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ISBN : 2351781287
Éditeur : Gallmeister (04/09/2017)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s'occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L'adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu'à moitié ce qui se c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
horline
  20 septembre 2017
Dans un thriller pur jus, tous les éléments narratifs et psychologiques mènent à un dénouement. Pas chez Emily Fridlund qui, d'une certaine manière, lorsqu'on jette une grosse pierre à l'eau, préfère attirer l'attention du lecteur sur les oscillations qui se forment à la surface de l'eau. Peut-être parce que c'est un roman sur la parole tue, la parole engloutie.
Même si les premiers paragraphes de Une histoire des loups portent en eux les germes du thriller psychologique classique avec un cadre, un coin paumé du Minnesota entre bois marécageux et lacs gelés qui imprègne la plume de l'auteure, un drame avec une mort annoncée très rapidement, ce roman n'est pourtant pas un simple jeu de piste.
La tragédie est presque évitable et lointaine, Emily Fridlund prenant soin de nourrir avec des images furtives et des dialogues étranges un suspense inhabituel qui s'étire lentement. le rythme nous plonge dans une torpeur monotone avec des personnages qui nous apparaissent de manière évanescente, comme des ombres chinoises, avant de voir l'intrigue se démêler de manière curieuse, dans une espèce de précipitation sombre et chaotique.
Une construction bien déconcertante qui est susceptible d'en décourager plus d'un, notamment au regard des traits d'ambiance ; les ellipses et les chassés-croisés entre présent et passé génèrent des promesses, des attentes chez le lecteur qui ne seront pas récompensées si on recherche l'efficacité narrative.
On se laisse embarquer par le récit si on adhère à la volonté de l'auteure de restituer le chaos de l'esprit et la valse des sentiments propre à une adolescente pas bien née. Loin de vouloir mener l'intrigue de manière souveraine, l'auteure emprunte le chemin tenu de la conscience de Linda, quatorze ans, témoin du drame. La jeune fille s'impose à nous avec sa difficulté d'être en prise avec le monde et sa solitude que l'on décèle à travers son poisseux ennui, ses pulsions obscures, mais aussi sa stupéfaction face à la tragédie.
En se concentrant sur cette jeune fille à moitié sauvage, livrée à elle-même par des parents négligents, le récit prive d'une certaine intensité tragique le drame qui se joue sous nos yeux. le récit est implacable d'autant plus qu'il y a chez Emily Fridlund une capacité à restituer les comportements et les sentiments de l'adolescente en tournant le dos à toute analyse psychologique. Il n'y a pas d'échappatoire, d'une manière directe on se prend tout en plein visage comme un bloc de glace, le tempérament bourru voir brutal de Linda ôtant toute sa part d'empathie au récit.
Ce n'est pas le roman le plus agréable que j'ai pu lire mais il témoigne de belles qualités de l'auteure.
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AudreyT
  07 septembre 2017
***
Madeline est une jeune fille solitaire. Elle habite au fond des bois, dans une cabane au confort sommaire, avec ses chiens et ses parents. Issue d'une communauté hippie, cette famille n'est pas des plus unies : mère et fille se parlent peu et ne semblent pas avoir de lien particulier.
Quand les nouveaux propriétaire prennent possession de leur maison de l'autre côté du lac, en face de chez Madeline, c'est un peu l'attraction... La jeune fille va très vite faire connaissance avec Patra, la mère, et Paul, le petit garçon du foyer. le père n'est pas souvent à la maison et le trio multiplie les jeux, les ballades et les repas ensemble.
Mais quelque chose n'a pas l'air normal. du haut de ses 15 ans, Madeline ne saurait dire quoi mais elle sent que le danger rôde... Et nous aussi !!!
Ce roman est étrange... L'histoire et les personnages sont plutôt classiques, sans vague ou approfondissement quelconque. Mais l'écriture est efficace !! Précise, concise, avec chaque mot à sa place... L'atmosphère est lente, moite et ce danger qui sommeille nous prend à la gorge. le dénuement n'a rien d'extraordinaire mais il a le mérite de nous faire respirer, alors qu'on s'était retenu depuis le début de notre lecture. Un roman à découvrir pour son écriture et son ambiance, sans aucun conteste !!
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Bazart
  26 septembre 2017
Une histoire des loups est le premier roman d'une jeune nouvelle voix de la littérature américaine, Emily Fridlund : brillant suspense psychologique , "Une histoire des loups" raconte l'histoire de Madeline, adolescente un peu sauvage, qui va voir sa vie chamboulée par l'apparition d'un couple de nouveaux voisins,à travers une année cruciale qui laissera des séquelles dans la vie d'une adolescente
Troublant et poétique, best-seller dès sa parution aux États-Unis, le livre plonge le lecteur dans une ambiance de doute et de tension, qu'on sent dès les premières lignes d' « Une histoire des loups ».
La façon dont Fridelund raconte cette histoire nous laisse peu de doute sur le mauvais pressentiment qu'on a et nous plonge dans une attente fébrile de ce tragique événementqui surviendra progressivement, la romancière sachant distiller petit à petit les indices d'un récit qui alterne joliment entre passé et présent.
Dans la lignée des romans de nature writing, l'auteur nous livre des descritptions d'une Nature éblouissante et toute puissante, avec une foret majestueuse, qui semble vraiment être un personnage à part entier de l'histoire, : tant ce décor du nord du Minnesota, ses chemins forestiers sombres, ses lacs, ses cailloux, constituent un décor parfaitement mis en valeur par l'auteur.
On pense forcément un peu au "Sukkwan Island » de David Vann avec cette même tension palpable et constante et cette nature aussi somptueuse que dangereuse .
Un récit aussi glaçant que poétique.magnifié par les décors sauvages du Nord du Minnesota.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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belette2911
  31 octobre 2017
Comment faire la chronique d'un roman où l'on a pas réussi à rentrer dans l'histoire, que l'on a survolé en soupirant, en sautant des lignes, des paragraphes, des pages, des chapitres entiers ?
Impossible me direz-vous…
Je vais tout de même essayer : déjà au départ, j'ai eu du mal à m'attacher à Madeline, la narratrice, dont je trouvais le récit décousu, inintéressant, et dont j'ai eu envie quelques fois de lui coller une claque pour la faire réagir.
De toute façon, pas moyen de m'attacher aux autres personnages du livre, même au gamin de 4 ans, Paul, que j'aurais aimé balancer dans le lac… Rien de moins !
Pire, je n'aurais pas dû relire le premier tome de Soeur Marie-Thérèse des Batignolles (Maëster) car le petit Paul, je le voyais avec la tronche du petit Attila que l'on croise dans la bédé et je vous jure que ça ne le mettait pas en valeur !
Les loups, que je cherche encore, même si j'ai capté que c'était une métaphore et que les loups de l'histoire devaient être l'Homme qui, comme tout le sait, est un loup pour l'Homme.
Le récit m'a donné une impression de froideur, comme si l'auteur me tenait volontairement à distance de son récit, me fermant la porte d'entrée, survolant des sujets qui auraient sans doute mérité un traitement plus en profondeur.
Autant j'apprécie les romans où les époques s'alternent dans les chapitres, autant ici j'ai trouvé les allers-retours lourds, pénibles, chiants et la plupart n'étaient même pas indispensables, sans parler des circonlocutions (ou l'art de tourner autour du pot) et des faits qui étaient anecdotiques et qui n'apportaient rien à l'histoire.
J'avais eu ouïe dire que j'allais me retrouver face à roman très psychologique et je m'attendais à un suspense à couper au couteau, plus tendu que le soutif de Lolo Ferrari après s'être faite regonfler les nibards, ou à une atmosphère épaisse comme un discours d'un politicien pris les doigts dans le tiroir-caisse, et au final, comme disait l'autre, ça a fait « Pchitt ».
Oui, l'histoire dramatique de Paul, petit garçon embarqué dans une histoire bien tordue c'est révélée être d'une banalité affligeante, ou alors, c'est la manière de la raconter qui était mauvaise et de ce fait, je n'ai pas réussi à pénétrer dans cette histoire.
Chronique d'un drame annoncé, somme toute.
Mon drame a moi c'est de finir déçue par un roman de l'écurie Gallmeister, déçue par un roman que j'avais coché (stabiloté, même !) dans cette rentrée littéraire de septembre 2017 et dont j'attendais beaucoup.
Allez, au suivant !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Labelettedusud
  12 septembre 2017
La bandelette lovée sur la page de couverture titrait : « élégant et troublant, une voix inhabituelle ». Encore du marketing bien rôdé, me suis-je dit.
Je viens de refermer ce livre et les premiers mots qui me viennent à la bouche sont « troublant » et « inhabituel ».
Troublant, le comportement de Madeline, cette adolescente vivant avec ses parents de manière un peu primitive dans une cabane au bord d'un lac, à une heure de marche de la ville la plus proche.
Troublante, la famille qui s'installe de l'autre côté du lac et que Madeline observe de loin, puis de près.
Troublant, le bonheur apparent qui règne dans cette famille où Madeline devient gouvernante du petit Paul pour trouver un bonheur familial qu'elle ne trouve pas chez elle.
Troublante, mon incapacité à laisser tomber ce récit qui pourtant, dans les 80 premières pages m'a semblé sans grand intérêt, banal, voire ennuyeux.
Troublante, l'arrivée, de temps en temps, presque sans crier gare, d'une petite phrase, d'une digression, d'un flash back qui m'a mise en alerte. « Quand avez-vous compris que quelque chose n'allait pas ? »

Troublante, l'ambiance poisseuse qui s'installe au-delà de la 120ème page.
Irrésistible, l'envie de continuer pour savoir.
Inhabituel, le thème traité que je n'ai personnellement jamais rencontré dans un roman.
Inhabituel, le style d'Emily Fridlund partagé entre simplicité étudiée et poésie.
Inhabituelle, la structure du roman qui oscille entre récit linéaire, passages décousus, flashback inattendus et fin …. pas à la fin.
Diabolique, la tentation de tout vous dévoiler.
Mais, je n'en ferai rien.
Sachez simplement qu'il y est question de la famille, d'amour maternel, de croyance, de différence entre ce que l'on pense et ce que l'on fait, entre ce que l'on veut croire et ce que l'on fait. Cette lecture a fait chavirer mon coeur de mère.
Une ambiance comme je les aime, un facette peu connue de la très croyante Amérique abordée, comme ça, sans avoir l'air d'y toucher.
Troublant je vous dis !
God bless America !
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   23 octobre 2017
S’inscrivant dans la lignée des meilleurs livres de David Vann, ce premier roman d’Emily Fridlund a tour à tour réussi à nous déconcerter et à nous enchanter.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
julienleclerc45julienleclerc45   06 novembre 2017
Sa délicatesse exagérée avait tendance à m’agacer, à me mettre très légèrement en colère. Je voulais qu’il prenne le caneton, qu’il lui fasse quelque chose de méchant, de cruel, pour que je puisse lui rappeler d’être gentil. Je ne sais pas. Je voulais être celle qui l’arrêterait lorsqu’il découvrirait l’entrelacs d’os fragiles sous l’auréole duveteuse. Je voulais intervenir en faveur des animaux. Ça m’énervait qu’il soit si craintif et précautionneux. On se releva pour regarder le caneton se dandiner jusqu’à sa mère, et le groupe fut à nouveau réuni sous un pin. L’espace d’un instant étrange j’eus envie de ramasser une pierre et de leur lancer.
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Nat_85Nat_85   04 novembre 2017
Ceux qui ont fait quelque chose de mal n'hésitent pas à condamner leur entourage pour éviter de se sentir merdeux. Comme si c'était une solution.
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EveduChambonEveduChambon   03 novembre 2017
Je quittai Léo et pénétrai dans la pièce principale, où la vaisselle du petit déjeuner était encore sur la table. Des gouttes de sirop d'érable s'étaient figées en perle d'ambre sur les assiettes. Des vastes constellations de miettes de pancakes étaient éparpillées sur la surface du bois, les sets en bambou, le plancher en érable.
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CarozineCarozine   17 août 2017
En l’espace de deux semaines, les congères au sud s’étaient érodées au point de n’être plus que des piliers de stalagmites. Un vernis luisant recouvrait la surface de la glace et, en fin d’après-midi, on pouvait entendre le lac siffler et craquer. Des lézardes apparurent. Il faisait suffisamment bon pour saisir le bois sur la pile sans moufles, pour dégeler les cadenas sur les chaînes des chiens à la chaleur de ses doigts. De l’autre côté du lac, la famille installa un télescope sur la terrasse —long, pareil à une lance, braqué sur les cieux.
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BazartBazart   24 septembre 2017
Je pensais que si je claquais la portière suffisamment fort,M. Grierson se précipiterait à ma suite. C’est ainsi, quand on a quatorze ans. Je croyais que si je m’éloignais de la route pour m’enfoncer dans la neige, il me suivrait peut-être – afin de soulager sa conscience, de s’assurer que je rentrerais saine et sauve chez moi, de glisser ses mains de prof d’histoire pleines de craie sous mon manteau, peu importe. Au lieu de gravir la côte, je me dirigeai vers le lac. Je m’élançai sur la glace sous la grêle piquante, mais lorsque je regardai en arrière, la voiture pivotait, pleins phares, exécutant un demi-tour méticuleux entre les arbres.
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Videos de Emily Fridlund (2) Voir plusAjouter une vidéo
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Les coups de coeur 1ers romans de L'écrit du suD. (part 2/2). Obsession Textuelle n°19 du 14.10.2017 Rentrée littéraire très chargée en 1ers romans.... "Comme une grande" d'Elisa Fourniret (Mauconduit), "Encore vivant" de Pierre Souchon (La Brune du Rouergue), "Hérésies glorieuses" de Lisa McInerney (Joëlle Losfeld), "Une histoire de loups" de Emily Fridlund (Gallmeister) et "Les chiens de Détroit" de Jérôme Loubry (Calmann Lévy).
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