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ISBN : 2266122355
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 1132 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quatrième de couverture (LP n°2535).
L'histoire du K, qui donne son titre au recueil, contient tous les thèmes familiers à Dino Buzzati, l'auteur du Désert des Tartares, et définit parfaitement un art où le merveilleux et l'humour se mêlent à l'observation lucid... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par latina, le 19 août 2015

    latina
    Ville, solitude, indifférence, violence. Mais petit coin de paradis.
    Gloire, pouvoir, orgueil. Mais envie. Mais oubli et indifférence après la mort.
    Amour, mais jalousie.
    Pureté de l'enfance, espoir de la jeunesse, mais jeunesse qui écrase impitoyablement les vieux.
    Amis, le sel de la vie. Amour d'une mère. Mais remords d'avoir été égoïste.
    Faute, culpabilité, dette, mais réparation.
    Vie et mort.
    Enfer.
    Il y a des nouvelles qui broient, qui tuent. Mais il y a celles qui enfantent une onde pure.
    Il y a des nouvelles qui entrainent dans un gouffre obscur. Mais il y a celles qui chantent parmi les anges.
    Incapable de résumer ce recueil de vie, je ne peux que jeter les quelques mots qui sortent de moi après cette lecture.
    Dino Buzatti m'a littéralement entrainée dans une spirale de réflexion, jusqu'aux racines mêmes de la vie. Vie quotidienne, vie universelle, mais vie profondément humaine. Et pour obtenir cela, il a recours au conte fantastique, à la science-fiction, à la fable, à la fantaisie loufoque, ou tout simplement à la réalité telle qu'elle est – et là, il me touche et me fait vibrer encore davantage - .
    Une façon d'écrire claire, fulgurante.
    Un sens profond de la nature humaine. Je me suis sentie explorée, fouillée.
    Ce recueil de 50 nouvelles n'a pas fini de se propager en moi. C'est une sensation bizarre et merveilleuse.
    Je me tais, je fais silence. Et j'accueille le Monde.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 20 février 2012

    cicou45
    J'ai lu ce livre au collège, en tant que lecture imposée, mais je m'en rappelle très bien car, bien que moi, j'adorais lire, mes camarades de classe, eux, ne partageaient pas tous la même passion que moi. Et pourtant, ce livre leur a plu, à tel point que ce n'était pas un calvaire pour eux que d'avoir à le lire...bien au contraire.
    Je suis d'accord avec la plupart des critiques qui ont déjà été faites sur ce livre, aussi ne vais-je pas répéter une fois encore ce qui a déjà été dit.
    A travers des différentes nouvelles, qui ne se ressemblent en rien, il y en a pour tous les goûts, passant du réalisme au fantastique...quoi de mieux pour faire découvrir la lecture aux ados sans pour autant leur infliger un pavé de cinq-cents pages d'un coup ? Ici, ils peuvent voguer selon leur bon loisir, sauter une nouvelle si leur titre ne leur plaît pas et y revenir par la suite, sans pour autant perdre le fil de l'histoire. A découvrir et à faire découvrir !
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 30 janvier 2015

    Luniver
    Excellent recueil de nouvelles, qui satisfera tous les goûts. Certaines sont orientées fantastique (pacte avec le diable, don d'ubiquité, …), les autres sont plus classiques. Mais toutes marquent par leur symbolique profonde et la force des sentiments qu'elles provoquent. Les murmures de la jalousie, la jeunesse qui s'enfuit alors qu'on pensait la tenir fermement entre les mains, l'amour qui rend esclave, Buzzati parvient à les capturer en un récit de quelques pages.
    Il n'y a aucune excuse pour passer à côté de ce recueil ! Les nouvelles peuvent se lire en cinq minutes dans le métro ou dans une salle d'attente. Et qui oserait les préférer à un vieux numéro de Paris-Match ?
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    • Livres 4.00/5
    Par Mimimelie, le 14 décembre 2013

    Mimimelie
    Je l'ai commencé, et après deux ou trois nouvelles, parce que ça me semblait fort distrayant autant qu'intéressant, je m'en réservais la suite pour occuper mon prochain trajet pour les fêtes de fin d'année... mais ça a été plus fort que moi, je n'ai pas pu attendre... l'appel du K qui semblait lui aussi m'attirer irrésistiblement ; allez, encore une ! Car même si ces nouvelles ne nous donnent pas toutes un plaisir égal, c'est comme un envoûtement, à peine une terminée, il m'en fallait une autre, addictif ce Buzzati !….Et voilà, FINITO !
    En une cinquantaine de récits très courts, dont certains ne font pas plus de 4 à 5 pages, Buzzati nous dépeint la société italienne dans les années 1960 , on y trouve quelques références qui datent un peu, spoutnik, le juke-box... par ex, mais qui sur le fond ne donnent aucune rides à ce recueil.
    Empreinte d'absurde, de fantastique, d''humour grinçant, l'atmosphère de ces récits est très sombre, voire déprimante. On a l'impression de lire une série de faits divers (peut-être est-ce dû à la formation journalistique de l'auteur) qui chacun recèle un sens caché et qui nous dévoile tour à tour nos solitudes, nos fantômes, nos vertiges, nos attentes, nos folies, le temps, la vieillesse, la mort et mille autre choses encore selon la perception de chacun.
    Par un un savant mélange vraisemblance, invraisemblance, absurdité, rationalité, Buzzati nous pointe la dimension fantastique de la vie, et on sent alors qu'à tout moment dans nos vies, à partir d'un rien même, un élément inquiétant peut surgir soudain, et bousculer voire anéantir nos croyances ou nos certitudes.
    Parmi mes préférées : Douce nuit, Week-end, La leçon de 1980, Les deux chauffeurs, La tour Eiffel.
    Le K, premier récit qui donne son nom au livre, m'a beaucoup plus, mais n'a cependant pas eu ma préférence, sans doute du fait que le sens qu'il recèle, à savoir celui de l'homme à la poursuite de chimères sa vie durant, pour ouvrir les yeux alors qu'il est trop tard pour vivre, m'est apparu un peu banal. Mais il est particulièrement important aussi, en cela qu'il donne d'emblée le ton, qu'il dicte même la manière dont il conviendra de lire les récits suivants.
    Je crois que le récit qui a eu ma préférence est celui des Deux chauffeurs, c'est la dernière nouvelle du recueil, avant « Voyage aux enfers » qui semble se situer un peu à part, comme « en supplément ». Ce récit se distingue des autres par le fait qu'il abandonne l'aspect fantastique, l'auteur y parle à la première personne pour s'interroger sur les futilités que peuvent bien se raconter les deux chauffeurs (habitués à banaliser la mort) du corbillard qui conduit sa mère à sa dernière demeure.
    En même temps, il semble faire pendant et boucle avec le premier récit, le K,, en même temps qu'il englobe l'orientation de l'ensemble des récits, à savoir un regard sur nos illusions et la nécessité d'un regard au-delà (sur l'au-delà).
    Un livre à lire absolument, mais sans précipitation surtout pour une belle moisson de messages
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    • Livres 5.00/5
    Par Claudepuret, le 16 avril 2013

    Claudepuret
    Le K est le premier recueil de nouvelles de Buzzati que j'ai lu après avoir dévoré le désert des Tartares.
    On y trouve d'emblée, à travers de nombreuses nouvelles toutes différentes, l'univers de Dino Buzzati.
    Cet univers où le réel côtoie de près le rêve et l'irréel est rempli des angoisses qui taraudaient l'auteur. La nouvelle titre illustre ainsi la prise de conscience tardive d'un homme qui finit par se rendre compte qu'il est passé toute sa vie à côté de l'essentiel.
    On passe d'une nouvelle à l'autre avec beaucoup de plaisir et le K donne envie de découvrir encore davantage Buzzati.
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Citations et extraits

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  • Par Michel33, le 31 août 2015

    Petit os en forme de flûte, tibia gracieux et compétent, tu en as éprouvé pourtant des satisfactions quand tu pesais sur l’étrier, vibrant d’un désir martial, au bruit des fanfares, rêvant de ces victoires héroïques que l’on trouve dans les livres de classe, pendant la revue nationale

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  • Par Luniver, le 28 janvier 2015

    Au volant de la "Bull 370", je suis plus jeune et plus fort, je suis devenu aussi plus beau, moi qui ai toujours tellement souffert de mon physique. Je me suis composé une expression désinvolte, hardie et plutôt moderne, les femmes devraient me regarder avec plaisir et me désirer. Si je ralentis et que je m'arrête, les belles filles vont se jeter à l'abordage, quelle fatigue d'avoir à se défendre de leurs pluies de baisers.
    [...]
    Ce qui est merveilleux surtout, c'est mon assurance quand je roule dans ma "Bull". Jusqu'à hier je n'avais pas la moindre importance, maintenant je suis devenu très important, je pense même que je suis l'homme le plus important, à vrai dire l'unique de la capitale toute entière, il n'y a pas de superlatifs assez forts.

    La confiance en moi, le bien-être physique, une charge d'énergie sauvage, la superbe athlétique – j'ai des pectoraux comme la porte du Dôme, j'ai envie de faire sentir qui je suis j'ai envie de chercher querelle, pensez donc ! moi qui à la seule idée d'une discussion en public me sentais défaillir.
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  • Par Mimimelie, le 05 décembre 2013

    C'est là que dorment coude à coude, pourrait-on dire, les grands du Milan industriel, les puissants, les redoutables, les légendaires, les infatigables qui tous les matins de l'année sans exception à sept heures précises donnaient l'exemple, et maintenant dorment..... En ce très bel après-midi qui vous appelle à la mer, à la forêt, dans les prés, vous autres les magnats du fer, de l'acier, du textile, du papier, des appareils électroménagers, que faites-vous enfermés là-dedans ? Que faites-vous tout seuls, sans secrétaire, sans conseil d'administration, sans personnel permanent ou auxiliaire, sans femme enfants ou parents ? Peut-on vous demander, messieurs, si le poids de tant de marbre vous est léger ?
    (Week-end)
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  • Par Mimimelie, le 12 décembre 2013

    Littérature, art ?... tout ça c'est des grands mots..,, Mais l'art au jour d'aujourd'hui ne peut être qu'une denrée, comme un bifteck, un parfum, un litre de vin. De quel art s'occupent les gens ? Regarde la marée montante qui est en train de tout submerger. De quoi est-elle faite ? De chansons, de chansonnettes, de paroliers, de musiquette... bref d'une marchandise d'usage courant. Voilà la gloire. Tu as beau écrire, toi, des romans très intelligents et même géniaux, le dernier des yéyés t'écrasera sous le poids de ses triomphes. Le public va droit au solide, à ce qui lui donne un plaisir matériel, palpable, immédiat. Et qui ne lui coûte pas de fatigue. Et qui ne fasse pas travailler le cerveau...
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  • Par Sachenka, le 06 avril 2013

    Un religieux du nom de Célestin s'était fait ermite et était allé vivre au coeur de la métropole, là où la solitude des coeurs est la plus grande et la tentation de Dieu la plus forte. Car si la force des déserts de l'Orient faits de pierre, de sable et de soleil, où l'homme le plus obtu arrive à prendre conscience de sa propre petitesse devant la grandeur de la création et les abîmes de l'éternité, est merveilleuse, plus puissant encore est le désert des villes fait de multitudes, de vacarme, de roues, d'asphalte, de lumières électriques et de pendules qui marchent toutes ensemble et prononcent toutes au même instant la même condamnation.
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