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EAN : 9782369743217
Éditeur : Akata (13/09/2018)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Véritable road-trip initiatique et bienveillant, Goodnight, I Love you..., nouvelle série familiale des Éditions Akata s'impose comme une invitation à découvrir les autres cultures, pour apprendre à se retrouver soi-même. Avec un style graphique unique, John Tarachine rend en même temps un bel hommage à la culture européenne.
Pour répondre aux dernières volontés de sa mère décédée, Ozora, étudiant japonais, s'envole pour l'Angleterre avec une lourde tâche : a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
BulleShojo
  20 mars 2019
Goodnight, I love you… chez Akata reste fidèle à sa ligne éditoriale de proposer des titres qui sortent des sentiers battus, de cette rentrée 2018. La série est terminée en 4 tomes et est signée John Tarachine, autrice plutôt orientée boy's love d'ordinaire, et qui va nous emmener dans un voyage initiatique des plus passionnants. Ce titre m'intriguait depuis l'annonce de sa licence, les thèmes abordés me parlaient et j'avais très fortement envie de le lire. Et puis, la vie a fait que je me suis brutalement retrouvée face au deuil à la fin de l'été, je ne savais pas si j'aurais le courage de le lire et si je pourrais l'apprécier à sa juste valeur.
Voici donc l'histoire d'Ozara, jeune étudiant japonais qui n'a pas été épargné par la vie. Enfant, il a vu son père quitter le domicile familial et ce fut ensuite le tour de son grand frère alors qu'il avait promis d'être toujours là pour lui. Ozara n'a que peu d'estime pour son père et son frère et les traitent tout simplement de « connards ». Il a donc grandi seul avec sa mère et quand elle lui annonce son cancer, Ozara, arrête ses études pour s'occuper d'elle jusqu'à la fin et fini par se couper socialement de tous ses amis. Mais il reste encore une mission à Ozara à accomplir, la dernière volonté de sa mère, il doit se rendre en Angleterre pour annoncer son décès à d'anciens amis. D'abord réticent à se rendre à l'autre bout du monde, son « connard » de grand frère le pousse inconsciemment à sauter le pas et à réserver son billet d'avion pour Londres. Et c'est le début d'un voyage initiatique pour Ozara qui va pouvoir faire son deuil au fil des rencontres et découvrir la face cachée de sa mère.
Dès les premières pages, je suis plongée dans l'histoire, la mangaka ne prend pas de détour. Les personnages et les différentes situations sont rapidement présentés, genre une petite dizaine de pages, et le héros arrive à Londres. Je pourrais trouver ça très, voir cela trop rapide, mais je trouve ça intelligent de la part de la mangaka de ne pas tout dire dès le départ. Les sentiments lors d'un deuil s'entrechoquent violemment et il est difficile de savoir dans quel état d'esprit nous sommes réellement. Ne pas savoir ce qu'il se passe dans la tête d'Ozara donne de l'intérêt à ce voyage, le lecteur va pouvoir le découvrir au fil des pages, et accompagner Ozara dans son deuil. A ma première lecture, j'avais trouvé que tout allait vraiment trop vite, je pense que je n'étais pas dans un bon état d'esprit et il m'a fallu une seconde lecture pour réellement apprécier Goodnight, I Love You…
Ce road trip commence donc à Londres avec un Ozara très renfermé sur lui-même, et le choc des cultures va être quelque peu violent. Il rencontre l'amie de sa mère et en apprend plus sur celle qu'elle était quand elle était jeune. Et c'est au cours d'une soirée très animée qu'on lui fait comprendre qu'il faut qu'il aille de l'avant… Une première étape importante dans la gestion du deuil. Une fois cette petite leçon apprise, il est temps pour Ozara de se diriger vers la deuxième étape, il pensait qu'il ne devrait aller qu'à Londres mais c'était sans compter sur sa mère qui lui a prévu un vrai voyage organisé ou presque… Elle avait pris ses dispositions et fait parvenir à son amie londonienne, la suite des instructions à remettre à Ozara. Et le voilà en route pour Paris… Et, il va aller de surprises en surprises.
J'ai trouvé cette étape à Paris plus intéressante que l'étape londonienne… D'une part, elle est plus développée et d'autre part, le frère d'Ozara habitant Paris, cela va permettre une grosse introspection du héros. Ne pas oublier qu'il considère son frère comme un « connard », qu'il va en apprendre beaucoup sur ce dernier et que ça va lui donner matière à réfléchir. Pas évident pour moi de parler de ce passage sans trop spoiler… Mais, c'est pour moi, le moment, où Ozara mûrit le plus. Durant ce séjour à Paris, difficile de passer à côté de l'aigreur qui anime Ozara, et quand il s'en rend compte, il se demande bien depuis combien de temps il est devenu aussi aigri. La réponse est assez simple, l'ignorance et la solitude. Face à une culture ou à des situations qu'Ozara ne connaît pas, il réagit de façon blessante. le leitmotiv de ce premier tome est qu'il faut aller de l'avant et qu'il ne faut pas avoir peur de ce que l'on ne connaît pas.
Le deuil est bien évidemment l'élément central du manga mais ce voyage initiatique programmé par la mère d'Ozara va surtout lui ouvrir les yeux sur beaucoup de choses et il va comprendre beaucoup de choses. Même si elle n'est plus là, elle va aider son fils à s'épanouir, lui qui a tant souffert de l'absence de son père et de son frère et qui s'est sacrifié lorsqu'elle est tombée malade. Tout en retenu, la mangaka déroule son récit avec une grande justesse. Pas de grosses larmes, pas d'effet pathos, la tristesse est présente mais toujours pour servir l'histoire et la quête identitaire d'Ozara. Je n'ai pas particulièrement accrochée au dessin mais je trouve le thème et l'histoire tellement bien maîtrisés que cela ne m'a absolument pas dérangée. Une jolie découverte empreinte de mélancolie tout en étant saupoudrée d'un chouette positivisme. La série étant terminée en 4 tomes, c'est une raison supplémentaire pour craquer.
Lien : https://www.bulle-shojo.fr/b..
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orbe
  30 décembre 2018
Ozora a accompagné seul la fin de vie de sa mère morte d'un cancer foudroyant.
Il doit maintenant se rendre à Londres où il s'est engagé à annoncer son décès à une amie de sa mère.
Il est accompagné de son frère qui est parti de la maison peu de temps après la fuite de leur père et à qui il en veut énormément de son abandon.
Ozora est un jeune homme solitaire, qui a du abandonner ses études pour s'occuper de sa mère. Sa rancoeur envers sa famille est très présente mais il souhaite respecter la dernière demande de sa mère.
Le voyage initiatique ne fait en réalité que débuter car à Londres; l'anglaise lui remet alors une lettre reçue peu de temps avant de sa maman...
Un manga sur le thème du deuil qui prend la forme d'un récit initiatique où le héros va devoir affronter de nombreuses épreuves afin de mieux se connaître et s'accepter.
Dans ce premier volume il devrait affronter l'alcool, la perte de son sac et surtout le sentiment de solitude qu'il cache en lui-même. Partir à la découverte du monde pour se réconcilier avec soi-même. Série complète en quatre tomes.
A découvrir !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Lesvoyagesdely
  15 septembre 2018
Ozora est un jeune homme qui commence à être de plus en plus dépassé par les événements. Sa vie de famille a été tumultueuse : son père est parti, son frère les a laissé aussi, alors qu'il avait promis de toujours rester. Il ne restait que lui et sa mère. Sa mère a affronté un cancer, et maintenant elle est morte.
Elle fait dans l'originalité, elle lui a demandé par lettre d'aller annoncer sa mort à ses anciens amis. D'abord, il doit retrouver quelqu'un à Londres, en Angleterre. On comprend très vite que chacune de ses étapes va l'amener autre part. Et quelque part, c'est plutôt beau et impressionnant de voir qu'elle connaissait et même avait des amis aux quatre coins du monde.
C'est particulièrement appréciable de la voir jeune, de revoir des souvenirs. Elle avait l'air très énergique. Très différente de son fils, mais qui a aussi assumé tôt de lourdes responsabilités, et s'est sans doute obscurcit.
L'accueil fait à Ozora, alors que pour lui, ce sont de parfaits inconnus, c'est quelque chose aussi. On verra ce qu'il en sera pour les autres.
Ce voyage est aussi l'occasion de revoir son frère, de s'émanciper, et de s'ouvrir au monde et aux gens, mais il va certainement bien galérer. Cela sera aussi sans doute l'occasion de faire le point sur sa vie et de découvrir toute la vérité. La fin du tome offre déjà une surprise, de taille pour lui, qui nous donne très envie de lire la suite et d'en apprendre plus.
Il est restait très brièvement à Londres, c'était vraiment en mode express. Cela ne donne pas l'impression qu'il en profite. Mais au départ, il est un peu en mode devoir envers sa mère et pas particulièrement ravi de la mission confiée. Il avait même envie de l'abandonner. Etant quand même pragmatique et rationnelle, la question des finances s'est posée, cela fait donc plaisir d'avoir quand même un élément de réponse à ce sujet.
Une fois à Paris, en France, il pense quand même plus à visiter. C'est aussi la ville de son frère.
Il se rend aussi compte qu'il a gardé beaucoup d'amertume envers son frère qui les a abandonné, et par moment, cela explose. Mais cela fait très plaisir de voir qu'ils savent avancer, en parler, du moins qu'ils tentent de mettre les choses au clair. Ils n'ont pas trop explicité son métier il me semble.
Ainsi, le road trip est appréciable. C'est aussi sans doute sa manière à elle pour lui faire découvrir sa vie, ainsi que le monde, et lui permettre de bouger, de voir d'autres choses, de s'émanciper. Vu que dans une de ces lettres, elle lui fait une suggestion. C'est possible qu'elle lui donne des petits défis, qu'elle l'aide à se découvrir, s'épanouir.
Bref, l'idée est bonne, mais il me manque le truc en plus.
En tout cas, je vais quand même faire ce petit road trip une fois.
Lien : https://lesvoyagesdely.wordp..
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Tachan
  19 septembre 2018
Goodnight, I love you est le premier titre que nous découvrons en France de John Tarachine, jeune auteur de boys love qui a débuté en 2014, qui propose ici un josei très sensible centré sur la famille. Avec son trait taillé à la serpe et un peu particulier pour l'amateur de jolis dessins, il montre qu'il a parfaitement su intégrer les codes du josei mais aussi du seinen tranche de vie.
Nous découvrons dès les premières pages le roadtrip d'un jeune japonais qui vient de perdre sa mère et qui doit aller l'annoncer aux amis de celle-ci partout en Europe. Il est pour cela accompagné de son frère aîné mais ça s'annonce plus compliqué que prévu.
En effet, l'auteur profite de cet événement pour traiter avec nous des cellules familiales éclatées. On suit donc un héros qui redécouvre le frère qui l'a quitté il y a fort longtemps. Ce n'est pas un moment facile. Il doit confronter sa vision de lui quand il était enfant, à ce qu'il est devenu. de plus, le mangaka ajoute un élément perturbateur supplémentaire avec l'homosexualité de ce frère récemment retrouvé, ce qui n'est pas simple à appréhender pour le héros. Mais c'est une belle occasion pour parler également de tolérance. Tolérance que l'on retrouve aussi tout au long du voyage du héros dans ses rencontres avec des gens d'origines et de cultures très différentes. On n'échappe pas à bien des clichés mais c'est le propre de ce genre d'histoire, je pense.
Dans ce titre, John Tarachine montre qu'il sait très bien décrire et nous transmettre les émotions de ses personnages. On ressent bien le mal être et la douleur du héros suite à la mort de sa mère qui l'a séché. On ressent son apatie suite à ce choc, mais aussi ses difficultés à affronter le présent et à voir sa vie changer. C'est une jolie chronique sur le deuil qui frappe subitement les gens. Les dessins servent très bien ce propos avec leur côté très âpre, ils mettent en valeur le côté à fleur de peau des deux frères.
J'ai tout de même quelques défauts à pointer, à savoir un voyage avec des ressors un peu répétitifs et des clichés sur les pays visités et personnes rencontrés. Mais dans l'ensemble, j'ai vraiment passé un très bon moment. J'ai beaucoup aimé les compositions graphiques du mangaka malgré son dessin atypique. La première page « en couleur » m'a rappelé les carnets de voyages/de souvenirs de certaines dessinatrices que j'aime suivre (Pénélope Baggieu, Diglee). C'est pour moi un titre vraiment prometteur avec une idée originale et un récit prétexte à des sujets touchants : deuil, famille, homosexualité. Je comprends très bien pourquoi Akata l'a choisi.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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mimouski
  21 mars 2019
Au décès de sa mère, Ozora doit réaliser son dernier voeu : qu'il aille l'annoncer à ses amis aux quatre coins du monde. Il commencera alors son périple à Londres avec son frère qu'il avait perdu de vue. Arrivés à Londres, ils seront amenés à rejoindre Paris, la ville où son frère habite. A chaque étape, il découvrira un peu plus du passé de sa mère et apprendra à accepter que son frère reste un membre de sa famille. Et oui, nous ne partons pas dans un manga simple où Ozora ne fait que courir après les amis de sa mère. Derrière ce road trip, survient une quête de soi. Les flashbacks sont réalisés au bon moment et la tournure de la relation entre Ozora et son frère est vraiment chouette.
J'ai donc bien apprécié cette jolie découverte et ai hâte de poursuivre la tournée européenne (ou mondiale ?) d'Ozora.
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critiques presse (2)
ActuaBD   20 décembre 2018
Après le décès de sa mère, qui l'a élevé seule, Ozora, étudiant japonais, entreprend un voyage en Europe qui l'entraîne sur les traces de cette dernière lorsqu'elle avait son âge. Un joli « road trip » et un voyage pas réellement touristique, fait de rencontres étranges qui vont aider notre héros à se trouver.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Bedeo   26 octobre 2018
Voyage plus lyrique qu’initiatique, Goodnight I love you est une balade qui tantôt se voit randonnée, tantôt simple déambulation, mais toujours avec un coup d’œil sensible et crédible. Le prochain arrêt, c’est Amsterdam, et ça promet.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Stephanie39Stephanie39   27 novembre 2019
Fais attention à ne pas rejeter ceux que tu aimes. Je pense que tu devrais partir un peu à la découverte du monde.
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Erik_Erik_   13 septembre 2020
Partir, prendre la route, c’est vivre à fond. C’est se fondre dans le paysage. C’est traverser les apparences et s’habituer aux différences.
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Stephanie39Stephanie39   27 novembre 2019
Peu importent les conneries que tu pourrais dire ou faire... et même si je m'énerve sur le moment. ..je serai toujours de ton côté.
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Stephanie39Stephanie39   27 novembre 2019
Je compte sur toi pour passer le message à mes amis qui vivent à l'autre bout du monde. Dis leur que ta mère est morte.
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Stephanie39Stephanie39   27 novembre 2019
Quand t'as quelque chose à dire, dis-le. Quand tu veux faire quelque chose, exprime-toi.
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Vidéo de John Tarachine
Table ronde de lancement de Goodnight I Love You à la librairie Le Renard Doré, animée par Sita Tout Court
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