AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2264057815
Éditeur : 10-18 (03/01/2013)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 705 notes)
Résumé :
Succès phénoménal aux Pays-Bas, alliance détonante d'une comédie de mœurs à l'humour ravageur et d'un roman noir à la tension implacable, Le Dîner dresse le portrait de notre société en pleine crise morale. Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors-d’œuvre : le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le vérit... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (167) Voir plus Ajouter une critique
nameless
19 mars 2017
Herman Koch bâtit son roman de 343 pages en version Piment, autour du dîner partagé dans un restaurant chic et donc cher d'Amsterdam, par deux frères, Paul et Serge. Le premier est un professeur d'histoire mis en disponibilité pour raison médicale, le second est en pleine campagne électorale, pressenti pour devenir le prochain premier ministre des Pays-Bas. Ils sont accompagnés par leurs épouses, Claire et Babette.

Poussant très habilement l'exploitation de son thème jusque dans ses retranchements, l'auteur divise l'intrigue en 6 parties : l'apéritif, l'entrée, le plat, le dessert, le digestif, le pourboire. Et à l'issue de cette lecture, force est de constater que l'addition est salée et la digestion difficile pour les lecteurs, tant ce roman nourrit...

Paul est le narrateur et tout commence gentiment, par une description drôlatique des pratiques commerciales en vigueur dans les restaurants branchés, où un gérant obséquieux et omniprésent interrompt les conversations pour remplir les verres le plus souvent possible vu le prix des bouteilles, récite la liste sans fin des ingrédients exotiques entrant dans la composition des plats pour finalement servir des assiettes dans lesquelles les mets sont perdus au milieu d'un vide abyssal.

Mais. Mais, malgré cet humour ravageur et ce démarrage léger, le lecteur ressent rapidement un vague malaise. Quelque chose ne tourne pas rond dans ce repas familial. Une menace plane, sans que l'on puisse en définir exactement l'origine ni deviner comment l'explosion finale va se produire. Au cours de quelques flash-back, Paul révèle progressivement des éléments du passé, mettant en scène les commensaux et leurs enfants, et curieusement, le lecteur est gêné de n'avoir à sa disposition que son interprétation, un peu comme si elle n'était pas parfaitement objective.

Il serait dommage d'en dire davantage. Le dîner est un roman douloureusement jubilatoire, féroce, amoral qui sait aussi poser des questions essentielles sur l'éducation des enfants, sur la responsabilité des parents et finalement, ce qui met tellement mal à l'aise, c'est que chaque lecteur-parent pourrait, en raison d'un impur hasard, assister à un tel dîner.

J'espère vous avoir mis en appétit littéraire. L'apéritif maison, une coupe de champagne, est à 10 € … Ca vous va ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          627
lyoko
29 novembre 2016
J'ai un ami, qui est peut être aussi le votre, qui "m'a conseillée" un bouquin grace a sa page FB. Mais malheureusement lui, il lit en Anglais; et je n'ai pas trouvé le titre dans ma bibliothèque préférée (et puis j'ai perdu le post-it sur lequel j'avais inscrit le nom du roman pour être tout a fait honnete) alors je me suis rabbatue sur un autre livre de Herman Koch.. et franchement j'ai bien fait.
Deux frères se retrouvent au restaurant avec leurs épouses respectives. le restau est haut de gamme et légèrement chichiteux et la discussion tourne autour de banalités jusqu'au moment ou le vrai sujet est révélé...
Ce roman est critique de la société.. j'avoue que le déroulé des plats est juste tordant de réalisme et de cynisme comme j'aime. Mais c'est surtout le sujet caché qui est intéressant dans ce roman : le pourquoi du comment de ce rendez vous. L'intrigue est tenace et l'écriture très agréable. C'est le style de roman qu'on ne lache pas facilement tout simplement parce que l'intrigue est tenue.
De plus elle permet le questionnement : qu'est ce que j'aurais fait si j'avais été a la place des personnages et franchement la réponse n'est pas aisée.
Bon pour finir je vais quand même vous dévoiler qui m'a conseillée cet auteur.... (roulement de tambour)......... et bien ce n'est rien d'autre que le maître de l'horreur himself : Stephen King. J'étais curieuse de voir ce qu'il pouvait aimer comme roman.. et apparemment on a les mêmes goûts.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6410
marina53
21 mars 2014
Ils se sont donné rendez-vous pour dîner dans un grand restaurant chic et prisé de la ville d'Amsterdam. Réticents de devoir passer la soirée avec Serge et sa femme Babette, Paul et Claire s'y sont rendus malgré tout. Comme à son habitude, Serge se fait attendre. Politicien en pleine ascension, certainement Premier ministre en devenir, il tenait à parler de leurs enfants respectifs avec son frère. Michel, le fils de Paul, et Rick, celui de Serge ont le même âge et traînent souvent ensemble ainsi qu'avec Beau, le fils adoptif de ce dernier. Des retrouvailles un peu froides, Paul ne supportant pas le côté emprunté et maniéré de son aîné. Arrive l'entrée, servie par le gérant un peu trop envahissant. L'on discute de choses et d'autres, de films, des vacances en Dordogne où Serge a une maison secondaire. Paul ne peut s'empêcher de repenser à la vidéo compromettante et troublante qu'il a vue sur le portable de son fils, juste avant de partir. Au fil du repas, la tension devient de plus en plus palpable: Serge monopolise l'attention, Paul s'agace devant les assiettes presque vides et les explications interminables du serveur, d'autant plus que le sujet tant redouté ne va pas tarder à attiser une certaine animosité...

Au menu de ce dîner:
En entrée: des personnages d'abord bien sous tous rapports qu'Hermann Koch prend un malin plaisir à décortiquer au cours du repas. L'on se rend compte alors de la complexité de chacun d'eux, des secrets qu'ils taisent et un passé trouble pour l'un d'eux. La véritable personnalité de chacun va se révéler gentiment. Face à ce sujet épineux et ô combien troublant et déterminant, chacun campe sur ses positions.
En plat: un huis-clos temporel et spatial oppressant et dérangeant.
En dessert: l'auteur s'attaque à un réel problème de société. S'affichant comme une petite comédie, le roman s'avère au final une véritable satire sociale grinçante, un roman noir déconcertant. S'étant inspiré d'un fait réel, il sculpte à merveille le comportement de chacun face au geste irréparable de leurs enfants. Comment réagir et que faire, d'abord pour les enfants mais également pour les parents? Traité d'une façon singulière, ce sujet amène évidemment toute une série de questions sur la morale, le bien et le mal ou la violence gratuite.
Pour l'ambiance: une écriture vive et intelligente. Herman Koch manie la plume avec dextérité et alterne savamment le passé de Paul et le déroulement du dîner.
Le dîner... un café pour digérer?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          600
Ydamelc
27 décembre 2016
Deux frères et leur épouse respective se rejoignent dans un prestigieux restaurant.
Une superbe occasion de se réunir et de partager de bons moments avec son frangin, alors que la routine et les obligations du quotidien les submergent ?
Non, pas vraiment...
Doucement, par étape, ce dîner va nous dévoiler ce qu'il cache en réalité.
On fait tranquillement connaissance des lieux, des personnages, de leurs situations professionnelles et personnelles, des liens qui les unissent, à l'heure de l'apéritif.
Malgré le fait qu'un certain trouble se fait ressentir, le temps est aux retrouvailles. On discute gentiment, on boit, on rit, on prend des nouvelles...
Lorsqu'il est temps de choisir l'entrée, les différences, les différends entre les deux frères s'affirment, se confirment...
Pas question de manger la même chose, quitte à commander une assiette dont on n'apprécie pas le met qui la compose.
L'atmosphère devient de plus en plus tendue... le récit s'assombrit et on ressent clairement la tension du huis clos qui s'installe.
C'est éprouvant, notre respiration est courte, saccadée...
Chaque page tournée, fébrilement, apporte son lot de révélations, de petits et de grands secrets...
On rentre dans le vif du sujet avec le plat.
Les réelles motivations de ce dîner.
Les visages se crispent, les estomacs se serrent...
Place aux larmes, aux rancoeurs... Maintenant !
On a besoin de prendre l'air pour retrouver un semblant de souffle.
Le dessert est amer... Des décisions doivent être prises.
Chacun cherchant à se protéger, se retranchant du côté de leurs intérêts...
Les instincts les plus primitifs ressurgissent...
Il n'est plus question du moindre lien fraternel entre eux...
C'est oeil pour oeil, dent pour dent !
Celui qui aura les meilleures armes, la meilleure défense pour sauver ce qu'il reste à préserver...
Cette partie nous éclate à la tête !
Elle nous assaille, nous met mal à l'aise...
Comment peut-on en arriver là ? Ne plus penser qu'à soi ? Que des actes odieux restent impunis, pour son simple intérêt et que les apparences, le paraître, le regard de l'autre... restent intacts ?
Ne pas assumer ses actes et essayer de rejeter toutes les fautes sur quelqu'un d'autre, quitte à ce que ce soit sur son propre frère ?
Agirions nous différemment ?
Vraiment ?
Le digestif nous est servi en tant qu'épilogue de cette malheureuse histoire.
C'est l'addition...
Il est temps de payer, de digérer...
Un huis clos dérangeant, sombre... dont personne ne sortira indemne malgré tous les efforts et coups bas déployés...
Un dîner après lequel on se sent barbouillé, l'estomac en vrac... (alors que ce n'est même pas parce que j'ai mangé trop de chocolat à Noël...:-p ), mais qu'il convient de déguster pour nous pousser à la réflexion...
Qui se fait reflet de la société...
C'est pas franchement beau quand on y pense.
Des bisous pour ce conseil de lecture, d'autres pour ce cadeau...
Merci pour ces bons moments !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          440
Petitebijou
15 mars 2014
"Le dîner" est la première oeuvre littéraire néerlandaise que je lis : plus de 300 pages que j'ai dévorées avec avidité. Ce roman a suscité de ma part à chaque page admiration, étonnement, stupeur aussi : la rareté d'une lecture dont on ne peut décrocher à la fois par plaisir mais aussi avec un sentiment de malaise car rien de ce que l'on y découvre n'est confortable. Plus le livre avance, plus il m'a dérangée, provoquant une réflexion personnelle sur des sujets profonds qui concernent chacun de nous au travers d'une fiction formidable alliant suspense, humour féroce, portraits au vitriol de la société politique, culturelle, nous interrogeant sur les relations familiales (fratrie, couple, enfants), et nos valeurs sociétales (éducation, médias, rapport à l'argent).
Une des clés de la réussite de ce livre est que c'est avant tout une très bonne histoire. le roman s'ancre dans le décor d'un restaurant étoilé où se retrouvent deux couples, la quarantaine, plutôt aisés, dont les deux hommes sont frères.
Chaque partie du roman suit la chronologie du dîner, de l'apéritif au pourboire. Un des deux frères, Paul, prof d'histoire, est le narrateur, l'autre, Serge, est en passe de devenir le futur Premier Ministre. Claire et Babette sont leurs épouses respectives. Les deux couples ont des enfants.
Très tôt, la tension est palpable : sous le vernis des gens civilisés mais aussi célèbres et publics (Serge), l'instinct humain primal se révèle. Nous sentons que ce dîner a un enjeu terrible, que nous allons découvrir au moyen de flash-backs, mais personnellement je ne m'attendais pas à un tel développement et une telle résolution.
Pour employer une expression à la mode dont se raillerait le narrateur, rien n'est politiquement correct dans ce qui est énoncé. Chaque fois que l'on se sent rassuré par telle ou telle idée émise, telle manifestation sentimentale, telle bouée de sauvetage, le bien-être ressenti est mis en pièces quelques lignes plus loin. le sol ne cesse de se dérober sous nos pieds, à l'image des saveurs du dîners pour les convives de plus en plus acides. L'auteur nous gratifie en prime d'une satire du monde culinaire sacralisé des plus réjouissantes.
H. Koch promène et manipule son lecteur avec délectation : au départ, les quatre personnalités semblent bien définies : tel est détestable, telle est un peu cruche. Mais ce serait trop simple. le fort devient faible, l'intelligence moyenne se révèle diaboliquement rusée, et ayant fini le livre, je me demande encore si le narrateur ne m'a pas menée en bateau plus que je ne le soupçonne.
Car c'est un aspect que j'ai vraiment apprécié : tout n'est pas dit. En ces temps de fameuse "transparence", ici nous seront dissimulés certains faits, même déterminants. Rien ne sera justifié par une démonstration psycho-médicale, même si des indices nous questionnent. H. Koch joue aussi sur notre sentiment de frustration, ce qui est en parfaite adéquation avec "Le dîner" puisqu'il contrôle avec jubilation notre faim de savoir, expliquer, et surtout juger. Aucun jugement n'est possible, à moins d'un rejet viscéral du lecteur, ce qui me paraît improbable vue la qualité de la narration. Les questions sont posées : que sommes-nous prêts à sacrifier, quels actes sommes-nous capables de commettre pour préserver le peu de bonheur qui nous maintient en vie, et, en apparence, aptes à côtoyer nos semblables, jouer le jeu d'une vie sociale conforme ?
Si vous pensez avoir de solides réponses personnelles à ces questions, H. Koch vous fera vaciller.
"Le dîner" est féroce, subtil, impitoyable, drôle, tragique, violent.... et jubilatoire !!
J'ajoute, pour terminer mon billet, que l'auteur a mis en exergue de son roman un extrait du dialogue du film de Tarentino "Reservoir dogs". le livre refermé, j'en ai souri.
Bien joué, Monsieur Koch !
Vivement la prochaine invitation.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          361

Les critiques presse (3)
Lexpress05 juillet 2011
Avec une écriture au cordeau, et un humour très noir, Herman Koch signe le portrait glaçant d'une société en pleine crise morale, où les monstres ne sont définitivement pas ceux que l'on croit.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama29 juin 2011
Le Dîner s'apparente à une satire sociale qui se déplace vers le polar.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeSoir18 juin 2011
Une lecture plaisante par le cynisme omniprésent qui débouche sur la réflexion à propos de notre société.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations & extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
indelebilevagabondeindelebilevagabonde11 août 2017
Je n’avais pas envie d’aller dîner au restaurant. Je n’en ai jamais envie. Un rendez-vous dans un proche avenir est la porte de l’enfer, la soirée est l’enfer même. Cela commence le matin dans la glace : que va-t-on bien pouvoir mettre, et faut-il ou non se raser. Tout est alors assertion, que ce soit un jean déchiré et taché ou une chemise repassée. Si l’on garde sa barbe d’un jour, on a été trop paresseux pour se raser ; avec une barbe de deux jours, on vous demande immanquablement si la barbe de deux jours fait partie d’un nouveau look ; et avec une barbe de trois jours ou plus, on n’est plus qu’à un petit pas de la dégradation totale. « Tu es sûr que ça va ? Tu n’es pas malade au moins ? » Quoi qu’il en soit, on n’est pas libre. On se rase, mais on n’est pas libre. Se raser est aussi une assertion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
indelebilevagabondeindelebilevagabonde11 août 2017
« J’ai regardé ma femme, Paul et moi… A quand remontait le temps où Claire et moi pensions encore que l’autre ne savait rien ? Une heure ? Cinquante minutes ? J’ai regardé la dame blanche intacte de Serge : comme avec les cercles annuels des arbres ou la « méthode du carbone 14 », on devait pouvoir déterminer techniquement l’écoulement du temps en fonction de la fonte d’une glace à la vanille. «
Commenter  J’apprécie          10
indelebilevagabondeindelebilevagabonde07 août 2017
Il s’est alors installé ce curieux silence que l’on n’entend que dans les restaurants : une soudaine conscience aiguë de la présence des autres, du brouhaha et du cliquetis des couverts sur les assiettes de la trentaine d’autre tables, une ou deux secondes de calme plat pendant lequel les bruits de fond deviennent des bruits de premier plan.
Commenter  J’apprécie          30
miladomilado04 juin 2013
Une femme, qui avait deux homosexuels comme voisins du dessus, deux jeunes hommes qui vivaient ensemble et s'occupaient parfois de ses chats, était interviewée. "Ils sont tellement adorables, ces garçons! " racontait la femme. Ce qu'elle voulait dire, en fait, c'est que ses voisins étaient certes homosexuels, mais le soin qu'ils apportaient à ses chats montrait qu'ils étaient tout de même des gens comme vous et moi. Elle trônait dans l'émission, satisfaite d'elle-même, parce que tout le monde allait maintenant savoir à quel point elle était tolérante. Et que ses voisins du dessus étaient des garçons adorables, même s'ils faisaient des choses dégoutantes ensemble. Des choses répréhensibles en fait, malsaines et contre nature. Perverses en somme, mais excusables parce que les deux hommes s'occupaient de façon désintéressée de ses chats."
...
" Pour comprendre ce qu'affirmait cette femme à propos de ses voisins, ai-je poursuivi puisque personne ne disait rien, il faut renverser la situation. Si les deux homosexuels adorables n'étaient pas venus donner des croquettes aux chats, mais leur avaient au contraire lancé depuis leur balcon des filets de porc empoissonnés, ils n'auraient été tout simplement que de sales pédés, comme d'habitude.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
missmolko1missmolko112 février 2017
« [...] Vous êtes allés voir le nouveau film de Woody Allen ou pas ?»
JE TROUVE QUE C'EST UN SIGNE DE FAIBLESSE quand la conversation porte trop vite sur les films. Au fond, les films sont plutôt un sujet pour la fin de soirée, quand on n'a vraiment plus rien à dire. Je ne sais pas pourquoi, mais je ressens toujours un creux dans l'estomac quand les gens se mettent à parler de films : c'est comme s'il recommençait à faire nuit dehors alors qu'on vient de se lever.
Le pire, ce sont ceux qui racontent les films du début jusqu'à la fin ; ils prennent tout leur temps, ils s’étendent pendant un quart d'heure : un quart d'heure par film, j'entends. Peu leur importe au fond que vous ayez l'intention d'aller voir le film en question ou que vous l'ayez vu depuis longtemps, ils ne tiennent aucun compte de ce genre d'information, ils sont déjà en plein milieu de la scène d'ouverture. Par politesse, vous faites mine au début de vous intéresser, mais vous renoncez vite à toute forme de politesse, vous bâillez ouvertement, regardez le plafond et changez sans cesse de position sur votre chaise, Vous ne ménagez pas votre peine pour faire taire le conteur, mais rien n'y fait, il est déjà allé trop loin pour percevoir ces signaux à leur juste valeur, il est surtout esclave de lui-même et des âneries qu'il débite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Videos de Herman Koch (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Herman Koch
Herman Koch : "Je peux comprendre les auteurs qui sont..."
autres livres classés : littérature néerlandaiseVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
880 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre
. .