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EAN : 9782714473950
576 pages
Belfond (01/06/2017)
4.08/5   82 notes
Résumé :
Au début du XXe siècle, une somptueuse histoire d'amour à l'atmosphère ensorcelante, avec pour toile de fond les vastes plaines de l'Ouest australien, terres ancestrales du peuple aborigène.
Leonora est une miraculée. Abandonnée par son père dans la fournaise du désert, puis recueillie dans un orphelinat, la petite s'est murée dans le silence. Son seul ami : James, un Irlandais rebelle, qui la protège comme une sœur. Mais le lien si fort qui unit les deux orp... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
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Ce livre nous entraîne au début du 20° siècle, dans l'Australie profonde et les vastes plaines de l'Ouest, terre ancestrale du peuple aborigène .....
Une terre pleine de bruits, de bruits purs, où l'on rencontrait dingos, lapins de Garenne, troupeaux de bétail imposants, poussière orange, perroquets jaune et vert perchés sur les branches , kangourous roux, grands comme des hommes, rassemblés par centaines, se léchant les pattes pour se rafraîchir tout près des ruisseaux où se plonger sous une chaleur de plomb.....
Une nature à la fois imposante, sauvage et somptueuse, je ne dirai pas grand- chose à propos de cette fresque historique romantique sur fond de première guerre mondiale et de Bush australien,.(567 pages) ....j'en dirais trop......
Des thèmes multiples y sont abordés , le destin malheureux de deux orphelins, Leonora et James, bientôt adoptés , au parcours chaotique , semé d'embûches.....de multiples personnages fouillés parfaitement décrits, les conditions de travail précaire des mineurs, le comportement des colons, le regard de "l'homme blanc" tout puissant sur les "aborigènes" humiliés et maltraités , l'emploi d'une main- d'oeuvre issue de l'immigration.....la tragédie de la première guerre mondiale et ses suites douloureuses pour les familles , notamment la grippe espagnole .....qui priva nombre de familles de là- bas, du retour de leurs fils, "indemnes", décédés au cours de leur retour .....

Amour, passions, luttes, chagrins, liens détruits, jalousie, drames de l' Histoire, mensonges , violences, aventures se mêlent , dans ce grand roman sentimental, dépaysant , parfois déroutant lorsque l'auteur décrit " en long et en large " "naïvement" les émois amoureux .On lui pardonnera , c'est son premier ouvrage qui recèle , malgré cette petite déception , un souffle certain!
J'aime beaucoup les romans qui se déroulent en Australie, certaines pages sont très belles et intéressantes , émouvantes.....surtout celles qui concernent" le sort "réservé aux malheureux aborigènes, "la petite histoire dans la grande Histoire."....
Je remercie chaleureusement la personne qui m'a prêté ce gros roman.
Ce n'est que mon humble avis , bien sûr !A découvrir ou pas!


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Une belle histoire d'amitié et d'amour qui nous transporte à l'autre bout du monde.
L'écriture est fluide et on se laisse facilement emporter par Léo et James.
Bref, ce livre semble être une belle promesse...
Cependant, il m'a manqué un petit quelque chose. Ce roman aurait mérité de faire 600-700 pages. J'aurai aimé qu'il y ait plus de détails sur la vie des personnages. Je ne suis pas rentrée totalement dans leur vie, dans leurs ressentis. J'ai eu ue impression de distance.
Quant aux hasards de leur vie, cela m'a paru peu crédible par moment, surtout dans cet immense pays qu'est l'Australie !
Quant au personnage de Ghan, l'auteur revient régulièrement sur lui, mais pour quel résultat final ?!....
La chute de l'histoire m'a paru malheureusement un peu bâclée également.
Pour conclure, la lectrice que je suis a été frustrée en refermant ce roman qui aurait pu être un véritable coup de coeur, mais qui ne l'a pas été... Dommage, c'était bien parti.
Cela reste quand même un moment agréable de lecture.
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Abandonnée par un homme en plein milieu du désert, sous un soleil de plomb et une chaleur écrasante, Leonora ne doit sa vie qu'à Ghan.
Depuis ce jour, elle reste muette, incapable d'exprimer le moindre désir. Elle sera recueillie dans un orphelinat, où elle fera la connaissance de James qui deviendra son meilleur ami.
Ce lien entre ses deux enfants est brutalement rompu. Car Leonora est adoptée par les Fairfield, un riche couple qui l'emmènent aux États-Unis, loin de sa terre natale.

Quelques années plus tard, Leonora est devenue une belle jeune femme, bien éduquée. Elle a épousé Alex Harringhton. Tous deux reviennent en Australie, il va diriger la mine des Fairfield. Leonora, elle, est aux anges, elle retrouve ses racines au contact de cette terre rouge. Mais, elle déchante rapidement face à l'attitude de son mari. Il est possessif, jaloux, autoritaire avec elle.

Ce roman est d'une telle richesse qu'il est difficile d'en faire le résumer en quelques lignes. Cette histoire se déroule au début du XXe siècle, l'auteure, Harmony Verna, aborde des thématiques délicates et qui le restent encore aujourd'hui malheureusement, comme les conditions de travail précaires des mineurs, l'emploi d'une main d'oeuvre issue de l'immigration, le sort réservé au peuple Aborigène considéré à l'époque comme des sauvages.

Vous l'aurez compris un roman où s'entremêle une romance et une réalité historique. Je suis admirative du travail qu'Harmony Verna a du fournir pour réaliser son premier roman d'autant qu'elle n'a jamais été en Australie. Et pourtant à la lecture de son roman, vous avez l'impression d'y être. Une fois lancée dans le roman, j'ai eu beaucoup de difficulté à le lâcher. C'est un véritable coup de coeur pour moi. Je remercie le Club de lecture des éditions Belfond pour nous permettre d'échanger nos points de vue entre lectrices. C'est très enrichissant.

Je vous invite vivement à le découvrir. Un deuxième roman vient de sortir aux États-Unis, j'ai hâte de le lire dans sa version française.
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Quel bon roman :)
J'aime beaucoup les ouvrages se déroulant en Australie, et Les orphelins du bout du monde est une réussite.
J'ai passé un très bon moment en compagnie de Léonora et James.
Orphelins tous les deux, Léonora est une survivante qui a été abandonnée par son père dans le désert. Elle s'en est sortie par miracle et est resté à l'orphelinat avant d'être adoptée par un riche couple d'américains.
James va lui aussi être adopté et leurs chemins vont donc se séparer, mais ils ne s'oublient pas pour autant.
Le destin va leur permettre de se croiser de nouveau, alors que Léonora est une jeune mariée...
J'ai aimé l'histoire, l'ambiance, les personnages.
Tout m'a plu et je suis ravie d'avoir découvert ce roman grâce au site Net Galley et aux éditions Belfond :)
Je mets bien évidemment 5 étoiles et je vous invite à votre tour à découvrir ce roman :)
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Mon avis:

Les orphelins du bout du monde est le troisième roman que je découvre dans le cadre du Cercle Belfond dont je fais partie pour mon plus grand plaisir. Si j'ai été un peu déçue par le premier livre que nous avons lu en avril Leopard Hall, j'ai beaucoup aimé le second La ferme des Miller, et je peux déjà vous dire que j'ai adoré celui-ci. Merci donc à la maison d'édition pour m'avoir choisi en tant que membre privilégié du cercle car je ne doute pas que cette collection regorge encore de très belles histoires.

Les orphelins du bout du monde fait partie de ces livres qui dès le premier chapitre vous prend aux tripes tant il est intense et chargé en émotions. En plein milieu du bush australien, sous une chaleur suffocante une petite fille abandonnée est sauvée in extremis d'une mort certaine. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Cela nous ne le saurons jamais, l'auteure préférant orienter son roman sur l'après, sur son avenir qui malheureusement va se révéler semé d'embûches. Traumatisée et devenue muette, elle est envoyée dans un orphelinat religieux tenu par un prêtre aussi doux que bon, où malheureusement elle a des difficultés à nouer des liens avec les autres enfants, mise à part avec James orphelin comme elle qui devient son seul et unique ami. Or ce petit cadre tranquille vole en éclat lorsque les deux enfants sont séparés, tous deux adoptés par deux familles différentes. A partir de ce moment Harmony Verna n'a pas fini de jouer avec nos nerfs puisqu'elle nous livre un récit d'une incroyable richesse pour un premier roman, émouvant et prenant qu'il m'a été difficile de lâcher. Alternativement nous suivons d'un côté la nouvelle vie de James et de l'autre celle que l'on appelle désormais Leonora. Les péripéties et les rebondissements dramatiques se succèdent et une seule et unique question nous tient en haleine : vont-ils se retrouver un jour ?

Une multitude de personnages extrêmement bien décrits avec des caractères très complets vous attendent dans ce roman. Certains que vous adorerez, d'autres au contraire que vous aurez envie de tuer. Léonora est sans doute celui qui m'a le plus touché. Au début du roman c'est une petite fille brisée par le traumatisme qu'elle a subi. Tout portait à croire qu'elle ne pourrait jamais sortir de son mutisme et s'ouvrir aux autres et pourtant c'est une très belle jeune femme que nous avons plaisir à découvrir plusieurs années plus-tard. Comment ne pas l'apprécier quand tout ce qu'elle est n'est que bonté et gentillesse. J'ai été touchée par sa générosité, son grand coeur, sa douceur et son coté très maternel. Trahie par beaucoup de monde elle peine à refaire confiance en l'être humain mais ne demande qu'au fond à être rassurée. James quant à lui est le genre d'homme que toutes les filles aimeraient avoir auprès d'elle. Ayant subi également un très grand traumatisme sur lequel nous n'avons que très peu d'informations, il n'en est pas moins quelqu'un de très touchant pour son héroïsme, son courage, sa détermination et sa dévotion envers les autres. Extrêmement respecté autour de lui, on l'apprécie pour sa droiture, son impartialité et gentillesse.

Si j'aurais aimé avoir plus de détails en ce qui concerne leur enfance auprès de leur véritable famille, je n'en ai pas voulu très longtemps à l'auteure au vue du large panel de personnages qu'elle nous propose par la suite. Je pense notamment à la famille Shelby que j'ai profondément aimé pour leur bonté et qui m'a beaucoup fait penser à la famille Wesley dans Harry Potter de J.K Rowling. Quel bonheur de se retrouver dans un foyer aimant, rassurant, une famille nombreuse qui bien que pas très riche est malgré tout heureuse et pleine de vie. Je pense également à Ghan un personnage qui pour ma part aurait mérité d'être un peu plus développé tant il est émouvant. C'est un personnage qui selon moi a joué un très grand rôle dans la vie de Leonora puisque c'est lui qui l'a trouvé et qui l'a sauvé du désert quand elle était petite. Je regrette d'ailleurs qu'il ne croise plus du tout le chemin de la jeune femme par la suite. Plein de bonne volonté, mais boiteux, il a bien du mal à se faire respecter et à trouver du travail. Son parcours va ainsi être tout aussi difficile que pour nos jeunes protagonistes. Enfin un roman dramatique ne le serait pas sans la présence de personnages au caractère plus sombre tels que Eleanor la mère adoptive de Leonora, une odieuse femme, Alex, un homme cruel et vaniteux sous le joug duquel la jeune fille va tomber, ou encore Shamus auprès de qui James grandit et qui malheureusement montre son vrai visage à la mort de sa femme. Tous ces personnages bons ou mauvais forment un récit familiale dramatique riche que j'ai dévoré en quelques jours.

Que vous dire de plus si ce n'est de vous laissez porter à travers les terres arides de l'Australie au début du XXeme siècle dans cette histoire passionnante et extrêmement touchante du fait du vécu de ces deux orphelins mais aussi du fait d'autres problèmes très durs auxquels les personnages sont confrontés tout au long du récit, comme les pertes humaines qui déciment les familles que ce soit à cause des maladies qui sévissaient à l'époque, à cause de la guerre, ou encore du travail à la mine, ou encore les travaux pénibles à la ferme pas toujours très rentables les récoltes étant ravagées par les intempéries, les difficultés financières qui en découlent, la discrimination dû au handicap, le racisme et la traite des aborigènes.

Pour conclure:
Un roman qui fait la part belle au drame sentimentale dans la lignée des romans de Lucinda Riley, sur le destin malheureux de deux orphelins privés d'amour au parcours chaotique, mais dont vous ne pourrait pas rester insensible.

Ma note: 18/20.
Lien : http://autantenemportelesliv..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
- Eh bien, laissez-moi vous dire : moi, j'ai fait plusieurs fois le tour du monde, et je peux affirmer que l'Australie et l'Amérique se ressemblent comme des soeurs. Des demi-soeurs. Nous avons la même mère, l'Angleterre, qu in'a pas été très sage et qui nous a donné des pères différents. Nous avons tellement de géniteurs, d'ailleurs, que nous perdons de vue nos origines. C'est ça, le melting-pot.
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Les deux enfants se tenaient compagnie en silence, sous l'intense ciel de pervenche qui prêtait sa couleur et sa profondeur à l'océan. À cent mètres sous leurs pieds, les rayons frappaient directement les flots, y jetant des myriades de diamants. La mer ondulait calmement. Les pélicans et les mouettes flottaient dans le flux et le reflux, le ventre plein d'avoir beaucoup pêché dans les eaux claires. Les deux enfants s'inscrivaient dans ce paysage aussi naturellement que les oiseaux, les lézards et les insectes.
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"L'amour, l'amour.......Comme si cela tombait du ciel !Le coup de foudre arrive parfois, mais, la plupart du temps, l'amour naît modestement, puis grandit.
C'est une plante qu'il faut soigner, nourrir, arroser......"
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L'Australie, enfin ! C'était une renaissance.
Le front appuyé contre la fenêtre de son compartiment, Leonora regardait défiler ce paysage si familier. La terre rouge s'étendait à l'infini, semblant trembler sous la brume de chaleur. C'était sa terre, son pays.
Leonora vibrait avec l'Australie. Elle avait l'impression de respirer à nouveau.
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- Parce que sous cet habit noir, vous êtes un homme. Un homme bon ou un homme mauvais, je n'en sais rien, et, au fond, peu m'importe. Dans cet habit, soutenu par votre col blanc, vous vous sentez au-dessus du commun des mortels. Vous devenez un homme de Dieu, un élu. Comme vous en avez de la chance ! Vous ne trouvez pas cela un peu hypocrite ? Nu, vous n'êtes qu'un homme, aussi faillible que chacun d'entre nous, mais votre soutane fait de vous un prêtre !
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