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ISBN : 2266122355
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 547 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Journaliste, Dino Buzzati avait le sens de la formule, la capacité d'écrire court, un don pour la chute... Satiriste, il faisait son miel des faits divers, qui lui inspiraient des contes cruels, mêlant réalisme, anticipation à court terme et ins... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 20 février 2012

    cicou45
    J'ai lu ce livre au collège, en tant que lecture imposée, mais je m'en rappelle très bien car, bien que moi, j'adorais lire, mes camarades de classe, eux, ne partageaient pas tous la même passion que moi. Et pourtant, ce livre leur a plu, à tel point que ce n'était pas un calvaire pour eux que d'avoir à le lire...bien au contraire.
    Je suis d'accord avec la plupart des critiques qui ont déjà été faites sur ce livre, aussi ne vais-je pas répéter une fois encore ce qui a déjà été dit.
    A travers des différentes Nouvelles, qui ne se ressemblent en rien, il y en a pour tous les goûts, passant du réalisme au fantastique...quoi de mieux pour faire découvrir la lecture aux ados sans pour autant leur infliger un pavé de cinq-cents pages d'un coup ? Ici, ils peuvent voguer selon leur bon loisir, sauter une nouvelle si leur titre ne leur plaît pas et y revenir par la suite, sans pour autant perdre le fil de l'histoire. A découvrir et à faire découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par Claudepuret, le 16 avril 2013

    Claudepuret
    Le k est le premier recueil de Nouvelles de Buzzati que j'ai lu après avoir dévoré Le désert des tartares.
    On y trouve d'emblée, à travers de nombreuses Nouvelles toutes différentes, l'univers de Dino Buzzati.
    Cet univers où le réel côtoie de près le rêve et l'irréel est rempli des angoisses qui taraudaient l'auteur. La nouvelle titre illustre ainsi la prise de conscience tardive d'un homme qui finit par se rendre compte qu'il est passé toute sa vie à côté de l'essentiel.
    On passe d'une nouvelle à l'autre avec beaucoup de plaisir et Le k donne envie de découvrir encore davantage Buzzati.
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    • Livres 3.00/5
    Par melusine1701, le 05 août 2010

    melusine1701
    La première impression qui s'est dégagée de ces Nouvelles est celle d'un art consommé de la chute et de l'ironie. Le K est un monstrueux squale, redouté de tous les marins, qui s'acharne à poursuivre Stefano jusqu'à la fin de sa vie, et lorsqu'enfin il le rattrape, c'est pour lui apporter fortune et amour. le Défunt par erreur est un peintre qui append dans les journaux sa propre mort: son entourage lui conseille de ne pas démentir, attendu qu'un artiste n'a jamais autant de succès que lorsqu'il est trépassé. Mais difficile de revenir ensuite à sa vie. Quand au Général inconnu, pourquoi ne suscite-t-il pas la même émotion, le même culte que le soldat inconnu? Non, lui, on le laissera pourrir sur le champ de bataille.
    Vision pessimiste du monde? Je pencherai plutôt pour un malin plaisir à jouer avec les attentes et les sentiments du lecteur. L'héroïne du Petit Ballon, une petite fille qui n'a pas grand chose, qui obtient à force de supplique que sa mère lui achète un beau ballon de baudruche, est une véritable aubaine pour montrer comme la cruauté des hommes peut être gratuite. Mais le chef-d'oeuvre du genre reste le célèbre Pauvre Petit Garçon!, piège mesquin pour lecteur compatissant qui abat son couperet au tout dernier mot en révélant l'identité de la maman.
    Buzzati est enfin un maître du fantastique moderne, pas celui de la terreur, de l'horreur, mais bien de l'inquiétude, de cette chose qui ne saurait s'expliquer et qui crée une histoire en modifiant très légèrement le réel. Vous avez peut-être déjà croisé le veston ensorcelé, dans les poches duquel apparaissent des billets alors que celui qui le porte voit son entourage ruiné. Plus loin, dans L'oeuf, c'est lors d'une chasse aux oeufs de Pâques organisée pour les enfants des riches et dont la femme de chambre n'a pas pu payer le billet que l'étrange se produit: la mère menace ceux qui oseraient faire sortir sa fille, et ils s'effondrent tous les uns après les autres. On croisera encore cette Petite Circé, qui traite d'abord ses amants comme des chiens, et finit par appeler ses chiens comme ses amants... coïncidence?
    toutes les nouvelles ne m'ont pourtant pas enchanté, j'ai trouvé quelques longueurs (dans des Nouvelles, tout de même) et j'ai même parfois été un peu perplexe. Il faut croire que le monde de Buzzati doit parfois rester hermétique.
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    • Livres 5.00/5
    Par olivberne, le 04 avril 2013

    olivberne
    De petites pépites, parsemées au long du livre. On les appelle des Nouvelles, on pourrait dire que ce sont des contes, de mini-récits tant Buzatti nous emporte dans un monde mi réaliste, mi fantastique, où rien n'est neuf mais tout peut se construire.
    Il y a certaines Nouvelles moins passionnantes que d'autres, ou alors on est moins disposé à lire parfois, mais toutes, lues indépendamment, permettent une découverte, une surprise et une réflexion.
    Car l'avantage du K, c'est d'avoir concentré des histoires simples mais de qualité et un texte facile à lire, fluide et tout de même littéraire.
    On ne voyage pas trop, sauf dans l'esprit, on reste dans l'Italie et le Milan des années 60 mais on part à la rencontre de personnages inédits, à qui il arrive de drôles d'événements et qui vont nous surprendre par leur réaction.
    Mention spéciale, à Pauvre petit garçon , très connue, mais aussi à La Leçon de 1980, à Chasseur de vieux et à La Jeune fille qui tombe.
    Toutes ces histoires ont des thèmes en commun: la peur de la mort, le sentiment d'une vie incomplète et l'envie d'un ailleurs. Buzzati excelle dans cette réflexion qu'il nous laisse faire sur la morale de chaque histoire et on sort à chaque fois avec un léger sentiment de mal-être.
    Du haut niveau à mon goût.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lyra, le 08 décembre 2008

    Lyra

    "Le K", c'est le nom de la première Nouvelles. Ca parle d'un enfant qui part un jour en mer avec son père et qui aperçoit un K (plus connu sous le nom de squale), animal réputé pour ne pouvoir être vu que par la personne que ce K a choisi de dévorer, et par sa famille... Et donc l'histoire qui en découle.
    J'aime beaucoup ce recueil parce que les histoires sont assez différentes les unes des autres, pas toutes dans le même style. La première parle du monde "marin et bateau", une autre parle d'auteur et de journalisme, une autre de la guerre, une autre d'une espèce de punition divine,...
    Certaines histoires se basent sur des faits réels, modifiés par la suite, d'autres ont une petite touche de fantastique, d'autres pourraient être le quotidien de n'importe qui. Elles peuvent être surprenantes, drôle, émouvantes. Il y en a un peu pour tous les goûts, c'est agréable.
    On peut prendre le bouquin, comme ça, n'importe quand, l'ouvrir un peu au hasard, lire une nouvelle et le refermer et passer à autre chose. D'autant plus que les Nouvelles font à peine quelques pages, 8 ou 10, parfois moins.
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Citations et extraits

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  • Par Sachenka, le 06 avril 2013

    Un religieux du nom de Célestin s'était fait ermite et était allé vivre au coeur de la métropole, là où la solitude des coeurs est la plus grande et la tentation de Dieu la plus forte. Car si la force des déserts de l'Orient faits de pierre, de sable et de soleil, où l'homme le plus obtu arrive à prendre conscience de sa propre petitesse devant la grandeur de la création et les abîmes de l'éternité, est merveilleuse, plus puissant encore est le désert des villes fait de multitudes, de vacarme, de roues, d'asphalte, de lumières électriques et de pendules qui marchent toutes ensemble et prononcent toutes au même instant la même condamnation.
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  • Par Drych, le 21 avril 2013

    - Il s'agit toute modestie mise à part, d'une invention formidable. Ceci serait l'homme et cela la femme. Indépendamment de l'aspect physique, qui, je l'admets, est discutable, j'ai cherché à les faire de telle façon qu'ils soient, pardonne-moi ma hardiesse, à ta ressemblance, ô Très-Haut. Ce sera, dans toute la création, le seul être doué de raison, l'unique qui pourra se rendre compte de ton existence, l'unique qui saura t'adorer. En ton honneur il bâtira des temples grandioses et il livrera des guerres terriblement meurtrières.
    - Aïe, aïe, aïe! Tu veux dire que ce serait un intellectuel? fit le Tout-Puissant. Fais-moi confiance, mon fils, non, pas d'intellectuels.
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  • Par edm2905, le 01 juillet 2012

    "La création" :

    "Un peu las, le Sublime se retrouva seul dans les immensités qui se peuplaient d'étoiles. Il allait s'endormir, en paix...
    Il sentit qu'on tirait doucement le bord de son manteau. Il ouvrit les yeux, abaissa son regard et vit cet importun qui retournait à la charge : il avait de nouveau déroulé son dessin et le fixait avec des yeux implorants. L'homme ! Quelle idée folle, quel dangereux caprice. Mais dans le fond quel jeu fascinant, quelle terrible tentation. Après tout, peut-être cela en valait-il la peine. Bah ! Advienne que pourra. Et puis, en période de création, on pouvait bien se montrer optimiste.
    "Allons, donne-moi ça", dit le Tout-Puissant en saisissant le fatal projet. Et il y apposa sa signature.
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  • Par Lyra, le 11 mars 2008

    Nous sommes ici pour votre perte, pour vous faire damner. Nous sommes les pensées, les idées mauvaises, les tentations, les manies, les peurs, les soupçons.

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  • Par TwiTwi, le 03 juillet 2011

    Alors elle fut seule. Les passants la frôlaient, la bousculaient même parfois dans leur précipitation convulsive, mais aucun ne la regardait en face et ne s'apercevaient qu'elle était malheureuse. Noël était solitude, désespoir. C'était un démon qui avec des dents de feu lui broyait le cœur. [le chien vide]

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