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ISBN : 2757821067
Éditeur : Points (07/10/2010)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 35 notes)
Résumé :

Salé, près de Rabat. Milieu des années 80. Un adolescent pauvre court à perdre haleine. Vers son rêve, devenir metteur en scène de cinéma, vers sa star égyptienne : Souad Hosni - ailleurs, loin de son quartier, qu'il aime et déteste à la fois, qui veut le fixer dans une identité-cliché, dans la honte à jamais: le garçon efféminé. Un futur fou. Alors, il court... C'est sa seule... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
TarteTatin
  05 mars 2018
J'ai refermé ce petit bouquin autobiographique et j'ai pensé à mon père.
A cette façon qu'il avait de me nous raconter l'Egypte, à son air dépité lorsqu'il me parlait de la condition de l'homme homosexuel là-bas.
À sa tristesse.
À sa mélancolie.
Ici, Taïa nous raconte son enfance de petit garçon efféminé qui préférait déjà les hommes, et ce viol qu'il a failli subir parce qu'un cul de petit garçon c'est aguicheur.
Il nous raconte son arrivée à Paris et le gris de la ville, la passion violente avec un algérien et la naissance de son écriture.
Il nous raconte le cinéma, ses rêves, puis enfin, il nous raconte le Caire.
L'écriture est belle, la palette des sentiments amoureux riche.
La mélancolie est douce amer mais elle lui semble inévitable et nécessaire pour avancer.
Ce fut une belle entrée en matière dans l'univers d'Abdellah Taïa.
Des conseils de lectures autour du monde arabe et/ou traitant de l'homosexualité dans le monde arabe? Je suis preneuse.
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tristantristan
  04 décembre 2017
Bien écrit cet ouvrage n'apporte cependant rien de nouveau ni sur le sujet ni quant au style. Je l'ai gardé pour la dernière page où est retranscrit le poème "Jeux cruels" de Bachar Ibn Bourd, poète du VIII e siècle, aveugle de naissance. (cf citation)
Commenter  J’apprécie          20
nenette87
  09 mai 2015
J'ai beaucoup apprécié ce tout petit roman autobiographique. Il se lit vite, est très bien écrit et très poétique malgré le sérieux du sujet traité.
Abdellah Taïa est un jeune homosexuel qui est né et a grandi au Maroc.
Il nous explique qu'il a rapidement su qu'il était homosexuel : déjà enfant dans les rues de sa ville natale du Maroc, les enfants le désignaient comme "Léïlah". Il échappe de peu à un viol collectif de la part des gamins des quartiers voisins. Une jeunesse difficile...
Aujourd'hui en France, ce jeune Marocain essaie de trouver l'équilibre, de construire un couple avec un homme qu'il aime. Mais ce n'est pas si simple (de construire un couple qui marche et d'être homosexuel, même en France) et son témoignage est très touchant.
C'est une jeune auteur dont je lierai avec plaisir les futurs ouvrages et qui a, à mon avis, un très bel avenir d'écrivain.
Lien : http://piccolanay.blogspot.d..
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sarahorchani
  26 mai 2011
Ce livre est une beauté. Un style d'écriture très personnel, pur. Des phrases d'une belle musicalité. Des descriptions du sentiment amoureux avec toute ses palettes.
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edf
  23 avril 2013
UNE MÉLANCOLIE ARABE est en lice pour le PRIX DU ROMAN GAY 2013 (Une initiative des Éditions du Frigo).
Lien : http://www.editionsdufrigo.com
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   24 juin 2016
(...) ville du chaos qui m'allait comme un gant. Le Caire. Al-Qahira. Un hammam de 20 millions d'habitants. Un monstre humain. Une fleur bleue, jolie, poussiéreuse. Un désert inspirant, étouffant.
(...)
Ce n'était pas parce que j'aimais sincèrement et pour toujours les hommes qu'il pouvait se permettre de me confondre avec l'autre sexe. De détruire ainsi mon identité, mon histoire.
(...)
Paris, ma ville d'adoption depuis sept ans, où je me cherchais et réinventais sans cesse
(...)
Je suis un rapide. Je n'aime pas attendre. Je crois au coup de foudre. J'ai besoin de savoir tout, tout de suite.
Comment sortir de l'amour ? De sa folie ? Comment contrôler cette machine des sentiments qui me guide à mon insu ?
(...)
Avec toi, je redevenais arabe et je dépassais en même temps cette condition.
+ Lire la suite
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tristantristantristantristan   04 décembre 2017
JEUX CRUELS

Je pleure sur ceux
qui m'ont fait goûter la saveur
de leur affection,
puis, dès qu'ils m'eurent
éveillé au désir, se sont
assoupis.

Ils m'ont engagé à me tenir
debout,
et lorsque je me fus levé,
pourtant avec courage le fardeau
que leur affection
m'avait imposé,
ils se sont empressés
de s'asseoir.

Je sortirai donc de ce monde,
et de votre amour
toujours vivant, dans cette poitrine,
sous mes côtes décharnées,
personne jamais
ne sentira la présence.

Entre la tristesse
et moi-même,
j'ai noué de longues relations,
qui ne cesseront plus jamais,
à moins que ne cesse un jour
l'éternité.

pp. 125,126

Note du contributeur: (L'auteur reproduit ici ce qu'il indique être un poème de Bashar Ibn Bourd, poète aveugle de naissance du VIII e siècle)
+ Lire la suite
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michelekastnermichelekastner   28 janvier 2017
Mon histoire, désormais, j'allais l'écrire seul, en silence, loin du groupe, loin du mauvais oeil. Protégé par mon père tendre et ma mère un peu sorcière. J'étais dans autre chose. Je devenais de plus en plus spécial. Bizarre même.
Pour les autres, je n'étais plus l'efféminé. J'étais le miraculé.
Pour moi, c'était le début de la course. Je me détachais des autres et je commençais à courir. Pour mon rêve ? Pour sauver ma peau ? Mon âme ?
Avec plaisir, inconscience, je courais. Je courais. Je courais.
Je courais sans rien dire. Sans but.
Je courais vers Ali qui ne m'a jamais plus parlé.
Je courais vers moi inconnu, retrouvé. Perdu.
Je courais pour rencontrer le cinéma, entrer la bouche ouverte dans sa religion et ses images.
Je courais pour fuir les djinns tout en cherchant à les revoir.
Je courais vers mes petits bonheurs quotidiens, insignifiants, superficiels.
J'ai vu. Le rêve était plus fort que la vie réelle.
J'ai continué de courir. De temps en temps mon coeur s'arrêtait de battre. Et c'est durant ces moments-là que je demandais à ma mère de m'apprendre à prier comme elle. Prier en réinventant les rituels, les dogmes. Prier libre.
+ Lire la suite
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sarahorchanisarahorchani   26 mai 2011
Ce livre est une beauté. Un style d'écriture très personnel, pur. Des phrases d'une belle musicalité. Des descriptions du sentiment amoureux avec toute ses palettes.
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sarahorchanisarahorchani   26 mai 2011
Ce livre est une beauté. Un style d'écriture très personnel, pur. Des phrases d'une belle musicalité. Des descriptions du sentiment amoureux avec toute ses palettes
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