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EAN : 9782709659482
380 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (07/02/2018)
4.23/5   13 notes
Résumé :
Berlin à la veille de la guerre...
Alors que des soldats se pressent dans les rues et que des espions s’agitent dans l’ombre, Lotti Franke, une adolescente appartenant à l’organisation Foi et Beauté, l’école d’élite pour les jeunes femmes nazies, est retrouvée enterrée dans une fosse peu profonde.
Clara Vine se voit proposer pour le cinéma le rôle le plus ambitieux qu’elle ait jamais joué. Et dans sa vie plus secrète, les services de renseignement brit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
umezzu
  09 juillet 2018
Jane Thynne est la femme de feu Philip Kerr, et son personnage Clara Vine, actrice d'origine britannique engagée à la UFA et espionne amatrice, vient faire pendant à Bernie Günther, l'ex flic de la Kripo. L'époque et les lieux sont les mêmes : le Berlin des années trente, alors que le nazisme prépare une inévitable guerre d'expansion.
Dans ce quatrième tome de la série Clara Vine, l'actrice se retrouve seule à Berlin à l'été 39. Son amant, et mentor en espionnage, Léo, a disparu et elle craint qu'il n'ait été dénoncé à la Gestapo. Les services britanniques continuent de la solliciter, pour que, grâce à ses entrées dans les réceptions nazies, elle découvre les intentions de Hitler vis à vis de la Pologne. Il lui faudra vérifier aussi cette rumeur incroyable qui verrait le Troisième Reich se rapprocher de son ennemi de toujours : la bolchevique Union soviétique de Staline.
Ses démêlés avec les hauts dirigeants nazis, à commencer par Goebbels qui contrôle la création de nouveaux films, leurs jalousies respectives et leur ambition sans limite, vont aller de pair avec la découverte, prés de l'organisme Foi et beauté, chargé de former de bonnes épouses aryennes pour les marier avec des SS, d'une des pensionnaires froidement assassinée.
L'enquête policière avance doucettement, Clara rencontre de nombreux personnages historiques, dont les frères de Hitler (enfin son demi frère, propriétaire d'une brasserie, confisquée à un juif) et de Goering. Les portraits dressés des dirigeants de l'époque montrent comment des personnages fadasses, voire basiques, ont pu s'élever grâce au culte du chef et finir par être craints de tout un peuple. L'arrière fond cinématographique détaille la vie et le travail de la réalisatrice Leni Riefenstahl, admirée de Hitler pour ses films magnifiant son régime.
Berlin en cette veille de guerre subit les affres d'un début de rationnement, la disparition du vrai café et des cigarettes. Toute l'économie se concentre sur l'effort de guerre. Les bâtiments publics commencent à être voilés en cas d'attaques aériennes, des abris souterrains sont construits et la Hitler Jungend s'entraîne aux exercices d'évacuation. L'Allemagne est toute prés de la guerre, quand certains anglais continuent d'espérer la paix.
Jane Thynne fait bien revivre l'époque et entraîne son héroïne entre romance et aventure, dans un récit qui prend son temps. L'enquête policière n'est qu'un prétexte, ce qui compte c'est ce contexte historique remarquablement rendu.
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Sourisetdeslivres
  05 mars 2018
Clara est une espionne anglaise qui justement va chercher à savoir si cette rumeur d'un rapprochement entre Staline et Hitler, aussi invraisemblable soit-elle, existe vraiment et si c'est le cas prévenir au plus vite les instances du secret service, car cela voudrait dire le déclenchement de la guerre.
Mon cher lecteur, je te conseille vivement les romans de Jane Thynne déjà parce qu'ils combinent histoire, espionnage, suspens, avec en pointillé une histoire d'amour, mais qui ne prend pas le pas sur l'intrigue.
Elle est là pour apporter de la légèreté au récit.
De plus, tu peux totalement lire les tomes indépendamment, oui plusieurs personnages sont récurrents comme notre héroïne, mais les dates et les enjeux ne sont pas les mêmes. Tous s'appuient sur des faits historiques, tu vas rencontrer des personnages célèbres, mais à des époques différentes, tous ont en commun la montée du nazisme.
(Les roses noires, tome 1 (1933) - le jardin d'hiver, tome 2 (1937) et La guerre des fleurs, tome 3 (1938)).
Dans cet opus, tu commences le récit en avril 1939 et tu le termines avant la signature du pacte germano-soviétique.
Deux intrigues se détachent des autres, car, crois-moi, Jane Thynne veut savoir si son lectorat a le coeur bien accroché en te faisant mêler et entremêler plusieurs intrigues et rebondissements.
La première intrigue est celle de la mission de Clara et de son amant Léo, espion lui aussi, qui a disparu.
Clara est actrice au studio de l'UFA, le studio d'enregistrement validé par Goebbels, ministre de la propagande nazie. Elle est connue pour ses talents, mais aussi grâce au nom de son père, grand sympathisant du régime nazi en Angleterre.
Tu vas me dire que fait une Anglaise à Berlin à cette époque ?
C'est un concours de circonstances et en même temps si elle peut y être c'est grâce à la nationalité allemande de sa mère, même si les papiers de Clara sont falsifiés.
À cette époque de pureté raciale tous les membres de la Chambre de la culture allemande doivent pouvoir prouver que leur nationalité est dite « pure » sur deux générations avec la deutsche Reich kennkarte et le Ariernachweis, des papiers obligatoires pour pouvoir travailler hors Clara a du sang juif.
Tu imagines le danger qu'elle encourt, elle représentante de la Chambre de la culture du Reich, espionne pour l'Angleterre fréquentant tous les plus grands dirigeants du parti, Hitler parfois lui-même.
De la première à la dernière page Clara, va te faire suer de peur par les périls qu'elle encourt et les risques qu'elle prend.
La seconde intrigue est l'assassinat de Lotti Francke, une des jeunes filles faisant partie de "Foi et beauté", l'équivalent des jeunesses hitlériennes pour garçons. Les filles y apprennent à comment être de bonnes épouses des officiers SS, chaque fille ayant les bons traits (cheveux blonds, yeux bleus) peut faire la demande pour en faire partie. Pour Lotti et Hedwig, l'organisation est pour elles un passeport pour une vie meilleure, venant toutes deux de quartiers défavorisés.
Lotti croisera à un moment le chemin de Clara, car la jeune fille travaille comme costumière aux studios de l'UFA. Passionnée par la mode et le cinéma ce travail lui permet entre autres d'approcher les grandes vedettes et se nourrir des potins des célébrités. Douée et jolie, elle ne passait pas inaperçue.
Au fur et à mesure que le livre progresse, les deux lignes de l'intrigue convergent.
« Les circonstances avaient réuni les deux femmes, mais le destin avaient entrelacé leurs existences »
La vie de Clara est aussi rythmée qu'inattendue.
Elle travaille au studio bien sûr, sort en compagnie de son amie journaliste Mary, est invitée aux réceptions des dignitaires du parti, Goebbels, Goering, Himmler, les époux von Ribbentrop. Etc.
Elle sera même réclamée par la talentueuse et célèbre réalisatrice Leni Riefenstahl qu'Hitler adule pour tourner Germania, un film censé montrer la genèse de l'Allemagne.
Clara ne manque pas, d'aider et de prendre des nouvelles de, son amie Steffi, ancienne costumière des studios ne pouvant travailler que dans la clandestinité étant juive ni de rendre visite aux parents de Lotti et de leur promettre de les informer si elle apprend quelque chose au sujet du meurtre de leur fille.
Elle oublie encore moins ; son filleul Enrich avec qui elle essaie de passer le plus de samedis possible même si celui-ci à 16 ans est farci de l'idéologie nazie.
Tout cela avec un aller-retour à Paris pour faire des photos pour le magazine Vogue en réalité bien plus, mais ça je ne te le dis pas.
Elle ira une fois en Angleterre dans une des branches de l'intelligence secret service.
Clara sait qu'elle doit se méfier de tout et de tout le monde, elle sort toujours avec une oreille attentive et des yeux partout. Épiant le moindre mouvement suspect, repérant un bruit de pas inconnu.
Sa méfiance la poussera à éviter Conrad Adler, un homme qui se trouve souvent sur son chemin depuis qu'elle l'a croisé lors d'une sortie avec ses amis journalistes Hugh Lindsey, Charles Cavendish et Mary Harker.
Jochen le petit ami de Hedwig et la jeune fille elle-même lance une autre intrigue que je ne te dévoile pas.
Des chapitres sur ce jeune couple d'amoureux se glissent entre les chapitres consacrés à Clara.
Jeanne Thynne embarque son lectorat dans un Berlin sous haute tension, on vient de fêter les 50 ans du führer.
Tous les dirigeants sont à couteaux tirés.
Ils se livrent à une guerre sans merci de celui qui aura la plus belle réception, celui qui se fera remarquer par Hitler.
Tous se livrent à un véritable pillage des richesses (tableaux, bijoux, etc.) des musées ou ayant appartenus aux juifs.
Un Berlin où le peuple se prépare à la guerre avec la construction des abris antiaériens, les longues files d'attente devant les commerces pour se procurer le minimum vital. La guerre n'a pas encore commencé, mais tout le pays travaille pour l'effort de guerre.
Lire la radicalisation des Allemands qui adulent Hitler, lui qui a su relancer l'économie, construire des autoroutes il ne peut qu'être un homme intelligent. C'est ce que pense le peuple. Tous sont rodés au salut hitlérien ; tous ont chez eux un autel à la gloire de l'homme et de son idéologie.
La peur domine chez tous, la Gestapo rode, la moindre incartade au code de conduite vaut une arrestation. C'est dans ce climat de peur, d'incertitudes et d'idéologie nazie que notre héroïne et les autres protagonistes naviguent.
La propagande abonde, de nombreux Allemands, juifs ou non, vivent dans un état de peur constant.
La recherche minutieuse et détaillée de Jane Thynne sur le parti nazi pendant cette période rend le livre absolument fascinant. J'ai été captivé par les descriptions des différents chefs de parti, y compris Goebbels, Goring, Himmler et leurs conjoints, et la quantité de dissensions qui existaient entre les différents dirigeants. Son écriture me donnait l'impression d'être transportée à Berlin et à Paris avec Clara.
La confiance d'Hitler dans sa suprématie n'a apparemment pas connu de limites. Tu vas rencontrer beaucoup d'autres personnages historiques de cette période, ceux qui étaient encore admis ou tolérés soit ceux qui étaient considérés comme des artistes dégénérés comme Picasso, Freud, Marlène Dietrich, le ministre Chamberlain.
Une grande partie du roman te fait naviguer dans les différents arts. le cinéma, la mode, la peinture, la photographie et tu vois à quel point ils avaient tout planifié ;se rendant même dans les pays avant la guerre pour y recenser les tableaux par exemple au Louvre à Paris.
Tu es imprégnée de la culture allemande, sur ce que le Reich et donc Hitler aimait ou pas.
J'ai été étonné de découvrir son amour pour le 7e art. Pas que cela soit important pour ce qui suivra dans les 5 prochaines années, mais, lire que cet homme se détendait en regardant Mickey Mouse à quelque chose d'assez hallucinant surtout que c'était avant ou après avoir pris des décisions qui nous entraîneront dans ce que l'on connaît aujourd'hui.
Un monde où tous les journaux sont contrôlés, la moindre information filtrée. Journalistes allemands, comme étrangers, sont sur écoute.
Comme je te le disais tu peux vraiment lire cet opus indépendamment, l'auteure a fait un très bon travail d'écriture non seulement pour aider le lecteur à naviguer dans les événements des tomes précédents, mais aussi pour que tu ne sois pas perdu dans tous les faits, personnages qui se mêlent et s'entremêlent.
C'est fluide, haletant, c'est la peur au ventre que j'ai suivi Clara dans ses déplacements. L'intrigue principale est l'espionnage, le meurtre de Lotti se met en place plus lentement, mais les deux sont combinés de manière adéquate.
Ton intérêt pour les deux est constant.
Les chapitres, où Edwig, la meilleure amie de Lotti, a la parole sont très intéressants à lire, les remises en question que se fait ce personnage endoctriné, mais qui, malgré tout, se posera de plus en plus de questions sur ce qu'on lui enseigne.
Clara est l'héroïne et mon personnage préféré. Je dois dire que Conrad Adler m'a aussi fait peur qu'il m'a intéressée. Naviguer parmi toutes ces personnes cruelles me donnaient à la fois des frissons, mais m'a aussi fortement intriguée.
On a plus l'habitude, de lire leurs faits et atrocités commises pendant la guerre plutôt que de les voir évoluer comme ça avant la déclaration de la guerre ; ils sont insouciants, fêtards même s'ils font déjà froid dans le dos.
Cela reste une fiction, mais remarquablement documentée.
Le rythme est soutenu, la fluidité est de mise malgré toutes les informations, un vrai tour de force de la part de l'auteure de tenir son lecteur en haleine comme cela.
Le suspens est constant, j'ai pris peur plus d'une fois, Clara se met dans des positions délicates. Un seul moment m'a fait dire que les ficelles pour s'en sortir étaient un peu trop grosses.
J'ai été complètement immergée dans cette Allemagne où la montée du nazisme est à son apogée ; où tous les pays limitrophes ou pas, retiennent leur souffle. Une ville où des espions de plusieurs nationalités se croisent, mais au quel faire confiance ?
Il plaira à tous les amateurs de suspens et à tous les amoureux de l'histoire.
Une saga que je conseille vivement pour le point de vue différent, ici tu es en Allemagne aux côtés des dirigeants tristement célèbres.
Lien : http://luciebook.blogspot.be..
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BlackKat
  09 octobre 2018
Le titre est horrible. Les éditeurs prennent souvent des libertés dans la traduction des titres mais là, traduction littérale et ça sonne franchement mal! Je préfère largement le titre anglais alternatif: The pursuit of pearls.
Et puisque je râle, j'en rajoute une couche en énonçant que je trouve la couv' moche, en rapport aux trois précédentes qui étaient superbes et élégantes.
Bon ceci dit, le titre est légitime car il porte le nom de ces écoles destinées à former les futures épouses de SS. Et oui, vous avez bien lu: faut bien les pouponner ces braves SS (ironie, of course) donc ils ne pourront se marier qu'avec les diplômées de ces écoles "d'excellence". Obéir, honorer, servir, enfanter, savoir gérer le budget familial, éduquer les nombreux enfants... la tache féminine est vaste. Mais pas sans danger quand le sort de Lotti n'est plus de se retrouver devant l'autel mais au fond d'une fosse...
À force de vous dire que la tension monte au fil des tomes, je ne sais dans quel état nous allons terminer car la guerre n'a pas encore éclatée, elle est imminente, nous sommes à l'été 1939! 
Dans ce tome, toujours très exactement documenté et mis en scène, l'auteur met en avant une personnalité du monde du cinéma de l'époque: Leni Riefenstahl. Tour à tour danseuse, actrice et réalisatrice de films, cette berlinoise pure souche sera surtout connue pour ces films de propagande nazie, tant elle est fascinée par Hitler dès sa première rencontre en 1932 (la réciproque est également vraie, le Führer étant grand amateur de films et notamment de ses films) et enthousiaste pour les fondements du national socialisme.
Et Clara Vine a été choisie par Leni Riefenstahl pour tourner dans son nouveau film... 
Toujours plus proche des arcanes du pouvoir nazi, Clara collecte le maximum de détails et d'informations qui pourraient être d'un quelconque intérêt pour les britanniques. Surtout quand les rumeurs concernant le pacte de non agression entre la Russie et l'Allemagne sont de plus en plus précises. 
Mais Clara souffre. D'une douleur muette car son amour pour Léo, espion lui aussi, n'est connu de personne. Léo a disparu, on le dit mort. Et cette incertitude mâtinée d'un espoir insensé ronge le coeur de Clara.
Et ce n'est pas son enquête sur le meurtre de Lotti qui arrivera à la soulager. Plus elle en apprend sur les circonstances de ce décès et plus l'odeur de la mort rode autour d'elle.
Le personnage de Clara ne cesse de prendre de l'ampleur. Les risques encourus sont majeurs et pourtant elle donne l'impression de traverser toutes les épreuves avec délicatesse et finesse. Une femme de grande classe, impassible mais dont la fragilité et les peurs sont pourtant omniprésents.
Encore un tome captivant, dense, entremêlant les intrigues, entre la grande et les petites histoires, porté par un contexte historique très fidèlement retranscrit, enrichi par cette ambiance si particulière que Jane Thynne a su instiller dès le départ de cette saga. 
Le plus difficile, maintenant, est d'attendre la parution du prochain, Solitaire, paru Outre-Manche en 2016!!!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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laetitiaflagothier
  22 avril 2021
( 13/06/2018 )
En commençant ce livre, dès les premières pages, j'ai pris conscience d'une certaine "formatation" de mon cerveau par notre époque... En effet, à la lecture de la phrase sur la superbe couverture " Une des meilleures séries d'espionnage sur la Seconde Guerre Mondiale ", j'ai fait le lien avec une série télévisée et non une série livresque... C'est donc par le tome 4, que j'ai découvert la vie de Clara Vine :-) et je peux vous dire que cela n'a en rien entravé ma compréhension ni mon plaisir de lecture!
J'ai adoré ce livre! La seconde guerre mondiale nous est souvent présenté d'un point de vue masculin et la femme cantonnée dans le rôle que la politique allemande a voulu lui imposer... Mais c'est oublier qu'en même temps qu'on cherchait à les renvoyer à la maison, dans leur cuisine la tête d'une nombreuse marmaille, d'autres femmes tenaient un rôle de premiers plan dans l'édification de l'Allemagne nazie mais aussi dans l'opposition à ce régime... Et ce livre est arrivé à exprimer toutes ces différentes facettes de femme tout en n'étant pas résolument féminin mais pour un public mixte!
On y suit Clara Vine, actrice à l'Ufa ( société de production et de distribution cinématographique allemande ) pour le public et espionne pour le privé... Avec elle c'est tout un monde que nous allons côtoyer et révélant les dessous de la grande histoire....
L'autrice Janet Thynne, femme du défunt Philip Kerr, prouve par la composition de son histoire qu'elle est digne de figurer au rang des grands auteurs d'espionnage et moi, je ne peux que vous le conseiller! Et pour preuve, je compte bien me lire les trois premiers tomes assez vite et j'espère que le 5ème sortira très vite... Mais là, je ne vous ne direz pas pourquoi ;-)!
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Les_chamoureux_des_livres
  18 avril 2018
Berlin va bientôt entrer en guerre… Alors que partout dans la ville des soldats s'entrainent et que les espions s'agitent à chaque coin de rue, une jeune adolescente du nom de Lotti Franke et retrouvé froidement assassinée à côté de l'école Foi et Beauté, formation d'élite pour les jeunes filles qui veulent devenir les femmes de nazis importants. Clara Vine, actrice montante du cinéma Berlinois se voit proposer un rôle dans un grand film Allemand. Actrice talentueuse, elle est aussi espionne pour les services britanniques. Lorsqu'elle apprend, par la presse, la mort de sa protégée, Clara va se mettre à enquêter. Sauf que cela va potentiellement la mener à sa perte…
L'auteur nous emmène dans le Berlin d'avant guerre, au moment des célébrations des 50 ans du führer. Alors que le calme semble régner dans l'état major nazi, Janne Thynne nous montre que tout n'était pas aussi rose que ce que l'on pouvait voir : coup bas, tromperie, fourberie, aucun des hauts placés nazis ne s'aimaient. Lire Foi et beauté, c'est aussi se plonger au coeur de la population allemand, au coeur d'une tranche de la population qui adulait Hitler : les jeunesses hitlériennes, les SS, … Pour eux, l'homme qui (en apparence) a relancé l'économie ne peut qu'être un homme d'esprit !
On retrouve aussi cette ambiance de dénonciation, de peur lié à la période de l'avant-guerre ainsi qu'à l'occupation française : la gestapo qui rôde à chaque coin de rue, qui espionne tout le monde, qui arrête à tour de bras. C'est dans ce contexte chargé et tendu que Janne Thynne fait évoluer avec brio ses personnages, les emmenants tantôt à Berlin, parfois en Angleterre, et même en France. On y retrouve surtout les grands noms du régime : Goebbels, Goring, Himmler, leurs conjoints, Leni Riefenstahl et d'autres.
Conclusion :
Ce livre a été une très bonne surprise ! Une écriture fluide, directe, qui nous plonge au coeur de l'histoire sans pour autant dénaturé l'Histoire de l'avant guerre. L'ambiance est parfaitement décrite, les personnages sont attachants. Bref un plaisir ! Un seul bémol : la naïveté de Clara à certains passages du roman. Pour terminer, je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur le livre, même sans avoir lu le reste de la saga (ce qui est mon cas !).
Lien : http://leschamoureuxdeslivre..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
umezzuumezzu   07 juillet 2018
Albert Speer faisait davantage penser à un homme parcourant le chemin de croix qu'à quelqu'un inspectant sa propre rénovation, achevée depuis peu, du ministère des Affaires étrangères de la Wilhelmstarsse. l'architecte préféré du Fürher avait dix bonnes années de moins que la plupart des dirigeants nazis, et cela se voyait : ses cheveux châtains brillaient, sa charpente musclée remplissait un costume bien coupé, et l'affection que lui portait Hitler était, disait-on, à la limite de l'homosexualité. Il est vrai que, selon les normes de l'élite nazie - le gros Goering, l'insensé Hess et l'estropié Goëbbels -, Speer faisait pratiquement figure d'Adonis, mais, alors qu'il traversait la salle au bras princier d'Annelies von Ribbentrop, le beau visage de l'architecte ne respirait pas l'enthousiasme.
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BlackKatBlackKat   09 juillet 2018
Pour quelqu'un dont le travail reposait sur la communication, il était paradoxal qu'il n'ait jamais communiqué avec elle. Les agents apprenaient à résumer ce qu'ils avaient à dire dans des codes, mais quel code contenait le silence?
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umezzuumezzu   07 juillet 2018
Quelque chose dans l'expression du visage de Kennedy, le sérieux de son regard, fit naître chez Clara un désir ardent d'expliquer. Elle était en compagnie d'un Américain, fils d'un personnage influent, qui, jusqu'à récemment, avait cru que le fascisme constituait une solution appropriée pour l'Europe.
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umezzuumezzu   07 juillet 2018
C'est une bande d’énergumènes terriblement malsains. Le Führer souffre, parait-il, de troubles digestifs épouvantables. Goering est diabétique, fait de la sciatique et est constamment fatigué. Ribbentrop ressent des douleurs continuelles parce qu'il n'a qu'un rein, et Himmler a des crises abdominales atroces et vit dans la crainte du cancer de l'estomac.
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BlackKatBlackKat   13 juillet 2018
Le charme est dangereux parce qu'il arrête le regard. C'est comme une pierre précieuse. Il étincelle et éblouit, et nous empêche de voir ce qu'il y a vraiment là. Le mot lui-même est associé à l'enchantement et à la magie. Il signifie illusion. Il implique lustre, éclat, clinquant destiné à détourner l'attention.
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