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ISBN : 2266122355
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 881 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quatrième de couverture (LP n°2535).
L'histoire du K, qui donne son titre au recueil, contient tous les thèmes familiers à Dino Buzzati, l'auteur du Désert des Tartares, et définit parfaitement un art où le merveilleux et l'humour se mêlent à l'observation lucid... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 20 février 2012

    cicou45
    J'ai lu ce livre au collège, en tant que lecture imposée, mais je m'en rappelle très bien car, bien que moi, j'adorais lire, mes camarades de classe, eux, ne partageaient pas tous la même passion que moi. Et pourtant, ce livre leur a plu, à tel point que ce n'était pas un calvaire pour eux que d'avoir à le lire...bien au contraire.
    Je suis d'accord avec la plupart des critiques qui ont déjà été faites sur ce livre, aussi ne vais-je pas répéter une fois encore ce qui a déjà été dit.
    A travers des différentes Nouvelles, qui ne se ressemblent en rien, il y en a pour tous les goûts, passant du réalisme au fantastique...quoi de mieux pour faire découvrir la lecture aux ados sans pour autant leur infliger un pavé de cinq-cents pages d'un coup ? Ici, ils peuvent voguer selon leur bon loisir, sauter une nouvelle si leur titre ne leur plaît pas et y revenir par la suite, sans pour autant perdre le fil de l'histoire. A découvrir et à faire découvrir !
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    • Livres 4.00/5
    Par Mimimelie, le 14 décembre 2013

    Mimimelie
    Je l'ai commencé, et après deux ou trois Nouvelles, parce que ça me semblait fort distrayant autant qu'intéressant, je m'en réservais la suite pour occuper mon prochain trajet pour les fêtes de fin d'année... mais ça a été plus fort que moi, je n'ai pas pu attendre... l'appel du K qui semblait lui aussi m'attirer irrésistiblement ; allez, encore une ! Car même si ces Nouvelles ne nous donnent pas toutes un plaisir égal, c'est comme un envoûtement, à peine une terminée, il m'en fallait une autre, addictif ce Buzzati !….Et voilà, FINITO !
    En une cinquantaine de récits très courts, dont certains ne font pas plus de 4 à 5 pages, Buzzati nous dépeint la société italienne dans les années 1960 , on y trouve quelques références qui datent un peu, spoutnik, le juke-box... par ex, mais qui sur le fond ne donnent aucune rides à ce recueil.
    Empreinte d'absurde, de fantastique, d''humour grinçant, l'atmosphère de ces récits est très sombre, voire déprimante. On a l'impression de lire une série de faits divers (peut-être est-ce dû à la formation journalistique de l'auteur) qui chacun recèle un sens caché et qui nous dévoile tour à tour nos solitudes, nos fantômes, nos vertiges, nos attentes, nos folies, le temps, la vieillesse, la mort et mille autre choses encore selon la perception de chacun.
    Par un un savant mélange vraisemblance, invraisemblance, absurdité, rationalité, Buzzati nous pointe la dimension fantastique de la vie, et on sent alors qu'à tout moment dans nos vies, à partir d'un rien même, un élément inquiétant peut surgir soudain, et bousculer voire anéantir nos croyances ou nos certitudes.
    Parmi mes préférées : Douce nuit, Week-end, La leçon de 1980, Les deux chauffeurs, La tour Eiffel.
    Le K, premier récit qui donne son nom au livre, m'a beaucoup plus, mais n'a cependant pas eu ma préférence, sans doute du fait que le sens qu'il recèle, à savoir celui de l'homme à la poursuite de chimères sa vie durant, pour ouvrir les yeux alors qu'il est trop tard pour vivre, m'est apparu un peu banal. Mais il est particulièrement important aussi, en cela qu'il donne d'emblée le ton, qu'il dicte même la manière dont il conviendra de lire les récits suivants.
    Je crois que le récit qui a eu ma préférence est celui des Deux chauffeurs, c'est la dernière nouvelle du recueil, avant « Voyage aux enfers » qui semble se situer un peu à part, comme « en supplément ». Ce récit se distingue des autres par le fait qu'il abandonne l'aspect fantastique, l'auteur y parle à la première personne pour s'interroger sur les futilités que peuvent bien se raconter les deux chauffeurs (habitués à banaliser la mort) du corbillard qui conduit sa mère à sa dernière demeure.
    En même temps, il semble faire pendant et boucle avec le premier récit, Le K,, en même temps qu'il englobe l'orientation de l'ensemble des récits, à savoir un regard sur nos illusions et la nécessité d'un regard au-delà (sur l'au-delà).
    Un livre à lire absolument, mais sans précipitation surtout pour une belle moisson de messages
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    • Livres 5.00/5
    Par Claudepuret, le 16 avril 2013

    Claudepuret
    Le k est le premier recueil de Nouvelles de Buzzati que j'ai lu après avoir dévoré Le désert des tartares.
    On y trouve d'emblée, à travers de nombreuses Nouvelles toutes différentes, l'univers de Dino Buzzati.
    Cet univers où le réel côtoie de près le rêve et l'irréel est rempli des angoisses qui taraudaient l'auteur. La nouvelle titre illustre ainsi la prise de conscience tardive d'un homme qui finit par se rendre compte qu'il est passé toute sa vie à côté de l'essentiel.
    On passe d'une nouvelle à l'autre avec beaucoup de plaisir et Le k donne envie de découvrir encore davantage Buzzati.
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    • Livres 3.00/5
    Par melusine1701, le 05 août 2010

    melusine1701
    La première impression qui s'est dégagée de ces Nouvelles est celle d'un art consommé de la chute et de l'ironie. Le K est un monstrueux squale, redouté de tous les marins, qui s'acharne à poursuivre Stefano jusqu'à la fin de sa vie, et lorsqu'enfin il le rattrape, c'est pour lui apporter fortune et amour. le Défunt par erreur est un peintre qui append dans les journaux sa propre mort: son entourage lui conseille de ne pas démentir, attendu qu'un artiste n'a jamais autant de succès que lorsqu'il est trépassé. Mais difficile de revenir ensuite à sa vie. Quand au Général inconnu, pourquoi ne suscite-t-il pas la même émotion, le même culte que le soldat inconnu? Non, lui, on le laissera pourrir sur le champ de bataille.
    Vision pessimiste du monde? Je pencherai plutôt pour un malin plaisir à jouer avec les attentes et les sentiments du lecteur. L'héroïne du Petit Ballon, une petite fille qui n'a pas grand chose, qui obtient à force de supplique que sa mère lui achète un beau ballon de baudruche, est une véritable aubaine pour montrer comme la cruauté des hommes peut être gratuite. Mais le chef-d'oeuvre du genre reste le célèbre Pauvre Petit Garçon!, piège mesquin pour lecteur compatissant qui abat son couperet au tout dernier mot en révélant l'identité de la maman.
    Buzzati est enfin un maître du fantastique moderne, pas celui de la terreur, de l'horreur, mais bien de l'inquiétude, de cette chose qui ne saurait s'expliquer et qui crée une histoire en modifiant très légèrement le réel. Vous avez peut-être déjà croisé le veston ensorcelé, dans les poches duquel apparaissent des billets alors que celui qui le porte voit son entourage ruiné. Plus loin, dans L'oeuf, c'est lors d'une chasse aux oeufs de Pâques organisée pour les enfants des riches et dont la femme de chambre n'a pas pu payer le billet que l'étrange se produit: la mère menace ceux qui oseraient faire sortir sa fille, et ils s'effondrent tous les uns après les autres. On croisera encore cette Petite Circé, qui traite d'abord ses amants comme des chiens, et finit par appeler ses chiens comme ses amants... coïncidence?
    toutes les nouvelles ne m'ont pourtant pas enchanté, j'ai trouvé quelques longueurs (dans des Nouvelles, tout de même) et j'ai même parfois été un peu perplexe. Il faut croire que le monde de Buzzati doit parfois rester hermétique.
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    • Livres 5.00/5
    Par olivberne, le 04 avril 2013

    olivberne
    De petites pépites, parsemées au long du livre. On les appelle des Nouvelles, on pourrait dire que ce sont des contes, de mini-récits tant Buzatti nous emporte dans un monde mi réaliste, mi fantastique, où rien n'est neuf mais tout peut se construire.
    Il y a certaines Nouvelles moins passionnantes que d'autres, ou alors on est moins disposé à lire parfois, mais toutes, lues indépendamment, permettent une découverte, une surprise et une réflexion.
    Car l'avantage du K, c'est d'avoir concentré des histoires simples mais de qualité et un texte facile à lire, fluide et tout de même littéraire.
    On ne voyage pas trop, sauf dans l'esprit, on reste dans l'Italie et le Milan des années 60 mais on part à la rencontre de personnages inédits, à qui il arrive de drôles d'événements et qui vont nous surprendre par leur réaction.
    Mention spéciale, à Pauvre petit garçon , très connue, mais aussi à La Leçon de 1980, à Chasseur de vieux et à La Jeune fille qui tombe.
    Toutes ces histoires ont des thèmes en commun: la peur de la mort, le sentiment d'une vie incomplète et l'envie d'un ailleurs. Buzzati excelle dans cette réflexion qu'il nous laisse faire sur la morale de chaque histoire et on sort à chaque fois avec un léger sentiment de mal-être.
    Du haut niveau à mon goût.
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Citations et extraits

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  • Par Mimimelie, le 05 décembre 2013

    C'est là que dorment coude à coude, pourrait-on dire, les grands du Milan industriel, les puissants, les redoutables, les légendaires, les infatigables qui tous les matins de l'année sans exception à sept heures précises donnaient l'exemple, et maintenant dorment..... En ce très bel après-midi qui vous appelle à la mer, à la forêt, dans les prés, vous autres les magnats du fer, de l'acier, du textile, du papier, des appareils électroménagers, que faites-vous enfermés là-dedans ? Que faites-vous tout seuls, sans secrétaire, sans conseil d'administration, sans personnel permanent ou auxiliaire, sans femme enfants ou parents ? Peut-on vous demander, messieurs, si le poids de tant de marbre vous est léger ?
    (Week-end)
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  • Par Sachenka, le 06 avril 2013

    Un religieux du nom de Célestin s'était fait ermite et était allé vivre au coeur de la métropole, là où la solitude des coeurs est la plus grande et la tentation de Dieu la plus forte. Car si la force des déserts de l'Orient faits de pierre, de sable et de soleil, où l'homme le plus obtu arrive à prendre conscience de sa propre petitesse devant la grandeur de la création et les abîmes de l'éternité, est merveilleuse, plus puissant encore est le désert des villes fait de multitudes, de vacarme, de roues, d'asphalte, de lumières électriques et de pendules qui marchent toutes ensemble et prononcent toutes au même instant la même condamnation.
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  • Par Mimimelie, le 12 décembre 2013

    Littérature, art ?... tout ça c'est des grands mots..,, Mais l'art au jour d'aujourd'hui ne peut être qu'une denrée, comme un bifteck, un parfum, un litre de vin. De quel art s'occupent les gens ? Regarde la marée montante qui est en train de tout submerger. De quoi est-elle faite ? De chansons, de chansonnettes, de paroliers, de musiquette... bref d'une marchandise d'usage courant. Voilà la gloire. Tu as beau écrire, toi, des romans très intelligents et même géniaux, le dernier des yéyés t'écrasera sous le poids de ses triomphes. Le public va droit au solide, à ce qui lui donne un plaisir matériel, palpable, immédiat. Et qui ne lui coûte pas de fatigue. Et qui ne fasse pas travailler le cerveau...
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  • Par Drych, le 21 avril 2013

    - Il s'agit toute modestie mise à part, d'une invention formidable. Ceci serait l'homme et cela la femme. Indépendamment de l'aspect physique, qui, je l'admets, est discutable, j'ai cherché à les faire de telle façon qu'ils soient, pardonne-moi ma hardiesse, à ta ressemblance, ô Très-Haut. Ce sera, dans toute la création, le seul être doué de raison, l'unique qui pourra se rendre compte de ton existence, l'unique qui saura t'adorer. En ton honneur il bâtira des temples grandioses et il livrera des guerres terriblement meurtrières.
    - Aïe, aïe, aïe! Tu veux dire que ce serait un intellectuel? fit le Tout-Puissant. Fais-moi confiance, mon fils, non, pas d'intellectuels.
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  • Par Arrietty, le 15 juillet 2014

    "- [...] que toi et des milliers d'autres, vous passiez votre vie à écrire des histoires qui n'ont jamais existé, et qu'il y ait des éditeurs pour les imprimer et des gens pour les acheter, et que vous fassiez fortune, et que les journaux en parlent, et que des critiques par-dessus le marché en discutent en long et en large dans des articles interminables, et que ces articles soient imprimés, et que l'on en parle dans les salons... tout ça pour des histoires inventées de fond en comble... Mais est-ce que ça ne te semble pas, à toi aussi une folie à l'époque de la bombe atomique et des spoutniks ? Comment une telle farce peut-elle encore se poursuivre ?
    - Je ne sais pas."
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