> Anne-Laure Tissut (Traducteur)

ISBN : 2742779884
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 2.67/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Très vite, le prodigieux QI et la vulnérabilité du bébé Ralph ont fait de lui l'objet de toutes les convoitises : celle du docteur Steimmel, une psychiatre en mal de reconnaissance, qui veut lui disséquer le cerveau.

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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 25 mars 2009

    annie
    retour de bibliothèque... lecture en attente...
    ***
    L'autobiographie hilarante et érudite d'un bébé incroyablement surdoué qui décide de renoncer au langage articulé pour écrire, sidère et manipule ses parents avant de devenir l'objet de la convoitise générale et de passer de mains en mains, victime d'enlèvements successifs orchestrés par des scientifiques, des agents du Pentagone ou des prêtres en mal d'exorcismes.

    Conçu comme une parodie des dogmes de la déconstruction, une satire non seulement des milieux universitaires, artistiques ou scientifiques mais d'une manière générale, de l'absurdité des comportements du genre humain.
    Très vite, le prodigieux QI et la fragilité' enfantine du bébé Ralph font de lui un objet de convoitise : pour le Dr. Seimmel, psychiatre de son état et en mal de reconnaissance de la part de la communauté de ses pairs, comme pour le service de renseignements du colonel Bill, lesquels ont dans ce phénomène rare, repéré' un sujet d'étude scientifique aussi bien qu'un atout stratégique précieux.
    Bientôt arrache' a' son père, un universitaire ambitieux (mais jusqu'à présent frustré de la gloire dont il escompte voir couronnés les travaux qu'il mène dans l'ingrat domaine de la sémiotique) et a' sa mère, une artiste-peintre (en proie aux affres du doute quant à la valeur de son geste créateur), Ralph relate les divers enlèvements dont il est victime et les stratégies mises en œuvre par les uns et les autres pour exploiter son potentiel exceptionnel, sans cesser de rédiger des notes inspirées des nombreuses lectures que lui a procurées sa mère bien-aimée (la première à avoir repéré ses talents et la seule à lui prodiguer un amour sans partage).

    Les réflexions pédantes du bébé mutique constituent l'un des points-forts de ce récit jubilatoire ou' l'auteur détourne les conventions du discours savant au profit d'une savoureuse composition romanesque, dont la « géométrie métaphorique » défie volontairement toute tentative d'analyse structurale.
    De divisions en subdivisions, l'approche fragmentaire n'y joue d'ailleurs d'autre rôle que celui d'une brillante mise en scène qui convoque tous les genres (du traite' de physique au roman en passant par l'essai philosophique et le conte de fées) au service d'une histoire au fil de laquelle une nébuleuse de détails rend compte du geste autobiographique en tant que véritable laboratoire de la réflexion.
    Parodie de structures et de genres, « Glyphe » est aussi une satire des milieux universitaires qui ne craint pas de s'attaquer aux diktats littéraires et philosophiques.
    De démonstrations par l'absurde en mises en scènes comiques ou' l'on assiste a' d'improbables dialogues entre Socrate et Baldwin ou entre Wittgenstein et Nietzsche, les icônes du post-modernisme ne sont pas épargnées, et Barthes se retrouve à plusieurs reprises en « protagoniste invité », très irrévérencieusement croque' en clown burlesque au discours abscons et prétentieux.
    Percival Everett accomplit ici le tour de force de tenir le lecteur en haleine avec un récit où l'érudition rencontre le comique, voire le grotesque (parfaitement assumé en tant que tel).
    Suivre les tribulations de ce jeune héros (dont on découvre assez tardivement dans le roman qu'il s'agit, « de surcroît », d'un bébé de couleur) livre' aux ambitions de la psychiatrie et de l'espionnage, alors qu'il n'aspire, en authentique bébé, qu'a' retrouver sa maman, c'est aussi s'interroger presque a' chaque page, élargir l'horizon de sa connaissance.
    L'impressionnante vigueur de ce livre tient sans doute a' sa forme hybride, ou' l'odyssée de Ralph, conjuguée sur le mode du fragment, nous propose, en même temps qu'une histoire fertile en rebondissements, une réflexion brillante et rafraîchissante sur le langage et l'écriture.
    Publié en 1999, ce roman annonce certains des thèmes qui se retrouveront dans Désert américain et dans « Effacement ».
    source : http://livre.fnac.com/a2481521/Percival-Everett-Glyphe?PID=1878


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 01 avril 2009

    annie
    début de lecture...
    Dans une atmosphère délirante, le nouveau roman de Percival Everett relève d'un exercice de style brillant.
    A travers 'Glyphe', l'auteur prête sa voix à un bébé, mais pas n'importe lequel : un bébé dont le QI est tellement élevé qu'il en vient à filer des complexes à tout le monde.
    Alors, quoi de plus effrayant pour l'intelligentsia de constater qu'un poupon de quelques mois peut mettre en péril son autorité intellectuelle ancestrale.
    Avec une jubilation non dissimulée, Percival Everett s'amuse à mettre à mal le système élitiste et prétentiard d'un certain milieu universitaire, réussissant subtilement la confrontation du comique à l'érudition.
    Chacun en prend pour son grade : les psychiatres passent pour des fous à lier, les philosophes pour des illuminés - avec une mention spéciale au personnage de Roland Barthes qui, noyé dans un narcissisme poussé à son paroxysme, transpire le ridicule et la bouffonnerie.
    'Glyphe' est aussi un roman protéiforme qui conjugue avec brio les genres les plus improbables.
    Polar décalé, essai philosophique sur le langage et l'écriture, le livre se présente sous la forme d'un manuel de bébé-écrivain de génie, à l'aube de sa création.
    Page après page, au rythme des multiples kidnappings, on suit la pensée de cet être muet qui se refuse à se corrompre par la parole.
    Dans un monde où les personnes dignes d'intérêt se limitent à un singe cobaye rencontré dans un laboratoire scientifique et à une mère aimante, seule à comprendre qu'au-delà du monstre d'intelligence, existe tout simplement un petit être humain.
    Jouissif.
    source : l'Evènement

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 1.00/5
    Par papillote88, le 14 mars 2012

    papillote88
    Type : Les extraordinaires aventures d'un BB surdoué et philosophe...
    Pas de plaisir à lire ce livre car trop de digressions intello/philosophiques/incongrues avec références à tout va (dans la bouche du bébé...) à Kant, Barthes, Nietzsche etc. : l'auteur en effet "convoque tour à tour le traité de physique, la controverse sémiotique ou l'essai philosophique" (dixit Amazon).
    Donc "Glyphe" est l'histoire d'un bébé surdoué au QI > 400 (!). Un surhomme en puissance, bébé phénoménal qui attise les convoitises de tous les dingos et puissants de la planète...une psychiatre folle... le FBI... une secte...
    Conclusion : un livre qui déborde tellement de réflexions absconses ou abstruses (pour parler comme ce bébé) que j'en avais l'esprit épuisé, noyé... : une lecture qui fatigue, oui ! Et qui ne m'a procuré aucun plaisir particulier ni empathie pour Bébé Ralph..
    Voir mon blog : http://coquelicoquillages.blogspot.com/2012/03/percival-everett-Glyphe.html

    Lien : http://coquelicoquillages.blogspot.com/
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    • Livres 1.00/5
    Par fdm, le 23 mai 2011

    fdm
    Ayant beaucoup aimé 'Blessés' du même auteur, je pensais prendre autant de plaisir avec ce livre. Ce ne fut pas le cas, je n'ai pas accroché du tout.
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    • Livres 1.00/5
    Par Readingintherain, le 07 septembre 2011

    Readingintherain
    [...]Le héros et narrateur du roman est Ralph, un bébé de quelques mois extrêmement intelligent qui sait lire et écrire à peu près dès sa naissance et, partant, va considérer le monde avec condescendance et disserter sur la philosophie et les mathématiques appliquées. Seulement il est enlevé par une psychiatre, puis par des agents gouvernementaux, puis par une famille compatissante …[...]

    Lien : http://www.readingintherain.com/2011/09/glyphe-%E2%80%93-p-everett/
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Citations et extraits

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  • Par annie, le 01 avril 2009

    « Si le langage était ma prison, alors l'écriture était le mur que j'escaladais pour m'échapper »
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Vidéo de Percival Everett

Percival Everett itw .
Entretien avec Percival Everett filmé au Publicis Drugstore (Paris 8ème) le 30 septembre 2008. Interview Isabelle Rabineau / Interprète Dominique Chevalier.Vidéo sous-titrée en français :http://www.dailymotion.com/video/x71nz3?subtitle=frArticle sur Percival Everett :http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/2015/








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