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EAN : 9782714452344
228 pages
Éditeur : Belfond (10/01/2013)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Original, cru, provocateur, tendre, joyeux, désespéré, un roman puissant, entre Les Valseuses et Le Dernier Tango à Paris, par un des plus grand
Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre... Cette histoire a été racontée sur tous les tons, sur tous les temps. Mais voici que de Hollande nous arrive une passion folle et grave, érotique et drôle, tragique et délirante. Les Délices de Turquie sont à la littérature ce que Le Dernier Tango à Paris fut au cinéma : une e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Verdorie
  01 octobre 2013
Ce texte n'est pas une critique, mais un souvenir de lecture...souvenir "rafraîchi" en lisant la critique de trust_me sur Babelio (je vous conseille de la lire ; il en fait, en peu de mots, une analyse concise, correcte et reflétant l'esprit du livre dans son temps).
Il m'est impossible de faire une chronique d'un livre que j'ai lu il y une quarantaine d'années...en cachette !
Bien que mon prof' de littérature m'avait donné le feu vert pour faire figurer ce livre sur ma liste de lecture pour le BAC, ma mère (catholique pratiquante) m'avait formellement interdit d'ouvrir seulement cet ouvrage...à 16 ans. Je l'ai donc lu chez une copine, dont la grande soeur me cachait le livre parmi ses affaires.
La censure, officielle ou parentale, n'empêche pas de lire...au contraire, elle incite à la lecture !
Je l'ai dévoré ; si ma mère croyait que j'allais m'arrêter sur les scènes explicitement érotiques (et parfois vulgaires, c'est vrai)...je pense qu'elle oubliait qu'à 16 ans, on croit avant tout (encore) à l'amour passionnel...et c'est finalement ce que j'en ai retenu !
Une quinzaine d'années plus tard, j'ai relu "Turks fruit" en français...le livre n'avait alors plus le même attrait, mais surtout, la traduction me semblait "fade" par rapport au néerlandais. L'auteur est originaire de la province de Hollande du Nord et on y emploie couramment un langage "musclé" et sans fioritures...dans lequel il ne faut surtout pas confondre "kusjes" et "kutjes"...
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trust_me
  27 janvier 2013
Dans la Hollande de la fin des années 60, le narrateur, peintre et sculpteur sortant à peine de l'école des beaux arts, raconte son histoire d'amour incandescente avec Olga. Cette rousse incendiaire rencontrée un peu par hasard qui deviendra sa femme, le quittera pour un autre et qu'il ne cessera jamais d'aimer. Olga la fille de bonne famille, attirée par l'artiste bohème, qui se lassera de ses exubérances et de son insatiable appétit sexuel. Un récit sulfureux et tragique dont personne ne sortira indemne. Une véritable histoire d'amour, quoi.

Un roman qui connut un succès phénoménal au moment de sa sortie en 1969. le texte est cru, d'un érotisme sans retenu, volontairement provocateur. Pour preuve, les toutes premières lignes : « J'étais vraiment dans la merde depuis qu'elle m'avait plaqué. Je ne travaillais plus, je ne mangeais plus. Toute la journée je restais allongé entre mes draps sales et je collais le nez sur des photos d'elle à poil, si bien que je pouvais m'imaginer voir frémir ses longs cils surchargés de rimmel lorsque je me branlais. » le reste est du même tonneau. J'aime cette langue à l'étonnante liberté de ton. Les délices de Turquie est en quelque sorte un roman de moeurs. Jan Wolkers crache à la gueule de cette société protestante et pudibonde qu'il exècre. La relation vénéneuse entre l'artiste et la fille de notables permet de clouer au pilori la bourgeoisie néerlandaise dont il dresse un terrible portrait à travers la figure de la belle mère. Pour autant, le narrateur n'est pas exempt de reproches. Son machisme, sa libido incontrôlable, son incapacité à reconnaître ses erreurs en font un sale gosse agaçant en diable. Reste Olga, fleur fragile qui n'aura de cesse de se faner, femme fatale se consumant à petit feu avant de disparaître définitivement.

L'histoire en elle-même n'a rien d'original. L'intérêt majeur tient dans cette peinture sociale sans concession à une époque où la littérature pouvait encore scandaliser dans les chaumières. Ce titre inaugure la nouvelle collection « Vintage » des éditions Belfond qui se propose de redonner vie à des livres cultes devenus introuvables. Parmi les prochains romans à paraître sous ce label, le bâtard d'Erskine Caldwell (en avril), Les femmes de Brewster Place de Gloria Naylor (en mai) et Crazy Cock d'Henry Miller (en septembre). A noter pour finir que Les délices de Turquie a été adapté au cinéma par Paul Verhoeven en 1973.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Bazart
  03 mars 2013

Les éditions Belfond dont je suis particulièrement les parutions, tant j'apprécie la collection, viennent de lancer une nouvelle collection « Vintage » dont le but est redonner vie à des livres cultes devenus introuvables. Parmi ces ouvrages Les femmes de Brewster Place de Gloria Naylor (en mai) et Crazy Cock d'Henry Miller (en septembre) ont effectivement un parfum de souffre et de culte assez manifestes.
Pour inaugurer cette collection, Belfond commence en force avec un roman qui rentre totalement dans leur ligne éditoriale. Les Délices de Turquie de Jan Wolkers est un roman hollandais qui connut un succès phénoménal au moment de sa sortie en 1969 ( il ne fut traduit en français que 7 ans plus tard), tant il collait à l'esprit de cette époque Woodsotkienne en diable.
Le texte, cru, provocateur, met un coup de pied dans les conventions de toute sorte, totalement dans le mouvance des autres oeuvres fortes de la même époque, des Valseuses au Dernier Tango à Paris. Les délices de Turquie est en fait une peinture sociale sans concession à une époque où la littérature pouvait encore scandaliser dans les chaumières.
Car, condamné par l'establishment puis porté au pinacle tant son succès fut grand, la réédition de ce classique permet de porter un regard neuf, détaché du jugement sévère dont le livre fut l'objet pour son langage crû et ses descriptions sexuelles, considérés comme sulfureux à l'époque.
Aux Pays-Bas, on a célébré ce livre, et à travers lui son auteur, comme une victoire de la contre-culture sur la société traditionnelle : crû, sensuel, érotique, sexuel. Tout cela est vrai, Les délices de Turquie s'inscrit parfaitement dans le mouvement contestataire qui traverse les sociétés occidentales dans le courant des années 60.
Devant un tel succès notamment dans son pays natal, ce livre fut d'ailleurs adapté au cinéma en 1973 par un cinéaste alors débutant, mais qui allait, quelques décennies après devenir une vraie star, Paul Verhoeven, cinéaste qui continuera à filmer des oeuvres provocantes, mais sous le sceau holywoodien, de Basic Instinct à Showgirls.
Bref, je connaissais plus le film des délices de Turquie, avec dans les rôles principaux d'autres débutants prometteurs, Rutger Hauer (futur interprète sublime de l'androïde poursuivi par Harrison Ford dans Blade Runner) et Monique van de Ven que l'oeuvre littéraire que j'ai pu découvrir, grâce à Babelio et son opération Masse Critique.
Dès le premier paragraphe, on sait très vite à quoi on va s'en tenir, puisque tout le livre sera dans cet esprit là, cru et provocateur : « J'étais vraiment dans la merde depuis qu'elle m'avait plaqué. Je ne travaillais plus, je ne mangeais plus. Toute la journée je restais allongé entre mes draps sales et je collais le nez sur des photos d'elle à poil, si bien que je pouvais m'imaginer voir frémir ses longs cils surchargés de rimmel lorsque je me branlais".
Ce genre de langue, aussi crue que déjantée, on y adhère ou pas. Et maheureusement, je dois vous avouer que je suis plutot dans la seconde catégorie, moi qui n'étais pourtant pas le plus coincé des types.
Si je reconnais une vertu à ce roman, celui de réussir à restituer l'énergie et la créativité de l'Amsterdam des sixties ( je ne l'ai bien sur pas connu, mais je la devine ainsi), désireuse d'échapper à une culture protestante étouffante, j'ai trouvé ce ton provocateur et constamment cru assez glauque ( une propension à aimer le sale, les crottes de nez, les excréments ect), qui ne m'a pas séduit outre mesure et finalement assez daté 40 ans après.
Cette recherche du scandale à tout prix avait ,certainement, comme je l'ai présenté au début de mon billet, une nécessité et une évidence à l'époque de sa publication, mais de nos jours, le livre semble être un simple exercice de style intense au début, mais qui devient vite vain, lassant et agaçant au bout de 50 pages.
Bref, des délices de Turquie qui nous laissent un peu trop sur notre faim!!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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StephaneMei
  19 mars 2013
Merci aux éditions Belfond pour ce livre, que j'ai reçu pour le Masse Critique de février (vite, vite, je suis en retard !!!).
Les délices de Turquie, c'est une histoire d'amour entre un sculpteur, qui est aussi le narrateur, et sa muse, la belle Olga. Il nous raconte leur rencontre, leur idylle, puis sa descente aux enfers lors de leur séparation.
L'écriture est jubilatoire : très crue, dégoutante par moments, mais magnifique à beaucoup d'autres : il n'est rien caché au lecteur qui partage les bons comme les mauvais moments avec le narrateur : les scènes d'amour avec Olga, les manies sexuelles d'un homme délaissé, et plein de moments désopilants , comme cette scène d'anthologie au restaurant (je vous laisse découvrir, c'est vraiment cru). Les moments d'euphorie et les moments de misère noire sont montrés de manière égale.
Allez savoir pourquoi, l'histoire m'a fait penser à l'histoire de Melody Nelson. , Mais c'est peut-être un peu tiré par les cheveux (roux bien sur ;) )
Un très bon moment, pour lecteurs avertis.
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absolument
  26 janvier 2013

Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre... Cette histoire a été racontée sur tous les tons, sur tous les temps. Mais voici que de Hollande nous arrive une passion folle et grave, érotique et drôle, tragique et délirante. Les Délices de Turquie sont à la littérature ce que le Dernier Tango à Paris fut au cinéma : une entreprise raisonnée de dérèglement de tous les sens. Si l'amour fou du jeune peintre et d'Olga la Rousse rappelle celui de Mona et d'Henry Miller dans Sexus, il respire le vin et les canaux d'Amsterdam, les draps de lit froissés et les crépuscules où l'on se serre l'un contre l'autre. Un livre de nos chevets les plus intimes.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
VerdorieVerdorie   30 septembre 2013
Parce que la pitié est le pire ennemi de l'amour

Trad. de "Want medelijden is de ergste vijand van de liefde"
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BazartBazart   02 mars 2013
J’étais vraiment dans la merde depuis qu’elle m’avait plaqué. Je ne travaillais plus, je ne mangeais plus. Toute la journée je restais allongé entre mes draps sales et je collais le nez sur des photos d’elle à poil, si bien que je pouvais m’imaginer voir frémir ses longs cils surchargés de rimmel lorsque je me branlais
Commenter  J’apprécie          40
BazartBazart   02 mars 2013
Nous restâmes assis au soleil à une

terrasse, suivant des yeux les mouches qui faisaient

l’amour. Nous ne parvînmes pas à bien distinguer

comment elles s’y prenaient. Elle disait que si on les

observait attentivement lorsqu’elles faisaient leur

toilette, on n’aurait jamais plus le coeur d’en écraser

une.

Lorsque nous suivîmes le chemin vers la mer,

bordé d’échoppes de bois, de buvettes et de baraques

à boustifaille – on aurait dit une rue de village, décor

d’un western après les prises de vues – où flottait une

odeur de frites, de fruits et de poisson, les garçons la

sifflaient, disant « Vise-moi ce beau morceau » ou

chuchotaient en riant des obscénités à son sujet.
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calisson73calisson73   12 juillet 2014
Elle dormait comme un loir. Elle ne se calmait pas avant d'avoir réoccupé les trois quarts du plumard et blotti sa croupe contre mon ventre, puis elle se mettait à ronfler paisiblement en suçant son pouce. Olga et ses caprices singuliers, bizarres, gênants, charmants ou insupportables. J'ai persisté à l'aimer à la folie.
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BazartBazart   02 mars 2013
Non, faire l’amour en plein air était réservé
aux oiseaux.
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