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EAN : 9782203051300
136 pages
Casterman (29/01/2014)
4.42/5   43 notes
Résumé :
Présenté sous la forme d'un petit journal, cet album propose l'intégralité des chroniques de la Première Guerre mondiale de Tardi, fruit du vaste travail de documentation historique qui sous-tend l'ensemble des oeuvres de l'auteur.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Lagagne
  16 janvier 2015
Une bd chargée d'émotions, qui prend aux tripes.
Tout est bon ici. le dessin est simple et reconnaissable. Les couleurs d'abord plutôt vives, se ternissent au fur et à mesure que la guerre s'enlise, perdent leur éclat, tournent vers le noir et blanc.
Page après page on suit un simple soldat qui nous raconte sa guerre. Pas celle de l'Histoire, ni celle des chefs, mais celle du combattant lambda. le manque de nourriture et d'hygiène, l'horreur des mutilations, la perte des copains de tranchées, la déshumanisation, la proximité (en tout point) avec l'ennemi... Année après année, le récit se fait plus sombre, plus pessimiste.
Dans une seconde partie, on quitte notre soldat. Désormais chaque case est un individu, une situation personnelle, un cri. Chaque case est une histoire, une incompréhension, une interrogation.
Non, j'ai beau chercher : je ne trouve rien à reprocher à cette bd.
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CDIJeannedArcMorteau
  01 février 2022
Critique de Henri :
"PUTIN DE GUERRE " est une BD paru en 2014 à l'édition Casterman et écrite par l'auteur Tardi aidé par Vernay.
Cette BD résume l'histoire de la 1ère Guerre Mondiale de 1914 à 1918 en plusieurs histoires. J'ai moyennement aimé lire cette BD car je trouve qu'on n'arrive pas à s'attacher à l'histoire car il y a plusieurs petites histoires dans ce livre. L'histoire commence en 1914 à la mobilisation pour la guerre jusqu'à la fin de la guerre en 1919. Ce livre montre toutes les horreurs et toutes les violences subies par les soldats et les civils et c'est là qu'on se rend compte de tout ce qu'ils ont vécus. En 1914 en plein développement industriel ,les usines se transformèrent en fabrique d'armes et d'obus. le personnage principal a apprit que sa femme travaillait dans une usine d'obus. Il a perdu aussi sa main gauche dans une bataille. L'armistice est signé le 11 novembre 1918.

Critique d'Ilan :
Cette BD s'appelle « Putain de guerre ». Elle parle d'une guerre terrifiante, dure, qui a causé beaucoup de morts : c'est la Première Guerre mondiale. Elle a duré de 1914 à 1918. Il y a eu plusieurs histoires dans cette BD. Il y a une histoire de 1914 à 1919 durant laquelle ont peut voir "Les Gueules Cassées". L'histoire raconte celle d'une personne qui va a la guerre et rencontre des anglais. La guerre commence en 1914 et l'homme part combattre d'autre armées. En 1915 il se cache dans les tranchés et les personnes avec d'autres Poilus. En 1916, il combattait dans la neige et il avait froid. Des avions arrivaient dans le ciel. En 1917, il y avait toujours la guerre et la neige. En 1918, il combattait toujours et ils se faisaient blesser à la tête. La guerre prit ensuit fin. le soldat se fit soigner.
Je n'ai pas aimé cette BD car elle ne m'intéresse pas. C'était trop court.

Critique de Adriano :
Cette bande dessinée nous replonge dans guerre des tranchées pendant la Premiere guerre mondiale. Cette bande dessinée est racontée par un Poilu qui décrit son quotidien pendant la guerre des tranchées. Tout au long de la vie du soldat, il témoigne de l'atrocité de cette guerre tant dans les combats que dans la vie dans les tranchées. Il nous décrit la dureté de cette guerre. Plus nous avançons dans l'histoire plus la description des paysage s'assombrit et la seule couleur rouge reste présente dans la description des images.
Dès le début de la bande dessinée, l'ambiance est lourde représentée par des dessins sombres et les dialogues prenant. J'ai trouvé les dessins très réalistes et cela m'as permis de me projeter facilement dans l'horreur de cette guerre. C'est avec émotion que j'ai lu cette bande dessinée car je me suis mi a la place de ces soldats qui ont donné leurs vies pendant cette guerre des tranchées pour leur pays. Je me suis rendu compte que cette guerre était atroces et que les soldats ont du souffrir de voir leurs compagnons mourir. J'ai lu rapidement cette bande dessinée car l'histoire est très prenante. J'ai trouvé que cet ouvrage rendait un bel hommage à tous les soldats morts pendant cette guerre.

Critique de Martin :
Tout d'abord je vais vous présenter l'histoire de la BD "Putin de guerre". Elle ne parle pas principalement d'une personne mais de plusieurs histoires de soldats.
La BD parle des violences physiques de la guerre comme dans les pages 22,79 et 80. Mais aussi des violences morales à cause de la solitude, de la peur.
Le livre m'a moyennement plu car l'histoire de la BD ne parle d'une personne en général mais de plusieurs histoires de soldats. Donc, je trouve que la BD est très difficile à lire.
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Zephirine
  04 janvier 2020
Savez-vous que le gaspard n'est autre qu'un rat et que la galetouse désigne la gamelle ? Que la corde à linge désigne le barbelé alors que la cagna est l'abri ?
L'argot des tranchées a la part belle dans l'album de Tardi et Verney « Putain de guerre » et qui retrace le conflit de la première guerre mondiale de1914-18. L'histoire nous mène jusqu'en 1919 avec les prémices de nouvelles tensions qui conduiront à un nouveau conflit mondial.
Les dessins en couleur de Tardi sont criants de vérité, ils ne dissimulent rien de l'horreur, la plaçant même au premier plan pour mieux en souligner la barbarie.
L'historien JP Verney fouille, décortique cette période sombre de l'histoire.
Cette guerre terrible qui a fait 10 millions de morts et autant de mutilés, sans oublier les veuves et les orphelins, est racontée de l'intérieur par un « poilu » Son franc-parler parigot et le regard lucide et désenchanté qu'il porte sur les évènements sont un témoignage populaire et sincère, une condamnation de cette grande boucherie, une révélation de la bêtise humaine et du mépris des généraux qui jouent avec la vie de leurs soldats condamnés à obéir.
Outre l'armée française, on découvre aussi l'autre versant, celui des armées allemandes, anglaises, italiennes ou encore l'armée américaine avec ce constat d'une ségrégation de ses soldats noirs.
Les pages historiques écrites par JP Verney et émaillées de photos d'époques revisitent une histoire pas toujours conforme à celle qu'on trouve dans les manuels d'histoire. Il n'hésite pas à révéler l'incompétence de certains généraux français, responsables de tueries inutiles, les mauvaises conditions dans lesquelles se débat le soldat, les batailles de trop et les manipulations politiques.
Un lexique en fin d'album explique ces mots d'argot savoureux, ce vocabulaire des tranchées qui survit encore aujourd'hui dans la langue.

C'est à la fois glaçant et instructif, mais en aucun cas la lecture de cet album ne peut laisser indifférent.
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jamiK
  18 avril 2016
Il est des films qu'il faut avoir vus, des romans qu'il faut avoir lus, des peintures qu'il faut avoir vues, des oeuvres qui nous font voir la réalité de la nature humaine, qui nous font comprendre le destin de l'humanité, qui nous font réfléchir, qui nous bouleversent, qui nous secouent, qui nous prennent aux tripes. Cette BD en fait partie. Ce n'est peut-être pas un moment agréable à passer, mais c'est un moment nécessaire.
Tout en étant un document d'Histoire, l'auteur parvient parfaitement à nous faire ressentir la résignation de son personnage, à nous l'imprégner. On en vient même à se demander si ce n'est pas pire de survivre que de mourir dans cette horreur.
Bref, un livre que tout le monde devrait lire, mais à ne pas laisser entre les mains d'un dépressif.
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Radwan74
  12 août 2021
Tardi nous fait découvrir la guerre de l'intérieur dans ce terrible témoignage d'un soldat embarqué dans une guerre qu'il subit. La vie dans la tranchée, la mort, la boucherie, les assauts, la permission… c'est un témoignage extrêmement riche d'un soldat blasé par les gouvernants, les officiers, par l'humanité tout simplement.
Chaque phrase est une vérité tellement évidente que la guerre en devient encore plus tragique.
Le récit se termine par une longue litanie d'exemples de vies brisées par la guerre autant du côté allemand que français et enfin par un dossier sur le déroulé de la guerre.
En fin d'album, on découvre également un lexique du vocabulaire des poilus.
Un album indispensable pour découvrir l'horreur de cette guerre.
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critiques presse (1)
Auracan   11 mars 2014
Graphiquement, Tardi est le dessinateur le mieux placé pour dépeindre l'horreur de la Première Guerre mondiale. Son dessin se veut agressif. Tardi parvient à montrer la guerre dans toute son horreur. Il utilise la couleur qui se dégrade vers la fin dans un gris terne. Un devoir de mémoire particulièrement réussi.
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   01 janvier 2019
C'était nous les petits soldats français sous un soleil de plomb, les pieds dans les champs de blé, la tête au champ d'honneur, la trouille au ventre et la merde au cul.
Pourtant, on avait confiance. Dès la porte de Bagnolet, Berlin était déjà tombé entre nos mains. C'était l'occasion de la revanche de 70, puisque les si lourds Teutons recommençaient leurs bêtises.
Mais cette fois, nous étions prêts, on allait leur faire bouffer leurs casques à pointe en cuir bouilli !
+ Lire la suite
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HarioutzHarioutz   01 janvier 2019
La mobilisation n'est pas la guerre. Dans les circonstances présentes, elle apparaît, au contraire, comme le meilleur moyen d'assurer la paix dans l'honneur.
Raymond Poincarré, Président de la République, 02/08/1914
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LemestroffLemestroff   03 juillet 2015
On ne dira jamais assez l'imposture du sentiment patriotique guerrier, savamment exacerbé par l'école de la 3ème république.
Jaurès contre la guerre, assassiné en 1914, Juillet je crois.
Les hommes de " bien " - ceux qui ont du bien - ont eu chaud aux fesses.
"On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des marchands de canon "
Anatole France
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mimipinsonmimipinson   27 février 2014
La guerre nous brulait les boyaux et dans la puanteur de nos existences dérisoires, je me cramponnais à un espoir : rentrer à la maison, qu’on la perde ou non cette guerre n’était pas la mienne !
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Radwan74Radwan74   12 août 2021
On y est retournés encore et encore, sans jamais réussir à perdre pied sur ce foutu plateau ! En bas, la plaine était bleue. On pataugeait dans les viscères. Nous étions abandonnés entre les pattes d’un individu incompétent et buté, haut placé dans la hiérarchie des assassins.
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Vidéo de Jacques Tardi
Dans le 120e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente la première partie d'Harlem, album qui sera décliné en deux parties, que l’on doit à Mikaël, édité chez Dargaud. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : - La sortie de l’album Amalia que l'on doit à Aude Picault et aux éditions Dargaud - La sortie du premier tome d'un triptyque baptisé Molière, premier tome qui s'intitule À l'école des femmes, que l'on doit au scénario de Vincent Delmas, au dessin de Sergio Gerasi et c'est édité chez Glénat - La sortie de l'album Crushing que l'on doit à Sophie Burrows et aux éditions Gallimard - La sortie du second tome de la série Karmela Krimm baptisé Neige écarlate, que l'on doit au scénario de Lewis Trondheim, au dessin de Franck Biancarelli et c'est édité chez le Lombard - La sortie de l'album Je suis toujours vivant que l'on doit au scénario conjoint de Roberto Saviano et Asaf Hanuka, au dessin de ce dernier et c'est édité conjointement chez Steinkis et Gallimard - La sortie en intégrale de Moi, René Tardi, prisonnier au stalag IIB que l'on doit à Jacques Tardi et aux éditions Casterman Dans une troisième partie, retrouvez un entretien avec Mikaël à l'occasion de la sortie de son album Harlem.
+ Lire la suite
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