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Pierre Singer (Traducteur)
ISBN : 2070412296
Éditeur : Gallimard (09/05/2001)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Avec l'embrasement de l'Europe entière, c'est à la fin d'une époque qu'on assiste.
Aucun des turbulents membres de la famille Dukay, une des plus anciennes de l'ex-empire austro-hongrois, ne sera épargné par la tourmente. De l'exquise Zia au cruel Johy, de la belle Kristina au sage Mihaly, ils devront tous affronter leur destin. Mêlant avec brio l'Histoire et la fiction, Lajos Zilahy nous offre une vaste fresque tumultueuse et romantique à souhait qui passion... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Sachenka
  05 mai 2017
Le 1er septembre 1939, le comte Istvan Dukay meurt subitement. Toutefois, ce drame qui secoue la noble et illustre famille hongroise est occulté par le début des hostilités de la Deuxième Guerre mondiale. le reste du roman L'ange de la colère alternera entre les événements intimes des Dukays et ceux qui secouent le monde, puis ils s'entremêleront. La deuxième génération est d'abord éparpillée. Ostie mène sa vie comme il l'entend en Amérique et on en parle peu. Pareillement pour le grand frère idiot Rere, pourtant si près. Et Kirstina continue ses pérégrinations dans toute l'Europe.
Non, en ce qui concerne la deuxième génération, tout se joue entre Johy et Zia. le jeune homme s'associe aux partis pro-fascistes, adhère à l'idéologie nazie, fraie avec les Croix Fléchées. Sa grande aspiration est de recevoir des honneurs allemands. Rien ne peut l'éloigner davantage de Zia, sa cadette. Son nouvel époux, le scientifique Mihaly Ursi, est proche des milieux démocrates, il flirte même avec le communisme. Et c'est lui qu'a choisi Ostie pour gérer les terres ancestrales de Duka et de Hemlice, où se trouve le château d'Ararat. Qu'à cela ne tienne, Johy se réfugie au manoir de Septemvir Utca à Budapest.
Beaucoup y passent dans L'ange de la colère : les joies des débuts prometteurs de la guerre, le désenchantement, les trahisons, le sort réservé aux juifs, les opposants au régime nazi, la crainte des soviétiques, etc. L'auteur Lajos Zilahy a fait un énorme de travail de fond, avec précision et rigeur historique. C'était instructif sans jamais tomber dans les longueurs descriptives et analytiques. La priorité était toujours donnée à la trame narrative. Et c'est réussit car, en tant que lecteur, on passe par toute la gamme des émotions.
Après avoir reposé le roman, je n'étais pas certain avoir aimé autant ce tome que le précédent. Je crois que, ce qui m'a moins plu, c'est que le roman repose beaucoup sur les épaules de Mihaly Ursi. Ce roman est certes très important, mais ce n'était pas lui que je voulais retrouver mais la famille Dukay. Bien sur, il est marié à Zia, une des héritière, mais… Et puis je me suis ravisé. Beaucoup avaiut déjà été dit sur cette illustre famille. La Hongrie vivait les dernières heures de la monarchie, il y avait une régence, on allait basculer dans la république soviétique. Celui qui pouvait nous y amener, c'était justement Mihaly Ursi.
Donc, assurément, je poursuivrai les aventures de la famille Dukay (des membres qu'il en reste) dans le troisième et dernier tome de cette saga.
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tynn
  18 août 2013
Et la Hongrie subit la seconde guerre mondiale.
Dans ce deuxième livre de la trilogie, Les Dukay, famille aux glorieuses origines aristocratiques, subissent avec leur pays les années noires de la politique d'expansion d'Hitler et se partagent idéologiquement les différents courants de pensée, entre communisme, nazisme et capitalisme.
Dans un siècle en complète mutation, subissant la guerre et ses destructions, s'entraidant ou se déchirant, ils y perdent, pour certains leur âme et leur honneur, pour d'autres leur fortune, leur idéal, leurs illusions.
Par une écriture vivante, élégante, ironique et documentée, Lajos Zilahy nous fait vivre et aimer la Hongrie et Budapest, comprendre les interactions des pays de l'Europe centrale, aux frontières sans cesse déplacées, aux populations sans cesse dominées par la nuisance de conquêtes du "prussien" ou de "l'ogre russe".
Une certaine légèreté dans le ton et le sens de la formule allègent le récit de sa charge émotionnelle.
Le romanesque sans artifice, n'est jamais excessif mais dosé avec précision entre les personnages imaginaires, tous crédibles et attachants, et le contexte historique d'une grande limpidité.
Lajos Zilahy offre une étude littéraire passionnante sur son pays, mis sous joug communisme après la guerre, alors que lui même devra faire le choix de l'exil vers les Etats Unis en 1947.
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5Arabella
  05 août 2016
L'ange de la colère commence avec la mort de Istvan Dukay, le chef de famille que nous avons rencontré précédemment dans les Les Dukay. Nous revoyons certains événements du premier roman, parce que l'action du deuxième tome place au centre Mihaly Ursi, le deuxième mari de Zia, personnage central des Dukay. Les temps sont pour les moins troublés, les obsèques du comte Istvan ont lieu le 1 septembre 1939…..
Nous suivons les destinées des différents membres de la famille dans la tourmente de la guerre, quel que soit le camps qu'ils aient choisi. le livre nous raconte en fait l'histoire de la Hongrie durant la seconde guerre mondiale et immédiatement après, mais avec le ton élégant et ironique de Lajos Zilahy, pas de misérabilisme, pas de larme facile, ni de tragique appuyée, alors que les événements s'y prêteraient. Une grande pudeur et discrétion, tout en disant les choses.
C'est triste et drôle à la fois, émouvant et enchanteur. J'ai été triste de quitter définitivement tous ces personnages à la fin de ce roman.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SachenkaSachenka   19 avril 2017
L'âme humaine a toujours été assoiffée d'obéissance. Nous avons beau nier ce fait depuis la Réforme et la Révolution française, il n'en est pas moins vrai que nous nous montrons faibles et lâches dès que notre impénétrable destin est en jeu ; et nous bénissons la main, sûre en apparence, qui nous impose une décision.
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SachenkaSachenka   24 avril 2017
"De très grandes choses ne peuvent être accomplies que par les moyens les plus cruels. Les peuples civilisés ont toujours été vaincus par les barbares. Les premiers Grecs étaient beaucoup moins civilisés que les Crétois. Les premiers Romains étaient beaucoup plus barbares que les Étrusques. Les forces teutonnes de Charlemagnes..."
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tynntynn   16 août 2013
...Ursi cita une phrase de H.G.Wells: " La doctrine chrétienne est la plus grande et la plus merveilleuse invention de l'homme; le seul malheur, c'est qu'on ne l'ait jamais mise à l'épreuve."
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SachenkaSachenka   24 avril 2017
Trois éléments favorables jouèrent en faveur de la Budapest de François-Joseph : la verve asiatique de la race magyare, la soif de science et la passion de construire de la minorité allemande et l'ardeur commerciale des Juifs.
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SachenkaSachenka   18 avril 2017
Le Grand Monde est naturellement l'Amérique.
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Dans la catégorie : Littérature hongroiseVoir plus
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