Ce roman,
La place, d'
Annie Ernaux, raconte de manière socio-biographique l'histoire de son père : sa vie, sa mort.
Annie Ernaux montre combien la relation entre un père et une fille peut être affectée par la distance socio-cultur
Elle qui se « dresse » progressivement entre eux. le récit souligne d'ailleurs la prise de conscience des disparités entre les classes sociales et ce, depuis l'école.
Alors que le père tente une ascension sociale, la narratrice, dans la mouvance des idéologies des années 1960, voit la mainmise de la bourgeoisie qui impose son idéologie. Passée
Elle-même de ce côté par ses études et son mariage,
Elle en mesure la trahison.
Elle cite d'ailleurs en épigraphe de son roman la citation de
Jean Genet : « Je hasarde une explication : écrire c'est le dernier recours quand on a trahi ».
Annie Ernaux par l'intermédiaire de ce petit livre a-t-
Elle voulu faire acte de « réparation » et de réhabilitation en abolissant la distance, douloureuse, survenue entre
Elle, étudiante, et ce père ? Ce père auprès de qui
Elle a construit son identité et qu'
Elle n'a peut-être pas su aimer et « apprécier » à sa juste valeur ?
Sans juger, ni trahir, A. Ernaux expose simplement la vie de son père, des FAITS, dans un style dépouillé, sec et sans émotion, pour dira-t-
Elle, une « mise à distance des choses de l'intime ».
Mon avis : peut-être que pour
Annie Ernaux cet ouvrage a eu un rôle « psychothérapeutique »…
En ce qui me concerne, j'avoue m'être un peu ennuyée… malgré un sujet intéressant : L'ECOLE POUR TOUS, … en tant qu'ascenseur social OU générateur de fracture sociale et/ou familiale (c'est selon !!). A vous de juger…