Les entretiens de
Confucius sont une sorte d'hybride avant l'heure entre les dialogues de
Platon et le Prince de Machiavel. Cependant, c'est beaucoup plus à bâton rompu et l'on ne déroule pas un argumentaire comme chez les deux penseurs mentionnés. Ici, on chemine cahin-caha dans l'enseignement d'un maître vis-à-vis de ces disciples au gré des situations même si l'ordonnancement des chapitres est plus ou moins cohérent. Cela se présente tantôt comme un dialogue type
Platon, tantôt comme une suite d'aphorismes, le tout visant plus ou moins à définir ce qu'est un homme de bien et la façon dont il doit se conduire, tant vers le haut de la hiérarchie sociale que vers le bas.
Est-ce une philosophie? Est-ce une religion? Est-ce un code moral? Est-ce autre chose encore? Je ne suis pas assez calée pour y répondre; probablement un peu de tout ça à la fois.
En somme, à mon misérable avis, lecture pas inintéressante mais pas non plus captivante car on enfonce souvent des portes ouvertes du genre "A implique B, mais B n'implique pas forcément A".
(PS: En écrivant cela, ça me rappelle étrangement un très ancien prof de maths que j'avais eu et qui disait "Toutes les Renault sont des voitures mais toutes les voitures ne sont pas des Renault". Aurait-il été un adepte caché du confucianisme? Je me demande maintenant...)