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ISBN : 2915635951
Éditeur : Tabou Editions (22/06/2012)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Vous ne croyez en Dieu que mollement ou pas du tout. Vous n'avez peut-être pas tort : depuis Darwin, la science abonde sur l'inexistence d'êtres mystiques.
Vous vivez comme vous le ressentez, mais quelque chose vous manque ou vous frustre. C'est normal : la science révèle que votre corps vous ment aux fins de satisfaire son dessein de survie. Ainsi, l'amour-passion éternel est un mirage créé par une hormone et l'exclusivité sexuelle une aberration au regard d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Nastasia-B
  04 mars 2015
Je ne m'attendais à rien de précis avec ce livre. J'avais même, avouons-le, un a priori plutôt négatif, m'attendant vaguement à un fond à la fois creux et racoleur. Eh bien pas du tout. Une claque à la Nastasia pour avoir pensé cela ou, si je veux rester dans l'esprit de l'ouvrage, trente jours d'abstinence sexuelle non consentie, ça m'apprendra.
De quoi est-il question dans La Vie, L'Amour, le Sexe d'Arthur Vernon ? Au risque de vous surprendre, il y est question de vie, d'amour et de sexe, étonnant non ? Mais c'est abordé d'une façon plutôt insolite, c'est-à-dire, scientifiquement. Qu'entends-je par scientifiquement : biologiquement, physiologiquement, sociologiquement, psychologiquement et philosophiquement.
Le livre se présente sous une forme un peu bâtarde à mi-chemin entre le guide et l'essai. C'est un choix de l'auteur, qu'il prend à son compte, mais que je n'approuve pas particulièrement. Un essai pur et dur, aurait, à mon sens, plus d'impact.
Il y développe une thèse, on pourrait presque baptiser cela de " philosophie ", à tout le moins de philosophie de vie, au même titre que les grands courants philosophiques qui se sont succédés depuis l'Antiquité.
Le premier axe de sa démonstration et qui concerne la vie s'appuie sur plusieurs branches scientifiques pour conclure que la vie n'a aucun sens, aucune finalité autre que celle de vivre et, ce faisant, nous reproduire pour tâcher de se perpétrer le plus longtemps possible.
Il taille aussi un short à la religion en disant clairement et sans détour que c'est au mieux de la connerie et, plus vraisemblablement de la malhonnêteté, du mensonge et de la manipulation car toutes les religions s'appuient sur le postulat d'une vie après la mort, laquelle n'a jamais été ni vue ni perçue par qui que ce soit et donc, fatalement, jamais été prouvée scientifiquement ou de façon falsifiable.
Je reprends : la vie ne sert à rien, n'a aucun sens, il n'y a rien après la mort. Cependant nous souffrons, nous luttons constamment et nous nous illusionnons, notamment sur la notion de bonheur. Il dissèque alors le concept de bonheur et distingue notamment le bonheur objectif et le bonheur ressenti.
Selon lui, le bonheur ressenti est le seul que nous percevons vraiment et n'a qu'un très vague lien avec le bonheur objectif. Nous nous définissons heureux ou malheureux toujours par rapport à notre état de bonheur précédent si bien que ça ne dure jamais. Même au top du top du bonheur accessible, dans quelque temps, notre référentiel étant passé à une valeur très haute, nous aurons le sentiment de nous ennuyer ferme tandis que celui qui part de très bas, même s'il jouit d'une micro parcelle de bonheur, aura la sensation transitoire d'être plus heureux que celui qui a tout. (Je vous la fait courte et j'ai bien conscience d'être peu claire sur ce coup-là.)
Donc, toujours au moyen de la science, Arthur Vernon passe en revue toutes les sources les plus puissantes qui engendrent chez les patients un ressenti extatique incomparable. Verdict : l'orgasme sexuel. Certes le shoot à l'héroïne ou la décharge d'adrénaline d'un sportif de haut niveau sont probablement d'intensité comparable mais ont des effets secondaires détestables qui accentuent a posteriori les souffrances ressenties par les individus dans leur vie.
En somme, selon lui, il n'existe qu'un seul palliatif correct aux souffrances qu'exerce mécaniquement la vie sur nous, le plaisir sexuel : accessible au plus grand nombre, simple, naturel, renouvelable, potentiellement gratuit et étant le seul à avoir des effets positifs avérés sur le restant de notre santé.
Or, ce Graal individuel et sociétal nous a été confisqué d'une part par les interdits religieux qui, pour l'essentiel, condamnent le plaisir sexuel, mais également par des illusions socialement véhiculées, qui ne reposent sur rien de scientifique, au contraire, car la science dit le contraire.
Par exemple : la société valorise l'amour passion éternel avec un seul partenaire qui serait notre moitié parfaitement complémentaire pour le restant de nos jours. Or, personne ne vit cette situation et, plus grave encore, on fait culpabiliser ceux qui au bout de quelques années échouent dans ce schéma.
Pourtant, les séparations, l'amour qui s'éteint (pas l'attachement, c'est différent) au bout de quelques mois ou quelques années, les relations adultérines, tout ça n'est rien que de très normal au vu de nos taux hormonaux de lulibérine et d'ocytocine.
Je n'entre pas dans le détail sur les effets respectifs de l'ocytocine et de la lulibérine (que je connaissais personnellement sous le nom de GnRH mais l'auteur utilise uniquement le terme de lulibérine qui en est une autre dénomination) mais il nous invite à simplement nous renseigner sur la physiologie de notre corps, notamment sur les effets connus et documentés des hormones et leurs conséquences sur nos comportements.
Voilà pourquoi, selon lui, on a tort de se priver de cette source de bien-être inégalée et inégalable, tout simplement parce que nous sommes biologiquement programmés pour nous conduire de façon différente de la façon dont la société nous prescrit de nous conduire. On en considère même comme déviants des comportements absolument normaux.
Il fustige donc le carcan social, notamment pour nous les femmes, qui fait qu'une femme normalement constituée et qui cherche à optimiser son apport en plaisir sexuel est systématiquement qualifiée de salope. Ce comportement étant socialement relié à une faiblesse des valeurs, à une personne vile et peu fiable donc, peu recommandable, comme si se sentir bien et être heureuse était de facto peu recommandable.
Arthur Vernon propose donc une série de changements dans la perception sociale de l'acte sexuel et du plaisir qui y est associé, une modification profonde des règles du mariage et une prise de distance (pour ne pas dire un abandon pur et simple) vis-à-vis des religions. (ATTENTION Arthur Vernon, peut-être allez-vous bientôt faire l'objet d'un contrat de la part des djihadistes et autres ultra-fanatiques religieux ?)
Ne souhaitant pas m'étendre démesurément sur cet avis déjà bien long, je conclus en disant que, étant biologiste de formation, athée de conviction, je partage bon nombre des vues de cet auteur et les trouve on ne peut plus logiques et découlant du bon sens. Il en ira tout autrement si vous avez des convictions religieuses fortes. J'ai passé sous silence toute la partie sur l'orgueil qui est pourtant un moment fort de sa démonstration.
Il demeure quelques points faibles à l'ouvrage, notamment le fait que l'auteur serait nettement plus convainquant en citant des références scientifiques. Il écrit souvent « la science dit que » et j'avais toujours envie de lui dire : Quelle science ? Qui ? Dans quel article ? C'est ce qui constitue à mes yeux le principal défaut dans l'argumentation, alors même que cette bibliographie existe. Ceci est dû à la forme bâtarde dont j'ai parlé au départ.
Il y a aussi des manques dans l'argumentation, notamment sur l'impact de l'attachement (et donc sur le traumatisme du détachement au moment de la rupture) qui me semble un fort inhibiteur du désir d'aller voir ailleurs. Enfin, l'impact historique des MST sur la formation du concept social " le sexe, c'est mal " me semble également sous estimé.
Il n'empêche que je conseille très volontiers ce livre, ne serait-ce que pour le débat qu'il peut susciter et en remercie donc très chaleureusement les éditions Tabou et Babelio qui m'ont permis de le découvrir dans le cadre de Masse Critique.
Ceci dit, ce n'est là qu'un avis, pas forcément très bandant, c'est-à-dire pas grand-chose.
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Deslivresalire
  16 avril 2018
L'ambition de ce livre c'est : "d'une part, améliorer votre qualité de vie actuelle, d'un point de vue individuel ; d'autre part, faire que vous rejoignez la masse de ceux qui sont convaincus par ses thèses aux fins de faire évoluer certaines règles contraignantes ou morales désuètes, et que cette évolution vous offre un cadre de vie plus adapté à votre bonheur".
Pour cela, considérez que Dieu n'existe pas, "après la mort, il n'y a rien" mais aussi que la mort est par conséquent votre alliée pour faire cesser les souffrances de la vie, car le corps humain n'est que matière.
Deux principes fondamentaux guident par conséquent la vie de chaque être vivant :
Le premier est la survie du corps, le second est d'assurer la transmission des gènes.
Dans ce cadre, la recherche du bonheur objectif maximal est survalorisée au détriment du bonheur ressenti qui améliore significativement la qualité de vie.
Arthur Vernon milite ainsi pour des relations amoureuses en lien avec la nature biologique des êtres humains (la production de lulibérine, l'hormone de l'amour passion, étant limitée dans le temps) et pour la sublimation de l'acte sexuel :
"on constate que la vie est dure, le bonheur n'existe pas, mais le plaisir sexuel est l'instrument naturel le plus efficace pour augmenter le bonheur ressenti".
Tout en proposant de nouvelles structures pour le couple, Arthur Vernon réclame alors et enfin un nouvel état d'esprit, qui "en élevant le plaisir sexuel dans les limbes de la vie, sa place naturelle, créeront le berceau d'une humanité qui vivra enfin en harmonie avec sa constitution biologique et s'élèvera alors vers son unique objectif, toujours impossible, jamais aussi proche : le bonheur".
A mon avis :
"L'Amour dure trois ans" nous dit Beigbeder... cela s'explique biologiquement répond Arthur Vernon !
Ce livre, qui est un refuge pour ceux qui ne croient pas en Dieu (d'où le sous titre "Etre heureux quand on ne croit pas en Dieu") est aussi un pamphlet pour une nouvelle libération sexuelle, hédoniste, fondée sur la réalité biologique de l'être humain.
Que l'on adhère ou pas au discours, la démonstration reste implacable et surtout libre des carcans de la bien-pensante société moderne.
Mais c'est aussi un discours qui fait mouche chez ceux qui n'ont pas de religion et donc qui s'interrogent sur le sens de la vie, sur la véritable place de l'Homme d'aujourd'hui (au sens large), jusque là trompé par son propre corps, et sur la recherche du bonheur.
Un livre sur une certaine philosophie de vie, mais qui reste très accessible au néophyte, facile à lire et pour ma part dévoré en quelques heures.
Tel un "cercle des poètes disparus" qu'il est bon de visionner de temps en temps, il est nécessaire de lire et relire ce livre pour vous rassurer sur cette recherche du bonheur et ses conditions que vous n'osez pas évoquer en public mais que vous pensez tout bas, si Dieu n'est pas votre guide...

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Alyxiel
  04 mars 2015
Résumé : "Vous ne croyez en Dieu que mollement ou pas du tout. Vous n'avez peut-être pas tort : depuis Darwin, la science abonde sur l'inexistence d'êtres mystiques.
Vous vivez comme vous le ressentez, mais quelque chose vous manque ou vous frustre. C'est normal : la science révèle que votre corps vous ment aux fins de satisfaire son dessein de survie. Ainsi, l'amour-passion éternel est un mirage créé par une hormone et l'exclusivité sexuelle une aberration au regard du fonctionnement du corps humain.
Ces illusions déterminent des règles de vie qui sont aujourd'hui les mêmes que celles de l'époque où l'homme ne savait rien.
Pourtant, il est possible de vivre mieux : d'abord en comprenant le mécanisme de ces illusions, puis en mettant votre intelligence au service de votre bien-être plutôt qu'au service de votre corps.
Pour ceux qui souhaitent améliorer leur niveau de bonheur, comme pour ceux qui veulent faire évoluer les règles sociales et morales à l'aune des connaissances scientifiques les plus récentes, des solutions immédiates existent.
Celles qui figurent dans ce livre.
Arthur Vernon est passionné des questions de sexualité humaine qu'il étudie depuis plus de dix ans. Fasciné par la vision étriquée que la société a delà sexualité, il aime la provoquer comme en témoigne le roman «Comment je me suis tapé Pans ou l'Origine de la misère» (Tabou, 2010). Investissant désormais l'univers du spectacle, ses trois pièces sont jouées au Festival Off d'Avignon 2012 et participent, comme ce livre, à la désacralisation de la sexualité et à la promotion d'un érotisme ludique."
Ct ouvrage est vraiment surprenant. C'est une sorte d'essai qui nous explique de manière très simple mais néanmoins scientifique, des aspects traités d'ordinaire d'une manière plus spirituelle : la mort, la religion. . .
Là, Arthur Vernon aborde ces thèmes en nous expliquant que ce sont les hormones, les illusions, et les mensonges que l'homme se raconte qui brouillent notre vision vraie du monde et de ce que nous sommes.
En désacralisant le sexe qui a une place prépondérante dans la vie de tout être humain, il va démonter plusieurs grands principes de notre société.
Ces théories n'en sont pas puisqu'elles sont étayées par des faits scientifiquement prouvés.
Mais je dois dire que ça m'a profondément remué. Sans être conservatrice, je pense que le mariage est basé sur la fidélité notamment, et là Arthur Vernon m'a démontré que la monogamie était une "aberration de la vie de couple". Ce licre remet en cause de grands principes que l'on peut croire inébranlables, et permet de prendre du recul sur sa vie, les angoisses qui nous rongent, et les barrières que l'on se met au nom de la bonne société.
C'est une porte entrouverte sur le bonheur, si ln accepte un tant soit peu le changement et la remise enquestion.
Bref, ce livre m'a perturbé, percuté, interpellé, parfois même choqué.
En tous cas, il est de ces livres que tout le monde devrait lire 1 fois. Pas pour changer totalement sa vision du monde, mais pour en voir les extensions possibles, et remettre l'Homme à sa place dans l'existence, et dédramatiser le sexe.
Car quoi qu'on en dise, faire l'amour ou juste du sexe, c'est bon, c'est fun et en plus ça fait du bien au corps et à l'esprit. Alorspourquoi s' en priver!
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Api
  14 avril 2015
Pas facile d'écrire une critique sur ce livre sans avoir envie de le démolir.
L'auteur expose différents points de vue sur la vie. On passe ainsi en quelques 40 pages la vie dans ses grandes lignes... admettons. le ton utilisé est trop personnel à mon goût - du moins, je ne partage pas ses idées. Il est difficile de prendre du recul quand on nous dit qu'on va nous expliquer la vie. le vocabulaire, l'agencement des idées, les démonstrations (sans parler des schémas farfelus) n'est pas convaincant. Trop subjectif, le propos tend à nous apporter des idées un peu comme un genre de révélation. Il n'y a rien qui m'horripile plus qu'un auteur qui annonce dans son livre (attention, effet d'attente, suspens, houlala!) qu'il va nous apprendre des choses. Crache ta Valda et laisse moi construire ma pensée.
Voilà donc, de manière peut être superficielle, pourquoi ce livre ne m'a pas du tout plu. Certaines idées, sorties du contexte et du ton donné par l'auteur m'ont tout de même éveillées quelques neurones; mais c'est un travail qui dépend de chaque lecteur. Je me demande même si le propos n'est pas un poil démagogique....
Un livre pas convaincant.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   27 février 2015
Pour apaiser nos angoisses, ces religions formulent des conditions. La première est de croire en quelque chose qu'on ne voit pas, mais qu'on pourrait être en mesure de percevoir, avec un peu d'imagination : Dieu. Cette condition est acceptable au regard de la finalité puisque Dieu aurait créé le paradis. Mais cette condition débouche ensuite sur un nombre infini d'autres conditions, règles, normes et conduites impératives à tenir. Si certaines de ces règles sont parfaitement adaptées à une organisation sociale, comme ne pas tuer ou ne pas voler, d'autres semblent beaucoup plus douteuses : prier, jeûner, s'abstenir (de bien manger, d'avoir des relations sexuelles, etc.) en rentrant à chaque fois dans une série de règles et d'exceptions plus déroutantes les unes que les autres.
Ces règles ont certes un avantage : créant une atmosphère surréaliste, elles contribuent à alimenter les illusions tout autant surréalistes qui sont que nous avons une âme immortelle et que cette dernière ira au paradis après la disparition de notre enveloppe charnelle. Plus les règles sont surréalistes, plus l'illusion fonctionne.
Mais elles ont aussi un inconvénient rédhibitoire. Elles ont toutes pour objet, au mieux, de compliquer notre existence, au pire de la gâcher littéralement.
Et là se trouve le véritable drame des religions : elles rendent la vie triste, austère, pénible, ce qui constitue les conditions pour que la vie après la mort soit merveilleuse.
Mais lorsqu'on sait que la récompense n'est qu'illusion, on se retrouve à avoir passé une vie triste, austère et pénible… pour rien.
Et alors même, ne le dira-t-on jamais assez, que la vie est dure par essence.
Rajouter de la souffrance, tel est aujourd'hui le modus operandi des religions, et pour ceux qui veulent vivre leur vie dans les meilleures conditions possibles, ce modus operandi est simplement inadmissible et doit être rejeté en bloc, par principe.

LA VIE, Les religions.
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Nastasia-BNastasia-B   10 mars 2015
Le bonheur absolu existe mais il est théorique et la sensation de bonheur absolu est inaccessible. Dans la réalité, le bonheur est relatif. C'est-à-dire que nous percevons des sensations de bonheur par rapport au référentiel qui correspond au niveau de bonheur objectif où l'on se situe.
Le niveau de bonheur objectif se définit comme suit : le bonheur absolu correspond à un état de plénitude constant. Concrètement, l'individu n'a plus aucune contrainte matérielle : il est en parfaite santé, ses proches aussi — et sont aussi heureux que lui — il est riche, amoureux et aimé, etc. Le malheur absolu serait exactement l'inverse : l'individu souffre d'une grave maladie et/ou d'un handicap, il n'a pas de ressources et vit dans la misère, peine à trouver sa nourriture quotidienne, n'a aucun soutien, etc.
Ce bonheur objectif correspond donc à des critères matériels définis par la société.
Toutefois, ce bonheur objectif ne correspondra pas à celui ressenti. Le bonheur ressenti se définit comme la sensation de bonheur perçue par l'individu.
La corrélation entre le bonheur objectif et le bonheur ressenti est très faible : un individu se trouvant dans une situation de malheur objectif peut ressentir un bonheur beaucoup plus important qu'un individu objectivement heureux.

LA VIE, Le bonheur.
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Nastasia-BNastasia-B   26 mars 2015
Cet outil sur-performant est une hormone appelée " lulibérine ". Une fois sécrétée par l'hypothalamus, la lulibérine va " inonder " notre cerveau de façon à ce que celui-ci se consacre quasi exclusivement à la conquête d'un corps désiré. Les moyens mis en œuvre (la quasi-totalité du temps de cerveau disponible) sont donc exceptionnels, eu égard aux performances potentielles d'un être humain.
L'objectif de la lulibérine est tout aussi exclusivement lié au second principe fondamental : assurer la transmission des gènes. […]
La seule certitude scientifique est que la lulibérine ne sera pas sécrétée pendant plus de quelques mois, voire quelques années, entre les individus d'un même couple.
Ainsi, en application des règles biologiques, la passion va quitter le couple, qui se maintiendra encore un certain temps pour assurer la survie de la progéniture, grâce à l'action de l'ocytocine. […]
Mais une fois la passion évanouie dans le couple, l'hypothalamus, l'organe sécrétant la lulibérine, ne va pas s'atrophier. L'individu est susceptible d'éprouver régulièrement de nouvelles passions tout au long de sa vie. À chaque instant, à chaque rencontre, la lulibérine peut être de nouveau sécrétée, et une nouvelle passion débuter. L'objectif utilitaire est simple : chaque individu a plus de chance de mieux transférer son patrimoine génétique en le mélangeant à des individus différents plutôt qu'à un seul — une application pragmatique et évolutionniste du proverbe des œufs qu'il vaut mieux éviter de mettre dans le même panier. Chacun a donc une vocation biologique à éprouver plusieurs passions dans sa vie.

L'AMOUR, Synthèse des mécanismes hormonaux de la transmission des gènes.
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Nastasia-BNastasia-B   31 mars 2015
Le terme même " amour " est particulièrement ambigu en langue française. Il revêt en réalité trois sens différents.
Le premier est " l'amour passion ", celui qui unit deux êtres par des sentiments très puissants, et qui, selon le schéma social type, sont un homme et une femme destinés à avoir des enfants. C'est de ce sens du mot amour que dérive exclusivement l'adjectif " amoureux ".
Le deuxième est " l'amour familial ", celui qui est très fortement ressenti entre des êtres très proches, ayant le plus souvent vécu ensemble : c'est notamment le cas de l'amour réciproque entre les parents et leurs enfants, voire au sein d'une fratrie.
Le troisième est " l'amour sexuel ", celui que l'on retrouve dans l'expression " faire l'amour ".
Seul un lien de chronologie existe entre ces trois signification du mot amour — dont chaque sens est tellement important qu'il aurait mérité une adaptation du vocabulaire pour qu'un mot propre de désigne (comme dans certaines langues étrangères) et éviter ainsi de malheureux amalgames. Cette séquence chronologique définit le mécanisme propre au second principe fondamental, celui de la reproduction ; ainsi, on éprouve d'abord de l'amour passion avant de faire l'amour, et d'engendrer la progéniture qui sera protégée par de l'amour familial.

L'AMOUR.
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Nastasia-BNastasia-B   02 avril 2015
Le fait que l'effet Coolidge concerne des mâles et non des femelles est surtout lié au fait que seule la femelle est sûre que son enfant sera d'elle. Le mâle est contraint quant à lui de multiplier ses chances d'être le géniteur en multipliant les copulations avec différentes femelles.
Cet effet Coolidge observé chez tous les mammifères est donc aussi applicables à l'homme et fait partie de sa nature profonde. Cet effet reste circonscrit par l'environnement socioculturel et aussi par sa faisabilité. Dans les (rares) cas où ces limites n'existent pas, l'homme applique pleinement l'effet Coolidge. C'est ainsi que la quasi-totalité des monarques comptent leurs maîtresses par dizaines (nos rois de France), centaines (les sultans, dans leurs harems) ou même milliers (l'empereur de Chine dans la cité interdite) : leur position sociale limite considérablement les efforts à fournir pour s'accaparer de nouvelles prises, et celles-ci sont socialement acceptées voire glorifiées.

LE SEXE, Origine et mécanismes du plaisir sexuel.
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