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Jacques Tardi (Illustrateur)
EAN : 9782844140104
48 pages
Éditeur : L'Association (01/10/2002)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 41 notes)
Résumé :
L'écrivain Didier Daeninckx et le dessinateur Jacques Tardi s'associent une fois encore avec beaucoup d'efficacité pour raconter un autre épisode de la vie d'Eugène Varlot, ancien poilu reconverti en détective privé dans Le Der des ders, engagé par un héros de la première guerre mondiale pour fouiller. Gueules cassées et vies brisées aiguillent son enquête vers des moments pas si glorieux de la Grande boucherie. Varlot soldat commence le 27 avril 1917 dans les tranc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  17 juin 2013
La guerre 14-18 et ses combats dans toute leur horreur.
Bien qu'il soit en noir et blanc, le dessin est terrible, violent et donc très éloquent pour restituer cette boucherie. Les corps explosent, les membres sont arrachés, les visages déchiquetés, on ne distingue pas les cadavres des blessés sur les zones dévastées. La mort est partout, immédiate ou assurément proche, pour les combattants et les déserteurs. Certains des 'survivants' semblent d'ailleurs déjà morts : leurs yeux ont l'air énucléés.
Pour tenir le coup dans ce cauchemar : les camarades, mais aussi les nouvelles de la famille et des amis restés à l'arrière. Mais il y a parfois de mauvaises surprises les concernant…
L'intrigue de cet album est succincte comme celle d'une nouvelle, mais percutante. On reconnaît la patte des deux auteurs : un scénario simple et sombre - sur fond de guerre - signé Daeninckx, mis en image de façon détaillée et explicite par Tardi.
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jamiK
  13 novembre 2018
Tardi aura réalisé des oeuvres plus ambitieuses sur la guerre 14-18, comme “Putain de Guerre” en particulier. Ici, c'est sous la forme d'une petite nouvelle écrite par Didier Daeninckx qu'il nous décrit cette guerre, avec un aventure rocambolesque autour du soldat Varlot. le dessin en noir et blanc est dur, violent. le contraste entre les évènements de guerre, violents, cruels et sordides, et la petite escapade du soldat pour apporter une lettre à une femme en territoire occupé, à la limite du risible mettent en avant l'absurdité de la guerre. C'est poétique et glauque à la fois. Cette bande dessinée est courte mais arrive en très peu de page à marquer et à toucher.
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celosie77
  06 novembre 2018
Varlot n'est pas un soldat, il est tous les soldats, tous les pauvres bougres qui ont été envoyés au front, pas des héros, pas des courageux, pas des patriotes, juste des hommes qui n'ont pas eu le choix : "on est repartis comme des chiens, au coup de sifflet".
Une BD très courte, dans laquelle chaque planche est scindée en deux grosses vignettes, avec les dessins caractéristiques de Tardi, au trait noir appuyé.
Plus qu'une histoire, même s'il y a une vraie narration, je la vois plutôt comme des flashs, des images représentatives de ce qu'a pu être l'horreur des tranchées, et on s'y croirait. Les gueules cassées, les corps déchiquetés, les hommes épuisés, mutilés, l'envie d'en finir, le peloton d'exécution qui attend les déserteurs, l'absurdité, la débrouille, les drames humains qui sont amplifiés par la guerre...
Varlot nous montre l'absurdité, la folie et l'horreur de la guerre. C'est trash, et à la fin on ne distingue même plus les cadavres des vivants, ils ont les mêmes traits émaciés, les mêmes yeux fixes et vides. Mais est-ce que ça pourrait être autrement ?
Âmes sensibles s'abstenir.
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psambou
  27 septembre 2014
Le tandem Daenincks - Tardi réussit à nous faire partager dans un court récit avec des cases d'une demie-page au trait noir et épais, l'horreur, la violence et l'absurdité de la guerre. le jour du 20ème anniversaire en 1917 de Varlot, ce ne sont pas des bougies qui sont soufflées, mais ses camarades de tranchée. le temps d'une escapade derrière les lignes du front, le soldat Varlot se donne pour objectif de remettre à la femme d'un combattant une dernière lettre.
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Tristram
  08 janvier 2010
Didier Daeninckx (qui a bien souvent montré les aspects les plus dérangeants de la Première Guerre mondiale) rencontre Jacques Tardi (qui s'est également illustré sur le sujet, depuis les illustrations de Céline jusqu'à Brindavoine) : je me frottais les mains. Mais, finalement, bof, bof : cet album est plaisant à lire, et certaines planches (l'errance de Varlot sur le champ de bataille) sont vraiment intéressantes, mais le tout est malgré bien maigre. Je n'y ai pas trouvé la même profondeur et le même mordant que dans les autres créations de ces deux grands auteurs.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
monsieur_burpmonsieur_burp   04 janvier 2015
Ils m'ont expliqué que les trois gars avaient refusé de monter à l'assaut. Pour les jeunots du peloton, c'était le baptême du feu. Si on avait confié ce sale boulot à des vétérans, c'est l'officier qui aurait pris la salve.
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ZilizZiliz   15 juin 2013
[guerre 14-18]
Ça faisait des mois et des mois que le fracas des obus rythmait chaque seconde de ma vie... Dans le silence, je n'entendais que mon propre sang qui me cognait aux oreilles, aux tempes...
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mandarine43mandarine43   08 octobre 2011
[ Incipit ]

Je me souviendrais toujours du 27 avril 1917, et pas seulement parce que c'était le jour de mes vingt ans.

Ce matin-là, c'était des vies qu'on soufflait à la place des bougies.
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Videos de Didier Daeninckx (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Didier Daeninckx
À quelques jours des municipales, le réel d'abord : Didier Daeninckx ouvre son tract Gallimard sur son déménagement : il quitte la Seine-Saint-Denis (93) pour s'installer dans le Val de Marne (94). Porteur de la mémoire de ces espaces, il revient sur les nombreux bénéfices dont ont bénéficié les mairies et les associations communistes à Aubervilliers, et plus généralement dans les banlieues rouges. L'écrivain, pour qui l'écriture reste un lieu de résistance, explore le roman fiction dans trois livres, publiés dans la collection Tracts chez Gallimard intitulé "Municipales : Banlieue naufragée" (2020), "Le roman noir de l'Histoire" (Verdier, 2019) et, paru en mars en folio Gallimard, "Artana ! Artana !". Il est l'invité de la Grande table aujourd'hui.
La Grande table Culture d'Olivia Gesbert – émission du 11 mars 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
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