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ISBN : 2878582063
Éditeur : Viviane Hamy (31/03/2005)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 22 notes)
Résumé :

Dezsö Kosztolányi est né en 1885 à Szabadka, ancienne province de l’Empire austro-hongrois, dans une famille noble d’intellectuels. Très tôt, il se consacre au journalisme et devient l’un des principaux rédacteurs de la prestigieuse revue Nyugat, à laquelle collaborent tous les plus grands écrivains de cette période bénie entre tous: le disciple de Freud Ferenczi, Karinthy, etc. La publ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  22 octobre 2019
"Kosztolanyi avait une soeur laide et qui n'a jamais pu se marier. Cette donnée est-elle suffisante ?
a-t-elle même été nécessaire ? Ce qu'on peut dire de toute façon, c'est qu'en 1923, sur le fond de cette existence provinciale qu'il a connue enfant, Kosztolanyi va écrire -Alouette-, oeuvre qu'il considérera comme son plus grand roman ....
Avec sa fille, laide en effet, et qui vieillit sans trouver en effet de mari, un vieux couple, dans la ville provinciale de Sarszeg, mène une existence banale, étriquée et sans perspective." (préface. p.11)
Un ouvrage lu il y a fort longtemps, qui est parmi mes préférés de cet auteur hongrois; un texte bouleversant, qui analyse tout en finesse les rapports bien complexes, ambigus entre les parents et les enfants....avec la douleur supplémentaire d'un couple ayant une fille unique adorée,
mais affligée d'un physique des plus ingrats, qui les mettent eux-mêmes mal à l'aise, et tiraillés dans leur affection !!
"Combien les enfants peuvent souffrir à cause de leurs parents, et leurs parents à cause de leurs enfants. "(p.124)
Une relecture serait sûrement bienvenue !
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Laurence64
  11 novembre 2012
Alouette, gentille alouette, alouette, je te plumerai…
Nul besoin de plumer cette alouette-là. Plumée par la vie dès la naissance, Alouette est une aimable potiche utilitaire et non décorative. Alouette est un laideron. Un laideron ayant dépassé l'âge de se marier et dont nul prétendant jamais ne voudra. Un vrai laideron dont personne n'avoue la disgrâce physique. Un laideron de presque trente-six printemps.
Alouette, gentille Alouette, Alouette, tu es déjà plumée...
Mais personne n'ose dire la plumaison initiale. Et les vilaines conséquences d'arborer un si moche plumage. Condamnée au célibat, Alouette n'a pas d'autres perspectives que de lisser quelques rémiges anémiques entre ses deux parents aimants jusqu'à la fin de leurs jours.
Il n'y aurait pas de quoi fouetter un chat, plumer une oie ou faire un roman n'était la plume remarquable d'un Dezsö Kosztolányi et son talent de conteur de vie humaine. Si l'existence banale ne virait à la tragédie.
Un évènement va bouleverser l'existence réglée du triste trio affectueux. Alouette est invitée chez un oncle. L'oiseau provisoirement envolé, le nid s'ébouriffe ailleurs. La semaine sans rejeton ingrat ouvre le temps d'une liberté nouvelle: on va au restaurant, au théâtre, on joue du piano, aux cartes, on boit. Mais surtout s'ouvre le moment d'une insoutenable prise de conscience : le malheur des Akos, malgré tout leur amour, c'est Alouette. «Elle est laide, elle est laide et rien d'autre, a dit Akos presque avec volupté, elle est laide et déjà vieillie, la pauvre, aussi laide que ça, il a fait une grimace affreuse en tordant sa bouche et son nez, aussi laide que moi.»
Alouette, gentille Alouette, Alouette tu nous as plumés…
Lorsque l'oiseau revient à tire-d'aile, il a enlaidi dans la graisse nouvelle. Il est aussi plus malheureux.
La parenthèse se ferme. On va s'aimer entre soi. de part et d'autre, on anesthésie la souffrance dans le quotidien étriqué.Tout rentre dans l'ordre parce que l'obsession, même celle du malheur, est confortable. Elle donne une raison d'être.
Watzlawick a rédigé un essai sur la résistance au changement. Bien avant lui, Kosztolanyi a écrit un petit roman cruel et tragique d'une écriture aussi humoristique que meurtrière.
Ce petit oiseau hongrois qui prête à rire et à pleurer a sa place dans la volière où rêvent mes livres, la nuit venue.
Alouette, gentille Alouette, Alouette jamais je ne t'oublierai.
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Bunee
  16 décembre 2008
Très beau livre que ce roman "Classique" de la littérature Hongroise. Avec un faux air de Flaubert et un réalisme un peu tendre, cette histoire est séduisante.
Dans une petite ville vit un couple assez agé avec sa fille de 36 ans, surnommée Alouette. Une petite vie calme à la limite tristoune, isolée et rythmée par d'imperturbables habitudes,, en compagnie de leur fille si desespérément seule ... et laide.
Un jour, déchirement: Alouette part passer une semaine à la campagne. C'est la première fois qu'elle s'absente aussi longtemps. L'effervescence du départ est suivie d'une période où les parents errent un peu, désorientés. Et, curieusement, ils vont se mettre à sortir. D'abord au restaurant, ce qui fait figure d'évènement dans la ville. A partir de là, les vieilles connaissances ressurgissent, ainsi que le souvenir d'une vie passée heureuse. Diners, théatre, parties de cartes ....
Entre nostalgie et desespoir, les parents d'Alouette se remettent à vivre, Sans se l'avouer ouvertement, le pere rajeunit, la mère rejoue du piano... .
Et la fille, qui fait désormais penser à un fardeau, revient. de son coté aussi, son absence lui a fait prendre conscience de sa solitude. de retour, encore plus laide, plus grasse et plus malheureuse.
Tout redevient comme avant: les petites promenades à lente allure dans les champs, les diners à trois à la maison...
Dans le style littéraire, très vivant, on retrouve une excellente transcription de l'Immuable, mis entre parenthèse une breve semaine, d'une existence qui redevient aussi figée qu'avant l'absence.
Un livre vraiment agréable à lire, avec des personnages bien campés, attachants.
A parcourir sans hésitation !
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moustafette
  11 mars 2011
Alouette est fille unique, elle a 35 ans et elle est laide.
Ses parents, petits bourgeois de province, désespèrent de lui trouver un mari.
Chacun, sans se l'avouer, c'est fait une raison. Et la vie, ô combien ritualisée, de cette famille suit son cours.
Jusqu'au jour où Alouette part une semaine chez un oncle à la campagne, et laisse en tête à tête ses vieux parents.
Les préparatifs du voyage donnent à eux-seuls une idée de "l'obsessionnalité" de cette famille !

D'abord désemparé au premier soir, le couple va devoir s'organiser pour "survivre" aux sept jours d'absence de leur fille chérie.Trés vite, une seconde jeunesse s'emparera d'eux. Restaurants, sortie au théâtre, rencontres, retrouvailles, tout va s'enchaîner avec le naturel propre à la vie.
Le père renouera avec ses anciens compagnons, Les Guépards, dont la devise est de "populariser la consommation des boissons alcoolisées tout en cultivant l'amitié virile". Ce qui nous vaudra une description savoureuse de leurs agapes et d'une fort sympathique partie de tarots.
La mère retrouvera des gestes simples de séduction toute féminine et rejouera même du piano.
Mais la veille du retour de l'enfant prodige, la crise éclate. le père craque, aidé il est vrai par une alcoolémie en forte hausse ! Et le sujet tabou, la laideur de la fille, arrive enfin sur le tapis. Les parents videront leur sac lors d'une nuit blanche telle qu'ils n'en ont sans doute jamais connue.
Au retour d'Alouette, l'ordre reprend sa place.
Les parents redeviennent vieux, banalisant l'insouciance retrouvée pendant ces quelques jours. Et la fille rentre plus laide encore, car le régime crème et beurre de la campagne lui aura été profitable.
Parents et enfant s'enferment à nouveau dans leur souffrance et leurs mensonges, chacun se persuadant qu'il a manqué à l'autre.
Que les amateurs de romans au rythme trépidant passent leur chemin, ce livre n'est pas pour eux. N'attendez pas non plus un jeu de massacre, ni un ton acerbe et décapant. On est plus proche De Balzac et de Flaubert, n'oublions pas que ce livre parut pour la première fois en 1924.
L'auteur nous décrit la vie d'une petite ville de province et de son microcosme, et dépeint à merveille la vie étriquée de ces trois personnages que les rituels aident à lutter contre l'angoisse. Et gare à la vie si par hasard elle tentait de s'immiscer dans cet univers figé !

Lien : http://moustafette.canalblog..
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jmb33320
  07 janvier 2017
Belle découverte que ce roman hongrois paru dans les années 1920, d'un auteur de moi inconnu jusque là. le style, l'ironie douce font tout le sel de ce roman au sujet en apparence banal : Alouette, une vieille fille de trente cinq ans, vit avec ses parents, issus de la petite noblesse. Elle est vraiment très laide. le trio mène une existence routinière, sans trop se faire remarquer, dans une petite ville de province. On est en 1899, au début de septembre. Mais, grande aventure, Alouette part pour une semaine, à la suite d'une invitation à la campagne d'une branche de la famille. Nous ne suivrons pas Alouette, du moins pas directement, mais ses parents, soudains désemparés de son absence.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   13 août 2013
Combien les enfants peuvent souffrir à cause de leurs parents, et leurs parents à cause de leurs enfants. (p.124)
Commenter  J’apprécie          80
fanfanouche24fanfanouche24   13 août 2013
Il y a des gens pour lesquels il ne reste que la douleur, la douleur informe, implacable, qui n'est bonne à rien et ne sert à rien, à rien qu'à faire mal, mal à l'intérieur duquel ils s'enfoncent, tristesse qui n'est qu'à eux dans laquelle ils creusent toujours plus profond leurs galeries sans fin, mine obscure qui finit par s'effondrer sur eux, ils se retrouvent prisonniers là, et pas de secours. (p.126)
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fanfanouche24fanfanouche24   13 août 2013
Alouette était une bonne enfant, une très bonne même et l'unique plaisir de sa vie. C'était ce qu'Akos ne cessait de se dire et ne cessait aussi de dire aux autres. Il savait qu'elle n'était pas belle, la pauvre, il en avait longtemps souffert. (p.25-26)
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Video de Dezsö Kosztolányi (1) Voir plusAjouter une vidéo
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Dezso Kosztolanyi. Anna la douce.
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