ISBN : 2266122355
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 288 notes) Ajouter à mes livres
Journaliste, Dino Buzzati avait le sens de la formule, la capacité d'écrire court, un don pour la chute... Satiriste, il faisait son miel des faits divers, qui lui inspiraient des contes cruels, mêlant réalisme, anticipation à court terme et ins... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 20 février 2012

    cicou45
    J'ai lu ce livre au collège, en tant que lecture imposée, mais je m'en rappelle très bien car, bien que moi, j'adorais lire, mes camarades de classe, eux, ne partageaient pas tous la même passion que moi. Et pourtant, ce livre leur a plu, à tel point que ce n'était pas un calvaire pour eux que d'avoir à le lire...bien au contraire.
    Je suis d'accord avec la plupart des critiques qui ont déjà été faites sur ce livre, aussi ne vais-je pas répéter une fois encore ce qui a déjà été dit.
    A travers des différentes Nouvelles, qui ne se ressemblent en rien, il y en a pour tous les goûts, passant du réalisme au fantastique...quoi de mieux pour faire découvrir la lecture aux ados sans pour autant leur infliger un pavé de cinq-cents pages d'un coup ? Ici, ils peuvent voguer selon leur bon loisir, sauter une nouvelle si leur titre ne leur plaît pas et y revenir par la suite, sans pour autant perdre le fil de l'histoire. A découvrir et à faire découvrir !
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    Critique de qualité ? (25 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par melusine1701, le 05 août 2010

    melusine1701
    La première impression qui s'est dégagée de ces Nouvelles est celle d'un art consommé de la chute et de l'ironie. Le K est un monstrueux squale, redouté de tous les marins, qui s'acharne à poursuivre Stefano jusqu'à la fin de sa vie, et lorsqu'enfin il le rattrape, c'est pour lui apporter fortune et amour. le Défunt par erreur est un peintre qui append dans les journaux sa propre mort: son entourage lui conseille de ne pas démentir, attendu qu'un artiste n'a jamais autant de succès que lorsqu'il est trépassé. Mais difficile de revenir ensuite à sa vie. Quand au Général inconnu, pourquoi ne suscite-t-il pas la même émotion, le même culte que le soldat inconnu? Non, lui, on le laissera pourrir sur le champ de bataille.
    Vision pessimiste du monde? Je pencherai plutôt pour un malin plaisir à jouer avec les attentes et les sentiments du lecteur. L'héroïne du Petit Ballon, une petite fille qui n'a pas grand chose, qui obtient à force de supplique que sa mère lui achète un beau ballon de baudruche, est une véritable aubaine pour montrer comme la cruauté des hommes peut être gratuite. Mais le chef-d'oeuvre du genre reste le célèbre Pauvre Petit Garçon!, piège mesquin pour lecteur compatissant qui abat son couperet au tout dernier mot en révélant l'identité de la maman.
    Buzzati est enfin un maître du fantastique moderne, pas celui de la terreur, de l'horreur, mais bien de l'inquiétude, de cette chose qui ne saurait s'expliquer et qui crée une histoire en modifiant très légèrement le réel. Vous avez peut-être déjà croisé le veston ensorcelé, dans les poches duquel apparaissent des billets alors que celui qui le porte voit son entourage ruiné. Plus loin, dans L'oeuf, c'est lors d'une chasse aux oeufs de Pâques organisée pour les enfants des riches et dont la femme de chambre n'a pas pu payer le billet que l'étrange se produit: la mère menace ceux qui oseraient faire sortir sa fille, et ils s'effondrent tous les uns après les autres. On croisera encore cette Petite Circé, qui traite d'abord ses amants comme des chiens, et finit par appeler ses chiens comme ses amants... coïncidence?
    toutes les nouvelles ne m'ont pourtant pas enchanté, j'ai trouvé quelques longueurs (dans des Nouvelles, tout de même) et j'ai même parfois été un peu perplexe. Il faut croire que le monde de Buzzati doit parfois rester hermétique.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lyra, le 08 décembre 2008

    Lyra

    "Le K", c'est le nom de la première Nouvelles. Ca parle d'un enfant qui part un jour en mer avec son père et qui aperçoit un K (plus connu sous le nom de squale), animal réputé pour ne pouvoir être vu que par la personne que ce K a choisi de dévorer, et par sa famille... Et donc l'histoire qui en découle.
    J'aime beaucoup ce recueil parce que les histoires sont assez différentes les unes des autres, pas toutes dans le même style. La première parle du monde "marin et bateau", une autre parle d'auteur et de journalisme, une autre de la guerre, une autre d'une espèce de punition divine,...
    Certaines histoires se basent sur des faits réels, modifiés par la suite, d'autres ont une petite touche de fantastique, d'autres pourraient être le quotidien de n'importe qui. Elles peuvent être surprenantes, drôle, émouvantes. Il y en a un peu pour tous les goûts, c'est agréable.
    On peut prendre le bouquin, comme ça, n'importe quand, l'ouvrir un peu au hasard, lire une nouvelle et le refermer et passer à autre chose. D'autant plus que les Nouvelles font à peine quelques pages, 8 ou 10, parfois moins.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 05 juillet 2011

    TwiTwi
    Le k est un recueil de Nouvelles que j'ai lu quand j'étais ado, suite à une lecture et analyse de texte de la nouvelle "Le petit garçon" en cours de français. J'en gardais un très bon souvenir, sans me rappeler de quoi parlait les Nouvelles, excepté le texte sus-nommé qui m'avait fortement marquée.
    Du coup, quand il a été proposé comme lecture commune pour le Cercle d'Atuan, je me suis jetée sur l'occasion, d'une part pour le racheter car la couverture horrible de mon exemplaire donnerait des cauchemars au plus aguerri des lecteurs alors que celle de Jong Romano (l'actuelle) est juste superbe, d'autre part pour le relire.
    Force est de constater que je ne gardais pas de bons souvenirs pour rien. L'écriture de Buzzati est fluide, entrainante. Ces textes, d'une rare sensibilité, donnent toujours envie de tourner la page pour savoir la suite. Les Nouvelles sont juste assez longues pour que le lecteur soit pris dans l'histoire sans être non plus coupé dans son élan.
    Différents thèmes sont abordés, tels que l'innocence de l'enfance, la difficulté de vieillir, l'absurdité de la guerre, les risques du succès et de la réussite, la solitude, l'amour ... L'intemporalité de ces thèmes et la justesse de leur traitement donnent tout leur sens à l'accession au rang de classique de Le k. L'humour est souvent au rendez-vous, ironique sans être cinglant et les chutes des histoires nous offrent la plupart du temps une leçon de morale, comme si on lisait une fable.
    François Livi, dans la postface résume bien le sens de ce recueil : "Le k n'est donc pas qu'un recueil de Nouvelles. C'est un livre qui apprend au lecteur l'art difficile de déchiffrer le vaste et incompréhensible journal du monde. le fantastique est un instrument d'optique qui corrige notre myopie. Et l'humour évite, tout simplement, que le drame de l'existence tourne à la tragédie."
    Le recueil comportant une cinquantaine de Nouvelles, il m'est bien sûr impossible de vous faire un compte-rendu détaillé mais voici mon avis sur quelques unes des Nouvelles qui m'ont le plus marquées.
    Le k. L'histoire d'un homme qui passe sa vie à fuir un monstre qui définit le sens de sa vie. Tout ça pour se rendre compte au final que le monstre n'était pas un monstre et que sa vie eût pu être tout autre. de l'intérêt de ne pas se fier au destin ou à un parcours tracé.
    Le petit garçon. Toujours très marquante et touchante, cette nouvelle nous parle d'un petit garçon mal aimé qui vit ses derniers instants d'innocence dans ce monde de brutes ... pour peut être en devenir une lui-même ?
    "Le garçon leva les yeux, reconnaissant, il essaya de sourire, et une sorte de lumière éclaira un bref instant son visage pâle. Il y avait toute l'amère solitude d'une créature fragile, innocente, humiliée, sans défense ; le désir désespéré d'un peu de consolation ; un sentiment pur, douloureux et très beau qu'il était impossible de définir. Pendant un instant - et ce fût la dernière fois - il fut un petit garçon doux, tendre et malheureux, qui ne comprenait et demandait au monde un peu de bonté."
    Le chien vide. Une nouvelle très triste sur la solitude. Pas vraiment une histoire avec une chute, juste les pensées et le désarroi de quelqu'un de très seul, à la pire période de l'année qui soit : Noël.
    Chasseurs de vieux. Une nouvelle avec un côté "course-poursuite" très prenant, dans un monde où les vieux sont littéralement tabassés à mort par les jeunes. J'y ai vu une métaphore de notre société actuelle qui tue la vieillesse en en faisant une tare.
    POUR ALLER PLUS LOIN
    Publié pour la première fois en 1966.
    1967 pour la traduction française chez Robert Laffont.
    Traduit par Jaqueline Rémillet.
    Postface de François Livi.
    Illustration de couverture par Jong Romano.
    443 pages.

    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2011/07/le-k-dino-buzzati.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 24 décembre 2007

    Woland
    Il Colombre
    Traduction : Jacqueline Rémillet
    Eh ! bien, j'ai trouvé ce volume très inégal, chose banale, me direz-vous, et presque immanquable quand il est question de Nouvelles. "Le K", qui donne son titre au recueil, est d'une excellente facture. Idem pour, entre autres, "L'Arme Secrète" (les dirigeants internationaux décèdent un à un dans des circonstances énigmatiques dès lors qu'ils commencent à parler de guerre ...), "Le Défunt par erreur" (déclaré mort suite à une erreur dans un journal, un peintre joue le jeu et voit avec stupeur la cote de ses oeuvres atteindre des hauteurs inespérées ...) ou "Pauvre petit garçon !" (vision très particulière de la jeunesse d'un certain petit Adolf ...)
    Mais d'autres, notamment le final : "Voyages aux Enfers du Siècle", ne m'ont vraiment pas "accrochée." D'autant que Buzzati fait parfois preuve d'un pessimisme - voire même d'un mépris de la femme - qui me consternent.
    Mais le plus ennuyeux, je pense, c'est que Buzzati mêle, à un sens réel du fantastique et à un jouissif humour noir, un surréalisme qui n'a jamais été ma tasse de thé. le surréalisme me semble ici trop présent, trop absurde, perdant ainsi son authentictité. Peut-être, utilisé à doses plus réduites ...
    Enfin, cela ne m'empêchera pas de lire "Le désert des tartares" dont j'ai toujours trouvé l'intrigue fascinante. ;o)
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Lyra, le 11 mars 2008

    Nous sommes ici pour votre perte, pour vous faire damner. Nous sommes les pensées, les idées mauvaises, les tentations, les manies, les peurs, les soupçons.
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  • Par TwiTwi, le 11 juin 2011

    Le garçon leva les yeux, reconnaissant, il essaya de sourire, et une sorte de lumière éclaira un bref instant son visage pâle. Il y avait toute l'amère solitude d'une créature fragile, innocente, humiliée, sans défense ; le désir désespéré d'un peu de consolation ; un sentiment pur, douloureux et très beau qu'il était impossible de définir. Pendant un instant - et ce fût la dernière fois - il fut un petit garçon doux, tendre et malheureux, qui ne comprenait et demandait au monde un peu de bonté. [pauvre petit garçon !]
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par TwiTwi, le 13 juin 2011

    L'état d'alerte générale du troisième degré (le plus grave) était proclamé sur tout le territoire des Etats-Unis : l'URSS venait de lancer en nombre incalculable des missiles gonflés de ruines et d’hécatombes qui allaient tomber, au plus tard dans les deux heures à venir sur la Confédération. [l'arme secrète]
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  • Par TwiTwi, le 03 juillet 2011

    Alors elle fut seule. Les passants la frôlaient, la bousculaient même parfois dans leur précipitation convulsive, mais aucun ne la regardait en face et ne s'apercevaient qu'elle était malheureuse. Noël était solitude, désespoir. C'était un démon qui avec des dents de feu lui broyait le cœur. [le chien vide]
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par TwiTwi, le 13 juin 2011

    Inutile de le contester les ressuscités ne sont jamais sympathiques ... Et dans le monde de l'art, vous savez bien comment vont les choses, votre résurrection, après tant d'éloges, produirait une très mauvaise impression et serait d'un goût plus que douteux ..." [le défunt par erreur]
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