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EAN : 9782290174197
320 pages
Éditeur : J'ai Lu (24/04/2019)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 59 notes)
Résumé :
Nigeria, 2066. La ville de Rosewater a poussé comme un champignon autour d un biodôme extraterrestre mystérieusement apparu quelques années plus tôt et qui, depuis, suscite de nombreuses interrogations parmi la communauté internationale. Les habitants de Rosewater, eux, se fichent bien du comment et du pourquoi, tant que le dôme continue de dispenser ses guérisons miraculeuses lors de son ouverture annuelle. Karoo vit dans cette cour des miracles. Officiellement, il... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
deidamie
  22 mars 2020
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, nous allons parler d'un roman de SF signé Tade Thompson et titré Rosewater.
Au Nigeria les extraterrestres sont arrivés et occupent un dôme gigantesque autour duquel une ville a poussé. Cette ville porte un nom : Rosewater. Kaaro y travaille comme barrière de sécurité pour une banque et comme agent du S45, une organisation chargée de… euuh… d'exploiter ses pouvoirs psychiques à des fins peu limpides.
-Waaah. Si quelqu'un a pigé quelque chose, qu'il se manifeste, hein.
-Oui, c'est un peu compliqué, je l'admets…
-Compliqué, c'est rien de le dire ! Je n'ai RIEN compris à ce roman. On ne t'explique rien, tu es assommée d'informations auxquelles tu saisis que dalle ! Et puis, Kaaro, le personnage principal, ne t'aide pas, non non ! Il est tout froid à l'intérieur. Aucune émotion forte ne prend vraiment le pas sur une autre chez lui, du coup, impossible de le cerner, lui aussi. le texte est sec, plat, ça ne donne pas du tout envie de lire ça.
-Tu n'as pas complètement tort… cependant, tu n'es pas non plus laissée dans le noir complet.
L'intrigue de Rosewater se déroule dans un monde à peu près similaire au nôtre, situé dans un futur proche, avec ces deux différences majeures : les aliens ont atterri et on ne sait pas trop ce qu'ils font ni dans quel but ; certains humains sont devenus des « réceptifs », des personnes aux aptitudes inhabituelles. Des sortes de voyants, qui accèdent à un monde superposé au nôtre appelé « xénosphère ».
Rosewater constitue une lecture active. Vous ne pouvez pas vous asseoir et attendre gentiment que l'intrigue suive son cours : pour cerner les éléments, il vous faut les méditer, les noter, attendre la venue des éclaircissements… et patienter. Patienter longtemps.
-Trop longtemps à mon goût ! Et il y a des flash-backs incessants entre le passé et le présent ! Là non plus, on ne t'aide pas ! Bonjour perditude !
-Bon. Pour la défense du roman, une grande partie dudit roman a été lue pendant un coup de mou assez long, et nous n'avions pas tout notre cerveau disponible pour bien appréhender ce texte.
Quoi qu'il en soit, j'en ai compris assez pour être convaincue et dépaysée par Rosewater. J'ai adoré l'exploration de la xénosphère, avec ses images incongrues et percutantes, j'ai vaguement pensé à un de mes films préférés, Paprika. Certaines scènes se trouvent d'autant plus cauchemardesques que vous ne les comprenez pas. Et, chose assez rare pour être soulignée, Tade Thompson offre une bonne place à l'odorat dans son roman. Quant à la froideur que tu mentionnais plus haut, elle rend paradoxalement certaines situations encore plus lourdes d'horreur.
Je ne suis pas certaine cependant d'avoir cerné tous les enjeux d'un roman riche et dense, je le regrette, mais cela ne m'empêchera pas de lire la suite. D'une certaine façon, les réponses que l'on reçoit dans le premier tome appellent d'autres questions… »
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BlackWolf
  09 décembre 2018
En Résumé : J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman, que ce soit à travers son intrigue pleine de surprises, mais aussi sa toile de fond fascinante. le récit repose sur une construction qui joue avec le lecteur, oscillant sur plusieurs lignes temporelles, pour distiller de nombreux indices qui prennent de l'importance au fil des pages, tournant autour des révélations avant de surprendre. Cela pourra peut-être déranger ceux qui aiment savoir vers quoi ils se dirigent, mais pour ma part j'ai trouvé cette façon de faire intéressant. L'univers développé tout du long est l'un des gros points forts du roman, que ce soit dans sa vision du futur, du Nigéria et du monde autour, mais aussi dans ce mélange de mysticisme, de technologie et de tradition. Je trouve aussi que Tade Thompson, à travers ce roman, offre une SF plutôt atypique, mélangeant efficacement et avec originalité de nombreux sous-genres. L'ambiance sombre, violente et pleine de tension colle parfaitement au récit. Concernant les personnages, j'ai eu un peu peur au début de ne pas accrocher au héros, Kaaro, qui se révélait plutôt antipathique et distant, mais finalement la construction le rend très vite intéressant. Certes il reste assez froid, mais on le comprend. Les personnages secondaires sont plus que solides et apportent des éléments très intéressants. Ainsi de nombreux mystères restent présents. Je regretterai peut-être une petite accumulation de révélations sur la fin, mais je chipote un peu. La plume de l'auteur est simple, efficace et incisive et j'attends la suite avec impatience.

Retrouvez la chronique complète sur le blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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ondelune
  28 juillet 2019
J'ai achevé ce premier tome avant de savoir qu'il s'agissait d'une trilogie, même si effectivement, je trouvais qu'il manquait quelque chose. Je dois dire que j'ai apprécié ma lecture, tout en ayant traîné un peu des pieds durant les soixante premières pages avant le grand plongeon garanti. Je n'ai pas vu le temps défiler, ce qui est bon signe, notamment à cause des allers-retours dans le passé qui dynamisent l'ensemble, tout en ayant un récit mettant en avant un pays africain et la culture yoruba que je connais mal à travers le regard d'un parfait antihéros.

Ainsi, Rosewater est un bidonville sale et puant qui s'est construit autour d'un biodôme alien, notamment pour ses bienfaits, et cadeaux plus empoisonnés qu'il n'y parait. Offrir des capacités incroyables, faire pousser de nouvelles plantes, guérir les malades jusqu'à en faire souvent des mutants, voire relever les morts pourtant vides de toute personnalité. On retrouve d'ailleurs sur ce dernier point le côté zombi des croyances vaudou… Mais que serait tant de bienfaits parfois tordus sans une contrepartie moins avouable ?

Le thème de la colonisation, ou de l'invasion est amené par pallier de manière insidieuse avec justement une insistance finale sur l'inaction concrète des politiques. Un parallèle est facile avec la ville de Lagos où des comptoirs commerciaux furent installés par les portugais une vingtaine d'années avant que les conquistadors envahissent l'Amérique, reprises ensuite par les britanniques. Britanniques ayant été aussi « colonisés ». Amérique apparaissant en filigrane et fermée dans ce premier tome suite également à un début d'invasion. La boucle est bouclée. le tout en dépit d'une géopolitique mondiale pas si éloignée de ce qu'on pourrait craindre aujourd'hui.

La xenosphère rappelle le monde des rêves, une réalité alternative et/ou virtuelle, l'accessibilité au subconscient des autres (individuel et collectif), mais également le moyen de pirater les esprits avec une forme de télépathie instinctive, poussive et poussée dans un cadre où tout humain est connecté inconsciemment. Plus sciemment d'ailleurs au sein d'un chapitre où chacun.e semble être des livres ouverts, capable de vivre et travailler collectivement sans aucune malveillance (chose que l'on retrouve chez les homoncules qu'on croisera rapidement à un moment), ce qui m'a amené à songer aussi à certaines notions en spiritualité (toujours pas au sens religieux du terme) à propos de l'ego ; mais également d'une possible forme d'esclavage, voire à des ruches et fourmilières.

Quant à la nouvelle végétation dont finalement on sait peu, j'ai forcément songé au réchauffement climatique en me demandant si la piste sera exploitée dans les futurs tomes.

Dans tous les cas, si les humains ne sont pas amenés à réellement disparaître, le tout sonne comme une métamorphose à l'image du fameux papillon aux ailes bleues. du moins, possiblement ce que j'en attends des prochains tomes, tout en espérant en savoir plus sur le reste du monde, mais également des conflits entre les aliens…

Si rien n'est nouveau, le tout s'avère parfaitement original et addictif. Quoiqu'il en soit, le tome 2 en vf étant prévu début septembre, je l'attends donc déjà de pied ferme !
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Les_lectures_de_Sophie
  24 mai 2019
Ce roman de Tade Thompson est ma première incursion dans la SF dite africaine, c'est à dire avec un auteur africain ou d'origine africaine, qui se situe majoritairement sur le continent africain. (si je me trompe, n'hésitez pas à me le dire !!!)
Tade Thompson est né à Londres de parents yorubas et a vécu son enfance au Nigéria avant de revenir en Angleterre. Il nous parle donc de lieux et paysages qu'il connait bien, mais aussi de sa culture, dont les croyances se mêlent habilement aux conséquences de l'apparition du biodôme de Rosewater. Pour moi qui n'ai jamais visité le continent africain, et qui n'en connaît, je dois l'avouer, pas grand chose, ce roman a été très dépaysant, voire déstabilisant par moments. En effet, dans un cadre pourtant bien réel, je ne visualisais pas du tout les différentes villes citées, ni les distances. Je me suis donc laissée portée comme dans un space ou planet opéra, visitant des lieux jusqu'alors inconnus, du moins de moi cette fois-ci !
Ce mélange de science-fiction et de traditions est extrêmement intéressant, certaines des conséquences du biodôme étant plus ou moins imputées aux dieux nigérians, yorubas en particulier. Les différentes croyances croisent la science, ou parfois les croyances scientifiques, quand aucune preuve tangible n'existe encore… Pour quelqu'un qui, comme moi, ne connais pas du tout la région ni les croyances, c'est une découverte passionnante.
Concernant le rythme du roman, la première moitié avance doucement, on découvre les protagonistes, dont Karoo, le personnage central, et la vie quotidienne autour du dôme. On effleure aussi le fonctionnement de ce biodôme, et ses origines. On découvre les pouvoirs psychiques de Karoo et de ses collègues, créant une toile proche de l'internet entre leurs cerveaux. Les choses se mettent doucement en place, et ça ne m'a pas plus gêné que ça, surtout dans un premier tome de trilogie.
On suit (tout au long du roman d'ailleurs), Karoo a deux époques, de nos jours, et au moment de l'apparition du biodôme, sans compter quelques incursions dans des périodes intermédiaires, lors de missions spécifiques, pour nous faire découvrir plus avant certains aspects de l'univers. Si les chapitres sont clairement indiqués, il m'a fallu un (court) temps d'adaptation pour bien me repérer dans l'espace temps, tout comme je l'évoquais concernant les lieux que je ne connaissais pas. Au bout de quelques chapitres, le rythme est pris, et j'ai suivi avec plaisir les pérégrinations du Karoo des deux époques. Cette alternance donne d'ailleurs un rythme intéressant, assez addictif. On a envie de connaître la suite des événements d'une époque, alors on se dit non pas « encore un chapitre et j'arrête », mais « encore deux chapitres et j'arrête ». Pour peu qu'on trouve une mission interlude entre les deux, c'est trois chapitres qui sont dévorés avant de s'en rendre compte !!! C'est très bien fait, et ça contrebalance la langueur de cette première moitié, qui prend vraiment le temps de poser l'univers et les personnages.
Dans la deuxième moitié, les événements s'enchaînent et s'emballent même. L'intrigue s'accélère, et les éléments de celle-ci fusent de partout, trouvant parfois leur résolution en quelques pages… J'ai été déstabilisée par ce changement de rythme, même si au bout du compte, il ne m'a pas empêchée d'apprécier ma lecture. Je ne m'attendais pas à cette accélération, puisque je pensais que la suite allait s'équilibrer sur trois tomes. Cependant, il semblerait que les deux autres romans, s'ils se déroulent dans le même univers, se centrent sur d'autres personnages. La multiplicité des événements n'empêche pas leur intérêt, et j'ai trouvé un peu frustrante cette accélération, j'aurais aimé voir certains arcs narratifs plus développés…
Au bout du compte, j'ai beaucoup aimé ma lecture, l'originalité de l'univers mis en place tout autant que les lieux et caractéristiques des personnages qui me sont assez inhabituels. L'européen, quand il apparaît (rarement) dans le roman, est traité sous une perspective plutôt négative, le passé colonial et de traite négrière restant très vif dans les esprits. J'ai vraiment apprécié ce changement de perspective sur l'Histoire, cette découverte d'un monde qui m'était jusqu'alors presque inconnu. Je me plongerai avec plaisir dans la suite du roman, impatiente de découvrir quel sera le personnage central, et si il apparaît déjà dans ce premier opus. Je me plongerai aussi avec une curiosité accrue dans d'autres romans de SF africaine, dont Qui a peur de la mort ? de Nnedi Okorafor, qui attend sagement sur ma liseuse. Sa taille me faisait peur, mais la curiosité prend maintenant le pas sur l'inquiétude.
Ce roman, s'il est le premier tome d'une trilogie, peut tout à fait se lire indépendamment des autres. Toutefois, l'univers posé par l'auteur me donne une forte envie de découvrir la suite, maintenant que j'en sais un peu plus sur le biodôme… La parution du tome deux, toujours dans la collection Nouveaux Millénaires, est prévue en fin d'année, il me semble.
J'ai reçu la version papier de ce livre dans le cadre d'un partenariat avec les éditions J'ai Lu. Merci à eux pour la confiance.
Lien : https://leslecturesdesophieb..
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SagnesSy
  07 juillet 2019
Nigeria 2066. Une ville s'est créée autour (comme un doughnut) d'un dôme extra-terrestre. On l'appelle « eau de rose » et ce n'est pas sans ironie tant elle tient plutôt du bidonville, d'autant qu'une fois par an elle déborde totalement pour la « fête » de l' »ouverture ». Généreusement, semble-t-il, le dôme s'ouvre et guérit tout ce sur quoi il tombe. Ça dure quelques minutes et basta jusqu'à l'année suivante. Il répare, en réalité, et son savoir-faire connaît quelques ratés. Sa générosité est également à interroger car, comme on le sait bien, quand c'est gratuit, c'est toi le produit. Pour comprendre un peu mieux tout ceci, on va s'appuyer sur Karoo, un homme vieillissant et fatigué qui travaille la fois pour une banque (l'argent, encore et toujours puissant quelle que soit l'époque) et pour un service secret. Sa particularité ? C'est un réceptif, capable de naviguer dans l'esprit des gens. C'est aussi un voleur et, d'après tous ceux qui le connaissent, quelqu'un de pas très futé. Dans le présent, tous les réceptifs sont atteints d'une maladie qui les tue lentement. Pour comprendre ce présent, on revient en alternance onze ans plus tôt et lors d'une mission intermédiaire de Karoo. le roman tout entier est construit de sorte que plus on a une vision claire de l'ensemble, plus de nouvelles questions s'imposent. le rythme est disruptif, saccadé et plutôt inconfortable, le propos passionnant et l'épilogue permet à la fois de lire ce roman comme un one-shot et d'attendre sa suite (trilogie annoncée) avec impatience, sachant qu'on va s'intéresser à un autre personnage principal. Une histoire de premier contact qui brasse de nombreux thèmes et de laquelle on ne décroche pas.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
LeCombatOculaireLeCombatOculaire   10 juin 2019
Comme je suis curieux de nature, je cherche Esho sur Nimbus, m'efforçant de trouver des informations sur l'horloge peinte. Je découvre qu'Esho est une forme anglicisée du vieux mot « Eso » et que la tradition de l'horloge peinte dure depuis longtemps. À la fin du XVIIIe siècle, le village est menacé par des maraudeurs, des négriers venus du Portugal et de Zanzibar - bien que les chroniques varient. Le père Marinementus, un prêtre blanc qui exerce son sacerdoce à Eso, imagine la construction d'un clocher fictif afin de tromper les marchands d'esclaves et de leur faire croire que le village se trouve déjà sous l'autorité d'un empire européen. Puisque la bourgade n'est jamais attaquée, les habitants pensent que cette astuce a fonctionné et perpétuent la tradition. Toutes ces années à peindre de fausses heures pour leurrer les éclaireurs munis de longues-vues ; à maquiller le temps afin de rester en vie.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   10 juin 2019
« Ici, au S45, ce que nous appelons la xénosphère, le lien psychique que vous pouvez tous exploiter, est constitué de filaments fongiques et de neurotransmetteurs extraterrestres. Cette xénoforme a été baptisée Ascomycetes xenosphericus. Elle est partout, dans tout l'environnement terrestre. Ces filaments fragiles sont trop petits pour être décelés à l'oeil nu, mais ils entretiennent de nombreux liens avec les champignons que l'on trouve naturellement sur la peau humaine. Ils sont attirés par les terminaisons nerveuses et accèdent rapidement au système nerveux central. Tous ceux qui sont liés à ce réseau de xénoformes, à cette xénosphère, lui envoient constamment et passivement des informations sans même le savoir. Il existe une banque de données globale dans l'atmosphère elle-même. Un esprit universel auquel seuls des gens comme vous peuvent accéder. »
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MurasakiMurasaki   03 août 2019
" Je l'ai fait. J'ai acheté une larve génique, je l'ai nourrie de mon sang et je l'ai lâchée ensuite dans la pièce après les avoir tués tous les deux. Un gentil hacker a utilisé un drone pour effacer mes traces sur les enregistrements des caméras de surveillance. J'ai payé les employés de l'hôtel pour qu'ils m'oublient. Je les ai noyés dans un fleuve de devises étrangères. Même sur leur lit de mort, ils nieront m'avoir vu."
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   10 juin 2019
En 2012, un extraterrestre atterrit à Londres. Il est de la taille de Hyde Park et se développe immédiatement dans le sol comme une masse informe. Le gouvernement de Sa Majesté sécurise alors toute la zone de l'autoroute M25 et il faut près d'une décennie pour stabiliser l'économie. On pense à l'époque qu'il s'agit du premier contact et les médias internationaux le considèrent ainsi jusqu'à ce que les États-Unis révèlent qu'ils pourraient détenir les preuves de trois autres atterrissages antérieurs. Cela se passe avant l'extinction de l'Amérique. Il n'y a pas de vaisseau spatial à Londres, seulement un rocher contenant une énorme créature intelligente. Il se trouve que cet extraterrestre diffuse dans toute la biosphère des macro-organismes et des micro-organismes, mais les humains ne s'en aperçoivent qu'après des dizaines d'années.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   10 juin 2019
Chaque jour, près de cinq cents clients exécutent des transactions financières dans ces locaux, et les équipes de nuit effectuent des opérations dans le monde entier. Les affaires ne s'arrêtent jamais. Des réceptifs indépendants lancent des sondes, des criminels tentent de récupérer des données personnelles. Je parle de dates de naissance, de codes PIN, de noms de jeune fille, d'anciennes transactions ; toutes ces informations qui dorment tranquillement dans le cerveau antérieur de chaque client, dans la mémoire à court terme ; qui attendent d'être cueillies par des pirates réceptifs cupides et inexpérimentés. Des contractants comme moi, comme Bola Martinez et les métallocrânes sont entraînés à repérer ces bandits. Et c'est ce que nous faisons. Nous lisons des classiques pour saturer la xénosphère avec des expressions et des pensées non pertinentes, créant ainsi un pare-feu de connaissance qui fait son chemin dans le subconscient du client.
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