AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Hélène Bokanowski (Traducteur)Sylvère Lotringer (Préfacier, etc.)
ISBN : 2020638959
Éditeur : Seuil (17/03/2004)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Dix-huit des trente nouvelles que comprend ce volume figuraient dans La Maison hantée, recueil aujourd'hui totalement épuisé.
Le présent ouvrage offre dans une séquence ordonnée - que justifie dans sa préface Sylvère Lotringer - des textes jusque-là dispersés dans trois ouvrages posthumes et d'autres encore, parus dans des revues ou des journaux.
L'Art du roman constituait une approche théorique de la recherche de Virginia Woolf. Ce recueil, qui lui fa... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
dreulmadreulma   19 juin 2012
Préface de Sylvère Lotringer, (suite)
V.W. oscille ainsi entre deux écueils : l'abandon à l'imaginaire où se traduit le débordement d'une subjectivité trop longtemps contenue ( il y a du défi dans cette dérive), et la reprise de ses distances dans l'extériorisation provocante de la chambre de Jacob.
... Nous assistons à un affrontement direct de l'écrivain à la vie ... le point de contact de l'imaginaire et du réel n'est qu'une condensation contingente de matière dans laquelle l'esprit du narrateur s'engage et s'englue. Ici se manifeste l'unanisme foncier de V.W. , le sentiment que l'univers est parcouru par une force vitale dont la distribution capricieuse assigne à chacun sa part de lumière - au sens propre: le carré de vitre où se débat la phalène, le rectangle ensoleillé ouvert devant Mme Grey exaspèrent, en regard de cet espace qui se devine et se dérobe, leur confinement. Du plus petit au plus grand, de la phalène à l'inconnue pathétique, circule la même souffrance, le même tressaillement convulsif d'une matière vive dont la vie cruellement se joue. ...
...L'univers woolfien procède d'une explosion. Avant, chaque chose obéissait à une règle, chaque tâche était marquée du sceau de la vérité , chaque intention sondée par la raison, épurée par les moeurs. Avant, le sérieux même semblait une garantie de pérénnité. Et voici que en 1910, la constellation victorienne s'effondre, que la dignité se démasque rôle, la pudeur hypocrisie, la froideur frigidité. Alors la jeune sensibilité découvre que l'ordre victorien, ce code fait de sécheresse pointilleuse et d'intérêt bien compris, n'a pas existé de tout temps, qu'il était lui aussi conquête sur le chaos avant de se figer dans la pompe et la pause; sa moralité sourcilleuse ne trahit plus , maintenant, que la réaction apeurée d'une élite qui a vu s'effriter avec Darwin les fondements divins de l'harmonie sociale. De ce soleil impérieux ne subsiste plus qu'un astre mort, si proche et si lointain déjà (9), dont on peut faire le tour avec une surprise incrédule... Élargissement de l'horizon dont nait aussi le vertige. Tout témoigne de ce tourbillon premier des valeurs et de l'acharnement qu'elle met à le vaincre; tout souligne sa volonté de substituer aux tabous intouchables des règles ratifiées par le sentiment intérieur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
HermantMHermantM   14 novembre 2012
Mais de quoi l'instant présent était-il fait ? Quand on est jeune, le futur, tel au morceau de verre, se superpose au présent qui tremble et qui frisonne. Quand on est vieux, le passé, tel un verre épais, se superpose au présent qui vacille et se déforme. Tout le monde est persuadé, néanmoins, que le présent existe et cherche à déterminer les éléments de cet état afin d'en définir la vérité, la totalité. Avant tout, il est en grande partie constitué par des impression visuelles et sensorielles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
PiatkaPiatka   29 septembre 2016
Elle créa son être, non pas à travers le théâtre et les poèmes, mais dans des lettres - touche par touche, avec des répétitions, amassant les petits riens quotidiens, écrivant ce qui lui venait à l’esprit comme si elle parlait…Nous vivons ainsi en sa présence et souvent tombons dans l’inconscient…son caractère grandit et change et elle semble comme une personne vivante, inachevée.

À propos de Mme de Sévigné
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
dreulmadreulma   20 mai 2012
Préface par Sylvère Lotringer

Les premiers textes subissent ouvertement l'attrait de l'onirique. Ils transfigurent le monde sur la palette du post-impressionnisme, ils le pulvérisent sous un déluge de lumière... Il y a là une première intériorisation du monde, la recherche d'un point d'équilibre entre le vacillement des formes et les palpitations de l'imaginaire, une première enveloppe translucide englobant la conscience et son objet. À voleter ainsi dans cet inter-règne ménagé par la contemplation, l'on court pourtant le risque de perdre pied, non plus de décrire ce va et vient de la chose au regard, mais un état indifférencié perdant avec ses références tangibles tout pouvoir d'élucidation ; une disposition que V. W. qualifie elle-même de «romantique» et qui s'accuse, écrit-elle (1), lorsque «l'écrivain se préoccupe plus de l'effet de la chose que de la chose elle-même. Et jusqu'à un certain point, il n'est rien de plus réel que l'effet des choses sur l'esprit. Le difficile est de résister à la tentation d'évoquer les sensations pour le plaisir de les ressentir; quand il y succombe, l'écrivain est perdu». ...
Les nouvelles suivantes viseront donc à la mainmise sur l'extériorité de l'être. À la spéléologie subjective succède un arpentage purement physique, l'espace cerné de tous côtés par des faisceaux de rencontres fortuites ou voulues, un essaim de regards braqués à divers degrés d'abstraction, dont l'auteur lui-même ne s'exclut pas. L'apex de cette géométrie de l'âme ce sera la Chambre de Jacob, ce creux d'être qu'un enchevêtrement de lignes et de ligaments peu à peu délimite. L'écrivain s'exerce à laisser glisser de regard en regard, au gré des réflexions dans lesquelles formes et couleurs se dissolvent et se coagulent, par une série d'accomodations différées qui tressent entre les éléments distincts de la scène, soumis à d'impalpables pulsations de lumière, à d'imperceptibles migrations d'intensité, des rapports ténus mais tenaces.
V.W. oscille ainsi entre deux écueils : l'abandon à l'imaginaire où se traduit le débordement d'une subjectivité trop longtemps contenue ( il y a du défi dans cette dérive) ...
(1) Times Literary Supplement, 18 janvier 1917
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Virginia Woolf (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginia Woolf
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'"Autoportrait de Paris avec chat", Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : « Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage ». Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. de Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.
+ Lire la suite
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Virginia Woolf

Virginia Woolf a grandi dans une famille que nous qualifierions de :

classique
monoparentale
recomposée

10 questions
157 lecteurs ont répondu
Thème : Virginia WoolfCréer un quiz sur ce livre