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EAN : 9782355743061
296 pages
Éditeur : Akileos (02/05/2018)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 260 notes)
Résumé :
Le prince Sébastien cherche sa future femme, ou plutôt, ses parents lui cherchent une épouse… De son côté, Sébastien est trop occupé à garder son identité secrète à l’abri des regards indiscrets. La nuit, il revêt les tenues les plus folles et part conquérir Paris sous les atours de l’époustouflante Lady Crystallia, l’icône de mode la plus courue de toute la capitale !

Sébastien a une arme secrète : sa couturière, Francès, une des deux seules personne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (109) Voir plus Ajouter une critique
deidamie
  02 novembre 2020
Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui on change ! on va commencer la critique par un faux conte qui fera aussi office de flash-back et de racontage de vie ! Et ouais, je suis comme ça, je fais des trucs de ouf.
« Il y a fort fort longtemps, genre un mois, aux jours bienheureux où nous pouvions flâner entre les rayons, rêver à tous ces ouvrages tout en déplorant de ne posséder ni l'argent, ni la place, ni le temps pour lire tout ce qu'on voudrait, une Gentille Déidamie repéra ce joli livre à la couverture prometteuse : le prince et la couturière, signé Jen Wang.
Gentille Déidamie, avec une fierté toute française, se félicita aussitôt : « Waaaaouh. C'est magnifique. Qu'est-ce qu'on est forts en BD, nous, les Franco-Belges… je suis bien contente d'avoir accès à des oeuvres aussi belles. »
La Méchante Déidamie, jamais bien loin, intervint : « Franco-belge, hein ? Franco-belge d'où exactement ? Laisse-moi voir » et de fouiller le livre jusqu'à trouver : « Traduit de l'américain. »
« Ha ! Elle va un peu loin, d'un coup, ta Franco-Belgie ! » ricana-t-elle pendant que Gentille Déidamie couinait de surprise et prenait un coup sévère dans son chauvinisme artistique et culturel.
Elle ne mit pas longtemps à se remettre cependant et partit avec le livre sous le bras, ce qui est une façon de parler parce qu'il se trouvait avec d'autres congénères dans un sac… »
Le Prince et la couturière, de Jen Wang ! Je suis tombée sous le charme de cette couverture avec ces deux persos qui regardent le lecteur : la frimousse ronde et chaleureuse de la couturière, la chevelure ondoyante et la pose valorisant la féminité du prince… la féminité du prince ? Voilà qui piquait ma curiosité.
Or donc Francès, couturière de son état, fournit une robe de son cru à une demoiselle se rendant au bal du prince. Son travail est remarqué dans tous les sens du terme. Elle est aussitôt embauchée par quelqu'un pour confectionner des robes... et ce quelqu'un n'est autre que le prince lui-même !
Oh, je vous entends, qu'est-ce que vous croyez ? « C'est un prince, gna gna gna, c'est une couturière, gna gna gnière, tu veux nous filer de la niaiserie, gni gni gni… »
Et vous savez quoi ? Vous pourriez être surpris… La relation entre le prince et sa servante ne ressemble pas à celle tracée dans les contes habituels : Francès n'a pas besoin de lui pour exister et elle compte bien s'accomplir par elle-même.
Je parlais plus haut de la beauté du dessin que je trouvais similaire à nos BD franco-belges, n'est-ce pas ? Une ligne claire, des couleurs plutôt douces et bien contrastées… Ben ce n'est pas tout ! Il me semble retrouver dans le découpage des cases une forte inspiration de manga, avec des planches alternant des cases ouvertes et fermées. L'arrière-plan de fruits et fleurs derrière le prince lorsqu'il porte sa robe jaune surtout m'y a fait penser. Lire le prince et la couturière, c'est un peu comme lire un shojo, mais en couleurs, en lisible et en un seul tome ! Je trouve le résultat superbe, à rouler sur le tapis en agitant une patte arrière.
Et pour rester dans le côté esthétique, j'aime beaucoup la façon dont les personnages sont représentés. Pas un seul visage n'est parfait, tout le monde possède un défaut physique, voire plusieurs. J'ai adoré la diversité des physionomies, certaines donnent un côté un peu caricatural, comme Emile, mais je trouve que le trait reste tendre.
L'histoire, quant à elle, célèbre avec finesse les vertus de la tolérance et de la mode. La tolérance, parce qu'on se sent mieux lorsqu'on est accepté pour ce qu'on est, ça, je ne vais pas vous l'apprendre ; la mode pour ce qu'elle peut réussir : vous faire sentir plus fort.e, plus puissant.e en vous mettant à l'aise avec vous-même. En vous embellissant au lieu de vous contraindre. Et là encore, j'adore la portée pleine de positivité de cette histoire. Fan des robes du XIXe siècle, mon petit coeur frivole fut comblé de fanfreluches et de froufrous.
Alors certes, l'on pourrait m'opposer que certaines robes sont improbables, que le vocabulaire parfois ne sonne pas vraiment d'époque… mais quelle importance ? le dessin offre de la beauté, l'histoire procure du bien-être et de la joie, et, en cette année calamiteuse, il serait bien dommage de s'en priver.
Là-dessus, terminons notre conte.
« L'histoire ne précise pas si les deux Déidamie furent heureuses pour toujours. Pour ma part, je pense que c'est plutôt improbable. Ce dont on est sûr, en revanche, c'est qu'elles étaient ravies d'avoir acheté une si belle bande dessinée. Elles la prêtèrent, la relurent, l'offrirent à leurs proches et se réjouirent de pouvoir savourer et partager de bons ouvrages. Bonnes lectures et prenez soin de vous en ces temps troublés. »
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blandine5674
  05 février 2020
Un roman graphique à partager entre parents et ados. C'est frais, coloré, joyeux, drôle, touchant. Un prince de 17 ans qui aime s'habiller en robe va embaucher une couturière qui deviendra sa meilleure amie. Ils n'espèrent pas la même chose de la vie, mais partagent la même passion pour la haute couture. Un conte de fée moderne qui fait du bien.
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letilleul
  26 janvier 2019
Pendant que ses parents lui cherchent une épouse, le prince Sébastien, lui, a trouvé une couturière. Devenue au fil du temps sa meilleure amie et première confidente, elle seule sait que chaque nuit, en secret, il s'habille de robes et devient Lady Crystallia. Avec un graphisme simple et efficace, avec beaucoup de finesse dans les propos sur les stéréotypes du genre, Jen Wang brode offre ici un récit touchant sur la tolérance et la différence.
Sans nul doute que cette subtilité et justesse en font un des meilleurs albums du moment, d’ailleurs illustré par le Prix Fauve Jeunesse au Festival BD Angoulême 2019.
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Lunartic
  01 juillet 2019
Tout d'abord, on n'en oublie pas les bonnes manières : un merci gros comme ça (fait un coeur avec ses mains devant son écran) aux éditions Akiléos de m'avoir fait confiance. Je ne le répéterai jamais sûrement jamais assez mais cela vaut tout l'or du monde à mes yeux. Ensuite, je vous laisse le soin d'admirer la beauté de cet ouvrage qui allie beau-livre de qualité et bande dessinée magnifique à la perfection. Tout l'art des éditions Akiléos il semblerait. D'autant plus que, dans le cas présent, les dessins de Jen Wang sont aussi sublimes à contempler que l'histoire qu'elle nous raconte est sublime et très enrichissante à lire. Je suis ravie d'avoir pu découvrir le talent magique et somptueux de cette autrice/scénariste/illustratrice grâce à ce livre que je suis extrêmement fière de posséder qui plus est.
L'histoire se passe à la fin du dix-neuvième siècle, dans la Ville-Lumière, alors que celle-ci vit un chamboulement total et est en pleine ébullition durant cette période haussmannienne. Paris commence alors à se parer de son charme si légendaire et irrésistible et les grands magasins fleurissent à tous les coins de rue, émerveillant la bourgeoisie enthousiasmée à l'idée de faire des emplettes et annonciateurs de la naissance de notre actuelle société de consommation (par ailleurs, lisez Au Bonheur des Dames, c'est un roman tout bonnement fabuleux ! J'étais obligée de faire de la pub pour Zozo, héhé !). Dans cette ville qui ne dort jamais vraiment, une rencontre tout à fait impromptue et presque miraculeuse va permettre à Jen Wang d'aborder des thématiques et des sujets extrêmement forts qui ne peuvent que nous parler et résonner à notre époque contemporaines, le tout en situant son intrigue à une époque autre, aux moeurs et aux esprits beaucoup plus étriqués et rétrogrades que les autres (même si Jen Wang nous rappelle justement que nous avons encore du chemin à parcourir vers un monde plus juste et où il fait mieux vivre), mais aussi à l'esprit d'innovation et à l'évolution qui se déroule à vitesse grand V sacrément impressionnants. J'ai trouvé cela très intelligent de sa part, d'autant plus que le sujet central de son oeuvre se trouve être la transsexualité.
L'un des deux personnages principaux, Sébastien, va en effet se trouver en proie à un terrible dilemme. Il aime en effet à la fois être le prince héritier du trône de son pays, la Belgique, être celui qui rend si fier ses royaux de parents qui le lui montrent bien... et en même temps, il se sent femme. Je me suis très rapidement attachée à ce garçon très touchant qui ne veut faire de mal à personne, qui ne veut en aucun cas déranger, juste être pleinement lui-même, sans que cela ne blesse autrui, à commencer par ses géniteurs, qui lui rendent au centuple tout l'amour et le respect qu'il éprouve pour eux. Et en quoi cela devrait-il être un problème pour lui d'être ce qu'il est, d'embrasser sa féminité intérieure et de la faire rayonner aux yeux de tous tout en étant un homme ? Vous avez quatre heures. Plus sérieusement, j'ai ressenti beaucoup de tristesse pour Sébastien en le voyant afficher une apparence de façade afin de mieux supporter la réalité. J'ai trouvé cela tellement injuste qu'il ne puisse pas être honnête et exprimer ce qu'il ressent au fond de lui par peur de se retrouver brisé à cause du désarroi et du rejet d'autrui. Heureusement, le prince ne fait pas de distinction entre les gens de son milieu et ses domestiques ; au contraire, il sait qui lui sera fidèle et où placer sa confiance afin de confier à qui sait écouter ce qu'il a sur le coeur... Sa relation avec son garde du corps, confident et bras-droit de sa famille, Gustav, m'a énormément émue car ce dernier ne cherche pas à comprendre ou à décortiquer les raisons qui poussent le prince à s'habiller avec les robes, et c'est le cas de le dire, dérobées de sa mère la reine. Il l'accepte, c'est tout, et il ne se permet donc jamais de le juger. On devrait sérieusement en prendre de la graine, vous ne trouvez pas ? Gustav est un véritable ami, une épaule sur laquelle le prince peut sans inquiétude se reposer et, grâce à lui, Sébastien va se trouver une autre âme soeur, une âme amie, une kindred spirit comme dirait ma chère Anne des Pignons verts, une personne bienveillante, loyale et honorable...
... en la personne de Francès. Cette adolescente aux doigts de fée, avant que Sébastien ne bouleverse radicalement son existence, travaillait alors dans un atelier de couturières où elle n'y recevait guère les honneurs qu'elle méritait. J'ai admiré ce personnage pour le travail acharné qu'il fournit à chaque heure de la journée, pour tout ce zèle et ces efforts qu'il fournit dans sa passion. Mais ce que je retiendrai avant tout de Francès, c'est l'amie extrêmement tolérante et compatissante qu'elle est et qui va savoir révéler la véritable beauté et nature de Sébastien au travers des robes plus somptueux, inventives et audacieuses les unes que les autres de la farouche Lady Crystallia, l'alter-ego de ce dernier. Voici ce que Francès voit quand elle regarde Sébastien, ce qu'elle a su voir en lui, un être irradiant de lumière qui l'a tout simplement éblouie. J'ai trouvé cela tout bonnement magnifique.
Mais la plus grosse surprise que j'ai eu au cours de cette lecture je pense, ce sont les parents de Sébastien/Crystallia qui me l'ont offerte. Alors qu'ils incarnent au départ le stéréotype même de la maman poule coquette qui n'aspire qu'au bonheur de sa progéniture et du papa viril qui fait office d'ours mal léché (ils étaient pourtant loin de l'image que renvoie l'aristocratie pédante, c'était déjà ça), leur réaction face à la découverte et révélation du secret de leur fils bien-aimé est sûrement la plus belle chose qu'il m'ait été donné de voir. C'est spectaculaire et magique, et pourtant si simple : accepter l'autre tel qu'il est et l'aimer sans condition. le monde se porterait bien mieux si on réagissait tous ainsi. En tout cas, merci à Jen Wang d'avoir véhiculé ce message essentiel.
Avant de conclure, j'aimerais juste revenir un instant sur les illustrations de Jen Wang. Je les ai trouvées de toute beauté : le trait est lisse, chaud et doux à contempler et les couleurs sont chatoyantes, très agréables elles aussi. C'est très soigné et cela nous donne envie de lire l'ouvrage deux fois : une première fois pour se plonger véritablement dans l'histoire et suivre les dialogues de nos personnages hauts en couleur et tout à fait charmants ; puis une deuxième fois pour regarder les dessins de plus près, pour prendre le temps de savourer chaque planche. En tout cas, c'est ce que j'ai fait très scrupuleusement et j'ai vécu ainsi une immersion totale dans ce récit plein de rebondissements et profondément beau !
Vous l'aurez compris, je ne peux que vous encourager à lire cette BD pleine de couleurs, remplie de quiproquos et qui fera battre votre coeur plus fort. Si vous aimez les belles histoires bourrées d'humour, avec des émotions fortes et qui véhiculent des messages magnifiques et importants, alors le Prince et la Couturière ne peut que vous plaire !
Lien : https://lunartic.skyrock.com..
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MllePeregrine
  15 novembre 2020
Quelle belle découverte que cette BD, bien audacieuse!
Je l'ai empruntée au CDI de mon collège et lue dans le cadre du défi Babélio auquel je fais participer ma classe de 5ème.
L'ouvrage a tout de suite attiré l'oeil de la couturière amatrice que je suis!
L'histoire: Francès, est une jeune couturière qui rêve de proposer ses créations à des défilés, elle souhaite être reconnue pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle fait. Elle va rencontrer le Prince héritier Sébastien qui cache un grand secret: le soir il aime revêtir des robes et endosse une nouvelle personnalité : il est Lady Chrystalia!
Derrière cette histoire bien loin des chichi flon flon (un prince, une couturière...et ils vécurent heureux...vous voyez le tableau? mais je vous rassure, il n'y a rien de tout cela ici!) bref, derrière cette histoire il y a l'importance du respect de ce qu'est chacun, de la tolérance, l'importance d'être ce que l'on est et non pas ce que les autres veulent que vous soyez.
Une belle découverte inattendue et je suis contente que ce livre fasse partie de la sélection du défi car il dit et montre les choses justement et simplement. La BD est en effet totalement adaptée aux jeunes adolescents.
Bravo!
+ Lire la suite
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critiques presse (2)
BulledEncre   06 février 2019
Dans ce conte de fées unique et moderne, une belle histoire se révèle au lecteur sur le fait d’être fidèle à soi-même dans douze chapitres s'enchainant avec une fluidité impressionnante [...] Un très joli cahier graphique clôture l’album pour découvrir la naissance et le travail qui ont rendu possible cet album dans l’intimité de l’auteure. Un album de très belle facture et richement décoré qui aura une place de choix dans votre bibliothèque.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BoDoi   06 décembre 2018
Le Prince et la couturière prouve qu’il est possible d’écrire un conte sans belle princesse à la recherche éperdue de l’amour, ni prince charmant stéréotypé… Si on ajoute à cela, sa modernité, ses thématiques fortes et sociales ainsi que ses multiples niveaux de lecture, on obtient un classique en puissance et une lecture intergénérationnelle.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
CDILavoisier59130CDILavoisier59130   04 janvier 2021
- Vous vivrez ici avec les autres domestiques. Quand vous serez installée, le prince vous recevra dans son salon particulier. Voici la clé du boudoir. Conservez-la en lieu sûr. Seuls le prince et moi-même disposons d’un double.
- Est-ce que vous …
- Je sais tout du prince. Mais tout ça ne me regarde pas.
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Dionysos89Dionysos89   25 novembre 2018
- Quel genre de robe recherchez-vous ?
- Exquise. Dramatique. Romantique. Toutes les nuances du sublime. Quand j'entre dans une pièce, je veux que tout le monde me remarque.
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AgillianAgillian   08 septembre 2018
-Pourquoi portez-vous des vêtements de fille ?
-Je ne sais pas. Certains jours je me regarde dans le miroir et je pense : "C'est moi, le prince Sébastien ! Je porte des vêtements de garçon et je ressemble à mon père."
Et puis, certains jours, ce n'est pas du tout ce que je ressens... Ces jours-là, je me sens plutôt comme... Une princesse.
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mandrake17mandrake17   14 octobre 2018
Toute ma vie peut être résumée à voir les autres décider ce qui est acceptable pour moi. Quand je mets une robe, c’est à moi qu’il revient de décider ce qui me donne un air stupide.
Commenter  J’apprécie          70
ColibrilleColibrille   19 février 2019
- Tenez...
- Je ne vais nulle part. J'ai quitté mon travail chez ce tailleur antipathique afin de pouvoir concevoir des robes pour vous, le prince héritier. Pourquoi voudrais-je y retourner ?
- Vous ne trouvez pas ça étrange ?
- Quelle différence cela fait-il ? C'est le travail de mes rêves.
Commenter  J’apprécie          30

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