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EAN : 9782757863817
176 pages
Éditeur : Points (18/05/2017)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Avant ils étaient heureux, une famille heureuse, et puis ils l'avaient appris et leur vie était devenue un enfer. Ils ont tout caché, surtout pour leur fille, mais se sont engagés à lui parler le jour de ses dix-huit ans. Tous les trois ils ont attendu ce jour et craint son arrivée. La mère veut, contre vents et marées, tenir sa promesse. Le père doute que la vérité les libère du cauchemar qu'est leur vie. La fille se révolte, essaie de survivre, de les tenir à l'éc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
mesrives
  15 juin 2017
Coup de coeur pour le crime histoire d'amour de Arni Thorarinsson
24 heures au coeur de la tempête
24 heures pour découvrir le secret de ce qui fut une cellule familiale
24 heures à arpenter les rues de Reykjavik
Attention danger: ça remue beaucoup, ça tangue et ça bouleverse.
Thorarinsson ne nous ménage pas, dès le début le lecteur ressent le déséquilibre, les perturbations psychologiques et pressent les éruptions à venir.
Ici, nous avons rendez-vous avec des sentiments exacerbés, des personnages au bout du rouleau: ça bruisse, ça enfle et on attend la déferlante.
Malgré la douceur printanière qui s'installe dans la capitale islandaise, le réveil est douloureux pour les personnages de cette histoire d'amour qui malgré la clarté du jour se débattent dans les ténèbres et les brumes de leur conscience.
Trois personnages, un homme, une femme et le fruit de leur amour, leur unique enfant, Frida.
OUI, Frida tout simplement, pas Fridadottir, non; car elle n'est pas fille de Frida, elle est Frida, elle s' appartient, elle le revendique et cette journée c'est la sienne: c'est celle de ses 18 ans, celle qui va la faire basculer définitivement dans le monde des adultes.
Le jour de cette majorité elle l'attend depuis maintenant trop longtemps car c'est celui qui lui dévoilera le secret du drame familial, de l'implosion de la cellule familiale.
« Comme une image lovée au pays de tes espérances,
comme un rêve de jeunesse qui revit par intermittence,
c'est là que demeure la faute qui nous blesse,
c'est là que je suis, c'est là que tu es,
c'est là que demeure ce que l'amour donna. »
Encore une fois Thorarinsson ne nous ménage pas dans ce court roman noir.
J'ai beaucoup aimé cette lecture qui semble tenir une place à part dans la production de l'auteur, un peu comme le Betty dans l'oeuvre d'Arnaldur Indridason, un petit bijou bien ciselé où j'ai été bluffée.
Je n'en dis pas plus sur le contenu pour ne pas nuire au plaisir de sa découverte.
Par contre, je dis haut et fort que j'ai été aspirée dans ce maelström de sentiments, d'émotions, ballottée entre les souvenirs des protagonistes et leurs difficultés dans cette journée sismique pour appréhender le coeur de la tourmente.
Révolte, déchéance, violence, douleur, souffrance, solitude, culpabilité, amour, solidarité, isolement.
Frida retombera-elle sur ses pieds?
Ne l'oubliez-pas c'est sa journée!
Et quelle journée, depuis je connais par coeur la rue Skolavôrdustigur, je l'ai montée, je l'ai descendue, et cela encore plusieurs fois et à toute heure (c'est à dire que dans le crime, chacun cherche son chat et parfois ce sacré félin tourne en rond...).
Mais au bout du bout de cette histoire une rédemption , une renaissance ou un naufrage attendent peut-être nos trois protagonistes.
Les allées et venues effectuées par les personnages entre la belle cathédrale de Hallgrimskirkja et le port, reflètent l'état de leur conscience qui oscillent entre hauteur et abîme; l'apaisement apporté par les rives du lac Tjörnin n'est que mirage.
Dans cette géographie familiale à l'image de celle de l'Islande nous marchons dans des champs de cendres.
En toile de fonds, une société encore minée par les effets de la crise éco-financière et les nouvelles problématiques liées aux réseaux sociaux.
Des portraits de personnages secondaires très réussis, aussi bien travaillés que ceux des protagonistes et une réplique vieillissante et blasée de Einar!
Un beau moment de lecture, dur et très émouvant.
Et si un jour, après avoir lu le crime histoire d'amour, vous avez la chance de déambuler dans la rue Laugavegur, vous chercherez à deviner une silhouette, une femme vêtue d'une veste en velours rouge et d'un jean usé, et comme dans un songe vous l'entendrez murmurer: nous, « Je dois te raconter le bonheur ».
Le crime histoire d'amour ou l'autopsie d'un bonheur … merci Arnur Thorarinsson
« Un jour quelque part à nouveau
ton chemin mènera jusqu'à moi
et tu me diras: tu m'as manqué,
tu m'as manqué... »


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nameless
  16 novembre 2017
En cette belle journée printanière à Reykjavik, Frida atteint ses 18 ans. Un anniversaire qui ne lui donne pas seulement la majorité puisque ses parents ont choisi cette date pour lui révéler les raisons de leur séparation alors qu'elle était âgée de 8 ans. Que s'est-il passé ? Papa et maman, jeunes et beaux étudiants, se sont rencontrés à l'université, ont été foudroyés par Cupidon, et face à cette dévastation amoureuse réciproque, se sont rapidement installés ensemble, sans même informer leurs familles, puis sont devenus les parents de Frida, leur enfant adorée.
Puisque tout roulait aussi parfaitement dans cette famille parfaite, pourquoi en cette belle journée printanière à Reykjavik, jour des 18 ans de Frida, papa traîne-t-il une culpabilité qu'il ne parvient pas à apaiser en dépit de sa profession de psychologue, pourquoi maman est-elle devenue quasi clocharde, droguée, prostituée, occupée dans ses rares moments de lucidité à la rédaction d'une confession destinée à sa fille ?
Dans ce court roman, Arni Thorarinsson abandonne son territoire favori, celui des romans policiers, pour proposer au lecteur une histoire d'amour qui pourrait être une tragédie grecque. Une seule journée déroulée en 140 pages denses et asphyxiantes pour découvrir une réalité dont l'auteur pense qu'elle pourrait se banaliser dans l'avenir. Vous me trouvez mystérieuse ? C'est vrai, mais il est impossible d'ajouter un mot sans prendre le risque d'en dire trop.
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berni_29
  08 août 2019
Je ne connaissais rien de cet auteur, Arni Thorarinsson, connu, semble-t-il, pour écrire des polars, des romans noirs.
Ici Le crime n'est pas un polar, c'est un court récit, un roman noir cependant, le suspens porte la narration à deux niveaux. Un secret gardé pendant dix ans nous est révélé au milieu du récit, et dix ans plus tard, nous nous demandons jusqu'au vertige qui s'ouvre devant les protagonistes, comment ceux-ci vont faire avec ce secret qu'ils avaient décidé de révéler quelques années plus tard.
Dix ans auparavant, ils étaient heureux, elle et lui s'étant épris d'un amour fusionnel à l'université de Reykjavík. Frida naquit de cet amour. Tous les trois étaient heureux, une famille heureuse, jusqu'au jour où une révélation vint ébranler ce bonheur et transformer leur vie en cauchemar insurmontable.
Elle et lui ont décidé de tout cacher, surtout pour leur fille, Frida, mais se sont engagés à lui parler le jour de ses dix-huit ans.
Entre temps, ils se sont séparés, ont divorcé, Frida a été recueillie chez les grands-parents maternels. La douleur s'est emparée de leur destin, l'alcool et la drogue sont venus jeter du feu au désespoir de la mère. Sans doute l'amour a continué dans les zones souterraines où nous n'avons pas accès...
Tous les trois ont attendu ce jour fatal et craint en même temps sa venue.
Les premières pages sont effroyables, nous montrent la déchéance, le gâchis, l'effondrement, ce que peut être une vie délabrée, une sorte de cauchemar où survivre n'a plus aucun sens.
Frida leur fille est en révolte, essaie de survivre elle aussi à sa manière, de tenir à l'écart ses parents, elle les hait autant qu'elle les aime. Elle vit loin d'eux, indépendante depuis l'âge de quinze ans, entourée de ses amis.
Tout tient autour de cette journée fatale, une journée printanière comme tant d'autres à Reykjavík.
Mais voilà, ce jour est venu, il est là, celui des dix-huit ans de Frida.
Ce récit très court est non seulement touchant, mais bouscule comme une tempête, dans ce récit concis ont sont concentrées des vagues d'émotions prêtes à franchir les digues. Ce texte est d'une violence presque insoutenable à certains moments et à d'autres moments, on s'émeut d'une histoire d'amour qui rayonne, éclaire les pages, éclaire les pas si sombres des personnages, tente de les guider comme il est possible de le faire.
Car il en faut de la lumière ici, une sacrée cargaison...
Une lettre écrite par la mère de Frida, se dévoile au fil des pages du récit, poignante, qui va nous guider jusqu'à son dénouement. Nous retenons notre souffle jusqu'au bord du vertige.
Ce texte m'a profondément touché pour plusieurs raisons. Sans doute parce qu'il s'agit d'une très belle histoire d'amour, mais pas uniquement...
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Ziliz
  03 février 2020
Vingt-quatre heures de la vie
- d'une femme
- de l'homme qu'elle aime, qui l'aime, mais qui l'a quittée
- de leur fille dont ils sont séparés depuis dix ans.
Ils ont vécu très heureux ensemble pendant huit années, ces trois-là, jusqu'à ce que...
Jusqu'à quoi ?
Frida, leur fille, n'en a jamais rien su.
Ils ont promis de lui révéler leur drame quand elle aurait dix-huit ans. On y est, c'est son anniversaire, mais les parents ne sont toujours pas prêts à parler. Peur de faire encore plus de dégâts dans cette famille déjà éclatée. Peur que la révélation détruise Frida autant qu'elle les a brisés.
Le père, prof de fac et psychologue, est mal en point.
La mère survit, épave droguée, alcoolique, prostituée, endettée.
Des histoires de familles dysfonctionnelles et des romans noirs, j'en lis beaucoup.
Mais quand certains auteurs Islandais s'y mettent, ils me plombent le moral au point de me faire renoncer à mon vieux rêve de visiter leur île.
Árni Thórarinsson est visiblement de ceux-là. Cette histoire est glauque, et triste. Et quel gâchis, bon sang ! Tout ça pour ça !
Et les problèmes d'Erlendur (le flic d'Arnaldur Indriðason) avec sa fille toxico me plongent dans le même état de désespoir. J'ai d'ailleurs arrêté de lire cet écrivain.
Après avoir été charmée par les propos de l'auteur lors d'une table ronde, sur un salon, je suis déçue par cette lecture plombante.
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bilodoh
  10 juillet 2016
Ce n'est pas vraiment un polar contrairement à ce que nous sert habituellement l'auteur islandais, c'est plutôt une triste histoire d'amour contrarié.

Une histoire de dilemmes et de sentiments forts, avec des personnages tragiques : une jeune fille en révolte contre ses parents qui un jour se sont séparés sans lui dire pourquoi, un homme, un psychologue, qui traîne sa culpabilité et son mal de vivre et enfin, une femme, alcoolique et abrutie par une consommation effrénée de pilules de toutes sortes.
Que s'est-il passé pour que leurs vies deviennent cet enfer ? C'est ce que le lecteur découvre peu à peu à travers les chapitres décrivant les événements qui alternent avec les souvenirs de l'homme et la lettre que la femme écrit à l'intention de sa fille. Difficile d'en dire davantage sans vendre le punch de ce petit bouquin de 140 pages à peine.
En gros, j'ajouterais que c'est un bon roman, mais pour les lecteurs qui apprécient les histoires d'amour torturé plutôt que pour les amateurs d'intrigues policières.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   02 février 2020
Un coup discret à la porte l'arracha à ses réflexions. Son premier rendez-vous était arrivé, son premier 'patient', son premier 'client'. Les deux termes le gênaient autant l'un que l'autre. C'étaient simplement des 'êtres humains', des personnes qui allaient mal et qu'il tentait d'aider. Mais en vertu de quoi avait-il le droit de vendre aux autres des conseils sur la manière dont ils devaient gérer leur vie, les sentiments qu'ils devaient éprouver ou encore les pensées qu'ils pouvaient s'autoriser ? En vertu de quelques brèves années passées à lire des livres et à analyser des théories concoctées par des individus qui avaient eux-mêmes une vie personnelle désastreuse ?
Tout cela était absurde.
(p. 38)
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bilodohbilodoh   10 juillet 2016
Il feuilletait les journaux et écoutait la radio en prenant son café. Toutes les informations étaient du même acabit. Incertitudes, erreurs, magouilles, travail bâclé, collusions multiples, corruption, répartition inégale des richesses, crime ou délits de toutes sortes. Abus de pouvoir, abus financiers, abus e personnes, abus d’enfants.

Seule la publicité reflétait une autre image. Le marché était toujours là. La consommation était la respiration d’un cadavre vivant.

(Métailié noir,p. 12)
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ZilizZiliz   04 février 2020
** spoil **
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- Eh bien (...) je suppose que tu as déjà entendu des histoires dans ce style. Une femme a un fils avec un homme qui ne veut rien savoir de l'enfant. Puis cet homme a une fille ailleurs, avec une autre femme. Comment être sûr que ces deux enfants ne se rencontreront pas à l'âge adulte, qu'ils ne tomberont pas amoureux et ne coucheront pas ensemble ?
- Ce genre de chose peut arriver n'importe où et n'importe quand, concéda Hlynur en hochant la tête. Les jeunes disposent aujourd'hui d'une appli sur portable pour se prémunir contre l'inceste. Tu te connectes à l'appli 'Livre des Islandais' et ça t'évite de coucher avec ta cousine ou, pire encore, ta soeur.
Elle le regarda, perplexe.
- Une appli, tu dis ? Je ne sais même pas ce que c'est. En tout cas, quand les gens n'ont pas l'appli dont tu parles et ignorent les liens du sang qui les unissent, qui peut appeler ça de l'inceste ?
- L'Eglise, répondit Hlynur, le législateur, le Parlement.
(p. 142)
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missmolko1missmolko1   06 mai 2017
Tu te demandes peut-être pourquoi la litterature m'a tellement passionnée. Et si tu imagines que les romans ont été pour moi une échappatoire, une manière de fuir la réalité et sa plénitude, alors tu vises on ne peut plus juste. Les clichés recèlent toujours une part de vérité.
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ZilizZiliz   03 février 2020
Asa (...) lui demande ce qu'il étudie. Il répond qu'il est en fac de psycho.
- Ça m'intéresse de savoir pourquoi les gens sont comme ils sont et font ce qu'ils font. (...) Et s'ils sont malheureux d'être comme ils sont ou de faire ce qu'ils font, poursuit-il, sincère, presque puéril. J'ai envie de les aider à mieux vivre.
(...)
Je lui murmure à l'oreille avec un sourire : les gens qui s'inscrivent en psycho le font surtout pour régler leurs propres problèmes, non ?
(p. 62-63)
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