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Henri Collin Delavaud (Autre)
EAN : 9782702403358
251 pages
Le Masque (01/01/1975)
3.27/5   20 notes
Résumé :
Des siècles durant, la vitesse de la lumière avait été la limite absolue imposée aux voyages spatiaux et, même à cette vitesse, les astres étaient à des années les uns des autres. Puis la Compagnie Eronienne d'Energie, de Transport et de Communication conçut le tube. Dès qu'un vaisseau conventionnel avait débarqué le terminal sur un monde éloigné, celui-ci pouvait être relié à Eron. Les étoiles devinrent plus proches.

Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
BazaR
  26 juillet 2022
Au début, j'ai l'impression d'être dans un western : un désert, une mesa, un mercenaire format Clint Eastwood sur un poney : Horn, et même un Chinois blanchisseur tout droit sorti de Lucky Luke : Wu. Accompagné d'un drôle de perroquet : Lil, la vision est plutôt surréaliste. Je me demande où j'ai atterri.
Pas très vif, ce début.
Ça s'anime un peu lorsque lorsqu'on arrive sur le lieu de l'inauguration d'un nouveau Pont des étoiles. Une scène que j'ai beaucoup de mal à visualiser. Heureusement une couverture d'une édition anglo-saxonne m'aide bien (voir dans les commentaires). C'est ma co-lectrice Fifrildi qui l'a dénichée. Elle vous découvrirait une aiguille digitale dans une botte de foin numérique.
Et il se passe une action capitale. Drame !
Mais le soufflet retombe. C'est l'un des gros défauts de ce livre. de longs moments de fuite ou d'exploration, passés à pseudo-philosopher (est-ce bien le moment quand on fuit ?) ou à ouvrir avec inquiétude des portes sur des salles… vides (au bout d'un moment, ça va quoi !)
Mais petit à petit une esquisse de cet empire humain – dominé par la planète Eron d'où partent tous les tubes dorés dont l'intérieur échappe à la physique et permet un voyage interstellaire accéléré – se structure. Il faut bien avouer que c'est original, car pour une fois on voit plus que les « portes » et autres stargates : on voit les chemins dorés entre les portes, ou leur projection 3D filant dans l'espace. Ça claque !
Un empire impitoyable, contrôlé d'un main de fer par Dark Sid…, heu… par les Directeurs, qui anéantit toute opposition et impose ses tubes, son commerce et sa culture. Horn fait partie d'une de ses civilisation assujetties. Ressentiment et pragmatisme se mêlent en lui. Il pense beaucoup, rationnellement. Les auteurs ont privilégié ses réflexions qui tiennent à distance l'expression de ses émotions. On le voit évoluer d'un égoïsme survivaliste vers une acceptation de l'intérêt de l'entraide.
Le personnage le plus intéressant reste Wu accompagné du perroquet Lil. On a du mal à les cerner ; ils ont l'air hors sol. Ils « jouent » beaucoup, en fait. Faut les garder à l'oeil.
Les méchants sont identifiés : les Directeurs bien sûr, le pire étant Duchane (un vrai échantillon de méchant standard celui-là). Les innocents qui souffrent, ce sont les peuples. Mais ce manichéisme n'est qu'une façade. Williamson et Gunn vont plus loin. Ils montrent qu'ils ont réfléchi leur récit comme des auteurs architectes.
Beaucoup d'action palpitante dans la deuxième partie. Certaines révélations ont de quoi surprendre. Si par moments l'idéal de la Liberté dépassant toutes les autres vertus (vive Captain America !) semble dominer, le message se nuance à l'avantage du roman.
La fin me bluffe.
Un roman intéressant lu en excellente compagnie. Fifrildi vous expliquera les arcanes de sa création. C'est peu commun.
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Fifrildi
  26 juillet 2022
Ce livre traînait depuis un certain temps dans ma pàl quand BazaR m'a proposé de le lire avec lui. C'est un plaisir toujours renouvelé d'échanger autour d'une lecture indépendamment de la qualité dudit livre.
Ce roman (Star bridge, 1955) n'a pas été écrit à quatre mains de manière conventionnelle. « Williamson a d'abord écrit une cinquantaine de pages manuscrites pour le premier jet, et a rédigé environ 150 pages de notes pour l'achèvement du roman. Se trouvant ‘bloqué' sur le projet, il a remis son matériel à Gunn, qui a terminé le livre. » Ce serait l'agent littéraire des deux auteurs (Frederik Pohl) qui aurait eu l'idée de demander la collaboration de Gunn.
Pour en terminer avec les anecdotes, le roman développe la nouvelle « Breakdown » (1942) qui raconte l'histoire de Roy Kellon aïeul légendaire du peuple doré et l'effondrement de la première civilisation interplanétaire en 2145.
Ce roman est considéré comme un des chefs-d'oeuvre du space opera, « une fable du futur, âpre et lumineuse » (Amalric & Ruaud). Mes 3 étoiles vous indiquent que c'est un avis que je ne partage pas.
La Terre n'est plus que l'ombre d'elle-même. C'est près des ruines de Denver que les dirigeants d'Eron (peuple doré) doivent se réunir pour inaugurer un nouveau tube. Les tubes relient toutes les planètes habitées par un mystérieux système de transport plus rapide que la lumière. Ils sont contrôlés par les Éroniens, cela fait partie de leurs privilèges et leur donne les pleins pouvoirs.
Alan Horn est un mercenaire qui a été engagé à cette occasion pour assassiner le directeur général d'Eron, Garth Kohlnar. Sur sa route, il va croiser Wu (un vieux chinois) et son perroquet Lil qui n'en est pas vraiment un. Une fois son méfait accomplit, Horn va devoir fuir. Je ne me souviens pas avoir lu de chasse à l'homme aussi ennuyeuse.
Il faut dire que l'histoire n'est pas très palpitante. Il y a des longs passages où Horn fait la conversation tout seul et ce qu'il disait n'avait pas beaucoup de sens.
Oui, on se demande qui a bien pu commanditer le meurtre et comment les tubes fonctionnent réellement mais les auteurs n'ont pas réussi à m'embarquer dans leur histoire.
Malgré une fin surprenante je reste sur un sentiment mitigé.


Challenge SFFF 2022
Challenge XXe siècle 2022
Challenge mauvais genres 2022
Challenge duo d'auteurs SFFF 2022
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ErMhaighEo
  01 novembre 2022
Un bouquin qui moisissait au fond de ma bibliothèque et sur lequel j'avais calé dans les premières pages il y a déjà bien longtemps. Nouvel essai ce jour, le pitch en 4ème de couverture, résumé dans le titre, étant très incitatif. À l'épreuve rien d'autre qu'un nanar de série Z. Arrêt (définitif, je pense) à la page 50, au moment où ça commence à devenir un tantinet délirant. Vraiment dommage...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
FifrildiFifrildi   21 juillet 2022
Le temps était devenu un ennemi lui aussi, un ennemi furtif, fugitif, s'échappant heure par heure, minute par minute.
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BazaRBazaR   21 juillet 2022
Les hommes tendent eux-mêmes les pièges où ils se font prendre.
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FifrildiFifrildi   24 juillet 2022
La liberté?
Fixez votre prix. Quelque part, un homme la désirera au point de tout donner pour l'obtenir...
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FifrildiFifrildi   24 juillet 2022
Les petits choix s'empilent les uns sur les autres jusqu'à ce qu'une grande décision devienne nécessaire.
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BazaRBazaR   23 juillet 2022
Qu'il est faible, celui qui ne connaît que sa propre force.
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