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ISBN : 2226176969
Éditeur : Albin Michel (2007)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 596 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une guerre sans nom. De jeunes soldats sauvagement mutilés dans des mises en scène effroyables. Mais l'ennemi n'est pas le coupable. Pour le lieutenant Frewin, fasciné par le langage du sang, il ne peut s'agir que d'un psychopathe, un monstre de ruse et sadisme, un préd... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par seshat123, le 03 décembre 2012

    seshat123
    L'action se déroule pendant une guerre que l'auteur Maxime Chattam ne prend même pas la peine de dénommer, une guerre sans nom. Craig Frewin, lieutenant de la Police Militaire, enquête sur un meurtre commis avec une telle sauvagerie que le lieutenant ne peut l'attribuer qu'à un psychopathe, un prédateur d'une rare cruauté. Aidé de son équipe et d'Ann Dawson, une infirmière dont les connaissances scientifiques sont fort utiles, le lieutenant grâce à sa théorie du « langage du sang » peaufine son profilage alors que les meurtres se succèdent.
    C'est le deuxième roman de Maxime Chattam que je lis en peu de temps et ma première remarque portera sur l'écriture. Une seule chose m'avait franchement déplu dans « La théorie Gaïa » : l'utilisation systématique du rebondissement en fin de chapitre, avec dénouement x chapitres plus tard, façon série américaine. Un exemple sera plus simple:
    En fin de chapitre, le personnage M. X entre dans une pièce plongée dans le noir, un Schmilblick lui saute dessus sauvagement... et... fin du chapitre ! La page suivante, l'action se déroule ailleurs avec d'autres personnages.
    Mais où est mon héros, monsieur X ? M. Chattam ne l'a pas amoché au moins ?? et surtout :
    « alors est-ce que le Schmilblick est-t-il vert ? »
    Pour le savoir, il faut donc lire 2 ou 3 chapitres pour enfin retrouver Monsieur X... sauvagement griffé par le chat de la voisine... :D
    Alors certes, c'est très « page turner », mais lorsque la même ficelle est utilisée pendant tout le livre, c'est juste... agaçant.
    Ne m'en veuillez pas trop pour cette digression, mais ce fut un réel soulagement de ne pas retrouver le même défaut dans Prédateurs. Ici, l'écriture est maitrisée, le suspense maintenu jusque la dernière page. Les deux personnages principaux sont tout en ambiguïté. En effet, ils utilisent leur propre part d'ombre pour comprendre, décrypter le profil du tueur.
    Au fil des pages, vous découvrez aussi les vilains secrets et les failles des personnages secondaires. de sombres secrets que j'ai parfois trouvés un peu simplistes, mais en général cela fonctionne : le lecteur doute, envisage les protagonistes les uns après les autres dans le rôle du tueur. Maxime Chattam vous mène en barque avec talent. Un reproche cependant : si chaque personnage a sa part d'ombre, parfois les origines ou les répercussions de ce mal ne m'ont pas convaincue. En particulier ce lien sexe/mal... sauf que désolée je ne peux vraiment pas développer sans en dévoiler trop. Mais pour les personnes connaissant l'histoire, je citerais deux noms : Ann et Matters. En terminant ma lecture, je me suis juste dit : « le voilà donc le mal affreux qu'ils cachaient ces deux-là? »
    Soyez avertis, Prédateurs est un roman dont l'univers est très viril - l'armée, la guerre, peu de personnages féminins – avec beaucoup de passages sanguinolents. Les descriptions des meurtres sont très gores et comme Maxime Chattam dézingue à tour de bras, âme sensible s'abstenir. En conclusion, action bien menée, suspense garanti, descriptions gores, ambiance virile... si vous recherchez ce genre d'émotions ce livre est pour vous!! Personnellement, je crois que je préfère encore tout ce sang sur grand écran que plusieurs soirs de suite au fond de mon lit!! En tout cas, il n'y a pas tromperie : ceci est un vrai « Thriller »!!
    PS : toutes mes excuses pour le Schmilblick, sa couleur est hors sujet, je le sais mais je n'ai pas pu m'en empêcher! :D
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    • Livres 3.00/5
    Par Sesheta, le 24 juillet 2008

    Sesheta
    Le début est prometteur : un meurtre étrange, l'imminence d'un départ pour le front –c'est la guerre–, des personnages poussé dans leur noirceur par cet environnement instable et "sauvage" (c'est tout plein de testostérone là-dedans!). Ensuite, il y a des passages où, malheureusement, on devine un peu trop facilement quand et comment M.Chattam –ou son tueur– veut nous mener en bateau.
    Malgré quelques regrettables longueurs et parfois trop de blabla pour exprimer et expliquer des opinions, l'idée de base est bonne. Les meurtres, la cruauté, la violence, la tension, la peur, le côté sombre de chaque être sont bien dépeints. M.Chattam sait toujours aussi bien créer l'ambiance de ses romans. Il nous décode « le langage du sang ». Nous montre l'horreur dans sa nudité et la cruauté dans toute son humanité !... Il se sert de son roman pour dire la barbarie humaine et la monstruosité qui se cache en chacun de nous…
    Dans l'ensemble, c'est un bon thriller. Il y a de la tension, des meurtres bien sanglants, des fausses pistes, des personnages ambigus et la guerre qui bouscule les règles établies... C'est d'une noirceur effrayante !
    http://chaosdecritures.over-blog.com/article-predateurs-de-maxime-chattam-110255293.html

    Lien : http://chaosdecritures.over-blog.com/article-predateurs-de-maxime-ch..
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    • Livres 2.00/5
    Par gruz, le 08 novembre 2012

    gruz
    Avec ce roman, Chattam a voulu plonger dans les racines du mal. Ce n'est pas son premier roman sur le sujet.
    Cette fois-ci, il a voulu offrir un cadre différent à son thriller, en utilisant le contexte d'une guerre et d'une enquête de la police militaire. Excellente idée de départ, mais...
    Oui mais, il ne suffit pas d'avoir l'idée d'un bon environnement, encore faut il le construire. Premier écueil du roman, à mon sens : Chattam parle d'une guerre sans nom, pourquoi ne pas avoir retranscrit l'action clairement durant la seconde guerre mondiale ? Une ellipse bien trop commode à mon goût (cela évite sans doute de se lancer dans de fastidieuses recherches pour faire tenir historiquement le récit...)
    On le sait en ouvrant ce genre de livre, on aura droit à son lot de violence. N'empêche, la trame est fine, et plus d'une fois je n'ai eu comme impression que de me balader dans une galerie des horreurs, avec la recherche constante de choquer (pas de bol, cette accumulation a plutôt eu le don de me laisser de marbre, au fil de la lecture).
    Parlons de l'histoire et de ce sentiment lancinant que le décor guerrier servait le plus souvent de cache-misère à l'intrigue. Parce que l'histoire est mince, très mince et Chattam l'utilise pour pérorer sur le concept du mal, avec certaines conclusions totalement fumeuses sortant de la bouche de ses personnages.
    Lesdits personnages qui sont franchement caricaturaux, peu aidés par un prose tantôt fade et terne, tantôt prétentieuse, tantôt douloureusement irritante (ah, ces faux rebondissements de fin de chapitre, souvent déplacés...).
    Quant au dénouement et la « surprise » finale, c'est toujours très enrageant d'avoir découvert la clé depuis une bonne moitié du livre...
    Ce roman a divisé les amateurs de l'auteur. Je fais clairement partie de ceux qui pensent que ce roman est un joli raté, une œuvre non maîtrisée ; tellement loin de l'imagination, la construction et le dynamisme des « arcanes du chaos », par exemple.
    Avis sévère d'un lecteur très déçu.
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    • Livres 1.00/5
    Par Jeanmarcel, le 24 mai 2013

    Jeanmarcel
    Ce livre est une déception. Chattam surfe sur le succès depuis quelques années mais là il se vautre dans une vague beaucoup trop grande pour lui. Le récit s'étire en longueur, les rebondissements sont téléphonés, l'auteur use et abuse du Cliffhanger à la fin de chaque chapitre. Ménager le suspens c'est bien mais l'aménager cela devient lassant. Les considérations mystico-sexuelles frisent le ridicule, on a l'impression de lire un traité de psychiatrie du début du 20éme siècle. La scène d'amour, qui se voudrait chaude, est à côté de la plaque, on se croirait dans la collection Harlequin. Quant au discours guerrier sur l'armée, ses vices et ses vertus, Chattam enfile ses gros sabots et s'en donne à cœur joie. J'ai apprécié Maxime Chattam à ses débuts, je pense qu'il aurait du poursuivre dans le roman policier dit classique. In Ténébris et L'Ame du mal étaient vraiment de belles réussites. Un Prédateur poussif, prétentieux et interminable.

    Lien : http://www.atramenta.net/authors/jean-marcel/18712
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    • Livres 4.00/5
    Par odin062, le 07 mai 2012

    odin062
    Pour beaucoup, ce livre est le moins bon de Maxime Chattam. Je vais à contre-courant de cette pensée, certes ce n'est pas le meilleur, mais il est tout de même loin d'être mauvais ! Un livre sur une guerre sans nom, sans temporalité et sans localisation, une simple guerre entre Hommes, la plus belle connerie de l'humanité, la soif de territoire et de pouvoir, voici le fond du récit. Cette toile cache un meurtrier sanguinaire, un tueur en série très intelligent, surement même le plus futé des tueurs de Chattam.
    Chattam s'amuse ici à perdre le soldat Frewin comme il nous perd. Il nous lance sur des pistes qui semblent tellement logique qu'on tombe dans le piège. Enfin, on tomberait dans ces pièges si nous n'avions pas le regard posé sur la tranche à la fermeture du livre. Parce que oui, on se doute bien que la police miliaire n'aura pas résolu l'affaire alors que nous ne sommes qu'à la moitié du livre !
    Chattam s'amuse également dans l'horreur. Ce livre est particulièrement sanglant, même trop à mon gout. C'est ici le premier point négatif de ce livre, l'auteur va pour moi trop loin dans le gore, pourquoi ? C'est une question que je me pose, pourquoi ce besoin d'aller aussi loin, je pense par exemple à la scène du bunker qui m'a rendu très mal à l'aise. Comment peut-il avoir des idées pareilles ?
    Ensuite, les personnages. Ces derniers sont très torturés et instables psychologiquement, même trop torturés à mon gout. le second point négatif de ce livre c'est bien l'approche psychologique. On sait bien que Chattam adore creuser au plus profond de l'Homme mais pour moi c'est trop ici. Trop d'analyse de la part de l'infirmière ou de Frewin, faisant trainer souvent en longueur la trame de l'histoire. de plus ces analyses sont répétitives, on n'apprend souvent un élément nouveau par quatre pages d'analyse. Certes c'est le cycle de l'Homme mais tout de même…
    Ainsi, si on oublie ces deux défauts majeurs, on se retrouve avec un bouquin rempli de suspens comme sait si bien le faire Maxime Chattam. Il y peint un coté de l'Humanité qui nous dérange tous et qui est d'actualité : La peur, la haine, la cruauté de la guerre, la soif de pouvoir, l'homosexualité dans l'armée... Les lieux sont sombres : débarquement, villes dévastées, monastères abandonnés…
    Bref un bon bouquin pour les initiés à Maxime Chattam, mais un mauvais bouquin pour commencer. Il en a, pour moi, fait beaucoup trop dans ce qui fait son œuvre, baissant ainsi l'intérêt de l'histoire et du livre.
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Citations et extraits

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  • Par gruz, le 08 novembre 2012

    L'homme n'est q'un enfant dans l’échelle de l'évolution. Une bête sauvage qui se croit évoluée.
    A force de bourrage de crane, l'humanité toute entière s'est persuadée d'être habitée par une force supérieure, alors qu'elle n'est qu'un prédateur provisoirement au sommet de la chaîne alimentaire.
    La prétention de la civilisation a lénifié l'impact des instincts de l'homme, que les guerres - si bassement animales - continuent d'entretenir au fond de chaque être. L'humanité dort sur un baril de poudre.
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  • Par seshat123, le 28 novembre 2012

    Une forme humaine sortit en courant, agitant les bras devant elle. Elle portait un manteau jaune en mouvement, avec de longues pièces d'étoffe lumineuses flottant dans l'air. Toute une parure de flammes rongeait son corps. Aucun cri n'émanait d'elle. Elle courait pour fuir la douleur.
    Craig la reconnut et il tomba à genoux.
    Il vit la jupe couverte d'essence fusionner avec la peau.
    La chevelure fondre sous l'effet de la chaleur.
    Et […] (elle) s'écrasa de tout son long. Ce fut alors qu'elle hurla.
    Brièvement.
    Car le feu s'engouffra dans sa gorge et se déversa vers ses profondeurs pour absorber ce qu'il restait de vie en elle.
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  • Par seshat123, le 27 novembre 2012

    Tu ne peux pas me le dire parce que […] l'ombre chez les autres t'attire plus que la lumière, n'est-ce pas, Craig ? Pourquoi ? Qu'y a-t-il en toi ? Es-tu le négatif de ces papillons qui sont attirés par la lumière et viennent s'y brûler les ailes ? Ce sont les ténèbres qui t'aspirent, et peu à peu tu t'y noies, c'est ça ?

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  • Par anais17, le 08 juillet 2013

    La peur est le plus puissant des moteurs. La peur transforme les hommes. Elle peut les détruire, ou bien les rendre invulnérables. La peur dope les esprits, ou les réduits en bouillie. Elle est instrument d'asservissement, elle n'a pas de limite. Qui contrôle la peur, contrôle l'homme, voire des foules entières.

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  • Par -Clea-, le 19 janvier 2014

    Ils savouraient le soir, sachant qu'au matin, lorsqu'ils retrouveraient l'air libre, celui-ci serait saturé de poudre et du crépitement des armes, les âmes quittant les corps en si grand nombre qu'elles en tresseraient des chaînes vibrantes sur l'horizon, altérant le ciel et leur mémoire pour toujours... s'ils survivaient...

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Maxime Chattam: Les rumeurs du net du 28/05/2014 dans A La Bonne Heure








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