> Albert Kohn (Traducteur)

ISBN : 2070394689
Éditeur : Gallimard (1996)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Salzbourg, c'est la beauté, l'art, la culture. C'est aussi une ville au climat pourri, peuplée de bourgeois bornés, mesquins, matérialistes, hypocrites, une ville haïe de l'auteur qui y est né, qui ne peut jamais y retourner sans se sentir de nouveau accablé par l'atmos... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 23 janvier 2012

    ay_guadalquivir
    L'Origine constitue le premier volet de l'oeuvre autobiographique de Thoams Bernhard. Une façon de planter le décor de ce qui constituera la matière de ses textes : comme si tout s'était formé dans cet internat, dans cette ville, auprès de ces gens, au contact de cette atmosphère pour laquelle Bernhard n'a pas de mots assez durs. de la fin de la guerre, sous les bombardements, Bernhard dit peu de choses. Son propos n'est pas de resituer un contexte qui expliquerait ce que sont les gens de Salzbourg. Il s'attache, par son procédé habituel de répétition, à circonscrire la nature profonde de Salzbourg. Terre propice au national-socialisme, aussitôt retombée dans l'idolâtrie catholique à peine la guerre finie. le symbole de cette ville, c'est son internat, qui d'internat national-socialiste devient établissement catholique : seul le directeur a changé, et sous le crucifix nouvellement accroché, la trace du portrait d'Hiltler est encore présente sur le mur. Certains passages du livre sont humainement violents. Comment il pratique le violon - son art de la répétition me fait penser aux variations musicales - pour convoquer ses envies de suicide et les apprivoiser. Les mots forment une longue plainte, sans concession, une longue plainte de l'Autriche désespérément perdue.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Wilkinson, le 12 mai 2012

    " La société ne songe nullement à éclairer et, dans toutes les conditions, dans tout pays et dans toute forme d’État, les gouvernements sont intéressés à faire en sorte que la société qu'ils gouvernent ne soit pas éclairée car s'ils éclairaient la société qu'ils gouvernent, il ne faudrait pas beaucoup de temps avant qu'ils ne soient anéantis par cette société qu'ils auraient éclairée. "
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par ay_guadalquivir, le 17 janvier 2012

    "C'est précisément ici, sur ce sol mortel qui m'a été donné à ma naissance que je suis chez moi et je suis plus chez moi dans cette ville (mortelle) et dans cette région (mortelle) que dans d'autres. Aujourd'hui, quand je parcours cette ville et que je crois que cette ville n'a rien de commun avec moi parce que depuis longtemps je ne veux avoir plus rien de commun avec elle, tout de moi (intérieurement et extérieurement) vient d'elle. Cette ville et moi nous formons une relation de toute la vie, une relation inséparable bien que terrible."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par ay_guadalquivir, le 25 janvier 2012

    "Les professeurs étaient seulement les agents d'exécution d'une société corrompue et au fond toujours ennemie de l'esprit, c'est pourquoi ils étaient eux-mêmes tout aussi corrompus et ennemis de l'esprit et leurs élèves étaient invités par eux à devenir des êtres tout aussi corrompus et ennemis de l'esprit que les adultes."
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par ay_guadalquivir, le 25 janvier 2012

    "C'est ainsi que dans des siècles et en peu de décennies, le caractère essentiel de cette ville est devenu un caractère insupportablement catholico-national-socialiste qu'on doit d'emblée qualifier de morbide, un caractère dans lequel il n'y a plus que du catholique et du national-socialiste."
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (4)

Video de Thomas Bernhard

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Thomas Bernhard

Chantal Thomas, Le testament d’Olympe, entretien .
Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse Guerre de sept ans, sous le règne de Louis XV.Deux s?urs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. le père, adepte de la Providence, s?adonne avec délice au bonheur de ne rien faire. La mère est en prières. La famille s?enfonce dans la misère. Ce dont Apolline s?aperçoit à peine, tandis que sa s?ur aînée, animée par l?ambition et l?esprit de liberté, n?a qu?une envie : s?enfuir. Les s?urs se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice dans un château. Elle en sort pour retrouver sa s?ur mourante, et découvrir, à travers un manuscrit, le récit de ses aventures.Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu, le superbe gouverneur d?Aquitaine. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais Richelieu l?offre à Louis XV, qui l?installe à Versailles dans sa petite maison du Parc-aux-Cerfs. Un brillant destin s?ouvre à elle?Comme Les Adieux à la Reine, ce roman est le fruit d?une alchimie entre érudition et fantaisie. On plonge dans une époque, ses couleurs, ses odeurs, ses rites, et dans un monde dominé par l?étrange duo que forment le duc de Richelieu, le plus célèbre libertin de son siècle, et le roi Louis XV, habité par le goût de la mort, le désir des femmes, et le sens du péché.Chantal Thomas a publié de nombreux essais, sur Sade (Seuil et Rivages), Casanova (Denoël), Thomas Bernhard (Seuil), Marie-Antoinette (Seuil). Elle a également écrit un livre de nouvelles, La vie réelle des petites filles (Gallimard), et Comment supporter sa liberté (Rivages). Elle est actuellement directrice de recherches au CNRS.En librairie le 9 septembre 2010Retrouvez tout l'univers de Fiction & Cie sur www.fictionetcie.com











Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'origine par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (30)

> voir plus

Quiz