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EAN : 9782355842597
624 pages
Sonatine (25/09/2014)
3.03/5   65 notes
Résumé :
Un tueur dévoré par des pulsions incontrôlables. Un flic hanté par sa proie. Deux obsessions irrépressibles pour un chef-d’œuvre du thriller.

Août 1982. Phil Boudreau, détective de la brigade des mœurs de Seattle, est appelé en urgence dans une des banlieues de la ville. On vient de retrouver le corps d’une jeune femme dans la Green River. Les services de police présents sur les lieux ne lui demandent qu’une chose : identifier la victime, qui semble ê... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
3,03

sur 65 notes

gruz
  25 octobre 2014
Les éditions Sonatine, en dehors de leurs (souvent) magnifiques nouveautés, ont pris un peu l'habitude de nous déterrer d'anciens thrillers ou romans noirs, encore jamais traduits en France.
Ce fût le cas par exemple avec Il de Derek van Arman ou encore Au-delà du mal de Shane Stevens.
Voici le tour de la traque de Roderick Thorp, publié originellement en 1997 aux États-Unis.
Basé en partie sur les meurtres bien réels du tueur de la Green River, le récit en est pourtant une vraie fiction. Difficile de dire ce qui tient de l'Histoire ou de la simple histoire romanesque.
Ce pavé de plus de 600 pages tente de nous faire plonger à la fois dans l'esprit du Mal, et dans celui de l'homme de loi, devenu obsédé par cette enquête. 600 pages, pour 10 ans de traque.
Lorsque l'on propose un récit aussi dense au lecteur, il faut savoir l'accrocher, le ferrer par un univers et un prose. Ça n'a pas été vraiment mon cas.
Depuis 1997, des thrillers ont été publiés à la pelle, des classiques, comme des innovants. En matière de tueurs en série, pas facile de proposer du neuf. Celui-ci est de facture assez classique, ce qui comblera certains, mais qu'il n'a pas rempli totalement son office me concernant.
Oui, la plongée dans l'esprit des différents personnages est bien menée et suffisamment détaillée pour intéresser les amateurs du genre. Pourtant, moi qui suis si friand de ce type de récit, j'ai trouvé l'avancée de l'intrigue un peu brouillonne et le style assez décousu.
Comme si le roman ne savait pas trop sur quel pied danser, entre thriller et documentaire, l'intrigue se perd souvent à travers ce dense récit.
Il suffit de lire d'autres avis pour constater que mon sentiment n'est pas partagé par tous, preuve que si vous aimez les intrigues tentaculaires et proches de la réalité, c'est une lecture à qui peut être tentée.
Merci à Babelio et aux éditions Sonatine pour ce partage.
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JIEMDE
  14 août 2015
Commençons tout de suite par le coup de griffe : ce livre est selon moi beaucoup trop long (pavé de 610 pages), notamment dans sa première partie, la deuxième étant nettement plus digeste ce qui m'a conforté dans ma ténacité (en même temps, il est rare, très rare, que j'abandonne un livre en cours de lecture. Peut-être ai-je tort parfois...).
Et en même temps, j'ai toujours un peu de mal à écrire ce genre de choses : quelle prétention faut-il avoir pour expliquer à un auteur qu'il "a fait trop long" ? Alors - que Roderick Thorp me pardonne - disons-le autrement : j'aurais préféré qu'il soit plus court.
Ceci étant dit, j'ai bien aimé ce policier et le modèle sur lequel l'intrigue est montée : pas sur le classique mécanisme de l'identité du coupable, puisqu'on la connaît dès le début, mais sur la façon dont il va pouvoir être - ou pas - confondu par les différentes équipes de flics locaux ou fédéraux à ses trousses. Et ce, pendant plusieurs années.
Mais j'ai surtout particulièrement apprécié la façon dont Thorp a positionné son flic "phare", Phil Boudreau un Frenchy/New-Yorkais immergé depuis longtemps à Seattle, dont le fonctionnement atypique contribue à le rendre attachant au fil des pages. Il arrive surtout à bien rendre la différence entre le côté obstiné de cette traque dans le temps, (ce qui induit un certain détachement pour garder de la place pour d'autres approches : son fils, son amie, quelques voyages...) et le côté obsessionnel que les auteurs donnent souvent à ce type de profil, qui finissent par ne plus vivre que pour coincer leur cible et rendre justice. Comme si dans la vraie vie, l'homme fonctionnait ainsi. Phil est dur, maladroit avec ses proches, cash... mais humain, sensible et imparfait.
Et c'est peut-être ce qui m'a rendu ce livre finalement si attachant...
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Corboland78
  17 septembre 2014
Roderick Mayne Thorp Jr. né dans le Bronx à New York en 1936 et décédé d'une crise cardiaque en Californie en 1999, est un écrivain américain auteur de quatorze romans policiers. On notera que son père était à la tête d'une agence de détectives privés où il travailla quand il était encore étudiant, avant d'enseigner la littérature dans des universités du New Jersey et de Californie. Deux de ses romans ont été adaptés pour le cinéma (Died hard avec Bruce Willis et le Détective avec Franck Sinatra). La Traque, publié en 1997 aux Etats-Unis et longtemps resté inédit chez nous, vient d'être édité en français.
« Août 1982. Phil Boudreau, détective de la brigade des moeurs de Seattle, est appelé en urgence dans une des banlieues de la ville. On vient de retrouver le corps d'une jeune femme dans la Green River. Les services de police présents sur les lieux ne lui demandent qu'une chose, identifier la victime, qui semble être une de ces jeunes prostituées que son travail l'amène à fréquenter. Boudreau la reconnaît et pense immédiatement à un suspect possible, Garrett Richard Lockman. Mais le rapport qu'il envoie à sa hiérarchie, dans lequel il fait état de ses soupçons, est enterré sans qu'il en connaisse la raison. Bientôt, les victimes se multiplient dans la Green River, presque toutes de jeunes prostituées de la ville. Mis à l'écart des investigations, Boudreau décide de mener seul une enquête clandestine qui va durer près de dix ans. »
Le bouquin est inspiré d'une histoire vraie, celle du tueur de la Green River qui fit près de cinquante victimes dans les années 80. Autant aller droit au but, c'est un très bon roman même s'il ne présente pas – et c'est en cela qu'il est bon – les clichés du genre auxquels on s'attend. Il n'y a pas de suspense haletant ou de fin de chapitres qui font dresser les cheveux sur la tête (pour ceux qui en ont encore, des cheveux s'entend !). Malgré l'accumulation de cadavres et l'horreur qu'ils peuvent inspirer, le lecteur n'a jamais peur, ce n'est pas le but recherché par l'écrivain. Nous ne sommes d'ailleurs pas vraiment mis dans les rouages de l'enquête policière, mais par contre Thorp est très fort pour nous placer dans la tête du tueur, qui est connu dès le début du livre. Rien ne nous échappe de son machiavélisme, de ses ruses intelligentes, des pulsions sexuelles qui l'animent, de sa grande force de persuasion à manipuler son monde, victimes et police.
Thriller oui, mais thriller psychologique. le roman est dense, plein de petits détails accentuant la crédibilité des situations, il est long avec plus de six-cents pages, mais pour une fois je ne critique pas, car si bien écrit qu'on ne s'en rend pas compte et le rythme, placé dans le discours plus que dans l'action, en rend la lecture véritablement agréable. Des ellipses qui désarçonnent, d'autres qui donnent du poids au propos « Pas un cri, juste le regard, l'horreur soudaine de la révélation : elle allait mourir… et elle mourut en effet. »
L'enquête s'étalant sur dix ans, on suit aussi les personnages dans leur vie privée, Boudreau et son jeune fils puis la nouvelle femme de sa vie, la place de l'enquête prise dans son existence c'est-à-dire dans son esprit. Tout est juste, tout tient la route. Enfin, cerise sur le gâteau, l'épilogue inattendu…
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Chiwi
  20 octobre 2014
J'ai reçu ce roman dans le cadre d'un Masse Critique. Malgré certaines critiques impressionnées, j'ai eu du mal à accrocher à ce roman.
Roderick Thorp part d'un fait divers : au début des années 80 à Seattle un tueur en série a fait plus de cinquante victimes, principalement des prostituées. le roman a pour objectif de raconter comment un flic obstiné a réussi à faire boucler le tueur alors que sa hiérarchie faisait tout pour enterrer l'affaire. Alors voilà avec La Traque, on se retrouve avec un livre qui se situe entre deux genres : le thriller et le documentaire. Il est difficile alors de savoir jusqu'où va la réalité et ou commence la fiction.
On côtoie un flic solitaire, monomaniaque, en rupture avec sa hiérarchie et se collègues. Malgré tout ce qui lui arrive, souvent injuste, j'ai eu du mal à m'y intéresser. de l'autre côté il y a Lockman, être insaisissable à la fois dominateur, charmeur, manipulateur, menteur, pleurnicheur. Il a beau avoir été comparé à certains tueurs en série comme Ted Bundy, je l'ai trouvé sans grande particularité. A mes yeux c'est juste un mythomane déséquilibré comme on en voit de temps en temps. Lui il aura juste été jusqu'au bout de son idée.
Le format, plus de 600 pages, m'a paru surdimensionné pour ce roman. Une petite purge n'aurait pas fait de mal car certains passages n'apportaient pas grand chose ou bien étaient répétitifs.
La Traque est un roman un peu long avec un récit qui n'offre pas beaucoup de surprises. D'une certaine manière heureusement qu'il y avait la fin qui offrait une certaine surprise avec un peu d'amoralité. Malgré cela, c'est décevant car je m'attendais à quelque chose de mieux vu les critiques positives.
Lien : http://lecturesdechiwi.wordp..
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LeaTouchBook
  04 septembre 2014
Dans ce polar attachant, la presse qui couvre l'enquête la qualifie de : « La plus grande chasse à l'homme de l'histoire Américaine », ni plus, ni moins que 9 ans d'un travail acharné. Voici ce que nous propose Roderick Thorp.
De nombreuses fois, vous verrez apparaitre le nom de Ted Bundy, un tueur en série tristement célèbre dans les années 1970, il est surpassé par le nombre de victimes que notre assassin de la « Green » laisse derrière lui.
Dans « La Traque » le tueur, le meurtrier, le chasseur de femmes s'appelle Garrett Richard Lockman. Il se révèle manipulateur, subtile, impitoyable et strictement dangereux pour ses victimes potentielles.
Enfant, à la mort ses parents, il est recueilli par sa tante et son oncle qui se laissent abusés par cet acteur né. Il est incroyable, à aucun moment il n'y a de remise en cause de sa part, il se sert de ses proches sans aucun état d'âme.
Il sent qu'un monstre se développe en lui à certaines occasions et voilà.. . « Il attendait de basculer de l'autre coté… Sentir le monstre prendre totalement possession de lui…Faire cette chose qui l'avait à jamais isolé de l'humanité… »
Sur sa route se dresse Phil Boudreau, Philippe car la particularité de cet inspecteur des moeurs de la ville de Seattle se trouve dans ses origines Françaises (Cocorico… Courageux, un écrivain Américain qui place en première ligne un descendant de Frenchi !). Dès les premières rencontres, il presse la noirceur de Garret mais sa hiérarchie qui se sert de ce dernier comme d'un informateur ne veut pas en entendre parler. C'est un homme entier dans ses colères, comme dans ses larmes et son mal être.
Il rencontre Diane, une psychiatre, avec dont il tombera amoureux. Elle le stabilisera affectivement et en bonus l'aidera à comprendre la psychologie du tueur.
Tous les personnages que vous rencontrerez dans cette lecture sont en place et importants dans leur partie de l'histoire.
Des quiproquos à répétitions et des changements dans l'équipe d'enquête, dont Boudreau est écarté dans un premier temps, vont mettre en difficulté les forces de l'ordre jusqu'à la chute dans les dernières pages, qui est « SURPRENANTEFANTASTIQUEMENTGÉNIALE».
La lecture est facile car le talent de Roderick Thorp est grand. Nous sommes aspirés dans l'histoire et le livre défile plaisamment. du très bon polar !
Le tour de force dont nous gratifie l'auteur est qu'à aucun moment vous serez choqué par des descriptions « Gore » débordant d'hémoglobine. Les meurtres sont présents, nombreux, mais les détails inutiles sont gommés. Et pour ce type de roman, étonnamment, cela ne nous manque pas. Trop fort !
J'ai passé un très bon moment en compagnie de ce roman de Roderick Thorp qui peut être mis entre toutes les mains.
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   10 août 2015
Ne vous énervez pas ce coup-ci, OK ? Si vous dites aux clowns de la télé qu'on a trouvé des traces de soucoupes volantes, à onze heures ils auront une déclaration du capitaine Kirk.
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Corboland78Corboland78   17 septembre 2014
Lockman s’empressa de regagner sa voiture en essayant de se maîtriser. Boudreau ? Ils croyaient Boudreau coupable ? Evidemment, Le flic le plus bizarre. En faisant copain-copain avec Lockman, Beale lui avait bien expliqué qu’il n’aimait pas le Français : « Franchement, Garrett, je le trouve antipathique, et je n’ai aucune confiance en lui. Ce type a quelque chose de louche. Je ne veux pas dire que c’est un pourri, pais un pervers. Lockman aurait aimé parler de cette découverte à Jones, mais il n’en était pas question : l’Indien en déduirait que son complice lui était redevable, oubliant au passage son intention première, à savoir punir son seigneur et maître. Lockman ne lui avait pas encore fait payer cette tentative, mais comptait s’en occuper sous peu.
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grm-uzikgrm-uzik   24 juillet 2016
- "Une balance était les yeux et les oreilles d'un enquêteur. Les pires trouducs ne se contentaient pas de commettre des crimes, de faire du mal aux gens ou même de les tuer par plaisir et commodité, il fallait en plus qu'ils s'en vantent, qu'ils étalent leur ruse et leur intelligence, qu'ils montrent au monde entier qu'ils avaient battu le système à plates coutures. Un flic surfant sur la vague de la bien-pensance et la balance chargée de son sale boulot étaient parfois plus proches que mari et femme. Et, comme dans les couples traditionnels, il fallait parfois y regarder à deux fois pour savoir qui portait la culotte."
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grm-uzikgrm-uzik   24 juillet 2016
- "...Dark Vador possède jusqu'à l'omnipotence la capacité d'engourdir le moindre recoin micro-galactique de l'esprit du sujet. Dans l'Étoile de la Mort, les proto-troupes bioniques de l'Empereur obéissent de toutes leurs particules subatomiques aux diktats du Vador..."
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grm-uzikgrm-uzik   24 juillet 2016
- "Règle numéro un : ne pas laisser s'établir le moindre lien entre victime et meurtrier. [...] Il voulait juste tester sur le terrain la règle numéro deux : livrer la victime aux bêtes sauvages. D'ici quelques mois, il n'en resterait plus que les os."
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