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Isabelle Chapman (Traducteur)
EAN : 9782228895828
237 pages
Éditeur : Payot et Rivages (17/04/2002)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Le aye-aye est un lémurien minuscule qui survit en toutes petites colonies à Madagascar.
Au début des années 1990, Gerald Durrell s'est fixé pour mission d'en capturer quelques spécimens pour les accueillir dans son célèbre zoo de Jersey. Une expédition scientifique des plus sérieuses... mais qui n'empêchera pas le savant à barbiche blanche de nous faire hurler de rire au fin fond de la forêt. Gerald Durrell (1925-1996), frère du romancier Lawrence, a consacr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
cathe
  25 mai 2020
Suite, et hélas fin, de mes aventures avec Gérald Durrell . Cette fois il a une soixantaine d'années et pas mal de problèmes de santé, mais il est toujours enthousiaste pour aller dans le monde entier chercher des animaux en voie de disparition. C'est à Madagascar qu'il ira chercher des aye-ayes, ces tout petits lémuriens aux grandes oreilles qui sont tués en masse par les habitants. Une fois qu'ils se seront reproduits, ils seront ensuite réintroduits dans leur milieu naturel. Atteindre le bout de l'île en voiture est déjà un exploit, mais installer un camp et partir chaque jour à la recherche de ce petit rongeur qui se cache bien en est un autre. Ces séjours sont aussi l'occasion de partir à la rencontre des habitants du pays, et des liens très forts se nouent entre passionnés de nature. Humour et passion de la nature, cette nature qui est extraordinaire à Madagascar, sont toujours au rendez-vous, même si on sent Durrell moins pétillant et plus prudent que dans sa jeunesse…
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keisha
  12 mars 2011
Oui, Gerald Durrell continue à capturer des animaux, le vilain! Mais on va expliquer pourquoi.
Oui, ce livre est plein de différentes bestioles...

Direction Madagascar! Ile unique et fabuleuse où l'on rencontre des animaux qui ne vivent que là, le aye aye, lémuriens, tortues, serpents, etc... Les paysans pauvres (qui doivent nourrir leur famille), défrichent à tout va, ce qui entraîne déforestation, appauvrissement des sols, destruction de l'habitat du aye aye, qui s'en vient boulotter les récoltes dudit paysan. Evidemment les animaux sont protégés, mais certains l'ignorent ou n'en tiennent pas compte, et des lémuriens agrémentent parfois le pot au feu familial...

"A mon avis, un avis qui ne date pas d'hier, l'élevage en captivité des animaux menacés de disparition devrait se faire dans le pays d'origine." Gerald Durrell a donc lancé un centre de formation destiné à des jeunes de nationalités différentes, qui pourront ensuite travailler dans leur propre pays. En attendant, il ramène les animaux à Jersey, avec pour objectif la réintroduction dans leur milieu naturel, quand les conditions seront propices. On voit que Durrell a pas mal évolué depuis 1954, l'époque de la forêt ivre. Evidemment il ramène tous ces animaux avec autorisations officielles, et n'approuve pas le traffic illégal.

Dans ce récit,il présente aussi quelques expériences réussies à Maurice, dans une ile proche où le bannissement des chèvres et lapins introduits indûment a permis le retour timide de la faune et la flore, et le sauvetage d'une espèce de petits faucons dont il ne restait que quatre (quatre!) specimens en liberté...

Un récit vraiment pour tous! Les descriptions de bestioles ne sont pas envahissantes, les réflexions écologiques sont présentes mais pas pesantes, et surtout les descriptions des aventures de l'équipe de naturalistes et cameramen, ainsi que les Malgaches, sont racontées avec humour et vivacité!
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Wendat69
  07 août 2018
Il n'est pas nécessaire d'être imposant pour causer de gros ennuis...Je pense qu'on pourrait résumer ainsi le récit de cette quête -non pas mystique mais simplement scientifique, de Gerald Durell, ce passionné d'animaux au sens de l'humour et de l'auto-dérision sur-développé. le aye-aye est en fait un lémurien minuscule qui vit en colonies à Madagascar. L'auteur s'étant donné pour mission d'en capturer pour les accueillir dans son zoo de Jersey, il organisa donc une réelle expédition scientifique pour ramener quelques spécimens sur son île. Mais capturer des aye-aye n'est pas une sinécure, et si l'on doit faire une analogie en terme de quête, notre savant écrivain ressemble de loin, de très loin, à Lancelot cherchant le Graal, en revanche il se rapproche davantage, à grandes enjambées, d'un Don Quichotte trouvant querelle avec des moulins à vent. Mais c'est ce qu'on aime quand on déambule avec Durell...les yeux dans le ciel et les pieds piégés dans des racines...aïe, aïe.
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kathel
  28 juin 2011
Hapalémure, aye-aye, rat sauteur géant, mais aussi oiseaux ou insectes, Gerald Durrell emmène le lecteur à la rencontre de la faune de Madagascar. Isolée du continent africain depuis des millions d'années, Madagascar a développé une flore et une faune à nulles autres pareilles. Mais l'agriculture devenant plus intensive, la déforestation menace l'équilibre écologique. Des espèces se précipitent vers la disparition pure et simple. C'est ici qu'intervint au début des années 90 le naturaliste Gerald Durrell, frère de l'écrivain Lawrence Durrell, venu recueillir sur la grande île quelques-uns des derniers aye-ayes restants pour les transférer au zoo de Jersey et les préserver d'une extermination certaine. A cette époque, non seulement leur habitat disparaissait petit à petit, les pentes rongées par l'érosion ne retenant plus aucune végétation, mais le risque venait aussi des habitants qui considéraient que le aye-aye portait malheur, et n'hésitaient pas à le tuer, malgré la protection « administrative » dont il bénéficiait déjà. J'ose espérer que les choses se sont améliorées depuis. Quoiqu'il en soit, l'équipe menée par Gerald Durrell avait pour objectif de trouver et capturer ces petits lémuriens nocturnes. Mille et une péripéties, racontées avec un humour particulièrement savoureux, leur permirent d'approcher ces animaux. Leur particularité est de posséder de longs doigts avec lesquels ils dénichent des larves et insectes en tous genres, mais ils sont aussi capables d'ouvrir des noix de coco et de s'attaquer aux cultures.
J'ai beaucoup apprécié l'aspect très complet du travail de Gerald Durrell, poursuivi maintenant par son épouse, qui ne consiste pas seulement à protéger les animaux en les emmenant dans des zoos étrangers, mais à éduquer les populations, à former des spécialistes locaux de ces espèces, à prévenir d'une manière générale.
Mais ne craignez surtout pas un ouvrage didactique ou ennuyeux, c'est vraiment réjouissant, plein d'anecdotes, qui arrachent des gloussements répétés, sur le voyage de l'équipe, sur la population malgache, sur les animaux eux-mêmes.
Lien : http://lettres-expres.over-b..
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Irenadler
  19 août 2017
Dans les années 80, Gerald Durrell et sa compagnie Gerald Durrell's Wildlife Preservation Trust partent pour Madagascar dans le but de ramener des lémuriens, plus précisément des Aye-aye pour les faire se reproduire.
Un beau récit de voyage sur un ton naturaliste, avec tous les côtés atypiques du pays, de la nourriture au taxi-brousse, du sourire des habitants à l'indigestion alimentaire ou aux serpents et autres pigeons malgaches, rien ne nous est épargné. le tout sous une bonne dose d'humour.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
zarlinezarline   10 mars 2011
Je venais de faire la connaissance de mon premier aye-aye. J'étais sous le choc: de toutes les créatures que j'avais eu le privilège de rencontrer, c'était la plus incroyable. Le aye-aye était en danger? Eh bien, il pouvait compter sur notre aide. Qu'un être aussi stupéfiant, aussi complexe, puisse disparaître, être rayé de la surface de la planète, voilà qui était impensable, au même titre que de brûler un Rembrandt ou de transformer la chapelle Sixtine en discothèque, ou encore de détruire l'Acropole pour édifier à sa place un Hilton. Pourtant, cet étrange animal est bel et bien en voie d'extinction. lui qui sur l'île de Madagascar a conquis un statut quasi mythique, lui qui accomplit des prodiges, et pas seulement d'ordre biologique. Un animal magique: tel il apparaît au peuple malgache au milieu duquel il vit, et, malheureusement, meurt.
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kathelkathel   28 juin 2011
Me laissant assis sur notre lit de fakir, à m’empiffrer d’antibiotiques en faisant descendre le tout grâce à des quantités tout aussi honorables de whisky, Lee courut au marché voir si elle trouvait d’autres genres de fruits et légumes susceptibles d’allonger la liste de mets à la carte de notre nouvelle recrue. Sitôt la chambre silencieuse, on se mit à gratter dans la cage, puis à croquer avec appétit - un bruit qui me mit du baume dans le cœur. Il faut dire que, parfois, un animal fraîchement capturé peut s’infliger, sous le seul effet du stress, un jeûne de vingt-quatre heures, sinon davantage. S’il cesse trop longtemps de s’alimenter, il risque d’y perdre sa vie : on se trouve alors dans l’obligation de le relâcher. A l’inverse, quand un animal se nourrit tout de suite, c’est déjà la moitié de la bataille de gagnée.
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zarlinezarline   10 mars 2011
Le pire, c'est que ces sales bêtes sont fascinantes. Regardez sous la lentille d'un microscope une mouche ou un moustique démembré, et vous serez aussitôt captivé par leur beauté architecturale. L'oeil à facettes de la mouche, par exemple, est un véritable chef-d'oeuvre de "design". La délicatesse de ses ailes fait, en comparaison, paraître grossiers les vitraux de la cathédrale de Chartres. A vrai dire, une fois que vous avez admiré leur incroyable complexité, vous vous sentez vaguement coupable chaque fois que vous en tuez une, et avec elle un des miracles de la nature.
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BiboundeBibounde   12 avril 2010
J'ai un jour comparé Madagascar à une omelette mal pliée couchée sur l'Océan Indien, à l'est des côtes de l'Afrique dont elle a été arrachée il y a des millions d'années. Comme toute bonne omelette qui se respecte, bien ou mal pliée, elle est farcie de choses délicieuses.
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HaulleHaulle   04 novembre 2019
L'Homme qui se croit tellement malin qu'il n'a jamais résisté à la tentation de tripatouiller la nature, a introduit plusieurs espèces comme le tilapia et la carpe, l'un comme l'autre à ce point inamicaux, que l'espèce locale s'est bientôt éteinte. Personne ne connait le nombre des espèces disparues à Madagascar, aucune étude approfondie n'ayant été menée sur la faune du lac ; on sait seulement qu'elles se sont volatilisées, certaines sans même avoir eu le douteux privilège de recevoir un nom scientifique.
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Vidéo de Gerald Durrell
The Durrells - Trailer ITV
>Technique (sciences appliquées)>Agriculture et techniques connexes>Chasse et pêche commerciale, protection de la faune et de la flore (30)
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