> Gilberte Lambrichs (Traducteur)

ISBN : 2070406989
Éditeur : Gallimard (1999)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Huit jours après avoir assisté au mariage de sa sœur dans le château familial de Wolfsegg, en Autriche, Mureau, le narrateur, rentré à Rome doit repartir. Cette fois, pour participer aux funérailles de ses parents et de son frère, morts dans un accident de voiture.
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Corboland78, le 22 mars 2012

    Corboland78
    L'auteur qui vit à Rome reçoit un télégramme de ses deux sœurs l'informant du décès dans un accident de voiture, de leurs parents et frère. Murau quitte la capitale italienne et rentre en Autriche dans le domaine familiale de Wolfsegg afin d'assister à l'enterrement et prendre possession de cette vaste propriété qui désormais lui revient.
    Ces quelques jours vont être le prétexte pour Murau à se livrer à une critique incendiaire de tout et tout le monde. Critique de sa famille, son père national-socialiste, sa mère bête, inculte, cupide et trompant son père sans amour pour ses enfants, son frère falot, ses sœurs qui n'ont jamais vécu car restées sous la coupe de leurs parents même si l'une Caecilia a épousé un crétin de fabricant de bouchons de bouteilles de vin. Critique de son pays l'Autriche, trop attachée au national-socialisme et au catholicisme.
    Un roman terrible où les critiques succèdent aux critiques, d'autant plus dures qu'elles sont dirigées contre sa propre famille et son pays. Cinq cents pages sans paragraphes ni saut de lignes, des phrases mises bout à bout constituent ce bouquin découpé en deux chapitres, le télégramme qui se déroule en Italie et le testament en Autriche, à Wolfsegg. J'avoue que les premières pages furent éprouvantes, cette diarrhée de propos acerbes contre les siens m'a semblé insupportable puis au fil de ma persévérance j'ai accepté le parti pris de Thomas Bernhard et je l'ai suivi jusqu'au bout, car derrière la forme du propos s'est dégagé un style puissant. Un épouvantable grand livre.
    Thomas Bernhard écrivain autrichien (1931-1989) a livré en 1986 avec Extinction son tout dernier livre, apogée de son style fait de phrases longues et répétitives, comme pour marteler son propos et nous le faire entrer dans le crâne de gré ou de force. Toute sa vie l'écrivain fera scandale dans son pays par ses textes diffamatoires ou attaquant l'Etat, néanmoins il est reconnu comme un grand écrivain par la critique et reçoit de nombreux prix.
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    • Livres 1.00/5
    Par monito, le 08 octobre 2009

    monito
    J'ai abandonné après 130 pages. Non que l'écriture ne soit belle, encore que le style répétitif ait quelque aspect désarçonnant, mais la vision pessimiste à l'extrême de T. Bernhard, de ses parents, de ses frères et sœurs mais aussi de l'Autriche ou de l'Allemagne, ne correspondait sans doute pas à mon état d'esprit.
    Evidemment que l'attachement viscéral du narrateur à l'Italie, au Sud en général et à Rome en particulier, avait de quoi me séduire mais 130 pages plus tard nous tournions en rond… toujours…
    Nonobstant quelques belles analyses sur l'art photographique comme abject car figurant sur pellicule des mensonges, ou l'abrutissement par la religion des masses mais aussi des prétendues élites… il m'a manqué la force de poursuivre.
    Une autre fois ?
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    • Livres 4.00/5
    Par ignatus-reilly, le 30 mars 2012

    ignatus-reilly
    Murau, le héros, a pour projet d'écrire un livre nommé "Extinction".
    Il est originaire d'Autriche et habite depuis de nombreuses années à Rome.
    Il apprend par un télégramme le décès accidentel de ses parents et de son frère. il se voit donc dans l'obligation de retourner à Wolfsegg, le château familial, ce lieu qu'il abhorre.
    Ce livre est une charge contre sa famille, sa patrie, les petits-bourgeois.
    Tout au long du texte, Murau se remémore ses conversations avec Gambetti, son élève italien. C'est lancinant, répétitif et d'autant plus puissant.
    Rien n'échappe à l'oeil aiguisé de Murau ni à sa langue acerbe.
    Quelle épreuve... mais ce n'est rien comparé à ce que ressent Murau du fait de devenir retourner à Wolsegg, huit jours seulement après le mariage de sa soeur!!!!!!
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  • Par sbrodj, le 22 juin 2011

    sbrodj
    Terrible réquisitoire contre la famille bourgeoise et l'Autriche, comme d'habitude, de la part de cet enragé de Thomas Bernhard qui possède un indéniable mais éprouvant génie. Une expérience de lecture.
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    • Livres 4.00/5
    Par laurentgui, le 29 avril 2012

    laurentgui
    Le récit d'un homme issue d'une famille autrichienne, critiquant sa famille mais en toile de fond l'Autriche, le nazisme et la religion chrétienne. Un peu long, mais touchant et profond.
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 09 novembre 2010

    ..parce qu'ils doivent utiliser leur abonnement, ils vont au théâtre à Linz et vont voir une comédie exécrable et n'ont pas honte, et vont à ces concerts ridicules au Brucknerhaus comme on l'appelle, où règnent les fausses notes poussées à la puissance maximum. Ces gens, je veux dire tes parents, a-t-il dit, n'ont pas seulement pris un abonnement au théâtre et au concert, ils vivent leur vie par abonnement, ils assistent aussi chaque jour à leur vie comme ils vont au théâtre, à une comédie exécrable, et n'ont pas honte d'assister à leur vie comme à un concert détestable où seules dominent les fausses notes, et ils vivent parce que cela se fait, non pas parce qu'ils l'ont voulu, parce que c'est leur passion, leur vie, non : parce qu'ils y ont été abonnés par leurs parents. Et de même qu'au théâtre ils applaudissent à contretemps, ils applaudissent aussi dans leur vie à contretemps, et sans cesse ils manifestent bruyamment leur joie dans leur vie là où il n'y a aucune raison de manifester bruyamment sa joie, et leurs visages arrogants font les grimaces les plus repoussantes alors qu'ils devraient rire de bon coeur. Et de même que les oeuvres auxquelles ils assistent grâce à leur abonnement sont une catastrophe et du niveau le plus bas, leur vie aussi est une catastrophe et du niveau le plus bas.... 
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  • Par Corboland78, le 06 octobre 2011

    Les Autrichiens n’ont pas le moindre goût, en tout cas ils n’en ont plus depuis longtemps, partout où l’on jette les yeux règne le pire mauvais goût. Et quel manque d’intérêt généralisé. Comme si l’unique centre était l’estomac, ai-je dit, et que la tête fût entièrement mise hors circuit. Un peuple si bête ai-je dit, et un pays si merveilleux dont, en revanche, la beauté est inégalable. Une nature à nulle autre pareille et des gens qui se désintéressent à tel point de cette nature. Une si haute culture, si ancienne, ai-je dit, et une si barbare absence de culture aujourd’hui, une inculture catastrophique. Ne parlons même pas de la situation politique déprimante. Quelles abominables créatures détiennent aujourd’hui le pouvoir en Autriche !
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  • Par ignatus-reilly, le 30 mars 2012

    Ce peuble autrichien, frustré de tout, ai-je dit à Gambetti, dont l'intelligence a été extirpée au cours des derniers siècles de la façon la plus infâme par le catholicisme, le national-socialisme et le pseudo-socialisme, Gambetti, ai-je dit à Gambetti, ai-je pensé à présent.
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  • Par ignatus-reilly, le 30 mars 2012

    Le mal à Wolfsegg, lorsque nous remontions à la source, remontait toujours à notre mère, le point de départ, c'était elle.[...] Quelqu'un comme ma mère rend une famille qui n' jamais été méchante, méchante, une lignée qui n'a jamais été méchante, méchante, Gambetti.
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  • Par ignatus-reilly, le 30 mars 2012

    Et tous ces princes de l'Eglise se mettent en avant et s'exhibent dans tous leurs fastes. Ils peuvent dire ce qu'ils veulent naturellement ils reconnaissent qu'il s'agit du plus grand spectacle en même temps que du plus mensonger qui ait jamais été joué.
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Vidéo de Thomas Bernhard

Chantal Thomas, Le testament d’Olympe, entretien .
Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse Guerre de sept ans, sous le règne de Louis XV.Deux s?urs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. le père, adepte de la Providence, s?adonne avec délice au bonheur de ne rien faire. La mère est en prières. La famille s?enfonce dans la misère. Ce dont Apolline s?aperçoit à peine, tandis que sa s?ur aînée, animée par l?ambition et l?esprit de liberté, n?a qu?une envie : s?enfuir. Les s?urs se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice dans un château. Elle en sort pour retrouver sa s?ur mourante, et découvrir, à travers un manuscrit, le récit de ses aventures.Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu, le superbe gouverneur d?Aquitaine. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais Richelieu l?offre à Louis XV, qui l?installe à Versailles dans sa petite maison du Parc-aux-Cerfs. Un brillant destin s?ouvre à elle?Comme Les Adieux à la Reine, ce roman est le fruit d?une alchimie entre érudition et fantaisie. On plonge dans une époque, ses couleurs, ses odeurs, ses rites, et dans un monde dominé par l?étrange duo que forment le duc de Richelieu, le plus célèbre libertin de son siècle, et le roi Louis XV, habité par le goût de la mort, le désir des femmes, et le sens du péché.Chantal Thomas a publié de nombreux essais, sur Sade (Seuil et Rivages), Casanova (Denoël), Thomas Bernhard (Seuil), Marie-Antoinette (Seuil). Elle a également écrit un livre de nouvelles, La vie réelle des petites filles (Gallimard), et Comment supporter sa liberté (Rivages). Elle est actuellement directrice de recherches au CNRS.En librairie le 9 septembre 2010Retrouvez tout l'univers de Fiction & Cie sur www.fictionetcie.com











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