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ISBN : 9782221123874
Éditeur : Robert Laffont (01/02/2011)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Rosaire Nicolet, jeune avocat, beau, intelligent, séducteur, est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel. Léandre Nicolet, appelé afin de reconnaître le corps de son frère, récuse toute idée d’un crime passionnel au profit d’une autre thèse. Leur aïeul Jean Nicolet, un explorateur du XVIIe siècle, était détenteur d’un secret : l’Amérique n’a pas été découverte par Colomb mais par le Chinois Zheng He.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Ikebukuro
  13 avril 2011
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman. J'ai découvert un auteur que je ne connaissais pas du tout et adoré ce voyage à travers les paysages de glace du cercle polaire. Avant toute chose je dois prévenir tous ceux qui s'attendent à un polar nordique qu'ils vont être très déçus, la mort de Rosaire n'est en réalité qu'un prétexte à ce voyage et à cette rencontre avec les personnages hauts en couleur de ce livre. Dans cette région au bord du monde, fermée sur elle-même où la nature impose sa loi, le temps semble comme suspendu et les sentiments exacerbés.
J'ai du mal à parler de ce roman car ce n'est pas tant l'intrigue qui importe mais plutôt l'ambiance, l'atmosphère, les personnages qui tous fuient quelque chose et le plus souvent eux-mêmes en s'installant aux confins de l'arctique. Ce sentiment de solitude face à la nature extrême est particulièrement fort et présent tout au long du livre, on aurait pu penser qu'en vivant en comité restreint dans un milieu particulièrement hostile, cette petite communauté aurait tenté de se serrer les coudes mais c'est tout le contraire. Ambroise se retrouve bien seul pour affronter la mort violente de son frère et les doutes qui l'assaillent quand il découvre que ce dernier, brillant avocat, trempait dans des affaires douteuses. Mais en réalité, l'enquête n'a que peu d'importance, on survole une liste de suspects potentiels et si le coupable finit par être découvert à la fin, cela reste franchement anecdotique. Tout au long du livre, j'ai eu l'impression d'être dans une sorte de bulle hors du temps, le récit soulève pourtant des problèmes actuels : la place de la culture des peuples autochtones, les conflits géopolitiques pour accéder aux richesses de la mer ou des sous-sols, le pillage des richesses... et malgré cela, j'avais l'impression d'être "hors du monde".
L'écriture particulièrement agréable de l'auteur accentue cet effet et la saveur des mots, la richesse du vocabulaire, le style fluide et élégant m'ont particulièrement plu. Je sais que beaucoup ont eu du mal à rentrer dans cette histoire mais pour ma part, j'ai vraiment aimé me laisser porter par l'écriture et l'atmosphère de ce récit. L'auteur a très bien su parler de choses graves en conservant une certaine légèreté et une distance avec les faits. J'ai trouvé que c'était un livre un peu déroutant mais je crois qu'il faut juste réussir à se laisser bercer par les mots et la poésie qui s'en dégage...
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Skritt
  11 avril 2011
Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Robert Laffont pour ce partenariat.
Dans le grand nord canadien, un homme apprend que son frère vient de mourir, certainement assassiné. Il relate ses souvenirs qu'il a avec son défunt frère, sa timidité avec les femmes, et cette carte volée par un ancêtre dont la victime aura laissé un indice sur son bras.
L'auteure nous fait découvrir une région, l'île de Baffin, où se déroule le roman avec des anecdotes, la beauté des paysages mais aussi la vie des autochtones.
Ses réminiscences nous permettent de comprendre et d'apprécier Ambroise, le personnage principal, et Rosaire, le frère décédé, et s'accaparent la première moitié du roman.
L'enquête débute réellement, alors qu'il s'interroge déjà sur le mobile du meurtre, lorsqu'il rencontre une journaliste qui lui fait visionner une vidéo concernant l'interrogatoire du suspect qui n'est d'autre que la petite amie.
Le roman de deux frères au caractère opposé. L'enfance, l'adolescence, les relations avec les femmes, le travail, tout y passe, Ambroise raconte sans pudeur, sans se cacher quoi que ce soit, son amour fraternel pour ce frère meneur, à qui la vie souriait, mais qui finit refroidi dans une chambre d'hôtel, et il se raconte, lui, l'éternel suiveur.
Polynie, c'est aussi la vie chez les peuples arctiques. La profondeur du blanc des neiges qui ne fondent jamais, des jours qui n'en finissent, et des nuits longues de plusieurs mois. C'est aussi la faune dangereuse, mythique, avec ces licornes des mers ou ces ours polaires au pelage immaculé.
Ce roman, c'est aussi beaucoup de réflexion de la part de l'auteure sur la vie et l'objectif que chacun veut lui donner. J'ai eu beaucoup de plaisir à la découvrir en lisant ces pages, à les recopier aussi.
Un roman à l'écriture belle et soignée, facile à lire, qui se dévore littéralement.
Lien : http://skritt.over-blog.fr/a..
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ramettes
  20 février 2011
Dépaysement total... L'île de Baffin, l'archipel polaire Canadien... exotisme assuré. Les modes de vie, les us et coutumes d'où découle des comportements qui sont bien différents des nôtres. J'ai pris grand plaisir à suivre Ambroise cet être sensible qui va voir sa vie basculer à la mort de son frère. Ses certitudes vont s'effondrer.
merci à BOB pour ce partenariat.
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VeroniqueG
  14 mars 2012
J'ai apprécié ce roman, d'une écrivaine prometteuse, malgré ses maladresses. L'écriture est fluide et poétique, particulièrement lorsqu'il est question de la vie dans le Nord. Cependant, trop d'excentricités ont été incluses pour en faire une histoire crédible : taxidermie, bordel, explorateurs, mines, débat sur la propriété de l'Arctique, meurtre, amours impossibles... le roman simplifié autour de la quête du narrateur à mieux connaître son frère aurait été gagnant !
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ysfett
  08 novembre 2012
Le grand Nord, contrée inconnue que cette écrivaine canadienne fait découvrir avec passion. On y découvre les problèmes politiques de cet endroit du monde où il fait nuit 6 mois par an.
Sur fond d'enquête policière sur le meurtre de son frère, Ambroise, réexplore sa vie, sa conception de l'amour.
Si l'histoire s'emmêle parfois quitte à perdre le lecteur, l'ambiance générale du livre est très agréable. On y découvre la culture Inuit avec intérêt.
Le personnage d'Ambroise, un brin niais mais si attendrissant, est le fil conducteur de ce livre qui se lit au coin du feu.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
SkrittSkritt   12 avril 2011
Le bonheur est un choix, un état qui se construit avec le temps. Parfois, le hasard demande qu'on s'y consacre avec plus d'ardeur, parce qu'il faut lutter avec rigueur contre des instincts qui portent vers la destruction. Il est plus facile de devenir toxicomane que de courir un marathon.
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LorelayLorelay   16 mai 2012
Des cargos, des avions et des civilisations entières disparaissent régulièrement dans l'Arctique, ne laissant que des murmures et des questions irrésolues dans la blancheur laiteuse du paysage. Au moins, on savait que Rosaire n'avait pas été avalé par une baleine à bosse et qu'il n'était pas passé au travers de la glace, hypothèses souvent évoquées pour expliquer la disparition des explorateurs polaires. Résoudre un meutre dans cette communauté qui vivait en vase clos allait se révéler plus difficile que prévu, même s'il était presque impossible de s'échapper de l'île de Baffin. La route la plus longue ne fait que soixante-dix kilomètres et s'arrête en face d'un énorme glacier de soixante-cinq mètres de hauteur.
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SkrittSkritt   12 avril 2011
Dans la langue inuit, le mot perlerorneq signifie "le poids de la vie". Il désigne une dépression profonde engendrée par la noirceur de l'hiver. [...] Les anthropologues qui avaient étudié la question disaient qu'il n'y avait pas un été assez long pour effacer les effets de l'hiver et le manque d'activités extérieures. L'absence d'ensoleillement, les grands froids des mois précédents, et tous ces bouleversements commençaient à me gruger de l'intérieur.
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ramettesramettes   20 février 2011
Je croyais pouvoir décoller vers Iqaluit le matin même, mais une giboulée, accompagnée d'une tornade de neige, s'est abattue sur le camp, retardant mon départ. Il me fallait attendre. La patience est une arme indispensable sur l'île de Baffin. Aucun déplacement n'est simple. Les conditions météorologiques, non les hommes, gouvernent ce pays.
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LorelayLorelay   17 mai 2012

Ils avancaient vers moi, revêtus de manteaux blancs Canada Goose.[...]Dans leurs manteaux gonflés de plumes d'oie, ils n'arrivaient pas à garder leurs bras le long de leurs corps et ressemblaient à deux Câlinours qui venaient m'apporter leurs condoléances inutiles.
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