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EAN : 9782351781289
304 pages
Gallmeister (04/09/2017)
3.22/5   432 notes
Résumé :
Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s'occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L'adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu'à moitié ce qui se c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (143) Voir plus Ajouter une critique
3,22

sur 432 notes
Pas de loup dans ce beau roman noir, du moins peut-être seulement en référence au fameux vers de Plaute, et alors on peut voir plusieurs loups, des louves, louvettes et même un louveteau. le mieux est de lire le livre pour intégrer ce début de critique sans doute hasardeux.

L'héroïne s'appelle Madeline, elle est comparable à bien d'autres de ses semblables dans les meilleurs romans de nature writing, elle est tourmentée, aime les bois, la vie même difficile et complexe, l'eau du lac dans lequel elle va nager, et, surtout, ici, un enfant Paul, dont elle s'occupe pour un peu d'argent de poche. Il finit par occuper une grande place dans sa vie, il est sans aucun doute le deuxième héros du livre.

Il y a aussi un professeur vis-à-vis duquel elle ressent des sentiments mitigés, il est accusé de détention d'images pornographiques et surtout de tentatives d'attouchements sur une autre élève Lily. Et sur ce thème, la beauté du roman réside dans le fait qu'un homme qui a finalement résisté à la tentation se voit tout de même accusé et condamné. Madeline sent bien qu'il est à demi innocent. Comme dit le texte d'Emily Fridlund, il y a pensé, pensé, pensé mais il ne l'a pas fait. C'est un autre thème du roman qui apparaît bien plus qu'en filigrane, comme une histoire parallèle revêtant une grande importance pour Madeline.

Le roman est écrit au passé simple et cette forme littéraire peu usitée dans les traductions lui donne aussi une dimension particulière. Les trop rares descriptions des forêts, lacs, oiseaux, intempéries viennent porter la touche nécessaire pour ajouter à l'ambiance nature de ce roman finalement assez complexe car Madeline fait aussi référence au présent dans sa narration et même à l'avenir, aussi improbable soit-il.

Au final, on a une héroïne très attachante qui voudrait bien faire, hésite, perdue dans ses atermoiements, puis prend des décisions pour conduire sa vie, partir, devenir.
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Dans un thriller pur jus, tous les éléments narratifs et psychologiques mènent à un dénouement. Pas chez Emily Fridlund qui, d'une certaine manière, lorsqu'on jette une grosse pierre à l'eau, préfère attirer l'attention du lecteur sur les oscillations qui se forment à la surface de l'eau. Peut-être parce que c'est un roman sur la parole tue, la parole engloutie.
Même si les premiers paragraphes de Une histoire des loups portent en eux les germes du thriller psychologique classique avec un cadre, un coin paumé du Minnesota entre bois marécageux et lacs gelés qui imprègne la plume de l'auteure, un drame avec une mort annoncée très rapidement, ce roman n'est pourtant pas un simple jeu de piste.
La tragédie est presque évitable et lointaine, Emily Fridlund prenant soin de nourrir avec des images furtives et des dialogues étranges un suspense inhabituel qui s'étire lentement. le rythme nous plonge dans une torpeur monotone avec des personnages qui nous apparaissent de manière évanescente, comme des ombres chinoises, avant de voir l'intrigue se démêler de manière curieuse, dans une espèce de précipitation sombre et chaotique.
Une construction bien déconcertante qui est susceptible d'en décourager plus d'un, notamment au regard des traits d'ambiance ; les ellipses et les chassés-croisés entre présent et passé génèrent des promesses, des attentes chez le lecteur qui ne seront pas récompensées si on recherche l'efficacité narrative.
On se laisse embarquer par le récit si on adhère à la volonté de l'auteure de restituer le chaos de l'esprit et la valse des sentiments propre à une adolescente pas bien née. Loin de vouloir mener l'intrigue de manière souveraine, l'auteure emprunte le chemin tenu de la conscience de Linda, quatorze ans, témoin du drame. La jeune fille s'impose à nous avec sa difficulté d'être en prise avec le monde et sa solitude que l'on décèle à travers son poisseux ennui, ses pulsions obscures, mais aussi sa stupéfaction face à la tragédie.
En se concentrant sur cette jeune fille à moitié sauvage, livrée à elle-même par des parents négligents, le récit prive d'une certaine intensité tragique le drame qui se joue sous nos yeux. le récit est implacable d'autant plus qu'il y a chez Emily Fridlund une capacité à restituer les comportements et les sentiments de l'adolescente en tournant le dos à toute analyse psychologique. Il n'y a pas d'échappatoire, d'une manière directe on se prend tout en plein visage comme un bloc de glace, le tempérament bourru voir brutal de Linda ôtant toute sa part d'empathie au récit.
Ce n'est pas le roman le plus agréable que j'ai pu lire mais il témoigne de belles qualités de l'auteure.
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C'est l'histoire de Madeline, une adolescente de seize ans dont les parents ne possédant pas de voiture, rentrait de l'école en marchant six kilomètres sur une route qui longeait un lac .. Elle s'enfonçait dans une colline non déneigée, même en hiver il lui fallait marcher de longues minutes dans la neige et les sumacs ..........le temps pour elle de rentrer à la maison, il faisait nuit .......
Mais c'est "son univers " : elle vit dans le fin fond du Minnesota, avec ses parents, anciens hippies qui habitent dans une cabane au bord d'un lac, coupé du monde .......
D'ailleurs de quoi vivent - ils ?, mystère.
La vie de cette adolescente un peu sauvage tourne autour du bois qu'il faut couper, du lycée et des devoirs à faire , elle est complétement fascinée par les loups et la nature , elle fait des balades en canoë sur le lac .......
Un jour, une famille qu'elle observait à travers ses jumelles emménage sur la rive opposée du lac ........
Patra, la mère exerce une sorte de fascination sur Madeline .La vie aisée de ce couple et de leur enfant dont l'existence semble si différente de la sienne l'intrigue .......
Elle devient la Baby- Sitter de Paul, quatre ans ........elle lui fait découvrir le bois , la cabane en liberté .......

Le père , scientifique , professeur d'université , est étrange, souvent absent .......
C'est un ouvrage onirique, troublant où le lecteur sent que cela ne tourne pas rond, les images poétiques sont bien réelles. L'auteur réussit à instiller une sorte de malaise , l'ambiance est pesante , on sent le bruissement des feuilles et la morsure du froid , on entend le chant des oiseaux, on se réchauffe à la caresse du soleil ,les bourgeons peuvent être aussi durs que des pointes de flèche, les bois particulièrement vides et sereins , les amoncellements de neige dans les ravins, les écureuils et les mésanges à tête noire, les aiguilles de pin, le lichen des rennes , les écorces , Paul et Linda s'asseyaient pour manger leurs bretzels en silence ....On est troublé par les brusques changements d'époque, les retours en arrière, les allusions au procès, que se cache t- il derrière la fragile gaieté de Petra la mère et l'autorité sourde du père :Léo?
Je n'en dirai pas plus ........
Un roman noir, tragique, original à l'ambiance pesante , comme régie par la nature ......tendue et une adolescente sensible et maladroite , sauvage , vagabondant et hantant les forêts,confrontée à une histoire concernant une famille particulière ....L'écriture est belle !
J'ai eu du mal à appréhender cet ouvrage, thriller ? C'est un premier roman chez Gallmeister , traduit de l'Americain par Juliane Nivelt .
Ce n'est que mon avis , peut- être maladroit , je le reconnais .
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"Elégant et troublant" me dit le Los Angeles Times...

Mais c'est un peu facile de "troubler" quand on ne dit rien ou presque , qu'on suggére sans raconter vraiment, quand le lecteur patauge dans l'espace temps d'un livre... Pour troubler vraiment, il aurait fallu que ce roman soit plus punchy, plus psychologique, qu'on aime le personnage principal , qu'on suive en stressant, ses états d'âmes...
Décue , pas déçue, je ne sais pas. Je resterai avec une impression de "pouvait mieux faire si..."

Car l'auteure pour raconter une histoire dont le vrai fil conducteur est une gamine de quinze ans paumée, dont personne ne s'occupe vraiment , "élèvèe en plein air" choisit de nous raconter deux histoires en parallèle.
Face A : Linda va au lycée et n' a aucun ami. Les garçons ne la regardent pas, les enseignants , non plus, elle ne brille pas par son intelligence. Un prof va être accusé de détention d'images pornographiques et d'attouchements sur une élève, laquelle va être un peu ostracisée par ses camarades , en "représailles" . Et Linda va essayer de se rapprocher de cette fille, sans beaucoup de succés et dévellopera dans les années à venir une pensée " ( Qu'est ce qu'il est devenu ? ) à l'égard de ce prof, un peu malsaine...
Il faut dire que la Linda ne sait pas trop où passer, quoi faire de sa peau. Ses parents (ex adeptes d'une secte) la regardent sans la voir (quand ils la regardent !).
Face B: Un couple aménage avec leur petit garçon, sur le côté opposé du lac, Linda va devenir leur baby-sitter jusqu'à ce que...
Et là encore, on ne sait pas trop ce que Linda recherche . Une autre famille ? Une meilleure amie en la personne de la mère ? Une façon de tromper son ennui ? C'est flou, et quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup !
On suivra la réaction assez étrange de Linda à cet événement dramatique . Mais là encore, elle ne sait pas trop quoi faire, hésite, peut user d'un drôle de pouvoir qui lui donne un peu le vertige du haut de ses quinze ans... Comment se positionner ? Qui soutenir ? Sous quel angle raconter les choses ?
A la fin, c'est clair, elle aurait voulu être choisie. Elle cherchait donc , ce que personne ne lui offrait, un peu d'attention, une éducation, de l'amour , un truc de ce genre-là...
La religion peut parfois faire des ravages.

On est dans un roman Gallmeister, donc , forcément, la nature est belle, le décor sans pollution, sauvage. Est ce que cela suffit ?
Il manque un souffle, de la psychologie. Oui, l'écriture est élégante et troublante, mais l'histoire n'est pas puissante, et la jeune Linda, je l'ai oubliée aussitôt refermées ces pages...
La construction est onirique , décousue, non chronologique; on passe d'une époque à l'autre, et si on apprend deux ou trois choses sur l'adulte qu'est devenue Linda, c'est bien trop succinct. Cette construction est en elle-même troublante, mais dans le sens négatif. le lecteur patauge dans les pensées de Linda. C'est sûrement voulu, mais cela empêche toute empathie, affection pour ce personnage , somme toute bien seule...
Une histoire des loups sans loups...

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Ce n'est pas que je n'aime pas les romans Gallmeister - pour l'instant, ce serait plutôt le contraire -, mais je n'apprécie guère leurs quatrièmes de couverture qui, pour le genre thriller version nature writing et intimiste, me semblent se répéter inlassablement. La dernière phrase est presque toujours du genre "Et là, c'est le drame...", ce qui donnerait à penser que tous ces romans sont des épigones les uns des autres. Je n'ai pas assez de recul pour avoir une vue d'ensemble, mais Une Histoire des loups se démarque du genre dans lequel il est censé s'insérer. Et pour le coup, je ne savais pas très bien quoi en penser après l'avoir refermé.


La narratrice, Madeline, raconte une histoire ancienne, une histoire qu'elle a vécu à 15-16 ans. Une histoire dramatique, c'est certain. Une histoire déstructurée, faite d'allers-retours dans sa mémoire, une histoire qu'elle a assimilée comme elle le pouvait, et dont le récit va être entremêlé avec d'autres. Une intrigue secondaire porte sur une affaire de pédophilie qui a eu lieu dans son lycée juste avant le début de l'intrigue principale, les autres interventions narratives s'intercalant entre les deux, mais se rapportant en général à des époques ultérieures de sa vie. Mais le drame en question, c'est le chemin qui va mener à la mort d'un petit garçon (ce qui est dévoilé dès les toutes premières pages) dont Madeline a été la baby-sitter. Attention cependant: il ne s'agit pas de la reconstitution d'un crime, du moins pas dans le sens où on l'entend habituellement.


Madeline raconte sa relation avec l'enfant , Paul, la mère, le père, famille qu'elle a d'abord observée de loin, depuis chez elle, et qui paraît idyllique comparée à celle de l'adolescente dont les parents sont, non pas maltraitants, mais négligents et très pauvres. L'environnement de Madeline serait probablement étouffant sans la nature qui l'environne et avec laquelle elle fait plus ou moins corps. Seulement, Madeline va échanger un univers étouffant contre un autre. La gentillesse de Patra, la mère de Paul, masque difficilement un malaise inhérent à cette nouvelle famille, qui semble l'accepter comme l'une des leurs. Paul lui-même adopte parfois un comportement étrange ; sans parler du père, Leo, qui apparaît bien plus tardivement mais instaure définitivement l'angoisse. Une Histoire des loups, thriller psychologique ? Pas évident de classer ce roman dans une catégorie.


Je me suis posée beaucoup de questions après la lecture, et les discussions sur Babelio avec horline et Annette55 m'ont amenée à y voir un peu plus clair, du moins à m'inciter à me lancer sur une piste interprétative. Les questions que je me posais étaient du style : "Mais pourquoi ce procédé narratif ? N'est-ce pas juste une astuce pour étoffer le texte et en faire un roman plutôt qu'une nouvelle ?", ou "Pourquoi Emily Fridlund a-t-elle écrit précisément cette histoire ?", et surtout "Qu'est-ce qu'Emily Fridlund a voulu nous dire ?" Sur la première question, horline a émis une hypothèse intéressante que je résume à peu près, mais dont je lui laisse bien entendu la genèse : Madeline, non seulement perdue au moment des faits, ne sait pas quoi faire de cette histoire qu'elle a vécu, et reste confuse au point que les liens chronologiques ne peuvent plus s'établir clairement. Il faut lire les commentaires de la critique de horline pour saisir plus subtilement ce qu'elle en dit.


Sur la seconde question, il est probable, comme le souligne Annette55, que nous n'aurons jamais la réponse (ou pas avant longtemps). Si on comprend bien la démarche de David Vann dans Sukkwan Island, roman cathartique, si on peut imaginer qu'Emily Ruskovich n'est pas étrangère au sujet de la démence précoce, il est plus difficile de deviner ce qui a amené Emily Fridlund à traiter à la fois de l'adolescence et de la négligence parentale sous cet angle précis, et d'autant plus lorsqu'on aura lu la partie "Remerciements" (qui pour une fois est dotée d'un réel intérêt). Elle y écrit notamment : "Paul est un composite fictionnel de nombreux enfants de notre nation, mais son cas n'est pas inspiré d'un enfant ou d'un procès spécifique." Là, forcément, je me dois d'ajouter un élément essentiel qui concerne l'intrigue principale : les parents de Paul sont des adeptes de la Science chrétienne, ce qui a un rôle primordial. Pourquoi Emily Fridlund a-t-elle choisi des personnages adeptes de cette religion, dont, personnellement, je ne connaissais rien ?


Je suis donc allée m'informer sur la Science chrétienne, ce qui m'a permis de comprendre certaines phrases hermétiques des parents de Paul, de découvrir que ça existe en France et que ça n'est pas classifié dans les sectes. Mais aussi de m'attaquer à ma troisième question : "Qu'est ce-ce qu'Emily Fridlund a-t-elle voulu nous dire ?", au-delà d'une simple dénonciation de certaines pratiques discutables et d'une croyance qui mènerait à la négligence parentale. La Science chrétienne professe que le Mal n'existe pas, que le Mal est une vision déformée des humains. La maladie, la douleur, le chagrin, le péché, ne sont que projections générées par la méconnaissance de Dieu - vous excuserez mon manque de rigueur dans mes explications, tout ça est très nouveau pour moi, et complètement barré, à mon humble avis. On sait que ce genre de croyances pullulent aux États-Unis, ce qui explique déjà mieux qu'une auteure américaine s'en soit servi comme toile de fond pour un roman. Mais je pense qu'il y a davantage que ça.


Un passage du livre que Madeline semble écrire pour Ann, son ancienne colocataire, m'avait titillée :
"[...] je ne lui confiai jamais ce que je pensais vraiment de la science chrétienne qui, selon moi, offre une des meilleures explications à l'origine du mal.
L'origine du mal, la voici, Ann.
Aujourd'hui je pense : c'est cette histoire-là que je veux raconter."
Je n'ai pas eu l'impression que Madeline nous expliquait tant bien que ça les origines du mal (vaste question...), mais je crois qu'Emily Fridlund a voulu écrire un roman du Mal, qu'elle a voulu s'attaquer à la littérature du Mal à sa manière. Il me semble que les allers-retours chronologiques, les intrigues imbriquées, nous montrent des personnages qui ont tous une part de mal en eux : Madeline, qui à plusieurs reprises s'adonne à la méchanceté - notamment en laissant dehors le chat de Patra qui veut rentrer chez lui, en espérant le voir s'en aller dans les bois ; Lily, la jeune fille qui accuse son professeur d'attouchements sexuels à tort ; le professeur en question, qui, s'il n'est pas passé à l'acte, aurait rêvé de faire bien pire ; les parents de Madeline, qui négligent leur fille ; Paul, qui se conduit de façon tyrannique, et joue de façon très bizarre avec une petite fille au parc ; et évidemment Leo et Patra, les parents de Paul, qui au nom d'une croyance refusent de voir la maladie de leur fils ou imaginent que Madeline est capable, par son absence de croyance, d'avoir créé cette maladie de toutes pièces. Tous jouent à un moment ou à un autre à un jeu de dominant/dominé malsain, ce que la trame narrative fait finalement ressortir. le mal est inhérent à l'espèce humaine, il peut se dévoiler chez tout le monde, à des degrés différents, pour des raisons différentes, à n'importe quel moment. Comment se dépêtrer avec notre part sombre ?


Mais si ça se trouve, j'ai trop lu Barbey d'Aurevilly...




Critique de horline :
https://www.babelio.com/livres/Fridlund-Une-histoire-des-loups/964460/critiques/1426483
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critiques presse (3)
Actualitte
20 mars 2018
Loose River est un petit village du Minnesota, qui fait sa publicité auprès des pêcheurs de « doré », poisson emblématique des lacs et cours d’eau de la région. C’est bien tout ce qu’il a à offrir. Ce premier roman d'Emily Fridlund, Histoire des loups, souffle fort.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LePoint
22 décembre 2017
Avec Une histoire des loups, premier roman remarqué aux États-Unis, Emily Fridlund fait une saisissante entrée en littérature. Il s'agit moins de dénoncer les fils d'une catastrophe annoncée et évitable que de dresser un portrait sans naïveté de l'adolescence.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeJournaldeQuebec
23 octobre 2017
S’inscrivant dans la lignée des meilleurs livres de David Vann, ce premier roman d’Emily Fridlund a tour à tour réussi à nous déconcerter et à nous enchanter.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
Ce n'est pas qu'il était turbulent. Mais il avait un côté féroce ; quelque part en lui, une frontière très nette séparait l'ordre du chaos. Par exemple il ne supportait pas le moindre accroc dans sa routine. Si je m'attardais après l'avoir ramené chez lui - si Patra sortait une assiette supplémentaire et me montrait comment battre l'huile avec du citron pour faire une vinaigrette -, Paul devenait de plus en plus collant. Possessif. Toute la durée du dîner, il suppliait Patra de le prendre sur ses genoux et finissait par obtenir gain de cause, enfouissant la tête dans le cou de sa mère. Elle mangeait sa salade d'une main, caressait les cheveux blonds de Paul de l'autre.
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"C'était probablement mi- avril.
Je me rappelle qu'un éclat émeraude lustrait déjà les saules au bord de la rivière.
Peu de temps après, les arbres le long des trottoirs déployèrent leurs feuilles --------un jaillissement vert vif partout où se posait le regard--------
Le matin prit la forme d'une strie grise filtrant à travers un interstice dans les stores ......"
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Une seconde, la fillette eut l'air paralysée, comme si elle avait du mal à respirer, puis elle laissa échapper le cri perçant d'une enfant beaucoup plus jeune tandis que la morve lui coulait du nez. Le visage ravagé, elle contemplait Paul avec une expression d'amour et de désolation absolus, comme si, au cours des dix minutes qu'ils avaient passées ensemble, elle lui avait tout donné et que lui avait tout pris, oh, qu'il avait tout pris, sachant parfaitement ce que cela lui avait coûté.
Commenter  J’apprécie          100
Un vernis luisant recouvrait la surface de la glace et, en fin d'après-midi, on pouvait entendre le lac siffler et craquer.
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Août arriva. Les jours se firent plus voilés, ils avaient un parfum de cendre. Des feux de forêt brûlaient vivement à quelques lacs de chez nous au nord, et l'air en était imprégné, même si le pire de la fournaise se trouvait à plus de quatre-vingt kilomètres.
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