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EAN : 9782228894821
249 pages
Éditeur : Payot et Rivages (30/09/2001)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Vivienne de Watteville (1900-1957) est la fille d'une Anglaise et d'un célèbre naturaliste suisse. En 1923 elle accomagne son père en Afrique orientale. Ce dernier tué par un fauve, elle n'en achève pas moins l'expédition. Et puis très vit la nostalgie l'emporte sur les sombres souvenirs; alors elle retourne au Kenya, non pas le fusil à la main, mais avec une petite chienne, des appareils photos, un gramophone et une provision de thé.

Peu après ce sé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  08 août 2014
Si vous rêvez de voir des éléphants de près (et pas le nez contre la clôture dans un zoo !), d'escalader des montagnes en Afrique, de boire un thé le soir dans la savane tout en écoutant des disques de musique classique, alors ouvrez sans hésiter le récit dépaysant et un brin loufoque de cette anglaise de bonne famille qui pratiquait des expéditions avec chic et distinction.
Pas tout à fait exploratrice ni vraiment pionnière, l'auteur a toutefois le mérite de nous embarquer avec elle et toute sa cohorte de boys dans un périple très drôle et décalé au Kenya.
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afriqueah
  27 août 2020
Bien que dans une expédition précédente, son père, qu'elle accompagnait, voulant rapporter des spécimens d'animaux sauvages au Musée de Berne, se soit fait tuer par un lion, Vivienne de Watteville veut de toutes ses forces aller voir au plus près ces bêtes.
Bien entendu, on se moque d'elle, on la déconsidère, on lui déconseille, mais son envie prend le dessus, là voilà en pleine jungle africaine, campant, entourée de pisteurs et d'un cuisinier. Un Denys (Serait ce le Denys de Karen Blixen ?) lui avait indiqué un itinéraire.
Le livre L'appel de l'Afrique (Séjour et méditations parmi les éléphants et les montagnes du Kenya) a été scindé en deux tomes : Un thé chez les éléphants, et Petite musique de chambre sur le mont Kenya.
Dans le premier, elle est l'invitée, se sentant parfois intruse, des éléphants. Ils sont, dit elle, moins intelligents que les éléphants de l ‘Inde, plus puissants et plus sauvages, incapables d'être domestiqués, dangereux en un mot.
Ce qui me paraît une force pas seulement physique, mais surtout une intelligence suprême : ainsi, pas de cornacs, de travail obligatoire, d'esclavage en forêt comme en Asie. ET elle qui évoque, derrière le regard muet et terriblement patient des animaux dressés dans les cirques, d'inimaginables profondeurs de désespoir, serait sûrement d'accord avec moi.
Vivienne s'est engagée à ne tuer aucun animal, elle fait des photos, et doute constamment (seuls les imbéciles ne doutent pas) du bien fondé de son intrusion : le déclic de l'appareil si minime soit il fait fuir les fauves. Elle refuse également de faire des photos debout dans une voiture, bien que zèbres et girafes prennent les voitures pour d'autres animaux et n'en aient pas peur. Les lions mangeurs d'homme entourent sa tente, même là, ne pas tuer, les faire fuir. Et un soir elle écoute avec ironie les boys discuter entre eux : « Les rhinocéros ne sont pas des animaux méchants ».
Pas de facilité, aller au devant du danger, point.
Elle doit apprendre à se placer « dans le vent », pour que son odeur ne soit pas décelée, car les petits yeux verts des éléphants n'ont pas de portée à plus de vingt mètres, mais leur odorat et leur ouïe sont puissants.
Elle observe, elle admire, elle voit jouer ses favoris entre eux, se battre aussi, et s'embrasser doucement et tendrement du bout de la trompe sur la bouche, baiser qui dure.
Car à une puissance et une taille considérable, s'allie la plus grande des délicatesses, un éléphant connaît parfaitement sa force et peut écraser une noisette sans la broyer. Un éléphant semble lui sourire d'un air entendu, (citation) d'autres chargent lorsqu'ils sont surpris ou soupçonneux, oreilles au vent, barrissement, trompe levée, moments inoubliables… puis ils stoppent, une fois que le message a été compris et que l'indésirable a quitté leur lieu.
Pourtant, il existe une frontière entre l'intrépidité et l'absurde témérité, et la peur tient plus de l'intuition que de la réalité, ainsi un éléphant solitaire (les plus dangereux) « était indigné de voir qu'en son absence on s'était approprié un de ses pâturages familiers. L'audace dont je faisais preuve, en allant l'ennuyer avec une infernale mécanique à bruit mécanique ajoutait l'insulte à l'injustice, et il s'éloigna vers la brousse. »
Les éléphants sont aussi capricieux et peuvent entrer en fureur comme montrer beaucoup de « bonnasse bienveillance », sans raison apparente.
Elle écoute Brahms, Mozart, Haydn et Schubert, dont elle choisit les morceaux en fonction de ses aventures du jour, et moi je les écoute en la lisant. Elle a tout : « des forêts à parcourir, des éléphants à photographier, des livres, avec tout le loisir nécessaire pour les lire, des montagnes 'escalader, une rivière au bord de laquelle rêver, la liberté et l'amitié du ciel et de la solitude » .
Et puis, le bonheur d'être, avec la visite de petits oiseaux dont elle décrit abondamment les couleurs « prune un ton de rouille dorée, et sur les ailes toutes les nuances de bleu, de vert, de l'opale et de la turquoise, « lapis lazuli et saphir.
On ne peut pas exprimer mieux le vrai bonheur que donne la nature, l'âme de l'Afrique. Méditation aussi sur la solitude et sur l'inanité des possessions, y compris la photo . Que vous soyez chasseur tuant les animaux, ou photographe, prenant d'eux une image, ils vous échappent : « le trophée est mort, la photographie n'est rien ». Y compris, même s'ils l'ont en quelque sorte adoptée, même si elle se sent fière de leur patience quand elle les présente à des photographes pourvus de tonnes de matériel, les éléphants ne lui appartiennent pas. Elle a bien conscience de la magnanimité des éléphants pour qui elle doit figurer comme une mouche obstinée et irritante.
Voilà, elle a été tolérée par quatre éléphants, c'est beau , disons adieu.
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saphoo
  05 novembre 2017
Un joli récit qui nous plonge au coeur de la nature africaine. Vivienne nous fait l'éloge de cette vie au grand air, et nous partage sa chasse à l'image. Pour celle arme son appareil photo, sa patience et son audace. Elle se met plus d'une fois en danger en voulant s'immiscer dans la vie des éléphants bien que ces derniers ne soient si farouches, ils n'aiment pas qu'on empiète sur leur territoire et qu'on dérange leur vie paisible.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce campement, où Vivienne savoure cette vie en symbiose avec la nature, malgré son petit cocon certes bien sommaire , pour s'octroyer des instants de plaisir : sous sa tente, elle écoute de la musique classique, sirotant son thé et en lisant. Qui ne pourrait apprécier de tels instants ?
Une belle ode à la nature, au respect des animaux, un récit vivant et intéressant, car vécu et non romancé. Les anecdotes qui fourmillent, apportent du croustillant au récit, la collaboration du peuple local comme les Masaï nous offre une version réaliste de leur vie au quotidien.
Sachant que ce récit date un peu, il faut pouvoir remettre le récit dans le contexte de cette époque ce qui donne tout son charme, car par exemple le simple petit bruit du déclic de son appareil met en alerte un troupeau d'éléphants.
Une lecture très instructive, palpitante et dépaysante.
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nathalie_MarketMarcel
  06 janvier 2020
Une anglaise au caractère bien trempé décide de partir en expédition au Kenya soi-disant pour photographier les animaux, surtout pour vivre en harmonie avec les éléphants.
C'est extrêmement bien ! L'espace de quelques pages, prenez de l'oxygène et allez marcher dans la brousse. Bien sûr, on y trouve quelques figures du genre : les hommes qui déconseillent ce voyage, les considérations paternalistes sur les kenyans, mais il y a surtout beaucoup d'autodérision, de beauté et de poésie dans ce récit.
Watteville n'a pas froid aux yeux et trouve très amusant de faire rugir les lions, de se frayer un chemin au milieu des éléphants, de partir en excursion sur la montagne et de marcher 12 ou 14 heures. C'est avec humour qu'elle dépeint ses contraintes pour obtenir de bonnes photos (marcher sous le vent, sans faire de bruit, approcher suffisamment près, avoir une bonne lumière…). Elle sait aussi partager son émotion à la fin d'une journée particulièrement heureuse ou épuisante ou pleine de surprise, où les animaux lui ont fait don de leur présence.
J'ai pensé plusieurs fois à Peacock qui explique que toute intrusion de l'être humain dérange fondamentalement les animaux. Or Watteville loue à plusieurs reprises la patience des éléphants qui finissent par accepter de la laisser approcher, alors que, visiblement, elle ne cesse de les enquiquiner. Malgré tout, c'est une histoire de cohabitation et d'acceptation réciproque.
Un voyage où l'héroïne transporte de quoi prendre un bain, une bibliothèque, un gramophone, une théière… mais regrette le temps où le train allait moins vite et où le voyage était plus romanesque !
Il y a aussi la conscience du comportement impossible et contradictoire de l'être humaine vis-à-vis des animaux (ne pas être cruel et les manger, sauver une abeille et tuer une mouche), comme dans l'épisode cocasse de la fourmi et du fourmi-lion. Je retiens l'épisode très amusant où elle rugit dans un bidon pour imiter les lions et où cela marche un peu trop bien et la charge terrifiante d'un éléphant en colère.
Lien : https://chezmarketmarcel.blo..
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Guillaume72
  07 septembre 2020
"un thé chez les éléphants" est un livre rêvé pour les amateurs de la ferme africaine.On y retrouve un peu la même trame narrative et la même élégance d'écriture. D'ailleurs les hobbies de Vivienne de Wateville et de Karen Blixen ne sont pas très éloignés : entre littérature et musique classique écoutée au gramophone en pleine savane.
Vivienne de Wateville revient au Kenya après un premier séjour avec son père. Son but, est de faire de la photographie animalière mais aussi de rechercher "l'amitié des animaux sauvages". elle nous décrit les évènements de son quotidien, loin des mondanités, avec uniquement ses boys et sa volonté d'aller au plus près des animaux.
C'est écrits avec élégance et humour.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
SebastienCreoSebastienCreo   08 juin 2016
On goûte, en général, un long voyage en mer plus qu'on ne veut le laisser voir. Presque tous les passagers, dès qu'ils montaient à bord, grognent contre la Compagnie de Navigation à laquelle appartient le navire: ils grognent contre la nourriture, contre l'aspect facheux des autres passagers, et surtout contre la lenteur du navire qui les prive d'au moins trois jours de congé de plus que n'a le droit de le faire, de nos jours, un navire rapide.
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saphoosaphoo   05 novembre 2017
La beauté de cette solitude si éloignée du monde, si libre et si protectrice, me fit honte de mes alarmes. Et pourtant, quoique la vie elle-même fût si belle, là-haut on perdait toute crainte de la mort. A vivre dans la nature, on en vient à comprendre de plus en plus combien la mort est une transition parfaitement naturelle qu'il faut accepter aussi naturellement que tout ce qui vient à vous : le sommeil, la nourriture, la splendeur des soleils couchants, la rosée et l'aurore.
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SebastienCreoSebastienCreo   08 juin 2016
La principale - et - unique - personne qui m'encouragea fut précisément la dernière dont j'eusse attendu pareille chose. Mes plus extravagants projets de voyage ou d'aventure avaient toujours trouvé la plus sympathique auditoire dans la personne de ma grand-mère.
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KikithalieKikithalie   13 avril 2020
Autrefois, j'étais partie avec mon père, pour réunir, à l'intention du Muséum de Berne, des spécimens de la faune de l'Afrique Orientale. C'avait été son rêve ; un rêve longtemps caressé et dont la réalisation avait été longuement préparée. Mais mon rêve à moi, ç'avait toujours été de m'en aller dans la brousse, sans armes, et, pour ainsi dire, sans arrière-pensée, et de gagner l'amitié des bêtes sauvages.
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afriqueahafriqueah   27 août 2020
De nouveau tout me paraissait simplifié, et c’est indubitablement ces moments de solitude qui nous redonnent un sentiment de sérénité et de force. Là, je le croyais fermement, résidait le moyen d’atteindre un équilibre intérieur et une unité.
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