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Jean Esch (Traducteur)
ISBN : 2743615281
Éditeur : Payot et Rivages (29/03/2006)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 180 notes)
Résumé :
Rentrant chez lui après un cambriolage, Dortmunder découvre avec effroi que son appartement est occupé par un ancien compagnon de cellule dont tout le monde croyait et espérait qu'il resterait derrière les barreaux jusqu'à la fin de ses jours.
Le dénommé Tom Jimson (amateurs de contrepèteries, bonjour !) a besoin de l'aide de Dortmunder. Quelque temps avant sa détention, il avait réussi un gros coup dont il avait enterré le produit dans la petite ville de Put... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  18 avril 2019
Alors qu'il rentre tranquilou chez lui après avoir bien travaillé (/cambriolé...), Dormunder , reçoit la visite d'un ancien coloc' ( / ancien compagnon de cellule…). Celui -ci lui propose un gros coup : retrouver un magot enfoui. le problème , c'est qu'il est enfoui en dessous de 20 mètres d'eau. Ça ne dérangerait pas plus que ça , le dénommé Tom Jimson, de faire sauter le barrage et les quelques personnes qui gravitent autours, mais ça pose un cas de conscience au gentil Dormunder qui va tout faire pour empêcher le massacre, tout en ne perdant pas de vue l'idée du magot .... S'en suit le recrutement d'un génie de l'informatique et d'un moniteur de plongée, une sacrée équipe de bras- cassés se met en place , pour le plus grand plaisir du lecteur ou de la lectrice , qui sourira ( c'est obligé ! ), à pratiquement chaque page …
Humour loufoque, personnages au bord du bord de l'absurde; venez faire un constat de dégâts des eaux vous ne le regretterez pas.
Ce n'est ni un roman policier , ni un roman noir. Il n'y a pas vraiment de suspens. C'est le roman idéal pour picorer quelques pages en fin de journée et s'envoler vers un pays où n'importe qui fait n'importe quoi sans que cela prête vraiment à conséquence.
Amusant et léger .
Comme pour le générique de fin, de certains films, ne ratez pas les remerciements de l'auteur, ils sont savoureux.
Moi, je dis , merci à Renod, qui m'a présenté Dormunder, un personnage principal, bien " gratiné" , comme je les aime ;-))
Challenge Mauvais Genres.
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viou1108
  27 juillet 2013
Lu dans le cadre du challenge ABC
Alors là, ça ne va pas du tout. Non mais allô, quoi, je suis inscrite sur Babelio et je n'ai jamais lu du Westlake ? Mais pourquoi on ne me dit jamais rien, à moi ? Comment ai-je pu rester si longtemps dans l'ignorance de ce maître du polar jubilatoire ? Enfin, le hasard d'une brocante a réparé cette incurie.
On ouvre l'opus sur la rencontre entre Tom Jimson, récemment libéré (de prison, évidemment), et Dortmunder, ex-colocataire (de cellule, bien sûr). le premier demande l'aide du second pour récupérer le butin d'un cambriolage commis 20 ans auparavant, et que Jimson avait planqué à l'époque en prévision d'un imminent séjour à l'ombre aux frais de la princesse, enfin, du gouvernement américain. Tellement bien planqué qu'aujourd'hui la cachette est immergée sous les tonnes d'eau d'un barrage, construit entretemps. Vraiment, c'est trop injuste…mais il en faut d'autres pour décourager Jimson de récupérer le magot. D'ailleurs il a LA solution : faire sauter le barrage pour assécher le lac. C'est génial tellement c'est simple. Ah oui, au fait, la vallée en aval et tous ses habitants seront noyés… C'est plus que la morale de gentleman cambrioleur de Dortmunder peut en supporter. Avec quelques collègues de « travail », ils décident alors de mettre sur pied un plan B, puis un plan C, puis…
Au début c'est un peu déroutant : c'est un polar mais on n'y voit jamais la police. On est dans le milieu des cambrioleurs professionnels mais on n'y croise que des voleurs gaffeurs. On sent déjà qu'on va sourire à quelques reprises, et là on n'est pas déçue, parce que c'est un festival de situations rocambolesques et de dialogues surréalistes, le tout complètement barré. On verrait bien ça adapté au cinéma par les frères Coen ou par Tarantino (la débauche sanglante en moins), un amalgame entre les crétins de Burn after reading et le Javier Bardem de No country for old men (qui, comme Jimson, convertit un sauna en congélateur par sa seule présence).
Bref, des péripéties absurdes et une galerie de personnages décalés (mention spéciale à la scène du mariage et au personnage de Bob), on rit presque à chaque page. C'est savoureux et on en redemande ! Allô ? A l'eau…
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dedanso
  22 novembre 2016
Dortmunder, connu dans le monde du banditisme pour sa grande facilité à trouver des plans d'action, est approché par un ancien co-détenu, Tom. Celui-ci souhaite récupérer un trésor qu'il a caché derrière une bibliothèque avant que l'état de New-York ait l'idée d'installer un grand réservoir d'eau à cet endroit : le trésor se trouve enfoui sous 20 mètres d'eau.
Quel drôle de roman policier ! Dans lequel il n'y a pas de cadavre (du moins pas tout de suite), pas d'énigme strictement policière à résoudre, pas de sang, pas de policier non plus d'ailleurs. Un vrai dépaysement.
Je vais donc plutôt vous dire ce que vous trouverez dans ce roman :
- Des personnages terriblement attachants et totalement décalés. Cette bande débonnaire, qui va de catastrophe en catastrophe, ne manque pas d'allant et ne baisse jamais les bras. Leurs idées et leurs plans sont aussi loufoques que leurs mésaventures.
- Une intrigue et des situations cocasses, rocambolesques, dont le fil rouge est la recherche de trésors (je mets bien un pluriel). Ce récit est tout simplement jubilatoire : il est composé d'une succession d'échecs qui nous font tordre de rire, de recherches de trésors cachés dans des lieux parfaitement improbables.
- Des dialogues savoureux un brin surréalistes qui participent à ce sentiment que la bande à Dortmunder n'a pas l'ascenseur à tous les étages : ce sont de gentils bougres.
- Et surtout un réservoir d'eau qui fait tout pour tuer notre héros et sa clique. le réservoir de Vilburgtown est prétexte à découvrir le monde de la plongée sous-marine et des réservoirs d'eau de New-York (je déconseille aux New-Yorkais de lire Dégâts des Eaux sous peine de ne plus pouvoir boire l'eau du robinet).
Pour conclure, Dégâts des eaux est un vrai coup de coeur ! J'ai découvert qu'il n'est que l'un des volumes que Donald Westlake a consacré à Dortmunder et sa bande. Je vais donc tenter de commencer cette saga par le début, même si chaque volume peut se lire indépendamment.
Un grand merci à Marjorie d'Exploratology pour cette découverte qui m'a permis de m'évader et de rigoler un bon coup !
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blandine5674
  25 novembre 2017
Dès le début, c'est jubilatoire, avec un style déjanté et des personnages attachants. L'impression d'être encore avec l'autobiographie de Jack Black ‘Personne ne gagne' que j'ai lu dernièrement. de nombreux points communs comme l'argent de vols enterré ça et là au travers des différents états d'Amérique. le plus gros butin se trouve sous 20 mètres d'eau que Tom Jimson veut récupérer à sa sortie de prison et pour ça il compte sur son ancien compagnon de cellule qui ne veut pas qu'il dynamite le barrage qui fera de nombreux morts. Je pense que ce roman aura gagné encore plus de force s'il avait été un peu élagué. Une belle découverte grâce à Pat.
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encoredunoir
  03 janvier 2013
Après un nouveau cambriolage raté, Dortmunder rentre chez lui pour trouver un ancien codétenu installé sur son canapé. Tom Jimson est un vieillard un peu inquiétant, capable d'effrayer même le colosse Tiny Bulcher qui, de manière imagée, résume ainsi le personnage : « Il serait toujours capable de te piquer tes dents dans ta bouche pour te mordre avec ». Et le froid Jimson veut que Dortmunder l'aide à retrouver un magot planqué voilà plusieurs décennies dans un village qui a depuis disparu pour laisser place au réservoir d'un barrage alimentant New York en eau. Contraint et forcé, Dortmunder va donc devoir reformer sa fine équipe pour tenter de récupérer les sept-cents mille dollars de Jimson.
Pour caricatural qu'il soit (et la caricature commence par le nom sous forme de contrepèterie d'un personnage qui tient de la caricature de méchant issu d'un roman de Jim Thompson), Tom Jimson est le premier vrai méchant à apparaître dans les aventures de Dortmunder. Dénué de pitié et d'empathie, Jimson, à sa manière, fait froid dans le dos et fait planer l'ombre de la mort au-dessus de cet épisode. Une mort, qui va d'ailleurs faire plus que planer et s'abattre dans un final qui tient autant d'un roman de Richard Stark pour l'action elle-même que de l'habituelle épopée loufoque de Dortmunder et de sa bande.
En faisant ainsi entrer le Mal dans les aventures de son héros, Westlake renouvelle un peu sa série, même s'il suit une trame déjà connue, formée d'une succession d'échecs, puisque c'était celle du premier volume mettant en scène Dortmunder, Pierre qui roule. En plaçant ainsi un véritable méchant dans son roman, Westlake, en contrepoint, accentue le côté débonnaire de la bande de Dortmunder et c'est de cette opposition de styles que nait en partie l'effet comique de Dégâts des eaux qui voit par ailleurs se greffer momentanément à la bande toute une série de personnages savoureux, du geek obèse et timide au plongeur-séducteur en passant par la bibliothécaire vivant sous la coupe de sa mère. Cela aboutit à un tourbillon de situations et de personnages, qui se heurtent et rebondissent dans tous les sens, permettant à Westlake de ménager un certain suspense et quelques effets de surprises là où le lecteur habitué à la série croyait pouvoir anticiper sur la suite.
C'est dire si tout cela est bien rondement mené et se lit avec plaisir même s'il souffre peut-être parfois de quelques longueurs. Il réserve en tout cas de bons moments de rire et, surtout, démontre la capacité qu'avait Westlake à se renouveler dans la continuité.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
tamara29tamara29   03 février 2019
En chemin, Doug essaya de sympathiser avec le dénommé Stan, mais ça ne se passa pas très bien. En guise d’ouverture, il demanda :
-Vous connaissez John et Andy depuis longtemps ?
-Hmm, fit Stan.
Il conduisait avec les deux mains sur le volant et les deux yeux sur la route.
-Moi, je viens de les rencontrer, dit Doug. Y’a pas longtemps. Je leur ai appris à plonger.
-Hmmm.
-Je pourrais vous apprendre à vous aussi, Stan, si vous voulez. En tant qu’ami de John et Andy, je ne vous ferai pas payer le…
-Vous avez déjà vu un 360 ? le coupa Stan.
Doug regarda le profil impénétrable de Stan.
-Un quoi ?
-Un 360.
- Je ne sais pas ce que c’est, avoua Doug, sentant renaître dans son estomac les palpitations de la panique.
-Ah bon ? Je vais vous montrer, dit Stan.
Il accéléra brusquement, le pick-up dépassa comme un éclair la Cadillac de médecin pour s’engouffrer dans une petite portion d’autoroute déserte : il y avait des voitures devant et derrière, mais pas ‘’là’’. Stan tourna légèrement le voulant à gauche et brusquement à droite, tout en faisant un truc rapide et délicat avec la pédale de frein, le frein à main et l’accélérateur. Le pick-up se mit à tourner sur lui-même au milieu de la route – en continuant à rouler à 100 kilomètres à l’heure en direction de New-York- pour finalement se retrouver dans le bon sens et repartir, après un petit tremblement.
Doug ne respirait plus. Il avait la bouche ouverte, mais il ne respirait plus. Il avait vu défiler à toute allure le monde extérieur à travers le pare-brise –l’herbe du terre-plein central, la route derrière eux avec la Cadillac, la forêt au bord de la route, puis la bonne direction de nouveau- tout ça en l’espace d’une seconde ; cela avait été trop rapide pour pouvoir paniquer pendant, c’était donc maintenant que Doug craquait.
Stan le chauffeur ralentit pour laisser passer la Cadillac, sans rien dire. Andy, qui était au volant, lui adressa un grand sourire et un signe de la main. Stan lui répondit d’un air digne. Et Doug n’avait toujours pas recommencé à respirer.
Quand il y songea enfin, il prit une longue inspiration rauque par la bouche qui lui brûla la gorge de haut en bas. Et Stan parla enfin :
-Voilà, c’était ça un 360, dit-il. Si vous continuez à me parler, je vous montre d’autres trucs que je connais.
Doug resta très silencieux durant tout le reste du trajet.
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viou1108viou1108   16 juillet 2013
- Franchement, Al, la qualité du personnel de nos jours, c'est un vrai scandale.
- Oui, sûrement.
- Toi et tes potes, vous avez un peu de mal à régler le problème visiblement, mais au moins, vous êtes sérieux et fiables.
- C'est juste.
- Et vous ne vous mettez rien dans le nez, à part vos doigts.
- Hmmm.
- Et rien dans les veines, non plus.
- Mon sang et moi, on a fait un pacte, dit Dortmunder alors qu'ils atteignaient le rez-de-chaussée et marchaient vers la porte d'entrée défoncée. Il fait son boulot et je ne l'emmerde pas.
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viou1108viou1108   08 juillet 2013
Alors que son cerveau était sans doute une merveilleuse machine, encore plus merveilleuse que tous les ordinateurs qui envahissaient le salon, l'emballage n'était pas de première qualité. Dès l'enfance, Wally Knurr avait compris que son apparence le plaçait en dehors du spectre des physiques jugés acceptables par la majorité des gens. La plupart d'entre nous peuvent dénicher un coin de la planète où notre visage correspond plus ou moins à l'échantillon local de l'humanité, mais pour Wally, le seul espoir résidait dans le voyage spatial.
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iris29iris29   12 avril 2019
Individu tout rond et flasque, aussi blanc qu'un yaourt à la vanille, Wally mesurait 1,50 mètres et pesait 140 kilos, dont très peu de muscle. Ses yeux attendrissants, semblables à deux œufs à la coque dont le jaune aurait viré au bleu, clignaient en toute confiance derrière ses épaisses lunettes, et la seule autre tache de couleur en lui, c'était le rouge humide de ses lèvres trop généreuses. Alors que son cerveau était sans doute une merveilleuse machine, encore plus merveilleuse que tous les ordinateurs qui envahissaient le salon, l'emballage n'était pas de première qualité.
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iris29iris29   11 avril 2019
- Allo ? (…)
- Qui est à l'appareil ?
- John ? chuchota Kelp. C'est Andy.
- Hein ? Qui ça ?
- C'est Andy ! chuchota Kelp d'une voix rauque, les lèvres collées contre le téléphone. Andy Kelp.
- Andy ? C' est toi ?
- Oui, John. C'est moi.
- Pourquoi est-ce que tu parles tout bas ? Tu as une laryngite ?
- Non. Je vais très bien.
- Alors, arrête de chuchoter.
- Ce qui se passe, John, chuchota Kelp, plié en deux au dessus du téléphone, c'est que je suis en train de cambrioler un magasin.
- Tu quoi ?
- Chuuuuut, John, chuchota Kelp. Chuuuuut.
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