www.facebook.com/luca.tahtieazym
Amazone :
- https://www.amazon.fr/Luca-Tahtieazym/e/B01FDB7ST6/ref=sr_tc_2_0?qid=1508569712&sr=8-2-ent
(…)Élise était une thérapie (…)
« Une thérapie, oui… »
Pour bien comprendre, ce que ça signifie, il faut le lire.
Siabelle
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          278
ange77
  12 janvier 2018
Résumé :
《Quatre murs ont été érigés autour d'elle par son geôlier. Tout ce que connaît Élise, elle le tire de ses nombreuses lectures.
Et l'épilogue est proche.
Voici l'histoire de celle qui voyageait avec les mots.》

Mes mots à moi, vont prendre ici un corps relativement différent de mes habitudes, pour la simple raison que cette lecture fût, elle-même, complètement différente, unique, à part entière.
> Je ne m'en justifie pas, mais j'avais deux-trois petites choses à ajouter auparavant...

De l'écrivain jusque maintenant, j'ai juste lu "Bagatelle et la chamade des coeurs perdus", un coup de coeur.
Si j'ai retrouvé avec un plaisir non feint l'écriture profonde de celui qu'on nomme amicalement 'Tahtiemachin', la destination sensiblement similaire - à savoir ; qu'en toutes choses, subsiste toujours, l'amour [pour Bagatelle] et l'espoir [pour Élise], - le parcours fût quant à lui bien différent au vu des thématiques abordées, entre autres...
Cependant, de la même façon, ces héros m'ont prise sous leur aile afin d'accomplir avec eux de mémorables voyages.
Ici, plus qu'un coup de coeur ; un coup en plein coeur, un uppercut puissant.
La claque !
Du genre à laisser des bleus à l'âme pour longtemps... Très longtemps.

Encore une petite chose, avant de vous livrer - enfin! - ma véritable chronique...
> Quelques mots de l'auteur - piqués un jour sur FaceBook - et que j'avais trouvé si beaux, emprunts d'une telle humilité, qu'il me fallait obligatoirement les partager ici :
“ Quand j'ai écrit cette histoire, c'est Élise qui a pris la main, au propre comme au figuré, pour conter sa propre aventure ; moi, je n'étais que le guignol au bout des dix doigts que cette petite fille utilisait pour prouver son courage.
Il me semblait qu'elle choisissait les mots justes. Et elle est finalement un bien meilleur auteur que moi. ”

Voilà.

J'espère à présent rendre un modeste hommage à la petite fille avec qui j'ai vibré, au coeur de ses indicibles tourments, à fleur de peau, dans l'antre suffocant...

*****

Élise, petite enfançonne si fragile
Dont la nature peu à peu s'égratigne
Au contact rude et si malsain
De ce père qui n'en est plus un
Celui-là qui t'exhorte à la soumission et vole ta liberté
Succedané de relation, damnée jusqu'à la perversion...
Élise, douce enfant, pas si tranquille
Dont l'innocence lentement s'abîme
Vouée à une atroce destinée
Face à l'ignominie, la cruauté
De cet être à l'âme impie, concupiscence déjetée
Achille et ses imperfections ; ses interdites passions...
Élise, fillette mature et maligne
Tu as trouvé refuge dans les lectures de Mama Sim
Et ces livres qui t'ont sauvée, te sauveront encore
Des pires outrages tu le sais, peut-être même de la mort
Inexorable déliquescence de ta triste réalité
Ou de ce qui sera à jamais une bien abjecte punition...
Élise, femme-enfant, certes pas victime
Tu tiens de la rose théories d'épines
C'est ainsi et pour cela que tu es née
Pardonne à celui dont tu renies la paternité
Parce que, à sa façon, il t'a aimée
Prisonnier du joug de ses pires pensées, de ses noires pulsions...
Élise, aujourd'hui tu n'es plus une gamine
Sois fière car jamais tu ne courbes l'échine
Tu étais sa thérapie, seras-tu sa fatalité ?
Et moi ton lecteur invisible, à tes côtés je resterai
Ô Élise, tu es de la résilience la pure incarnation...

*****

Et pour conclure, je tiens à remercier ma co-lectrice Siabelle :
Nos échanges autour de ce terrible récit, si singulier, furent comme toujours des plus passionnants :-)
Je vous enjoint aussi à lire sa critique, sensible et touchante comme elle.t
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          257
Horizon_du_plomb
  19 février 2018
L'auto-édition est un terrain vague, truffé de mines anti-personnelles, où des yeux déchiquetés reposent au milieu de bras arrachés, mais on y trouve des libellules qui errent insouciantes du monde extérieur.
« Alors… promeneur ou bête ou monstre ?
Ouvre un oeil. Au moins un, ma grande. Sans ça, tu ne sauras jamais et tu t'en voudras peut-être. »
J'ai eu envie de lire ce livre à cause de son prénom en titre, de ce regard adulte de jeune fille et de ce résumé qui évoque l'amour des livres. Je ne connaissais pas l'auteur qui n'en est pas à son premier coup d'essai.
« Ma vie est une fumisterie, je le sais, mais je vois des éclairs qui illuminent parfois le Refuge et je me dis que si je les remonte dans l'autre sens, ces éclairs, un jour, je parviendrai bien à atteindre l'ailleurs. »
« Faut du temps, pour faire du par coeur, tu sais. »
« J'aime bien les re, moi ! »
Une histoire qui a un petit quelque chose de l'Histoire sans fin version thriller très noir et violent. Ses thèmes sont archi-connus mais revisités avec soin comme dans d'autres productions artistiques (10 Cloverfield lane, Room, Split,…). Élise pourrait être une Emma Bovary redevenue enfant, rêvant de liberté, d'élans d'âme vécus dans un monde trash, un monde poubelle.
Le livre est divisé en deux parties, la partie avec l'Élise aux livres est clairement supérieure à l'autre que j'ai trouvé plus quelconque. À part Claire et Céline, tous les personnages sont en dehors des clous, déviants en positif comme en négatif, sans que l'on sache qui est le plus enfermé dans sa tête. Je n'ai pas aimé comme l'émotion est parfois fournie à la grosse louche comme pour être sûr de rassasier le lecteur mais cela fonctionne clairement.
La manière d'apostropher le lecteur en tant que lecteur imaginaire avec un journal encourage le transfert émotif mais n'apporte pas vraiment grand chose à part le fait de laisser le doute sur la situation finale. Je l'ai trouvée même plutôt maladroite, comme si on poussait le lecteur, lentement mais avec insistance.
«  Selon elle, mais là, je demande à voir, il y aurait même des non-dits, dans le Petit Prince. »
J'ai trouvé que la force principale du livre est dans ce temps qui passe, pas toujours décrit, mais qui force à l'attachement comme on s'enracine dans la terre. Si on oublie le lien, les années ne font que nous ravir notre jeunesse. Le second point fort du livre est clairement la voix d'Élise qui, bien que calfeutrée, porte loin et résonne sur les falaises de la réalité enchaînée aux maux/mots. Ce qui est magique, c'est qu'Élise n'est jamais blasée car elle découvre la première saveur des choses, c'est comme un nouveau né qui connaîtrait le programme de la vie sans jamais l'avoir exécuté. Le principal point faible du livre est tout simplement toutes les autres voix qui semblent parfois fausses, elles sonnent fluettes comme des becs de gaz fuyants. Je n'ai pas aimé non plus comme « les méchants » sont connotés ruraux, sans grande culture. C'est vraiment venir appuyer sur un cliché facile qui frôle la pédanterie. Je suis persuadé qu'il y a plus de psychopathes structurés dans la classe moyenne ou les gens instruits. D'ailleurs, Simone m'a fortement évoqué la compagne de Marc Dutroux, Michelle Martin.
« Mes dernières forces, je vais les déposer dans la fronde et quand je décocherai le trait de ma dissidence, il s'enlisera. »
L'écriture a aussi quelques maladresses tout en ayant de très beaux passages. Exemple de phrase surfaite ou alors carrément connotée sexuellement gratuitement:
« Le sucre qui se rua dans son métabolisme, en hurlant sa présence sans pudeur, lui fit le plus grand bien. »
À part cela, ce qui semble caché est évident si on lit bien le texte.
Je n'ai pu m'empêcher de prolonger le livre par des réflexions…
« Mais Claire est l'internet que je ne connais pas.  »
Une analyse du bouquin intéressante est de transposer Élise et ses livres à tous ces adolescents ou grands enfants qui pensent connaître le monde parce qu'ils l'ont au bout de leur écran dans leur chambre (quand ils ne copient pas simplement du contenu sans plus produire, réfléchir).
« Juste me laisser partir en voiture avec quelqu'un, déjà, ça, c'est de la science-fiction… »
« Un enfant qu'on élèverait et à qui on enseignerait nos valeurs, celles des gens de la terre, celles d'avant la folie, d'avant les machines… »
«  Plusieurs lectures possibles d'un sentiment, d'une image ou d'un son ; il n'y a qu'un Dieu pour créer ça. »
Évidemment, d'un point de vue général, on voit aussi l'image en mode thriller du conflit entre les générations toujours pendant, les choix de parents face aux libertés des enfants. Pareillement, avec toutes les intrusions de Dieu, on y voit un plus grand propos sur notre « enfermement existentiel » dans un monde que l'on n'a pas vraiment choisi.
« Il se recule en s'appuyant sur les coudes. Ses mains sont humides de mon urine.
Puis il part avec une moue dégoûtée.
Et moi, dégoulinante, gênée par ma propre odeur, je me mets à chanter. »
Même si déjà vue bien des fois, la problématique générale est forte donc forcément on réagit, on s'attache mais l'écriture m'a souvent parue inégale, parfois brillante, parfois bancale. De même, bien des fois, les situations ou les profils psychologiques m'ont parus irréels, sans doute pas assez fins et ambigus mais en même temps je me suis laissé porté par les mots. Je dirais que j'ai eu du plaisir avec un sentiment permanent d'être dupe (pas de suspension consentie de l'incrédulité).
La musaraigne continue à chuchoter, à filer dans les coins minuscules de la maison. Elle est tenace, sauvage et vive. On ne sait l'oublier. Elle continue ses rondes comme le satellite de mes pensées, c'est sa mascarade de petits mots.
« Ce sont les mots qui comptent, non ? Pas le support sur lequel on les lit.  »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Cindol
  30 août 2017
Le monde de l'autoédition que nous découvrons depuis peu, est pour nous atypique, et après avoir découvert quelques romans qui en étaient issus, je peux vous dire qu'ils ne le sont pas moins.
ELISE ne fait pas exception à cette règle pour moi, car se retrouver à converser avec une gamine de 5 ans à travers ses écrits qui nous sont directement adressés, moi je n'avais encore jamais vécu cette expérience. Après quelques pages de lecture, je me suis quand même surpris à feuilleter jusqu'à la fin du roman pour connaitre le nombre de page. Non pas que le début soit laborieux, c'est même tout le contraire, mais je me suis posé la question de savoir où est-ce que l'auteur allait bien pouvoir nous emmener avec autant de pages et avec cet angle d'attaque si particulier (c'est quand même une petite fille de 5 ans quoi…..allo !!!)
Je n'aurais qu'une chose à vous dire, faites-lui confiance, laissez-vous porter par cette plume qui transpire l'amour de la littérature, qui transpire le respect des auteurs cités, qui transpire l'amour des mots (bon, ça transpire également de maux mais je ne suis pas sûr que de ce point de vue là, il y ait de l'amour du coup…) Avec un tel début de critique, vous allez peut-être vous demander s'il s'agit bien là d'un thriller. Oh que oui, rassurez-vous et vous allez être servis comme des princes en la matière. du thriller, vous allez en avoir et ce qui fait la force de ce genre, ce qui nous plait tant dans le genre, sera bien présent : une intrigue cohérente, du suspense, de la tension, de l'espoir, du désespoir, des chapitres courts, un scénario béton, un vocabulaire adapté à la situation et évolutif au fur et à mesure de l'histoire, etc… Rien ne manque dans ce livre
C'est pour moi une première avec Luca TAHTIEAZYM, mais certainement pas une dernière, et si vous êtes amateur de thrillers, je ne saurais trop vous conseiller de vous jeter sur ce roman car vous y trouverez une plume digne des plus grands et qui mériterait largement de connaitre leur même médiatisation
N'hésitez pas, faites chauffer la CB pour bouillir de plaisir ensuite, vous ne le regretterez pas
PS : je ne sais pas si l'idée a déjà traversé l'esprit de l'auteur, mais je ne serais pas contre le fait qu'une suite voit le jour dans quelques temps : on peut dire qu'avec une telle fin il y a du potentiel…en tout cas, on se retrouve avec des bases solides si je puis dire…..enfin j'me comprends !!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
ange77ange77   07 octobre 2017
Souvent, dans les histoires, il y a des choses que je ne comprends pas. Comment t’expliquer... C’est comme s’il y avait des mots qui existaient, mais qui volaient tellement haut que moi, toute petite que je suis, je peux sauter pour toute la vie, jamais je n’arriverai à les attraper.
Du coup, je me demande des fois si ce que disent ces mots est vrai. Dragon par exemple, ça existe ? Ou prince charmant, ça existe, hein ? Et il y en a tout un tas, tu sais ; tout un tas de mots que je ne verrai pas parce qu’ils sont abstraits. Il y a dragon et prince charmant, ça je te l’ai dit, mais il y aussi Cornebidouille, Tchoupi, poupée Barbie, Père-noël, Maximonstre, Mange-doudous… école, copain, copine, maîtresse. Tout ça, toutes ces choses bizarres que j’ai du mal à faire rentrer dans ma tête d’oiseau, je me demande bien si ça existe vraiment ou si c’est les gens qui rêvent et écrivent des histoires qui les ont inventés.
Encore, le prince charmant, je veux bien y croire, moi, mais les dragons et l’école, c’est un peu gros, non ?
C’est un peu trop abstrait pour que je marche, voilà comment je voulais te le dire.
Et puisque je savais écrire, alors je me suis mise à raconter ce qui passait dans ma tête d’oiseau. Et c’est ce que tu es en train de lire.
J’ai six ans, je suis dans le Refuge et je t’écris des mots qui volent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
ange77ange77   22 août 2017
Et je veux toujours lire, lire, lire, lire, lire. Il y a tant d’auteurs et tant de mots qui prendraient un sens nouveau si je pouvais comparer mes lectures à la vie. Je veux expérimenter, tester, réussir et échouer.

Et lui, là, cet homme de l’ombre aux épaules voûtées, lui donc, jamais il ne m’en empêchera.

Je vois. Je sens. Je touche. Pas réellement, non, pas encore. Mais Claire est l’internet que je ne connais pas. Elle parle et elle parle et elle parle encore et moi, oui, moi, la pauvre gamine qui n’a jamais rien vécu, moi, j’écoute et je sais juste une chose : je suis forte. Plus forte que Jimbo, que Mama Sim, que Claire ou que papa. Je suis plus forte que les montagnes et que les arcs-en-ciel ; je suis plus solide que les roseaux et plus tenace que la cime de l’Everest quand le vent la chasse de son souffle rebelle. Moi, rien ne me fera jamais plier.

Tout ricochera. Les gifles les plus véhémentes me jetteront au sol, mais le ressort qui me permet de tenir debout est si rigide que vlan ! je me tiendrai face à lui et à eux et à l’autre, là, qui explique aux Hommes comment ils doivent se comporter. Résiliente, moi ? Je suis la définition de la résilience.

Si tu ne l’as pas encore compris, je te le prouverai.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
ange77ange77   06 octobre 2017
Normalement, quand Mama Sim vient pour que je lise, elle doit repartir avec le livre quand nous avons terminé. Sauf qu’un jour, avant de s’en aller, elle a voulu vider les seaux. Elle a pris le seau où je fais pipi et celui où je… ben l’autre, quoi… et elle les a amenés dehors pour les vider.
Moi, pendant ce temps, j’ai fait quelque chose dont je ne suis pas très fière : j’ai dissimulé le livre sous la couverture. Je sais que c’est pas bien, que c’est une bêtise et que je risque d’aller en enfer en étant méchante comme ça. Mais que veux-tu que j’y fasse, hein ? J’ai le vice, je le sais. Je le sais parce que papa me le dit tout le temps, que j’ai le vice.
Mama Sim m’a donné la définition de « le vice » et depuis, chaque fois que je n’écoute pas, j’ai honte. Mais c’est plus fort que moi, tant pis si je dois aller chez le diable plus tard, quand je monterai dans les nuages rouges. C’est comme ça et on ne peut rien y faire.
(...)
Manquerait plus que papa tombe sur l’objet de mon vol – car oui, si je ne me trompe pas, en le cachant, le livre, je suis une voleuse pleine de le vice. Je sens déjà la claque de la ceinture de cuir sur mes fesses…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          132
ange77ange77   24 octobre 2017
(...) Flaubert est un Dieu. Ben si, lecteur invisible. Et il n’est pas le seul, d’ailleurs. Quand je lis Madame Bovary une première fois, je me mets à la place de la jeune femme et je frémis avec elle, je sanglote, j’espère, je cours et j’abandonne avec elle. Puis, quand je le relis une seconde fois, quelques mois ou années plus tard, je m’attarde davantage sur Charles ou Berthe et j’entends que le monde existe sur plusieurs plans. Plusieurs lectures possibles d’un sentiment, d’une image ou d’un son ; il n’y a qu’un Dieu pour créer ça.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
ange77ange77   04 octobre 2017
J’aimerais que Madonna vienne me chanter de la musique ici, ça m’aiderait à passer le temps. Moi, je pourrais lui inventer les pérgréni… les pérégrigna… Rââaaahhh… Je le connais, ce mot, mais je n’y arrive jamais, à le dire. Alors à l’écrire, tu imagines…
Donc, si Madonna venait me chanter sa magie, moi je lui raconterais les aventures de Jimbo, celles que j’ai trouvées à force de coller des bouts de tout et des bouts de rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
autres livres classés : séquéstrationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1601 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..