AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Takako Hasegawa (Traducteur)
ISBN : 2203396040
Éditeur : Casterman (17/06/2004)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 270 notes)
Résumé :
Qui prend encore le temps, aujourd'hui, de grimper à un arbre, en pleine ville ? D'observer les oiseaux, ou de jouer dans les flaques d'eau après la pluie ? D'aller jusqu'à la mer pour lui rendre un coquillage dont on ne sait comment il est arrivé chez soi ? L'homme qui marche, que l'on apprend à connaître à travers ses balades, souvent muettes et solitaires, rencontre parfois un autre promeneur avec qui partager, en silence, le bonheur de déambuler au hasard.
... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  03 avril 2019
L'homme vient d'emménager dans sa nouvelle maison d'où la vue est magnifique. Aussi décide-t-il d'aller faire un tour dans ce quartier calme et arboré de mille fleurs. Ici et là, il observe les poissons dans l'eau, écoute le bruit du vent dans les feuilles, surprend une mésange charbonnière ou une bergeronnette. À son retour l'attend un chien, apparemment abandonné par les anciens locataires. Tout de blanc vêtu, il l'appellera Neige. Et c'est en compagnie de son nouvel ami que l'homme va prendre le temps, au fil des jours, de vagabonder, de se laisser porter au gré de ses envies, de découvrir aussi bien la nature reposante que le chahut de la ville...
Jirô Taniguchi nous entraine paisiblement sur les pas de l'homme qui marche. Au gré du temps, de ses envies, l'on suit les pas de cet homme et l'on contemple un oiseau ou encore les premières neiges. L'on surprend des enfants joueurs, des écolières. L'on se réjouit de ce qui nous entoure. L'on se réchauffe des rayons du soleil. Et l'on prend le temps de contempler, d'admirer, de profiter de chaque petit instant. Dix-neuf balades reposantes et poétiques composent ce récit où, finalement, il ne se passe pas grand-chose. Mais Taniguchi, de par son trait élégant et travaillé, invite le lecteur à la contemplation.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          830
manU17
  02 juin 2013
Marcher. Marcher sans vraiment savoir où l'on va. Prendre une rue puis une autre et encore une autre. Changer de chemin, découvrir un nouvel horizon, tourner, revenir, prendre à nouveau le chemin habituel et le redécouvrir à chaque fois. Un arbre, une fleur, une lumière, une ombre, un rayon de soleil, le plaisir de l'instant, un petit bonheur tout simple mais un petit bonheur…
Faire corps avec les éléments. Se laisser fouetter le visage par la pluie, s'étonner des premiers flocons de neige, être réchauffé par les rayons du soleil ou se laisser caresser par le vent. Croiser un regard, esquisser un sourire, s'émerveiller devant la majesté d'un cerisier en fleur.
Prendre de la hauteur pour contempler le monde ou simplement prendre le temps, lever le nez pour élargir son horizon, se laisser porter par le hasard. Une histoire servie par une multitude d'histoires. Un héros anodin, peu importe qui il est. Ce qui compte c'est la manière dont il se comporte. C'est un homme ordinaire mais en même temps un peu tous les hommes, un héros solitaire, encore.
L'Homme qui marche, c'est tout ça et plein d'autre chose encore, c'est un trait délicat qui exprime tout naturellement mais magnifiquement l'immense sensibilité de Taniguchi.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          603
Chrisdu26
  14 juin 2013
Le toucher, l'ouïe, l'odorat, la vue, le goût, voilà nos cinq sens à l'honneur dans ce délicieux manga qui va nous ramener aux vraies valeurs.
Après les kilos pris avec « le Gourmet Solitaire » de Jirô Taniguchi, il me fallait bien pour éliminer poursuivre avec ce même auteur et marcher, marcher et marcher encore.
Quel bonheur de flâner au coté de cet homme paisible et tranquille, de cet écrivain à la plume si sereine et au dessin aussi délicat que captivant. La lecture de ce manga a réveillé en mon for intérieur une zen attitude que j'avais quelque peu mis de coté ces derniers temps. le stress laisse place aux futilités et nous éloigne peu à peu des saveurs qui nous sont offertes chaque jour par la nature. Quel dommage !
Avec L'Homme qui marche, tout reprend sa place, l'essentiel reprend ses droits. Après une journée dure ou stressante, venez l'accompagner au gré du vent, au détour d'un chemin, d'un ruisseau et prenez le temps d'apprécier les petits riens. Laissez-vous porter par la brise dans vos cheveux. Fantasmez sur le sourire, le déhanché d'une femme ou le regard sulfureux d'un homme. Ecoutez le clapotis de la pluie, le chant d'un rossignol ou le claquement harmonieux des talons aiguilles sur le pavé. Arrêtez-vous quelques minutes et observez le vol d'un oiseau, d'un papillon, d'une feuille qui se décroche de sa branche et qui virevolte lentement avant d'atteindre son but final. Humez, au hasard des rencontres, la douce fragrance d'un parfum supérieur... Allongez-vous au pied d'un arbre et rêvez les yeux ouverts. Laissez perler sur vos doigts la rosée matinale et marchez pieds nu sur la pelouse ou le sable chaud. Un je t'aime à la volée, le bonjour d'un inconnu, nous passons à coté de toutes ces choses merveilleuses tous les jours sans les voir ni les entendre, obnubilés que nous sommes par notre carcan quotidien.
Ce livre en dit peu par les mots mais les dessins se suffissent à eux-mêmes. Après une telle lecture, nous réalisons où est l'important, le vrai bonheur. Il est juste là, devant nous, tout près, il suffit d'ouvrir grand les yeux, d'observer et de tendre la main.
Besoin d'un lâche-prise ? Venez déambuler avec l'homme qui marche. Ce manga est un poème, une douce odeur qui vous rappelle votre enfance, un moment de pur bonheur, comme un retour aux sources.
Alors lève-toi et marche…
Antho que tu lises ce billet ou pas, il t'est dédié. Allons marcher dans les allées d'un cimetière, nos chers disparus ont tant de secrets à nous raconter, ensuite, nous longerons la plage et rendrons le coquillage à la mer. Regarde ! la vie est là simple et tranquille. de belles choses nous attendent…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
le_Bison
  01 juin 2012
L'homme qui marche : voilà un concept d'une simplicité extrême et dénuée mais aussi empreint de zen 'attitude'.
Enfin quelqu'un qui prend le temps. Il prend le temps de se promener et de découvrir la nature, la ville, les gens. Il prend surtout le temps de vivre. Tout simplement ! L'instant présent !
Des rencontres fortuites, des sourires et des clins d'oeil... Des discussions avec les oiseaux, avec les arbres et même - vous allez le prendre pour un fou voir un psychopathe - avec des inconnus...
Cette ballade dans les faubourgs de Tokyo, sous le soleil ou la pluie, de jour comme de nuit, me montre la vie sous un aspect contemplatif. La grandeur d'un orme, le piaillement d'un oiseau, le bruissement des feuilles par un doux vent, tout nous semble magique, d'une beauté surprenante, aussi paisible que dans un rêve.
Mais il ne s'agit pas d'un voyage onirique : c'est tout simplement la réalité. J'en ressors forcément optimiste, avec une joie de vivre regonflée à bloc, d'avoir pu apercevoir ces quelques merveilles présentes tout autour de moi, mais dont je prends trop rarement le temps de m'y pencher, de m'y arrêter.
S'allonger sous un cerisier en fleur et regarder ses feuilles onduler en vagues communes par une douce brise d'été...
Le rythme est lent, mais c'est pour mieux profiter de cette promenade. La contemplation de notre monde peut ainsi se faire pour le plus grand des plaisirs, celui des yeux, puis celui du coeur avant de toucher en profondeur mon âme.
Et si, Jirô Taniguchi, par les lentes flâneries de son salaryman, ne me proposerait pas, en tout simplicité, des haïku mis en image, m'invitant à contempler mon environnement, à vivre l'instant présent.
Une BD comme un koan zen
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          380
Musardise
  30 juillet 2017
Dans la lignée de Terre de rêves, de L'Orme du Caucase, et peut-être plus encore du Gourmet solitaire, Taniguchi nous emmène dans le sillage d'un homme ordinaire. Quoique... Est-il si ordinaire que cela, cet homme marié, qui travaille, mais qui prend le temps de vivre, dont les déambulations quotidiennes vont à contre-courant du mode de vie des salary men qui fut un temps glorifié (car on voit bien aujourd'hui à travers les films de Kore-eda, par exemple, que ce mode de vie est loin d'être un modèle pour tous) ? Cet homme-là sait profiter d'un rien, regarder autour de lui, s'émerveiller d'une bagatelle.
Le seul défaut que j'ai trouvé à cet album, tout en poésie subtile de la vie ordinaire, c'est le style très classique de Taniguchi. Que ce soit dans son découpage, dans sa mise en page, dans son dessin très minutieux, dans l'utilisation du noir et blanc, tout est très lisse, trop lisse. J'aurais aimé voir Taniguchi sortir de sa zone de confort et se laisser aller, à l'image de son personnage. Bon, ce style, c'est aussi ce que beaucoup de lecteurs aiment chez lui et qui ne me plaît jamais tout à fait dans ses albums, mais j'ai fini par m'y habituer...
Revenons donc à notre personnage d'homme qui marche. le temps qu'il prend, il le met à profit pour regarder, littéralement, la vie autrement : ainsi la paire de lunettes cassée deviendra pour lui devient le moyen de voir ceux et ce qui l'entoure d'une façon complètement nouvelle. Il y a même quelque chose de transgressif dans la démarche de cet homme dont on ne sait quasiment rien, sinon qu'il vient de déménager et que lui et sa femme vont adopter le chien abandonné par les anciens propriétaires (car Taniguchi tient à rappeler de temps à autre de quelle façon les êtres humains traitent leurs animaux de compagnie). Non seulement il ne passe pas sa vie à courir, non seulement il marche au lieu de passer des heures au volant, non seulement il apprend à regarder, mais il peut aussi, sans crier gare, en rentrant de promenade, décider d'aller se baigner de nuit dans un piscine fermée au public - alors que les Japonais sont très stricts sur l'observance des lois, rappelons-le.
Baignade nocturne, coquillage trouvé dans le jardin et rendu à la mer, lunettes de bric et de broc, maison pour oiseau réparée, promenade tranquille sous une averse, promenade avec son chien pieds nus dans l'eau, rencontre cocasse avec une poule sur une palissade, course effrénée pour monter les escaliers d'un immeuble : notre personnage retrouve, dans ses déambulations et péripéties du quotidien, petit à petit, jour après jour, un petit brin d'enfance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260

critiques presse (1)
BDZoom   24 mai 2016
« L’Art de Jirô Taniguchi », devrait rallier définitivement les sceptiques dans le clan des nombreux inconditionnels de ses travaux graphiques qui sont, d’ailleurs, régulièrement exposés.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
manU17manU17   02 juin 2013
Un instant...je me suis demandé ce qui rendait cet endroit si paisible...peut-être l'air, tout simplement ? Celui qui flottait autour de la rivière semblait différent... Le cours du temps y était comme celui de l'eau...lent...un interstice, une parenthèse dans le fil de jours ordinaires...
Commenter  J’apprécie          382
babel95babel95   11 mars 2018
Un instant... je me suis demandé ce qui rendait cet endroit si paisible... Peut-être l'air, tout simplement ? Celui qui flottait autour de la rivière semblait différent... Le cours du temps était comme celui de l'eau... lent... Un interstice, une parenthèse dans le fil de jours ordinaires... C'est vrai, à quoi bon toujours se presser... Lentement, j'ai longé le bord sans chemin de la rivière.
Commenter  J’apprécie          170
blandine5674blandine5674   07 décembre 2014
- Comprenez, j'ai suffisamment couru toute ma vie... Alors maintenant j'prends mon temps, lentement... N'est-ce pas agréable ? Lentement.
- Houaah... Lentement... oui...
......
Le cours du temps y était comme celui de l'eau... lent... Un interstice, une parenthèse dans le fil de jours ordinaires... C'est vrai... A quoi bon toujours se presser... Lentement, j'ai longé le bord sans chemin de la rivière.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          85
floball77floball77   09 mai 2016
L'homme qui marche ? c'est celui qui prend le temps de vivre dans un Japon moderne. celui qui s'arrête pour regarder un oiseau.un rêveur forcené dont on connaît juste les gestes quotidiens, comme figés dans le temps
Commenter  J’apprécie          40
lunchlunch   29 septembre 2015
Quelle vue !
_ Oui.
_ C’est beau ! Je sors faire un tour !
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Jirô Taniguchi (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jirô Taniguchi
En ce samedi 11 février 2017, nous apprenons le décès de Jiro Taniguchi, immense auteur japonais auquel nous souhaitions rendre un hommage, en particulier pour l'apport qu'il a eu en France pour la "respectabilité" du manga dans notre pays.
autres livres classés : contemplationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Jirô Taniguchi

Dans quel film le mangaka apparaît-il?

Quartier lointain
L'élégance du hérisson
Stupeur et tremblements

10 questions
56 lecteurs ont répondu
Thème : Jirô TaniguchiCréer un quiz sur ce livre
.. ..