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Marie-Claire Pasquier (Traducteur)
EAN : 9782264037268
336 pages
Éditeur : 10-18 (30/11/-1)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 23 notes)
Résumé :

Minneapolis, 1981. Simon, un jeune Indien de trente ans, sort de prison où il a purgé dix ans pour le meurtre accidentel de son frère cadet, Lester. La première personne qu'il va voir, c'est sa mère, Betty, même si elle n'est jamais venue lui rendre une seule visite. En fait, elle ne lui a jamais pardonné d'avoir tué Lester. C'est là que Simon découvre qu'il a un neveu âgé de dix ans et qui ign... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
diablotin0
  06 mars 2020
Me voilà devant une tâche bien compliquée, écrire un billet sur le livre de David Treuer « Comme un frère ». Je n'ai effectivement pas un avis identique du début à la fin de ce roman. J'ai eu quelques difficultés à entrer dans ce livre au tout début puis j'ai pris beaucoup de plaisir devant des descriptions d'une grande qualité, qui nous emmènent dans le froid, dans la neige puis dans la ville parmi les immeubles , les gratte-ciel en construction. Les personnages Betty, Simon, Lester, One-Two, Vera sont eux aussi décrits avec soin. La violence, la misère sont au coeur de ce roman, on la sent, l'atmosphère violente est palpable à chaque page.
David Treuer nous montre combien le déracinement des indiens est vécue avec difficulté, violence et sans beaucoup d'espoir.
Le va et vient entre le passé et le présent m'a parfois gêné, et j'ai parfois trouvé quelques longueurs d'où ma difficulté à avoir un avis bien clair. Toutefois, l'impression globale que j'en ai après quelques heures est positive. Ce livre foisonne de thèmes , culpabilité, pardon, identité, violence. J'en ai retenu une souffrance devant le déracinement que ces indiens chassés de leur réserve vivent . Cette violence subie se traduit ici par une violence ancrée qui se traduira par des meurtres dont celui de Lester tué par son propre frère Simon.
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Commenter  J’apprécie          360
carre
  30 mars 2020
Le livre de David TREUER laisse un sentiment mitigé. Pourtant par le sujet, par son personnage principal, et part la dramaturgie même du récit, tous les ingrédients semblaient réunis. Et si le roman nous embarque de belle manière dès les premières pages, son histoire nous perd par son choix d'embarquer son anti héros dans des scènes qui manquent d'intérêt ou par des flashbacks qui déséquilibre le récit. On regrette aussi que Treuer n'est pas plus creusé les liens distendus familiaux (les personnages de la mère et de Véra auraient gagnés à être plus approfondis, la relation entre les deux frères aurait gagné à être plus fouillé). Au final, une histoire qui ne laisse pas indifférent mais dont on se dit qu'on n'était pas loin d'un grand livre.
En tout cas, bravo à Albin Michel pour cette remarquable collection qu'est "Terre d'Amérique".
Commenter  J’apprécie          350
Bellonzo
  19 janvier 2014
Pour ce joli challenge Red Power initié par Folfaerie j'ai emprunté dans cette belle collection bien connue Terres d'Amérique le deuxième roman de David Treuer dont j'avais apprécié Little il y a une dizaine d'années. Nous sommes dans le Minnesota,l'un des berceaux indiens de l'Amérique du Nord. Années quatre-vingt, Minneapolis,la métropole régionale.Le Mississippi,ce ruban de Nord-Sud du pays coule des jours pas gais et Simon,jeune Indien,sort de prison après dix ans pour le meurtre de son propre frère.Pas très gai pour lui non plus,pas plus que pour sa mère qui élève le neveu de Simon,enfant de Lester,son frère mort.Le Southside de la ville n'est vraiment pas fringant,misère et violence,la vie de tous les jours.
Avant son emprisonnement Simon était l'un de ces Indiens volants chevauchant non plus les mustangs des Rocheuses mais les poutres métalliques des gratte-ciel.Dix ans après il végète à la chaufferie d'un hôtel et son braconnage se termine fort mal.Il y a dans sa longue errance en forêt de superbes descriptions de cette nature à la fois abri et tombeau.Touffu,comme les bois du Minnesota.Le titre original est The Hiawatha, bien plus fort,bien plus ancré dans l'indianité. Pénibles les décisions des éditeurs français... qui ont cependant le mérite de nous ouvrir bien des portes de cette littérature des "native".Elle va plutôt bien,cette mouvance de l'écrit,même si elle a du mal à quitter les syndromes historiques des traumatismes du Vietnam,de l'alcool,de la violence et des exclusions.
le Hiawatha en l'occurence est le nom du train urbain de l'agglomération Saint Paul-Minneapolis.Là encore David Treuer frappe juste avec la destruction de ce symbole de gloire qui s'effondre sous les marteaux des démolisseurs et les dégâts des squatters.Nous sommes avec Treuer dans le récit de ville,qui bâtit,qui détruit,qui change,aux frontières mouvantes et aux accès tendus.Ce qui reste de famille ne sera pas d'un grand secours à Simon.Impérieuse cité nordique Minneapolis ne fait guère de cadeaux.
Evidemment on n'a pas encore beaucoup de romans où l'Indien est chirurgien ou doyen de faculté. Evidemment ces écrivains indiens semblent avoir du mal, au sens figuré, à sortir de leur réserve.Evidemment leur revendication en tant que tel peut parfois les desservir.Evidemment le repli frôle parfois.Evidemment je crois qu'on tient là un bon livre.Evidemment ce n'est que mon avis.
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Rebka
  18 novembre 2017
Je suis désolée David Treuer, mais OMG que ce livre est chiant !
J'ai persévéré 120 pages espérant avoir le déclic mais non, rien, encéphalogramme plat… bip bip bip… on va la peeeeerdre docteur !!
Bon ben j'ai arrêté hein … j'allais pas me mettre en danger quand même.
Je sais pas trop comment dire, mais pas moyen de trouver un angle pour rentrer dans cette histoire, pas moyen de ressentir ne serait ce qu'un minimum d'empathie. Je ne peux pas l'expliquer, il y a comme une espèce de distance entre moi et ces personnages, c'est dommage parce que sur le pitch c'était pas mal, mais alors zéro stimulation et curiosité tuée dans l'oeuf. Biiiiip...
C'était à deux doigts par moment, mais bon, deux doigts parfois c'est juste énooOoorme (et épargnez moi vos pensées déplacées svp). J'étais à deux doigts de trouver quelque chose à Betty, c'est encore la plus intéressante dans cette histoire, mais deux doigts quoi… Pour tout vous dire j'ai même pas eu envie de savoir pourquoi le frère avait tué le frère, sans blague, alors que cette question mérite pourtant qu'on s'y intéresse. Mais c'est tellement… euh ? soporifique ? froid ? Je n'arrive pas à l'expliquer mieux que par cette figure stylée, deux doigts, il faudra donc s'en contenter.
On sent l'application, c'est ça le problème, on imagine la concentration, le petit bout de langue qui dépasse et le regard braqué sur la page blanche avec un air de défi. Et pour tout dire je n'aime pas ça, quand on sent l'application, non, il faut que ça coule, que ça sorte d'une manière simple et naturelle, comme une évidence, même si pour en arriver là l'auteur doit se torturer le temps d'une infinie décantation (hop j'ai eu envie de réutiliser ce mot, allez savoir pourquoi) il ne faut pas que ça se sente, c'est tout. Facile à dire, je sais. Et puis qui suis-je pour me la ramener comme ça ? Ouais ben je donne juste mon subjectif avis et je rajoute que j'en ai fini avec David Treuer, je n'ai plus envie de rester à deux doigts de… non, maintenant je veux vivre et ressentir les choses sans me rendre compte de l'effort que ça demande. Tout un programme, pardon mon frère.
C'était donc moins une mais j'ai su m'arrêter à temps. Si quelqu'un a envie de me raconter la fin vite fait, c'est ok, mais ça suffira.
Finalement ce que j'ai préféré dans ce livre c'est sa bande son - la couverture est pas mal aussi je l'admets - mais bon, évidemment, cela ne suffit pas. C'est dommage, j'avais bien envie d'aimer, mais parfois les choses ne se passent pas comme on veut (parfois est un euphémisme bien entendu, mais je tenais à garder une petite touche d'optimisme ;)
Lien : https://tracesdelire.blogspo..
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Rhodopsine
  14 juillet 2016
Étranges retrouvailles entre Simon, qui sort de prison et Betty sa mère. Accueil froid et réticent, gêne partagée. Betty ne rejette pas son fils aîné. Elle élève Lincoln, le fils de son cadet. Lincoln n'a jamais connu son père. C'est Simon qui l'a tué. Les événements qui ont conduit au meurtre sont dévoilés peu à peu, tissant les liens entre passé et présent. Tragédie cornélienne au pays des Indiens.
Si le récit est poignant par moments, il m'a laissé une impression de "déjà lu": solitude de l'ouvrier des gratte-ciels sur sa poutrelle d'acier, braconnages, fuite éperdue dans les forêts du Nord, exclusion et violence, réserves et quartiers en déshérence...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
diablotin0diablotin0   29 février 2020
Betty essaie de garder les yeux rivés sur son fils. Elle a décidé de le regarder. De regarder ses avant-bras noueux comme un vieux saule. Ses yeux délavés comme des cailloux de rivière. Sa mâchoire lisse taillée en biseau. Elle a décidé de le regarder. De ne lui donner ni son amour en lambeaux ni sa haine. De le tenir dans ce regard. Pas dans ses mains, ça, sûrement pas.
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JdoJdo   27 décembre 2011
Ils étaient pressés, en partie à cause de leur âge - ce qu’ils voulaient, il le leur fallait tout de suite - mais aussi parce qu’ils savaient, tandis que le train disparaissait peu à peu, qu’ils n’avaient pas beaucoup de temps.
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RebkaRebka   16 octobre 2017
Personne ne meurt dans l'intégrité de sa personne.
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RebkaRebka   15 octobre 2017
La mémoire assassine le présent.
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Vidéo de  David Treuer
David Treuer - Et la vie nous emportera .À l'occasion de la 8ème édition du festival America, le festival de littératures et cultures d'Amérique du Nord, David Treuer vous présente son ouvrage "Et la vie nous emportera" aux éditions Albin Michel et traduit en français par Michel Lederer. Rentrée littéraire 2016. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/1565197/david-treuer-et-la-vie-nous-emportera Notes de Musique : "TENNESEE HAYRIDE" by Jason Shaw - Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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