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ISBN : 2070372987
Éditeur : Gallimard (18/06/1981)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 219 notes)
Résumé :
Au quatorzième siècle avant Jésus-Christ, voici l'extraordinaire Sinouhé.
Nous l'accompagnons dans les ruelles de Thèbes, la ville dissolue, chez la terrible courtisane Nefernefer qui le ruine, dans le temple d'Amon parmi les prêtres, chez le pharaon dont il est le médecin, chez les embaumeurs parmi les cadavres, à la guerre contre les Hittites, en Crète dans le labyrinthe du Minotaure où il cherche une jeune vierge. Luttes religieuses du temps d'Akhenaton, c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
philippe91
  06 juin 2018
XIVéme siècle avant JC : Avec le retour de Sinouhé à Thèbes, c'est l'histoire du règne d'Akhenaton et de l'opposition des dieux Aton et Amon qui occupent la première partie du récit. suivrons les guerres et les luttes de pouvoir.Profondément pacifiste, Akhenaton mène l'empire Egyptien vers sa ruine, l'aventure polythéiste est un échec face aux dieux ancestraux, l'Egypte se déchire et s'appauvrit, la Syrie se libère de l'empire et les hittites approchent des frontières. Sinouhé participera à l'avènement du dieu Aton et à sa chute, à la construction d'une nouvelle capitale et à sa ruine, à la guerre menée par Horemheb pour reconstituer l'empire, à l'arrivée à la tête de l'Egypte de Toutankhamon, aux complots d'Ay et d' Horemheb pour obtenir le trône d'Egypte.
Avec ce deuxième ouvrage, Mika WALTIRI clôt l'aventure de Sinouhé l'Egyptien. Tout aussi captivant que le précédent tome et aussi riche en aventures et intrigues, il est surtout plus profond, empreint d'humanisme et de philosophie. Les situations sont tristement proches de nos problématiques contemporaines, politiques, religieuses et philosophiques. A dévorer dans la continuité du premier tome!
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BrunoA
  23 avril 2013
Ce second volume me semble encore plus palpitant que le premier tant le climat se détériore pour le médecin Sinouhé qui, par impuissance face à des enjeux de pouvoir qui le dépassent, quitte ses fonctions de médecin et rejoint le peuple.
A travers ce personnage, on vit un peu de ce qui a pu secouer l'Egypte antique, notamment lorsqu'Aménophis IV, qui devint Akhénaton, choisit d'abolir le culte des dieux traditionnels au profit du dieu unique.
On vit avec le héros les innombrables turpitudes que l'auteur lui fait traverser et on en éprouve beaucoup de plaisir.
Commenter  J’apprécie          170
Tesrathilde
  06 mars 2018
Entendons-nous bien dès le départ : je ne suis pas du tout spécialiste de l'Égypte antique, je me suis principalement nourrie à ce sujet d'oeuvres grand public entre les BD Papyrus, Alain Surget (Thuya je crois qu'elle s'appelle son héroïne), quelques documentaires jeunesse et plusieurs sagas de Christian Jacq, qui paraît-il n'est pas toujours très exact (voire largement pire). Tout ça j'ai bien aimé, et comme j'ai repéré beaucoup de choses qui se croisaient j'ai une représentation de l'Égypte antique globale certainement bien trop homogène mais j'espère pas tout à fait aux fraises quand même, et si c'est le cas bah tant pis, je suis prête à revoir mes connaissances.
Sur ce point je n'ai pas été déçue : Waltari nous embarque de Thèbes, que Sinouhé aime énormément, et qui nous est décrite avec beaucoup de détails et d'émotion, de même que les bords du Nil, ce qui donne lieu à un certain nombre de passages poétiques, lyriques même parfois. Il nous fait découvrir aussi un peu le reste de l'Égypte, Babylone, la Syrie, la Crète, Mitanni (en Mésopotamie également). Si le fil conducteur reste la vie de Sinouhé les événements politiques et économiques du pays de Kemi (l'Égypte, ça je m'en souvenais 😉 ) sont omniprésents tantôt en arrière-plan tantôt au premier selon l'action de Sinouhé parmi les Grands : les pharaons Aménophis III et son fils Akhenaton, puis le général Horemheb, jusqu'à l'avènement de Ramsès après le décès de Toutankhamon. Alors oui c'est sûr c'est un peu la période la plus représentée de l'histoire du pays, et 60 ans sur quelques milliers c'est un peu court… En même temps cela reste une période de grands troubles et grands changements pour l'Égypte, en même temps qu'elle met en scène des personnages que tout le monde connaît plus ou moins, donc ça reste un terreau fertile pour une bonne histoire. J'ai en effet apprécié qu'on me réexplique à nouveau tout ce qui s'est passé sur cette période historique, le pourquoi et le comment (même si j'imagine que Waltari a pu prendre des libertés), et le tout reste dense et riche en aventures autant qu'en références et explications historiques. L'immersion est donc plutôt réussie dans sa globalité.
Cependant j'ai eu plusieurs soucis pour apprécier pleinement ma lecture.
Déjà, le livre aurait pu s'intituler : Les Malheurs de Sinouhé. Ce type est bête comme ses pieds, d'une naïveté affligeante, et j'ai passé pas mal de temps à avoir envie de lui coller des baffes. La gentillesse c'est bien, mais c'est bien aussi de ne pas laisser tout le monde te marcher dessus ! Entre la courtisane qui lui « vole » tout avec sa permission, ses mauvais choix politiques qu'il n'assume pas complètement, sa manie de tomber amoureux de toutes les femmes qui passent (ce qui est déjà chiant en soi pour le lecteur) sans pour autant aller jusqu'au bout dans ses relations, ou bien perdre ceux qu'il aime en faisant des choix tellement mauvais qu'on se demande s'il a deux neurones qui se connectent… Et en plus il n'arrête pas de s'apitoyer sur son sort. C'est juste hyper frustrant.
Allez je retourne à mon petit laïus (trop) habituel : où sont les personnages féminins bordel ? Je parle bien de personnages qui ont une profondeur, un caractère, pas de simples motivations amoureuses/sexuelles pour le héros (présentes) ni de bonniche (présente aussi, même qu'elle s'appelle Muti, je me demande si le lecteur doit rapprocher ça de « Mutti » (« maman » en allemand) ou mutsi (« maman » en finnois) ?) ni de mère (également). Je vous épargnerai aussi les très nombreuses occurrences de femmes qui servent de « divertissement » aux hommes, qu'ils soient maris, amants, clients de maisons closes ou… violeurs. Oui, oui. Lors d'un pillage de guerre, les hommes se « divertissent » avec les femmes de la ville vaincue. On peut mettre ça sur le dos du traducteur, ou de l'auteur, j'en sais rien. Enfin, je pencherais quand même pour un minimum de responsabilité de la part de l'auteur.
En fait Sinouhé a l'air de se ficher complètement que des femmes soient violées pas loin de lui, ou de les traiter lui-même comme des objets ou d'exploiter leurs « rôles sociaux » assignés, alors qu'il exprime de la pitié pour les pauvres, de la compassion pour les malades, qu'il encourage ses amis masculins à évoluer ou à se faire respecter… et qu'il chouine aussi beaucoup sur lui-même.
Enfin hormis leur aspect historique je n'ai trouvé aucun personnage réellement intéressant ou consistant. le nain Kaftah, ressort comique du narrateur, a réussi sa mission sur moi – mais de justesse – et cela ne peut pas rattraper à mes yeux le fond bassement sordide plus qu'épique, les héros qui sont loin d'en être, la succession de crimes, d'intrigues vicieuses (même si je conçois très bien cet aspect puisqu'on est sur un thème politique assez fort), et de figures archétypales sans âme. J'ai franchement été pas loin de m'ennuyer sur ce bouquin, et je me suis rendue compte après qu'il avait 40 ans de moins que ce que je pensais ! J'avais en fait retenu la date de naissance de l'auteur, et déplorais que ça ait quand même mal vieilli…
L'auteur semble conclure avec un Sinouhé en même temps vaguement repentant de ses erreurs et de ses crimes – oui parce qu'en fait il y a un moment où il commence à faire des mauvais choix non plus par gentillesse mais par peur ou autres motivations, et tombe dans une spirale immorale – qui dresse un portrait plutôt amer de lui-même même s'il se dit satisfait des quelques moments de bonheur qu'il a vécu. Certains lecteurs trouveront probablement dans ce livre, qui n'est pas mal écrit non plus, une fresque humaine émouvante et réaliste ; pour ma part cela ne m'a ni plu ni convaincue tant je n'ai pas réussi à comprendre ou accepter les choix du héros qui se pose en éternelle victime, ni sa vision des choses, même si Waltari a par ailleurs su me faire voyager.
Lien : https://croiseedeschemins.wo..
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Hillel
  24 août 2012
Le premier tome m'avait conquis, celui-si est encore plus fort, mais encore plus sombre.
Tout se complique autour de Sinhoué, sa vie n'est qu'un périple sans fin. de médecin,il est devenu espion. de plus en plus proche des manigances et des complots de pouvoirs. Autour de lui, tous ses alliés, ses amis semblent voués à des destins très complexes. Comme si il était impossible, d'aimer d'être heureux, à cette époque, dans cette Egypte des puissants.
La vie de ce héros nous fait découvrir par la même occasion, toute la complexité de la politique elle même liée aux cultes de divinités qui ont désormais totalement disparus. Tout n'est que démesure...grandeur et décadence.
Une très belle fresque qui prend fin avec ce tome, et nous aura véritablement embarqué avec beaucoup de justesse et de passion au temps des pharaons.
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benhur23
  09 mars 2017
Alors par rapport à ma critique du tome 1, je ne change pas grand chose si ce n'est que la couleur d'ensemble est plus lourde et sombre, mais aussi plus profonde et plus philosophique sans être incompréhensible.
Ce tome est plus passionnant non par les actions et intrigues mais surtout par la quête de Sinouhé de la vérité et de la connaissance des Hommes et surtout par la sagesse et l'humilité qui grandissent en lui.
La tristesse elle aussi grandit grandit au fil des pages et ajoute définitivement un intérêt certain.
Bravo Mika Waltari pour cette saga et ce style bien à vous.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
philippe91philippe91   01 juin 2018
Mais en vieillissant, j'ai compris qu'en dernière analyse tous les souverains sont les mêmes et que tous les peuples sont les mêmes, et que peu importe en somme qui gouverne et quel peuple en opprime un autre, car finalement ce sont toujours les pauvres qui supportent les souffrances.
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benhur23benhur23   09 mars 2017
Car moi, Sinouhé, je suis un homme et comme tel j'ai vécu dans chaque homme qui a existé avant moi et je revivrai dans chaque homme qui viendra après moi. Je vivrai dans les rires et les pleurs des hommes, dans ses chagrins et ses craintes, dans sa bonté et sa méchanceté, dans sa faiblesse et sa force.
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rkhettaouirkhettaoui   21 août 2013
Les secrets sont lourds à porter et ils sont dangereux et c’est pourquoi il vaut mieux les porter seul que les confier à autrui.
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rkhettaouirkhettaoui   21 août 2013
Toi, Sinouhé, tu es un homme bon et docile, tu ne veux de mal à personne. Mais nous vivons une époque où chacun doit prendre parti. Quiconque n’est pas avec nous est contre nous et en souffrira, car tu n’es pas assez simple pour croire que le pharaon conservera longtemps le pouvoir. Peu importe quel dieu tu honores, car Amon n’a pas besoin de toi. Mais il est en ton pouvoir, Sinouhé, d’annihiler la malédiction qui pèse sur l’Égypte. Il est en ton pouvoir de supprimer la famine et la misère et l’inquiétude dans la terre noire. Il est en ton pouvoir
de restaurer la puissance de l’Égypte.
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rkhettaouirkhettaoui   21 août 2013
il faudra réformer les écoles et chasser tous les anciens maîtres et rédiger de nouveaux textes de lecture. Je veux aussi simplifier l’écriture, car nous n’avons pas besoin d’images pour comprendre ce qui est écrit, et je veux inventer une écriture que le plus simple puisse apprendre, et il n’y aura plus de différence entre ceux qui savent écrire et le peuple, car le peuple aussi saura écrire, et dans chaque village il y aura au moins un homme qui saura lire les lettres que j’enverrai. Car je veux leur écrire souvent et beaucoup et sur toutes les choses qu’ils devront savoir.
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