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Dominique Lepreux (Traducteur)
ISBN : 2867465702
Éditeur : Liana Lévi (06/05/2011)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 27 notes)
Résumé :

Les Galiciens ? Ce sont des taiseux selon Rafael Estevez, adjoint de l'inspecteur Caldas. Et dans la halle aux poissons du port de Panxon, les mots ne servent qu'à surenchérir lors des ventes à la criée. Impossible de tirer des pêcheurs une quelconque information, même un noyé qui gît mains ligotées sur la plage les laisse de marbre. Pourtant, sur cette côte espagnole battue par l'Atlantique, la rumeur cou... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
soleil
09 mai 2015
Justo Castelo surnommé le Blond, marin-pêcheur, est retrouvé noyé. Il a été vu pour la dernière fois un dimanche matin, à bord de son embarcation. Ceci est très étrange car le jour du repos hebdomadaire, un marin reste à terre.
Alors pourquoi a-t-il pris sa barque ?
Le suicide est évoqué or il a été retrouvé les mains liées dans le dos.
Les pêcheurs ne sont guère loquaces et l'inspecteur Caldas et Estévez vont à la pêche aux informations mais tous restent bien taiseux. Ils arrivent toutefois à savoir qu'il y a longtemps, Castelo et deux autres marins, Valverde et Arias, embarqués avec leur patron à bord d'un bateau avaient fait naufrage et leur patron avait trouvé la mort ; là encore la police s'interroge : pourquoi avait-il, en bon marin, accepté de prendre la mer un jour de forte tempête ?
La mort de Castelo est-elle liée à ce naufrage ?
Le corps du patron, retrouvé bien longtemps après avoir péri en mer, est-il vraiment le sien ? Hormis ses vêtements, rien n'avait permis de l'identifier de manière formelle.
La police est en droit de s'interroger car des inscriptions liées à ce naufrage avaient été récemment peintes sur le bateau de Castelo....
Et quand l'histoire d'une femme disparue remonte à la surface alors là, tout s'emballe et s'emmêle.
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Un très bon polar.
L'ambiance du bord de mer en Espagne, du milieu de la pêche est très bien retranscrite. Peu de parlotte.
La lecture est fluide et on a du mal à lâcher le livre tant l'auteur sait nous surprendre. le suspense est très bien maintenu jusqu'à la fin. J'ai d'ailleurs cru fièrement avoir trouvé la vérité dès lors que l'on apprend qu'une femme avait disparu à l'époque du naufrage et en fait je m'étais embringuée dans une mauvaise direction. J'ai d'ailleurs réitéré mon erreur encore quelques pages plus loin.
L'affaire est logique (enfin, une fois que l'on a la réponse), bien conduite et servie par des policiers dont la personnalité ne supplante pas l'histoire. Ravie de cette découverte.
Une très belle découverte et je vous le recommande.
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Yumiko
29 mars 2013
Voilà le troisième et dernier livre sélectionné pour le mois de mars pour le Prix des Lecteurs des éditions le Livre de Poche, et je dois dire qu'après une superbe découverte et une énorme déception, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Qu'elle ne fut pas ma surprise de me retrouver avec un roman à l'ancienne, un polar somme toute assez classique mais avec une enquête digne des grands du genre!
Nous suivons deux policiers, Estevez et Caldas, qui vont enquêter sur le suicide suspect d'un marin qui a été retrouvé noyé. Cette affaire qui semblait claire au premier abord, devient de plus en plus suspecte au fil de leur enquête. Des secrets vont être déterrés et la vérité risque d'être bien plus sombre que ce qu'ils pensaient au départ. Ils vont plonger dans la vie des marins galiciens, leur silence face aux gens de l'extérieur et nous offrir une page d'histoire quotidienne très intéressante.
Les deux inspecteurs sont très différents et c'est ce qui fait leur force. Estevez veut toujours tout régler par la force et se montre intransigeant voire peu respectueux vis-à-vis des marins et des gens qu'il rencontre. Son impulsivité est souvent calmée par Caldas qui est plus froid et plus réflexif, ce qui leur permet de se compléter durant leurs enquêtes pour notre plus grand plaisir.
L'enquête en elle-même est très contemplative et se déroule au rythme de la vie dans le petit port de Panxón. Mais pour les fans de ce type de polar, ils trouveront leur compte car le style est sublime et le dénouement bien pensé. Les éléments se révèlent au fur et à mesure pour nous renvoyer sur un secret inattendu qui nous emporte sur un terrain très intéressant.
Ici point de meurtres en séries, gores ou violents, mais du quotidien et une enquête réaliste qui pourrait être tirée d'un fait divers. Ce côté réaliste fait que les pages se tournent presque toutes seules et nous emporte sur ces plages et dans la vie des gens de Panxón. Toutefois, ce même côté rend le récit un peu lent, ce qui peut rebuter à certains moments, surtout que le livre fait 500 pages...
En bref, ce livre est une découverte sympathique qui a su me faire voyager et m'emmener dans un coin de pays attachant. Les quelques longueurs font que ce n'est pas le polar de l'année, mais j'ai passé un excellent moment de lecture. Il plaira aux fans de policiers classiques qui s'intéressent plus aux gens qu'à l'enquête en elle-même.
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pdupaty
05 juin 2014
A Panxon, un petit village de pêcheur de Galice, tout au bout du Finistère espagnol, un marin est retrouvé noyé avec les mains attaché. Meurtres ou suicide ? Deux flics de Vigo mènent l'enquête: l'inspecteur Leo Caldas, Galicien pur jus, taciturne et laconique, et Rafael Estévez, son adjoint assez impulsif qui vient de Saragosse et n'arrive pas à se faire à la mentalité locale. Ils doivent faire face aux rumeurs de village et surtout aux non dits de gens du coin pas bavards pour un sou, à la limite de l'omerta.
C'est un excellent polar, que m'avait conseillé la libraire où je l'avais acheté. L'auteur est galicien et a l'art de nous plonger dans l'atmosphère de la Bretagne espagnole, de ses habitants austères et peu expansifs, de la vie locale tournée tout entière vers l'océan et la pêche, ses paysages océaniques et sa gastronomie succulente (en tout cas ça en a l'air, du moins si on aime les fruits de mer), et la manière dont une région à l'environnement idyllique peut devenir un cauchemar.
L'action est lente, et ça rappelle plutôt les romans policiers scandinaves tels que Henning Mankell ou Arnaldur Indridasson, sauf que les flics y sont un peu moins désabusés (ce sont des Espagnols, quoi, pas des Nordiques ! ). L'enquête progresse de manière très minutieuse, entre fausses pistes et nouveaux indices, et jusqu'aux vingt dernières pages le mystère du meurtre reste entier. Bref, c'est une bonne découverte. C'est le deuxième roman de cet auteur et le premier à être traduit en français, j'attends donc que le premier qu'il ait écrit le soit à son tour... Et qu'un troisième paraisse également, bien sûr !
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Sharon
14 février 2016
Nous ne sommes pas en Espagne, nous sommes en Galice – toute la différence est là, et Rafael, l'adjoint aragonais du très galicien Juan Caldas, a bien du mal à se faire à cette nation de taiseux, de superstitieux aussi. L'action a beau se passer quasiment de nos jours, elle aurait pu se passer après guerre, tant le monde des pêcheurs évoqué reste proche des méthodes traditionnelles, sans qu'il soit question de haute productivité (même si la disparition des morues à Terre-Neuve est évoqué) ni d'écologie (pêcheurs respectueux de la nature côtoient des braconniers des mers). Pour résoudre l'enquête, Caldas doit se plonger dans le passé du « Blond », cet homme qui a surmonté des démons intérieurs mais restait discret, torturé, solitaire. Il s'était même éloigné de ses deux meilleurs amis, avec lesquels il avait pourtant vécu un événement qui aurait dû les souder : un naufrage dont ils furent les survivants, leur capitaine n'ayant pas eu cette chance. Que s'est-il passé ? Et surtout, comment faire parler ceux qui ne veulent rien dire ?
Ce n'est pas que le rythme est lent, ce n'est pas que Caldas prend son temps – non, il ne compte pas son temps pour parvenir à trouver le coupable et à faire justice – et la justice, parfois, est très longue à être rendue. Il n'est pas, contrairement à Rafael, un adepte de la « méthode forte », qui sert à tout sauf à obtenir la vérité. La famille, la vie privée, ont leur importance dans ce roman – parce que l'enquêteur n'en a plus, parce qu'il oublie que ceux avec qui il travaille en ont une. Par contre, il n'oublie jamais que les victimes ont un père, une mère, des soeurs, des enfants, et c'est aussi pour leur apporter des réponses qu'il enquête.
Pour terminer, et sans trop en dévoiler, j'ai apprécié aussi que l'auteur préfère la justice à la vengeance, et ose détourner un thème galvaudé.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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BMR
17 mars 2013
Chic. Voilà un nouvel auteur espagnol qui vaut le détour par la lointaine Galice, perdue tout au bout de la péninsule, à la fin de la terre, entre les eaux du ciel et de l'océan
La plage des noyés : comme le titre l'indique, Domingo Villar nous livre le cadavre d'un pêcheur noyé, échoué sur la plage. Certes, ce n'est pas le premier dans ces contrées où les pêcheurs ont tous perdu un frère, un oncle, un ami dans les naufrages en mer.
Mais ce noyé-là a les mains attachées ...
Et certains pêcheurs évoquent déjà à demi-mots le fantôme du capitaine Sousa, noyé avec son bateau douze ans plus tôt ... le cadavre d'aujourd'hui faisait partie des rescapés d'hier.
Au fil des non dits et des silences, l'inspecteur Caldas mène son enquête au ralenti tout en essayant de faire parler les marins du coin. Il aurait presque des allures d'Adamsberg même si le ton est moins à la rigolade que chez Vargas (il est même rendu hommage à la dame).
Le père de Caldas, lui, a tout largué pour la culture de la vigne (voir Les ignorants) et tient soigneusement à jour le livre des crétins, une sorte de répertoire des pires imbéciles de la région.
L'adjoint de Caldas, c'est Estevez, un gars qui n'est pas du coin et ne croit ni au retour des fantômes ni à la vertu de la patience : il vient d'Arragon, bref c'est une sorte d'alien en Galice.
On se laisse donc balader lentement dans les ports de Galice accrochés aux basques de ce tandem mal assorti.
Et les dialogues laborieux avec les taiseux du coin sont autant de tranches de gâteau à déguster lentement :
Au fil des chapitres et des rencontres, le lecteur attentif devient peu à peu expert en parler-galicien, ce langage étrange où l'on répond à une question par une autre. le plus curieux étant que visiblement ces gens-là se comprennent et que peu à peu l'enquête avance, mais si.
Voilà donc quelques heures assurées de belle lecture, assis sur les galets de la plage, sous la pluie.
Lien : http://bmr-mam.over-blog.com..
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BMRBMR17 mars 2013
[...] - Vous êtes sûr que l'embarcation que vous avez vue était le Xurelo ?
- Je crois que c'état lui, oui.
- Vous le croyez où vous en êtes certain ?Polar noir
Le marin garda le silence.
- C'est ce qu'il vous a semblé, disons.
- C'est ça. Moi, il m'a semblé que c'était lui.
- Ce bateau avait-il quelque chose qui vous a aidé à le distinguer des autres ?
- De quoi vous voulez parler ?
- Je sais pas, c'est à vous de me le dire : qu'est-ce qui vous a amené à croire que c'était le bateau en question ?
- Vous le croyez pas ?
- Moi, je suis le policier qui pose des questions.
- Ça, pour sûr, concéda l'homme.
- Alors ?
- Alors quoi ?
- Alors, Bon Dieu, dites-moi ce qui vous a amené à penser que le bateau que vous avez vu était celui du dénommé Sousa.
- J'étais pas en train de vous dire que je l'ai vu ?
Un nouveau soupir.
- Et il ne vous a paru étrange de voir naviguer un bateau qui a coulé il y a des années ?
- Vous, ça vous aurait pas paru étrange ?
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YumikoYumiko29 mars 2013
- Dans quelle direction?
- Dans quelle direction quoi?
- Vers où vous êtes-vous sauvé?
- Vers le port, pardi.
- Et vous ne l'avez plus revu?
- Le Xurelo? demanda le marin en se vissant l'index dans la tempe. Vous croyez qu'avec la peur que j'avais j'allais me retourner?
- Je ne sais pas. Dites-le-moi vous-même.
- Je suis en train de vous le dire.
- Vous vous êtes retourné, oui ou non?
- Je viens pas de vous dire que non?
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BMRBMR17 mars 2013
[...] Ça c'est le plus curieux de l'affaire. Il y a une bonne dizaine d'années, un bateau de pêche du village, le Xurelo, a fait naufrage. Le capitaine s'est noyé, mais il y a des gens qui affirment avoir aperçu le bateau dans les parages. Ils disent que le patron est revenu pour se venger.
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jeandubusjeandubus18 avril 2013
le véhicule des policiers laissa derrière lui le port et roula en direction des chantiers navals, où l'éclat des chalumeaux illuminait les entrailles des navires en construction.
Traduction Dominique Lepreux
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel25 février 2013
- Vous pêchez, vous aussi ? s’enquit Leo Caldas.
Les yeux du vieil homme couvrirent toute la surface de ses verres grossissants.
- Nous autres, les curés, nous ne montons pas sur les bateaux, inspecteur, dit-il en faisant un clin d’œil qui fit à Caldas l’impression d’un battement d’aile.
Puis il ajouta :
- Ça porte malheur.
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Video de Domingo Villar (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Domingo Villar
La plage des noyés Marque-page 27-06-2011
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